La science du récit (tout simplement)

Cartographie automatique. Étude sur la sismicité. Mécanismes de défense du noyer cendré.

Selon vous, qu’ont en commun ces trois sujets? Ce sont toutes des initiatives scientifiques pilotées par Ressources naturelles Canada (RNCan).

Si vous êtes confus par ces termes, vous n’êtes pas seul. RNCan fait une tonne de recherches scientifiques qui peuvent souvent être difficiles à comprendre pour le commun des mortels (et si vous êtes moi, deux fois plus difficile). C’est ici que La science, tout simplement entre en jeu pour sauver la mise.

Cela n’a pas besoin d’être sorcier

Récemment, mon collègue (qui n’est pas votre fonctionnaire moyen) et moi avons eu l’occasion de nous asseoir avec Barbara Ustina et Joel Houle, conseillers en communications à RNCan et les cerveaux de La science, tout simplement. Leur objectif? Rendre la science accessible. C’est simple, n’est-ce pas? Eh bien, en quelque sorte. La science peut être complexe. Et scientifique.

La science, tout simplement n’est pas si différent de La vie en numérique. En tant que magazine numérique de RNCan, il fait la promotion du travail scientifique du ministère et des gens qui l’appuient. Mais voilà la cerise sur le gâteau : cela existe depuis deux ans. Et il y a des vidéos. Et des balados. Mes yeux se sont élargis et ma mâchoire est tombée sur ces révélations.

Il s’avère que La science, tout simplement profite de ce filon depuis un certain temps et que les gens derrière ce projet font un travail remarquable. Je suppose que ce type de communication suscite beaucoup d’intérêt.

« La science, tout simplement est une plateforme permettant à nos scientifiques et experts de promouvoir le travail important qu’ils accomplissent de manière factuelle », explique Joel. Cette dernière partie a été particulièrement soulignée, car les scientifiques se concentrent strictement sur les faits. Mais souvent, leurs travaux sont publiés uniquement dans des articles ou des revues scientifiques ciblant des pairs et des universitaires – pas nécessairement les fonctionnaires ou les Canadiens.

La science, tout simplement offre une plateforme numérique aux scientifiques de RNCan pour partager leurs travaux de façon amusante et engageante. Et il est clair que cela fonctionne : à la rédaction des présentes, le site compte plus de 50 articles, près de 30 balados et une poignée de vidéos mettant en lumière certains des travaux scientifiques extraordinaires qui se déroulent dans le pays. J’étais curieux : comment ont-ils fait cela?

« Nous voulions trouver de nouvelles façons d’expliquer la science que nous faisons ici et son incidence sur la vie quotidienne des Canadiens ».

« C’était une petite idée qui a commencé comme projet pilote, explique Joel. Nous voulions trouver de nouvelles façons d’expliquer la science que nous faisons ici et son incidence sur la vie quotidienne des Canadiens. » Lancée en décembre 2017, l’équipe a commencé petit avec l’objectif de dire aux Canadiens ce que font les scientifiques de RNCan et pourquoi ils le font, en langage simple. « Nous voulions nous éloigner d’un style d’écriture trop technique », explique Barbara. Elle prêchait les convaincus à ce sujet. « Mais plus important encore, nous voulons démontrer que la science est à la base de RNCan et aide à éclairer le processus décisionnel du Ministère. »

L’initiative a été très bien accueillie dès le début. Depuis 2017, La science, tout simplement a connu une croissance et une expansion constantes, ce qui a particulièrement enthousiasmé mon collègue et moi. Barbara explique que les vidéos et les balados constituent la prochaine étape naturelle : « Les vidéos peuvent aider transporter le public sur les lieux, aux côtés des scientifiques dans le cadre de leur travail. C’est une façon de donner une voix et une personnalité à leurs histoires. Les balados plongent profondément dans un sujet et peuvent être plus détaillés qu’un article. »

L’enthousiasme de Barbara et Joel était évident. Et pour moi, voir une initiative comme celle-ci réussir au point de s’étendre à d’autres médias était très emballant – et prometteur. Cela m’a fait réaliser qu’il y a un intérêt pour ce type de contenu et que certains sujets sont mieux adaptés à certaines plateformes.

Défier le statu quo scientifique

Mais tous ces progrès n’ont pas été réalisés sans leur part de défis. Dès le début, l’équipe savait qu’elle avait besoin de l’adhésion de la haute direction pour que l’initiative puisse prendre son envol. Ils ont maintenu catégoriquement que, sans ce soutien crucial dès le départ, l’idée de La science, tout simplement se serait rapidement mise au rancart.

« La science a son propre vocabulaire, et parfois nous devons utiliser une partie de ce langage technique pour raconter une histoire, avec la compréhension que nos lecteurs comprendront ».

Ils ont également découvert que certains scientifiques étaient au départ un peu inquiets de leur approche. « Beaucoup d’entre eux ne savaient pas exactement à quoi s’attendre et ne voulaient pas que nous changions le sens de leur recherche », explique Barbara. Un défi auquel ils sont régulièrement confrontés consiste à transformer la terminologie scientifique en langage simple pour nous, les gens ordinaires : « En vérité, nous ne pouvons pas toujours utiliser un langage simple dans nos articles. La science a son propre vocabulaire, et parfois nous devons utiliser une partie de ce langage technique pour raconter une histoire, avec la compréhension que nos lecteurs comprendront. »

Mais ils croient que ces défis ont permis d’obtenir un meilleur produit. Ils ont travaillé en étroite collaboration avec les scientifiques pour veiller à ce que les articles soient factuels et impartiaux, mais tout de même divertissants pour le lecteur. Et cet effort porte ses fruits : « Un certain nombre d’experts nous approchent pour présenter leur travail », déclare Joel. Et comme il s’agit d’une plateforme numérique, ils ont pu mettre en valeur le travail qui se fait partout au pays.

Joel et Barbara sont fiers à juste titre de ce qu’ils ont accompli, mais ils sont constamment tournés vers l’avenir. Au cours des 12 prochains mois, ils veulent exploiter au maximum la puissance des médias sociaux et mobiliser davantage les auditeurs et les lecteurs pour faire de La science, tout simplement une source de communication plus numérique. Ils veulent continuer à repousser les limites et à raconter des histoires de façons nouvelles et uniques.

Pour moi, c’était un exemple révélateur et encourageant d’un ministère qui raconte ses histoires d’une manière amusante et captivante – un exemple qui rejoint vraiment le lecteur moyen et raconte une histoire divertissante. Je pense que cela témoigne également de la tendance générale des ministères à raconter l’histoire du gouvernement du Canada aux Canadiens. Parce qu’au bout du compte, nous faisons tous partie de la même équipe. Et en tant que rédacteur pour La vie en numérique, c’est quelque chose dont je suis vraiment fier de faire partie.

Comme Barbara l’a souligné, l’objectif de La science, tout simplement est de permettre aux Canadiens de mieux comprendre la science à RNCan et ses répercussions sur leur vie quotidienne. Après avoir consulté quelques articles, vidéos et balados, je ne suis plus confus par la façon dont la cartographie automatique, les études sur la sismicité et les mécanismes de défense du noyer cendré affectent nos vies. Et je n’ai même pas eu à lire un seul rapport de recherche!

 
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