Un vol virtuel avec La vie en numérique résume parfaitement l'année de la vie numérique

par : la fonctionnaire d’à côté | | Partagez

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Il est assez courant maintenant d’utiliser des hyperboles quand on parle. Je dis souvent à mes amis :« c’était littéralement le pire ». Je veux dire, bien sûr, c’était un rendez-vous terrible, mais était-ce littéralement le pire? Probablement pas. Lorsque l’on répond « Je suis mort »(l’orthographe peut varier) après avoir été témoin de quelque chose d’inconcevable, est-on vraiment mort? J’espère que non.

Mais parfois, dans de très rares cas – certains diraient même dans des circonstances extraordinaires – ce qui semble être une hyperbole peut être la vérité. Comme cette déclaration :

La pandémie a tout changé.

Pensez à décembre 2019, la dernière fois que La vie en numérique a organisé un événement, en personne, avec plus de 200 personnes présentes. Des personnes réelles. Dans un espace restreint. Des gens, juste assis là, les uns à côté des autres. Et parlant, riant et discutant – selon toute vraisemblance en parlant humidement – et profitant d’un événement incroyable comme si le monde allait toujours continuer ainsi?

En décembre 2019, où étiez-vous? Et maintenant? Vous y êtes? En 2019, où était le monde? Et où sommes-nous maintenant?

Air LD VN prend son envol

Cette année, l’événement de La vie en numérique, présenté de manière appropriée, et non sans une certaine dose de nostalgie, sous la forme d’un vol sur « Air LD VN », comportait quatre séances, chacune abordant certaines des questions importantes qui ont été ont fait surface pendant la pandémie : la couverture médiatique, la santé mentale, la diversité et l’inclusion sur le lieu de travail, et la collaboration dans l’espace de travail virtuel (ce qui nous a donné un aperçu de gcéchange, un nouvel espace partagé pour les fonctionnaires).

Ayant 140 personnes à bord, le vol a décollé avec une vidéo de sécurité animée amusante qui nous demandait de ranger nos bagages émotionnels sous nos sièges. C’était une bonne idée : tout le monde sait qu’après cette pandémie, le bagage émotionnel de personne n’est assez petit pour pouvoir être glissé sous un siège.

Comme je prenais des notes pour écrire cet article, je n’ai pas pu m’asseoir et me détendre comme l’hôtesse de l’air animée me l’a demandé, mais le ton de la vidéo m’a donné un sentiment de soulagement – peut-être commençons-nous à nous éloigner suffisamment de la pandémie pour pouvoir en rire (peut-être). N’est-ce pas ce qu’on dit? Tragédie plus temps égale comédie?

Les personnes aux nouvelles et dans les manchettes

Il est facile d’oublier de nos jours de quoi sont faites les nouvelles. Pendant la pandémie, en particulier, il était difficile de distinguer les vraies nouvelles des fausses. Les fausses informations étaient partagées et repartagées sur tous les médias sociaux, en particulier lors des premiers jours de la pandémie. Il y avait tant d’incertitude et si peu d’informations réelles auxquelles se raccrocher.

Le premier intervenant, Graham Richardson, l’a vécu lui-même. Il est le présentateur du journal télévisé du soir à CTV Ottawa. « Les gens étaient tellement assoiffés de nouvelles », dit-il. Il note que, même à une époque où les médias sociaux sont considérés comme la principale source d’information, les gens se tournent vers des personnes réelles en cas de besoin. « Les téléphones n’arrêtaient pas de sonner », dit-il.

Et pour Richardson, le lien avec son public était tout aussi important. Il se souvient d’un téléspectateur appelant, en pleurs, au sujet de la mort de son parent dans une maison de soins de longue durée. Sa voix faiblit. « Je n’oublierai jamais ces premières semaines. »

M. Richardson nous explique comment CTV a pu pivoter pour diffuser les nouvelles de manière non centralisée et comment on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. « Je pensais que le plus grand reportage de ma carrière allait être le 11 septembre », dit M. Graham.

Embrasser l’incertitude

« Nous devons embrasser l’incertitude. »

C’est le sénateur Stan Kutcher, un éducateur en santé mentale, un défenseur, un médecin, un sénateur et notre deuxième conférencier. Il répond à la dernière question de la séance : quel conseil avez-vous à nous donner?

«  La vie n’est pas certaine. Les choses les plus importantes dans la vie des gens, elles ne sont jamais planifiées. Elles arrivent. Il faut se rendre compte que nous en savons très peu, même sur les choses que nous pensons bien connaître. »

« La vie n’est pas certaine. Les choses les plus importantes dans la vie des gens, elles ne sont jamais planifiées. Elles arrivent. Il faut se rendre compte que nous en savons très peu, même sur les choses que nous pensons bien connaître. »

Cela me touche beaucoup, car c’est là où j’ai constamment échoué. Embrasser tous les tournants de la vie que nous avons eus pendant la pandémie. Toutes les périodes d’attente de trois semaines. Ça a été beaucoup.

Mais des discussions comme celle-ci nous rappellent que l’ajustement de notre façon de faire les choses doit inclure la façon dont nous y pensons et en parlons. En fait, le sénateur Kutcher passe beaucoup de temps à s’assurer que nous utilisons les bons mots pour parler de la santé mentale.

« La santé mentale et la maladie mentale ne sont pas la même chose », dit-il. « La façon dont nous disons les choses a de l’importance. Comme les états émotionnels. Au cours des dernières années, nous avons utilisé par défaut des mots pathologiques pour désigner des émotions normales. »

Il explique en outre que « la santé mentale ne consiste pas à se sentir bien. Les émotions négatives adaptées à la situation sont une bonne chose, pas une mauvaise chose. Elles stimulent notre adaptation pour résoudre les problèmes de la vie, et à mesure que nous résolvons ces problèmes, nous développons des compétences qui mènent à la résilience. »

Un lieu où nous avons notre place

Ces derniers mois, on a beaucoup parlé de la diversité et de l’inclusion sur le lieu de travail. En effet, il existe de nombreuses façons d’en parler, et de nombreuses solutions ont été proposées. Comment embaucher de manière plus inclusive? Comment gérer le racisme et les préjugés inconscients? Quelles mesures pouvons-nous prendre contre les micro-agressions?

Toutes de bonnes questions. Mais ce ne sont pas les questions de Denley McIntosh. Il est un leader, stratège et conseiller principal en matière de D-I pour le Bureau du Conseil des ministres de l’Ontario.

Au lieu de cela, il nous demande de considérer quelque chose de beaucoup plus fondamental pour créer un lieu de travail véritablement diversifié et inclusif.

Créer un sentiment d’appartenance. Construire un lieu où nous avons tous notre place.  

« Les gens quittent leur emploi non pas à cause de l’argent mais à cause du sentiment d’appartenance », explique McIntosh. « Les personnes non blanches et multiraciales sont plus susceptibles de dire qu’elles sont parties parce qu’elles avaient l’impression de ne pas avoir leur place dans leur entreprise. »

C’est une question de culture, et de considérer la diversité et l’inclusion comme un moyen d’arriver à ses fins.

«  La diversité et l’inclusion sont un moyen d’atteindre une fin, et la fin est l’appartenance. Nous devons tendre vers l’appartenance. Non seulement se sentir inclus, mais se sentir connecté, ce qui décrit l’identité mutuelle qui se forme dans cette diversité. »

« Vous faites partie du département mais pas de la culture. Vous n’êtes pas connecté », poursuit-il. « La diversité et l’inclusion sont un moyen d’atteindre une fin, et la fin est l’appartenance. Nous devons tendre vers l’appartenance. Non seulement se sentir inclus, mais se sentir connecté, ce qui décrit l’identité mutuelle qui se forme dans cette diversité. »

McIntosh a commencé sa séance avec One Love de Bob Marley, et il la termine avec la chanson thème de la sitcom des années 80 Cheers, où tout le monde connaît votre nom. Et vous savez qu’il nous met au défi de faire quelque chose de beaucoup plus grand, de creuser beaucoup plus profondément pour faire de nos lieux de travail un endroit où chacun peut avoir sa place.

Se connecter dans un monde éloigné

Le travail à domicile est probablement l’un des plus grands changements - et défis - que nous ayons connus en raison de la pandémie. Et ce n’est un secret pour personne qu’il n’a pas été facile de rester connecté tout en travaillant à distance.

«  Voilà ainsi gcéchange, la nouvelle plateforme à l’échelle du GC qui permet aux ministères et aux fonctionnaires de partager des nouvelles, des informations, des annonces et de collaborer en un seul endroit. Imaginez qu’il s’agit de tous les outils existants du GC, combinés en une seule plateforme de connexion. »

Voilà ainsi gcéchange, la nouvelle plateforme à l’échelle du GC qui permet aux ministères et aux fonctionnaires de partager des nouvelles, des informations, des annonces et de collaborer en un seul endroit. Imaginez qu’il s’agit de tous les outils existants du GC, combinés en une seule plateforme de connexion.

Melanie Love et Isabelle Plamondon, de La vie en numérique, nous expliquent que l’objectif de l’outil est de briser les silos, et de connecter les fonctionnaires et leur travail dans un espace commun et ouvert. C’était un excellent aperçu de l’outil, qui sera disponible dans tous les ministères en janvier 2022.

Air LD VN atterit

Après un vol de trois heures, Air LD VN atterrit sans encombre, et je reste avec le sentiment que a) je n’ai pas pris assez de notes, et b) il y a un sentiment d’espoir dans ce vol virtuel, ce qui me fait me demander si, dans des années, nous pourrons dire : « La pandémie a tout changé ». Et ce serait la vérité.

 
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