D’un océan à l’autre : la vie d’un agent libre

Et si je vous disais qu’en tant qu’employé du gouvernement du Canada (GC), il y a une façon intéressante de changer votre façon de travailler? Une façon qui vous permet de vous déplacer au sein du GC plus rapidement et plus souvent que vous ne pourriez l’imaginer? Une façon d’étendre vos ailes et d’avoir plus de liberté dans votre carrière? Imaginez « I’m like a bird » (Je suis comme un oiseau) de Nelly Furtado et vous n’êtes pas loin. En dépit de mon analogie aléatoire, il y a effectivement un moyen, et il s’appelle les Agents libres du Canada, un modèle de travail pour les employés du GC qui cherchent quelque chose de différent.

Un agent libre a la liberté de choisir le type de travail qui correspond à ses compétences et à ses intérêts. Pour les gestionnaires, cela signifie avoir accès à un bassin de personnes particulièrement qualifiées qu’ils peuvent rapidement et facilement recruter pour appuyer des projets à court ou à long terme. C’est un peu semblable à la façon dont on recrute les athlètes professionnels. Sauf sans couverture médiatique et sans célébrité. 

Fondamentalement, le programme des agents libres est une façon de travailler dans le secteur des ressources humaines du gouvernement d’une manière plus flexible. Une « libre » circulation des talents, si vous voulez. J’ai juste eu quelques roulements des yeux de la part de mes coéquipiers, mais ils sont maintenant habitués à mes blagues « à papa ».

Circuler sur l’autoroute

Chanceux comme nous le sommes, mon collègue et moi avons été récemment invités à assister à un événement des agents libres à Ottawa. Nous étions sur la même longueur d’onde, si vous voulez. La leçon à retenir ? Les agents libres sont motivés, énergiques et passionnés par le programme et la flexibilité qu’il offre. Avec tant d’agents libres en un seul endroit, beaucoup étaient impatients de partager leurs histoires et les avantages du programme.

« En tant qu’agente libre, j’ai la liberté de traverser l’écosystème et de choisir mon travail, mon horaire, mon équipe et mon lieu de travail. »

Pour Ericka Stephens-Rennie, c’est après 10 ans de travail au GC qu’elle a entendu parler du programme. « Quand j’ai découvert le programme des agents libres, tout a changé. C’est ce qu’évoque « I saw the sign » d’Ace of Base ! « En tant qu’agente libre, j’ai la liberté de traverser l’écosystème et de choisir mon travail, mon horaire, mon équipe et mon lieu de travail. » 

Ericka Stephens-Rennie a eu l’occasion de travailler dans quatre ministères depuis son adhésion au programme en décembre 2017. Je lui ai parlé alors qu’elle était sur le point de terminer son travail avec l’Agence du revenu du Canada (ARC) à Vancouver, sa ville natale. Là-bas, son travail était axé sur la « prospection stratégique », ce qui signifie qu’elle examinait les tendances actuelles et futures pour cerner les signes de changement qui auraient une incidence directe sur le Ministère. Et le mot « prospection » n’est pas exagéré : Mme Stephens-Rennie et son équipe examinaient la façon dont ces tendances pourraient éclairer les solutions informatiques et commerciales de l’Agence cinq, dix et même trente (30) ans plus tard. Plus récemment, elle a été mutée à l’École de la fonction publique du Canada (EFPC), où elle continue d’activer son muscle d’agente libre sur l’initiative FlexGC. L’initiative appuie les employés et les équipes qui font du travail à distance, réparti et selon des modalités flexibles.

Selon Ericka Stephens-Rennie, les personnes qui deviennent des agents libres « ... ont tendance à être innovantes et à bien gérer le changement. Naturellement, elles ont une bonne connaissance numérique et aiment travailler à distance. » 

Agents en mission

« Les méthodes traditionnelles de travail n’étaient tout simplement pas pour moi. Le programme des agents libres m’a rajeuni en me permettant de me déplacer et de m’amuser davantage avec mon travail. »

Plus j’écoutais Ericka Stephens-Rennie et les autres, plus je prenais conscience que ce modèle pourrait être un plan pour l’avenir du travail. « Devenir un agent libre a été la meilleure décision de carrière que j’aie jamais prise », a déclaré David Sampson tout rayonnant. Agent libre depuis 2017, il travaille à Services partagés Canada, où il examine les problèmes de mobilité et les points de douleur d’autres agents libres. « Les méthodes traditionnelles de travail n’étaient tout simplement pas pour moi. Le programme des agents libres m’a rajeuni en me permettant de me déplacer et de m’amuser davantage avec mon travail. »

Frank Assu, qui vit à Comox, en Colombie-Britannique, est tout aussi passionné. Il est agent libre à Transports Canada actuellement en affectation à Services publics et Approvisionnement Canada à titre de gestionnaire de programme de Milieu de travail GC. « J’ai un meilleur équilibre travail-vie personnelle et j’ai plus de temps pour ma famille et mes intérêts extérieurs. » Quels sont ces intérêts extérieurs, demandes-tu ? « Je suis pompier professionnel, alors être agent libre signifie que je peux aller à la caserne pendant mes temps d’arrêt. » Fonctionnaire de jour et pompier de nuit ? Je lance une pétition pour faire entrer Frank Assu parmi les Avengers.

Natasha Fraser adore le fait qu’elle soit vraiment en mesure de prendre en main sa propre destinée. Elle est agente libre au Bureau du Conseil privé (BCP) et est établie à London, en Ontario. « Je dirige ma propre carrière. Je choisis les prochaines étapes et je crée mon propre avenir. »

Bien que les personnes à qui nous avons parlé aiment le programme, il comporte quand même des difficultés. Premièrement, il faut être à l’aise avec le changement et l’instabilité. « Ce n’est pas pour tout le monde. Vous devez être très motivé, capable de travailler dans un environnement flexible et faire le travail sur le terrain pour trouver le travail que vous voulez vraiment, a expliqué Suzanne Huggins, agente libre du Programme d’aide aux employés de Santé Canada, établie à Regina. Mais les défis en valent la peine parce que je peux travailler dans des ministères et des domaines auxquels je n’aurais normalement pas accès, en vivant à Regina. 

Pas de retour en arrière

C’était inspirant de voir la passion et l’enthousiasme des agents libres à qui nous avons parlé. Ils sont des vrais pionniers du GC parce qu’ils nous montrent tous à quel point l’avenir du travail peut devenir flexible – et c’est emballant.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :