Oh, les endroits où tu iras! : L’expérience estudiantine

« Oh, the Places You’ll Go! » est écrit par Dr Seuss. Un conte facile pour enfants, mais profond souvent offert comme cadeau de fin d’études. Pour la plupart, il s’agit d’une histoire générique qui parle d’avenir brillant et de possibilités illimitées. Pour les étudiants inscrits au programme d’enseignement coopératif de l’Université d’Ottawa, cette histoire est le reflet de leurs expériences professionnelles. Onze étudiants, quinze ministères, ce qui présente un potentiel infini. Quel est votre rôle en tant qu’étudiant qui travaille au gouvernement fédéral? Laissez-moi vous expliquer. Sérieusement, ces gens vont partout!

Lorsque j’ai discuté avec Kay Jordan, étudiante en sciences politiques et en administration publique, elle m’a rappelé des compétences et expériences diverses qu’on trouve au gouvernement. C’est le troisième ministère auquel elle travaille en ce moment. Cela présente une expérience courante pour les étudiants comme elle. Qu’ils soient stagiaires en Biologie ou en Droit des Affaires, à Santé Canada ou à la Corporation commerciale canadienne, je n’ai pas rencontré deux étudiants qui ont parlé du même programme ou qui ont acquis la même expertise. Mais, ils ont fait part d’une chose : des expériences positives vécues et une multitude de connaissances acquises durant la période passée au sein de la fonction publique.

Une correspondance faite au sein d’un gouvernement paradisiaque

« C’est le but du programme d’enseignement coopératif, non? D’essayer de travailler dans des ministères différents. »

Pour les étudiants en programme d’enseignement coopératif, le temps qu’ils ont passé dans chaque ministère diffère. Certains ont un coup de cœur pour leur travail dès le premier trimestre de leur stage et restent dans l’équipe indéfiniment. D’autres, comme Amy Felton, aiment leur travail pendant le deuxième trimestre du stage et cela change leur avenir pour toujours. Actuellement, elle est dans son deuxième trimestre de stage et travaille comme agente subalterne des communications à Pêches et Océans Canada. Lorsque nous discutions pendant la pause-café, elle a expliqué comment son plan d’études supérieures changeait au fil du temps. « Au début, je n’étais pas sûre que le gouvernement serait une option pour moi. » Quand elle a commencé à travailler pour la fonction publique, toute sa perception du gouvernement a changé. « C’est le but du programme d’enseignement coopératif, non? D’essayer de travailler dans des ministères différents. » Un bon nombre d’étudiants choisissent de travailler avec un nouvel employeur à chaque stage. Sarita Sanchez, majeure en biologie à l’Université de Carleton, a travaillé dans trois ministères différents et a acquis quelque chose de spécial de chacun. « Travailler au gouvernement ouvre tellement de portes », me dit-elle, en affichant un très large sourire. « Vous pouvez vous déplacer, aller aux conférences et assister aux dîners-causeries. » Et étant moi-même étudiante inscrite au programme d’enseignement coopératif, je ne peux pas m’empêcher d’être d’accord, les occasions ne cessent de m’impressionner. 

Les beaux jours

Jusqu’ici, tout va bien! Chaque étudiant donnait l’impression qu’il n’a connu, d’une façon générale, que d’excellentes expériences et n’a vécu que d’heureuses histoires qu’il pourra raconter, mais j’ai voulu en savoir davantage. J’ai voulu avoir des détails, alors, j’ai demandé à chaque personne ce qui lui plaisait au sujet du travail au sein du gouvernement. Trois réponses générales semblaient ressortir.

  1. « C’est grâce à ces échecs jumelés avec le soutien de vos coéquipiers, qui vous façonne et vous transforme en un jeune professionnel résilient, travailleur et compétent. »

    Carrière et perfectionnement de compétences : Brigitte Yim, étudiante à l’Université de Carleton qui travaille à Transports Canada plaisantait : « Je suis indubitablement cette enfant assise à la table des adultes, mais j’apprends énormément. » Je suis du même avis, mais cela est une bonne chose! L’un des principaux objectifs du programme est de bâtir une carrière et d’apprendre de nouvelles compétences. C’est une chance de savoir comment utiliser vos connaissances académiques en pratique et de les mettre à l’essai pour voir si vous êtes sur la bonne voie. Nafisa Mostafa, double-majeure en sciences politiques et en administration publique, a appris que ses choix l’ont mené là où elle voulait arriver. « Mon emploi correspondait à mon domaine d’études. Ce faisant, je suis en train d’acquérir une expérience qui est utile à mon apprentissage. » Les étudiants, Eric Chamberland et Hanna Jeoffroy, expliquent la façon dont les membres de leurs équipes les ont aidés à apprendre en les laissant échouer dans un environnement sécuritaire et propice. « C’est grâce à ces échecs jumelés avec le soutien de vos coéquipiers, » dit Éric, « qui vous façonne et vous transforme en un jeune professionnel résilient, travailleur et compétent. » Sans la capacité d’échouer, il n’y a pas de capacité d’apprendre.
  2. Un environnement propice : C’est là où le gouvernement du Canada (GC) excelle vraiment et ces nouveaux employés ne peuvent que s’en apercevoir. Une étudiante a exprimé sa grande reconnaissance du fait qu’elle a été placée dans de bonnes équipes qui lui ont permis de tout essayer. Quand je lui ai demandé ce qui l’a poussé à rester au sein du gouvernement après avoir obtenu son diplôme. Elle a dit : « La conciliation travail-vie personnelle est très attrayante. Tout le monde est souple et compréhensif. » James Higginson, qui a passé un stage à Innovation, Sciences et Développement économique Canada a dit que « le degré de soutien et de mentorat offerts par presque toutes les personnes que j’ai rencontrées me surprenait chaque fois. Le nombre de personnes qui se sont investies dans ma carrière et mon succès m’impressionne tous les jours. »
  3. « Les choses sur lesquelles je travaille ont un effet tangible. Vous apprenez à contribuer à gérer un pays à petite échelle, ce qui est super. »

    Un objectif pour votre travail : Le sentiment que votre travail soit précieux et qui change réellement les choses pour des personnes réelles est possiblement l’un des éléments les plus recherchés d’un emploi. Je suis heureuse de vous annoncer que, presque, toute personne à qui j’ai parlé a mentionné ce point comme étant une raison pour laquelle elle a aimé travailler dans la fonction publique. « Même si vous travaillez sur quelque chose de petit, vous contribuez à réaliser quelque chose de plus important. Vous vous sentez très important! » rit un quatrième étudiant de l’Université de Carleton. « Les choses sur lesquelles je travaille ont un effet tangible. Vous apprenez à contribuer à gérer un pays à petite échelle, ce qui est super. »

L’étudiant devient professeur?

« Nous sommes toujours sous surveillance, bien qu’on nous demande de faire plus en même temps. Tout change, les capacités s’élargissent et on devrait entreprendre beaucoup de conversations sur ce point. La vie numérique est la réalité. »

Le gouvernement a parfois une mauvaise représentation parce qu’il fait face à une question d’équilibre impliquant deux forces adverses : optimiser la sécurité, mais dépasser les limites. Il est vrai que nous contribuons à la gestion du pays, en tant que fonction publique, mais cela s’accompagne de beaucoup de responsabilités. Presque tous les étudiants à qui j’ai parlé ont entendu parler du stéréotype de la bureaucratie auquel le gouvernement fait face, mais, en même temps, ils comprennent la raison pour laquelle les formalités administratives existent. John Serafini, étudiant en Maîtrise, qui termine son deuxième stage à Ressources Naturelles Canada parle de ce qu’il appelle « agilité par rapport à adversité liée aux risques ». « Nous sommes toujours sous surveillance, bien qu’on nous demande de faire plus en même temps. Tout change, les capacités s’élargissent et on devrait entreprendre beaucoup de conversations sur ce point. » Il s’arrête pendant une seconde et rit, « La vie numérique est la réalité. Nous avons besoin d’accorder plus d’égard à la façon dont on veut procéder. »

Je ne peux qu’être d’accord avec John, car nous vivons dans un monde qui devient de plus en plus numérique et cela complique et révolutionne, en même temps, le statu quo. Ces nouveaux esprits saisissent l’importance du passé et l’utilité de l’avenir. Ils ont grandi entourés de la technologie que le GC commence à peine à l’intégrer dans ces processus et ses tâches quotidiennes. Autant qu’ils soient ici pour apprendre, ils ont la capacité d’enseigner également. Le gouvernement contribue à leurs vies et ils sont prêts à contribuer en retour.

 
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