Plan de gestion des événements de cybersécurité du gouvernement du Canada (PGEC GC)
1. Introduction
1.1 Contexte
Les événements de cybersécurité liés aux systèmes d’information du gouvernement du Canada (GC) peuvent avoir une incidence considérable sur la qualité des programmes et des services qui sont offerts aux Canadiens et aux Canadiennes et, par conséquent, sur la confiance qu’ils éprouvent à l’égard du gouvernement. La sécurité du gouvernement et la continuité des programmes et des services du GC dépendent de la capacité des ministères et des organismes, ainsi que de celle du gouvernement dans son ensemble, à gérer les événements de cybersécurité. Il est essentiel d’être en mesure d’intervenir rapidement et de manière cohérente et concertée en cas d’événement de cybersécurité à l’échelle du GC afin d’assurer la sécurité et la résilience lors de la prestation des programmes et des services gouvernementaux.
1.2 Objectif
Ce document fournit :
- un cadre opérationnel pour la gestion des événements de cybersécurité (y compris les cybermenaces, les vulnérabilités et les incidents de sécurité) qui influent ou sont susceptibles d’influer sur la capacité du GC d’offrir des programmes et des services aux Canadiens et aux Canadiennes;
- un contexte pour les plans et les procédures que les ministères et organismes ont mis en place pour gérer les événements de cybersécurité liés à leurs programmes et services, conformément à ce planNote en bas de page 1.
1.3 Portée
La portée du PGEC GC s’applique aux événements de cybersécurité touchant les systèmes d’information du gouvernement du CanadaNote en bas de page 2, quelle que soit leur classification, qui :
- ont ou risquent d’avoir une incidence sur la prestation des programmes ou des services offerts aux Canadiens et aux Canadiennes ou encore sur le fonctionnement du gouvernement, la sécurité ou la confidentialité des renseignements ou la confiance à l’endroit du gouvernement;
- nécessitent une solution intégrée à l’échelle du GC afin d’en réduire au minimum les effets et de permettre une atténuation rapide et le prompt rétablissement des programmes et des services.
De plus, des éléments du PGEC GC peuvent être mis à profit pour fournir une approche coordonnée à l’échelle du GC pour les événements qui peuvent survenir, notamment :
- les événements de sécurité où des données ou des renseignements du GC hébergés sur des systèmes d’information autres que ceux du GC sont ou peuvent être touchés (du point de vue de la confidentialité, de l’intégrité ou de la disponibilité), comme une violation par un tiers;
- les incidents de menace interne comportant un lien cybernétique;
- les interruptions importantes des services de technologies de l’information (TI) touchant l’organisation du GC.
Le PGEC GC ne traite pas de la coordination de la réponse aux événements de cybersécurité pangouvernementaux (p. ex., avec les provinces et territoires, les municipalités, d’autres pays ou des organisations non gouvernementales, comme le secteur privé).
1.4 Harmonisation avec d’autres plans et protocoles
Le présent document vient compléter d’autres plans et protocoles du GC, dont ceux qui suivent.
- Plan fédéral d’intervention d’urgence (PFIU)Référence R1 – Le PFIU décrit les processus nécessaires pour faciliter l’intervention à l’échelle du GC en cas d’événements graves ou catastrophiques qui touchent les intérêts nationaux, et appuie un mécanisme d’intervention et de dispositions pour tout risque. Il sert également de plan d’urgence supplémentaire qui doit être lu conjointement avec le plan d’urgence en vigueur des secteurs ou des domaines de responsabilité ministériels ayant trait à un événement précis.
- Plan fédéral de réponse aux cyberincidents (PFRC)Référence R2 – Le PFRC est un cadre pour la gestion par le GC des cyberincidents qui affectent des biens qui ne sont pas détenus ou exploités par le gouvernement fédéral et qui sont essentiels à la santé, à la sécurité, à la défense ou au bien-être économique des Canadiens et des Canadiennes. Si un cyberincident touche à la fois des cybersystèmes du GC et des cybersystèmes non gouvernementaux, le PFRC et le PGEC GC sont activés simultanément (mais pas nécessairement au même niveau, selon la gravité des incidents respectifs), avec le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT), le Centre canadien pour la cybersécurité (Centre pour la cybersécurité) et Sécurité publique Canada (SP) comme coprésidents tripartites.
- Protocole d’échange d’information sur les événements marquants (PEIEM)Référence R3 (uniquement accessible sur le réseau du GC) – Ce protocole appuie le PFIU et l’Annexe G : Procédures obligatoires relatives aux mesures de sécurité dans la gestion des événementsRéférence R4 de la Directive sur la gestion de la sécurité.
1.5 Termes clés
Les définitions clés qui suivent appuient le présent plan.
Compromission : Une atteinte à la sécurité du gouvernement. Cela comprend notamment :
- l’accès non autorisé à des renseignements ou des biens de nature délicate, ou la communication, la modification, l’utilisation, l’élimination ou la destruction non autorisée de tels renseignements ou biens, qui entraîne une perte de confidentialité, d’intégrité, de disponibilité ou de valeur;
- les événements qui se traduisent par une perte d’intégrité ou de disponibilité des services ou des activités du gouvernement.
Cybercrime : Tout crime comportant un cyberélément (c’est-à-dire des technologies Web et des TI, comme un ordinateur, une tablette ou un téléphone intelligent) qui joue un rôle important dans la perpétration d’une infraction criminelleRéférence R5.
Cybersécurité : L’ensemble des technologies, des processus, des pratiques, des réponses et des mesures d’atténuation ayant été conçus pour protéger l’information électronique et l’infrastructure de l’information contre toute utilisation malveillante ou non autorisée ou toute interruption.
Figure 1-1 - version textuelle
La figure 1-1 présente, à l’aide de quatre cercles, la différence entre les événements de cybersécurité, les incidents de cybersécurité, les vulnérabilités et les cybermenaces, tels qu’ils sont définis dans le PGEC. Le premier grand cercle représente les événements de cybersécurité, et les cercles beaucoup plus petits au sein du premier montrent que les incidents de cybersécurité, les cybermenaces et les vulnérabilités sont un sous-ensemble des événements de cybersécurité.
Événement de cybersécurité : Un événement, un acte, une omission ou une situation pouvant nuire à la sécurité du gouvernement, y compris les menaces, les vulnérabilités et les incidents (voir la figure 1-1).
Exemples d’événements de cybersécurité :
- la divulgation d’une nouvelle vulnérabilité;
- un renseignement laissant entendre qu’un auteur de menace planifie des activités cybernétiques malveillantes contre un système d’information du GC;
- les tentatives de violation du périmètre réseau;
- les courriels suspects ou ciblés contenant des liens ou des pièces jointes que les systèmes de contrôle en place n’ont pas détectés;
- une activité du réseau suspecte ou non autorisée qui s’écarte de la norme.
Incident de cybersécurité : Un événement (ou une série d’événements), un acte, une omission ou une situation qui a entraîné une compromission. Exemples d’incidents de cybersécurité :
- la violation de données ou la compromission ou corruption de renseignements;
- des attaques par bourrage d’identifiants;
- des tentatives d’hameçonnage;
- l’introduction intentionnelle ou accidentelle d’un logiciel malveillant dans un réseau;
- des attaques par déni de service;
- la défiguration ou la compromission de pages Web ou d’une présence en ligne, y compris l’utilisation non autorisée de comptes de médias sociaux du GC;
- les tentatives réussies de rançongiciel.
Tous les incidents de cybersécurité sont considérés comme des événements de cybersécurité, mais les événements de cybersécurité ne sont pas tous considérés comme des incidents de cybersécurité (voir la Figure 1-1).
Cybermenace : Une activité qui vise à compromettre la sécurité d’un système d’information en altérant la confidentialité, l’intégrité ou la disponibilité d’un système ou des renseignements qu’il contientRéférence R6.
Atteinte à la vie privée : L’accès, la création, la collecte, l’utilisation, la divulgation, la conservation ou la destruction inappropriée ou non autorisée de renseignements personnels.
Vulnérabilité : Une faiblesse dans un système d’information, des procédures de sécurité, des mesures de contrôle internes ou la mise en œuvre d’un système qui pourrait être exploitée ou déclenchée par une source de menaceRéférence R7 .
Exploit de jour zéro :Une attaque qui exploite une vulnérabilité de jour zéroRéférence R7.
Vulnérabilité de jour zéro : Une vulnérabilité logicielle dont l’existence n’est pas encore connue du fournisseur et qui n’est donc pas atténuéeRéférence R7.
1.6 Mise en application
Le PGEC GC est préparé dans le cadre des responsabilités conférées au SCT au titre de la Politique sur la sécurité du gouvernement (PSG)Référence R10 et s’adresse à tous les ministères et organismes assujettis à la PSG.
1.7 Date d’entrée en vigueur
Le PGEC GC entre en vigueur le 19 mai 2026. Il remplace la version datée du .
2. Concept des opérations
La présente section du PGEC GC décrit le processus de gestion des événements de cybersécurité, détermine les intervenants concernés et définit les niveaux d’intervention en cas d’événement de cybersécurité et le recours aux niveaux supérieurs pour :
- améliorer la connaissance de la situation entourant des cybermenaces et des vulnérabilités probables, ainsi que des incidents de cybersécurité confirmés, dans l’ensemble du GC;
- atténuer les menaces et les vulnérabilités avant qu’une compromission ne puisse se produire;
- réduire au minimum les incidences des cyberévénements sur la confidentialité, l’intégrité ou la disponibilité des programmes et services, des renseignements (y compris les renseignements personnels) et des opérations du gouvernement;
- améliorer la coordination et la gestion des cyberévénements au sein du GC, y compris la mise en commun des connaissances et de l’expertise du GC;
- appuyer les pratiques d’évaluation des risques cybernétiques à l’échelle du GC ainsi que l’établissement des priorités relativement aux mesures correctives;
- éclairer la prise de décisions à tous les niveaux nécessaires;
- renforcer la confiance du public dans la capacité du GC à gérer les cyberévénements de manière cohérente, coordonnée et opportune.
Le PGEC GC sera révisé et testé chaque année, et mis à jour si des modifications s’imposent, afin de garantir son efficacité.
2.1 Vue d’ensemble du processus
Le processus global de gestion des événements de cybersécurité comporte plusieurs phases, comme l’indique la Figure 2-1.
Figure 2-1 - version textuelle
La figure 2-1 représente le processus global de gestion des événements de cybersécurité et ses multiples phases, comme défini dans le présent document. Les quatre phases (Préparation, Détection et évaluation, Atténuation et reprise, et Activité après l’événement) sont illustrées au milieu, avec une flèche pointant de la phase finale (Activité après l’événement) vers la première (Préparation) pour indiquer une boucle de rétroaction continue. Chaque phase clé est décrite brièvement. Les descriptions sont les suivantes :
- Préparation
- Établir les rôles et les responsabilités
- Documenter et tester les procédures
- Former le personnel
- Appliquer des mesures de protection
- Détection et évaluation
- Surveiller les sources d’information
- Détecter et reconnaître les événements de cybersécurité
- Trier et établir les priorités
- Atténuation et reprise
- Effectuer des analyses judiciaires
- Atténuation (par le confinement et l’éradication)
- Rétablir les activités normales
- Activité après l’événement
- Effectuer une analyse après l’événement
- Tirer des leçons
- Amélioration continue
Au-dessus des phases 2 à 4 se trouve une boîte qui contient les mots « Établissement de rapports et communication ». Cela indique que l’établissement de rapports est une activité continue tout au long de ces phases. Cette case comporte des flèches pointant vers une boîte qui contient les mots « Connaissance situationnelle dans l’ensemble du GC » pour représenter le concept central de la connaissance continue de la situation à l’échelle du GC à chaque point du cycle de vie de gestion des événements.
- Préparation : La première phase se compose d’activités de préparation que les ministères et l’ensemble du GC devraient entreprendre pour veiller à ce qu’ils soient prêts à répondre à un large éventail d’événements de cybersécurité possibles, afin de minimiser l’incidence qui en résulte.
- Détection et Évaluation : La deuxième phase consiste à détecter les événements de cybersécurité potentiels, y compris les menaces émergentes, les vulnérabilités ou les incidents de cybersécurité confirmés, et à procéder à une évaluation initiale des Niveaux d’intervention du GC appropriés.
- Atténuation et reprise : La troisième phase se compose de toutes les interventions requises des divers intervenants pour réduire au minimum l’incidence et pour reprendre les activités normales.
- Activités post-événement : La dernière phase joue un rôle crucial dans l’amélioration continue du processus global de gestion des événements de cybersécurité et, à ce titre, permet de tirer des leçons desquelles on tiendra compte dans le cadre de la prochaine phase de préparation, bouclant ainsi le cycle de gestion de l’événement.
Les sections qui suivent présentent les attentes des intervenants pour chaque phase du cycle de gestion des événements de cybersécurité du GC, et décrivent ce qui suit :
- la façon dont le PGEC GC est mis en œuvre à l’appui des exigences fondamentales de la PSGRéférence R10 et de la fonction de gestion de la cybersécurité décrite dans la Politique sur les services et le numérique (PSN)Référence R11;
- les principaux intrants et extrants de chaque phase. Veuillez prendre note qu’en pratique, les phases peuvent se chevaucher lorsque certaines activités d’une phase se poursuivent pendant que la phase suivante est lancée.
Tous les intervenants doivent élaborer leurs propres procédures normalisées d’exploitation ou leurs propres processus internes menant à l’obtention des extrants attendus.
2.2 Préparation
Figure 2-2 - version textuelle
Il s’agit d’une reproduction de la figure 2-1, avec une flèche en gris indiquant la phase de Préparation. La flèche de Préparation est surlignée en bleu et cette image est une représentation visuelle de la phase décrite pour le lecteur dans cette section.
La phase de préparation est une phase permanente au cours de laquelle les organisations du gouvernement exécutent une série de processus continus afin de se préparer à des événements précis ou inattendus. Cette phase comprend l’élaboration d’une compréhension organisationnelle pour gérer les risques liés à la cybersécurité pour les systèmes, les personnes, les ressources, les données et les capacités. Cela exige la tenue à jour et l’amélioration des capacités existantes et la création de nouveaux mécanismes qui permettent de définir les priorités, d’intégrer plusieurs organisations et plusieurs fonctions, et de veiller à ce que des moyens efficaces soient disponibles pour répondre à l’ensemble des exigences qu’entraîne la gestion des événements de cybersécurité.
La mise en œuvre de mesures de protection et préventives avant l’arrivée d’un cyberévénement représente l’élément clé de cette phase. L’élaboration et la mise en œuvre de mesures de protection appropriées pour assurer la prestation de services critiques, notamment l’établissement de processus reproductibles et normalisés pour des activités comme la gestion des vulnérabilités et des correctifs, sont essentielles pour assurer la sécurité des systèmes et des services. Comme défini dans la PSG, un service critique est un service dont la perturbation porterait un préjudice élevé ou très élevé à la santé, à la sûreté, à la sécurité, au bien-être économique des Canadiens ou encore au fonctionnement efficace du GC. Tous les ministères doivent déterminer leurs services critiques respectifs et les ressources connexes à l’appui.
Il est important de mener des exercices réguliers pour mettre à l’épreuve tant le PGEC GC que les PGEC ministériels afin de veiller à ce que les divers intervenants (particulièrement en cas de changements dans le personnel) comprennent leurs rôles, de valider les plans et de réviser ces derniers en fonction des leçons tirées des exercices.
L’annexe C décrit les rôles et les responsabilités des intervenants du PGEC GC pour chaque phase du processus du PGEC GC.
Voici les intrants et les extrants de cette phase.
| Intrants | Extrants |
|---|---|
|
|
2.3 Détection et évaluation
Figure 2-3 - version textuelle
Il s’agit d’une reproduction de la figure 2-3, avec toutes les flèches en gris, sauf celle qui représente la phase de Détection et d’évaluation. La flèche Détection et évaluation est surlignée en bleu et cette image est une représentation visuelle de la phase décrite pour le lecteur dans cette section.
La phase de détection et d’évaluation consiste en un contrôle continu des sources d’information afin de repérer les signes avant-coureurs des événements de cybersécurité, y compris les vulnérabilités ou les incidents de cybersécurité confirmés, et d’évaluer initialement leurs incidences (réelles ou éventuelles) sur la prestation des services offerts aux Canadiens et aux Canadiennes, sur le fonctionnement du gouvernement ou sur la confiance que l’on a envers le gouvernement.
Voici les intrants et les extrants de la phase de détection et d’évaluation.
| Intrants | Extrants |
|---|---|
|
|
2.3.1 Détection
Le volet de détection de cette phase reste le même quel que soit le type d’événement de cybersécurité, et il comprend aussi la notification initiale des intervenants appropriés. La détection étant un produit direct de l’activité de contrôle et d’intrants suffisants pour la surveillance, si la composante de contrôle est inadéquate ou incomplète, le processus de détection peut passer à côté d’anomalies ou d’événements qui pourraient nuire au GC.
2.3.1.1 Surveillance
Afin de veiller à ce que les événements de cybersécurité soient traités de manière cohérente, coordonnée et opportune à l’échelle du gouvernement du Canada, il est essentiel que le Centre canadien pour la cybersécurité (Centre pour la cybersécurité) et le Bureau du dirigeant principal de l’information du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (BDPI du SCT) disposent de coordonnées ministérielles à jour sur les cyberincidents afin de garantir la réception des communications critiques, notamment les produits de connaissance de la situation du Centre pour la cybersécurité et les messages du dirigeant principal de l’information du Canada (DPI du GC).
Produits de connaissance de la situation du Centre canadien pour la cybersécurité
Avis – Les avis sont publiés sur le site Web public du Centre pour la cybersécurité. Ils mettent en évidence les correctifs des fournisseurs pour les vulnérabilités qui ne répondent pas aux critères d’urgence ou d’incidence pour la publication d’un bulletin cybernétique ou le déclenchement d’une alerte.
Alerte – Les alertes sont publiées sur le site Web public du Centre pour la cybersécurité et diffusées par courriel. Elles fournissent un résumé du sujet (incident, vulnérabilité, avis conjoint) et des conseils techniques. Elles peuvent contenir des renseignements supplémentaires, comme des IdC.
Bulletin cybernétique – Rapport technique non public et assujetti à des contraintes de temps. Fournit des descriptions détaillées et des conseils en matière de détection et d’atténuation. Diffusé par courriel à des listes de distribution spécifiques à TLP:AMBER pour garantir un traitement approprié et une communication continue des renseignements sur les cybermenaces aux ministères.
De plus amples renseignements sur le protocole TLP (pour Traffic Light Protocol, protocole dit des « feux de circulation ») sont accessibles dans le Forum des équipes d’intervention et de sécurité en cas d’incident (FIRST) (en anglais seulement).
Les organisations du GC sont tenues de mettre en place des boîtes aux lettres génériques pour leur DPI, leur agent désigné pour la cybersécurité (ADC) et leurs équipes de sécurité des TI, et doivent les surveiller régulièrement. Consultez la Directive sur la gestion des coordonnées en cas de cyberincident pour obtenir de plus amples renseignements (uniquement accessible sur le réseau du GC).
En plus de surveiller les alertes et avis du Centre pour la cybersécurité, les organisations du GC doivent surveiller les avis des fournisseurs dans le cadre de leurs programmes de gestion des vulnérabilités. De plus, bien qu’il soit important de tirer parti des indicateurs de compromission (IdC) (p. ex. mauvaises adresses IP connues, domaines, hachages de fichiers) provenant des produits du Centre pour la cybersécurité et d’autres sources de renseignements sur les menaces pour détecter (et prévenir) les activités malveillantes, il y a des limites. Les auteurs de menaces changent souvent d’adresse IP, de domaine et de fichier, entre autres, pour contourner ces moyens de défense. Par conséquent, la mise en place d’un solide régime de surveillance et la compréhension de l’activité de base ou normale permettront de détecter les comportements anormaux et de repérer les tactiques, techniques et procédures (TTP) des adversaires.
2.3.1.2 Signalements
Les organisations du GC doivent signaler tous les incidents de cybersécurité au Centre pour la cybersécurité, qui fait office de point de contact central pour le signalement des incidents de cybersécurité pour le GC.
Dans le cas des cyberincidents touchant un service fourni par une organisation de services internes intégrés (OSII), l’organisation qui détecte l’incident en premier doit le signaler au Centre pour la cybersécurité. Si le consommateur de service (p. ex. un ministère ou un organisme) est le premier à détecter le cyberincident, on s’attend également à ce qu’il le signale à l’OSII. Sinon, l’OSII le signalera au Centre pour la cybersécurité et en informera les ministères et organismes touchés.
En cas de doute, il est préférable de déclarer trop d’information que pas assez. Signaler tous les événements permettra au Centre pour la cybersécurité de cerner les tendances ou les profils d’activités suspects et de déterminer les incidences potentielles sur d’autres organisations du GC qui pourraient utiliser le même service ou système qu’un ministère touché.
Le Centre pour la cybersécurité stockera et traitera ces rapports d’incidents. Les renseignements peuvent être communiqués au BDPI du SCT et à d’autres PORS, au besoin. Pour renforcer les protections de cyberdéfense, des renseignements techniques comme les IdC et les TTP peuvent être communiqués plus largement. Les renseignements de nature délicate propres à un ministère ne seront pas transmis au-delà des PORS sans l’approbation du ministère en question.
Dans le cas des cyberévénements affectant les SSN, il est important que les bons outils, proportionnels à la catégorie de sécurité du système d’information touché, soient utilisés pour communiquer avec le Centre pour la cybersécurité de façon sécuritaire.
Les ministères doivent signaler les incidents dans les délais indiqués au Tableau 2-1 .
| Type de rapport | Délai | Remarque |
|---|---|---|
| Rapport d’incident initial | Immédiatement et pas plus de 1 heure après la détection initiale |
Sans objet |
| Rapport d’incident détaillé | Dans les 24 heures après la détection | Dans la mesure du possible, les répercussions probables ou potentielles sur les activités de l’organisation devraient être incluses dans le rapport. |
Voir l’annexe D : Procédures d’établissement de rapports pour savoir comment communiquer avec le Centre pour la cybersécurité, y compris les attentes en matière d’établissement de rapports initiaux et détaillés.
Si une organisation du GC a besoin d’aide supplémentaire pour comprendre les processus de gouvernance ou d’établissement de rapports du PGEC GC, le BDPI du SCT, dans le cadre de sa fonction de surveillance, devrait être mobilisé pour veiller à ce que la coordination et le soutien appropriés permettant une intervention rapide soient mis en place.
2.3.1.3 Signalement aux organismes d’application de la loi
Dans la plupart des cas, les cyberincidents sont des cybercrimes. En plus du signalement au Centre pour la cybersécurité, les ministères et organismes devraient signaler les cyberincidents directement au service de police compétent (plus précisément le Centre national de coordination en cybercriminalité de la Gendarmerie royale du Canada ou la police militaire). Il incombe aux organismes d’application de la loi de mener une enquête pour déterminer s’il existe des preuves raisonnables d’une activité criminelle, ce qui pourrait mener à des inculpations, des arrestations, des perquisitions et saisies, et autres résultats perturbateurs permettant de prévenir de futurs cyberincidents. Même si les plaintes n’entraîneront pas toutes une enquête criminelle, le signalement aux organismes d’application de la loi renforcera les efforts visant à enquêter sur les activités cybercriminelles qui affectent la sécurité des Canadiens et à les perturber.
Voir l’annexe D : Procédures d’établissement de rapports pour obtenir des renseignements sur la façon de communiquer avec la Gendarmerie royale du Canada.
2.3.1.4 Renseignements personnels et atteintes à la vie privée
Figure 2-4 - version textuelle
La figure 2-4 représente le chevauchement entre un incident de cybersécurité et une atteinte à la vie privée dans le cas où des renseignements personnels pourraient être touchés. La figure utilise deux cercles, le cercle de gauche représentant les incidents de cybersécurité et celui de droite, les atteintes à la vie privée. L’élément de renseignements personnels représente l’intersection des deux cercles.
Les organisations du GC sont responsables de la protection et de la gestion des renseignements personnels et font preuve de transparence à cet égard. S’il est possible que des renseignements personnels soient touchés par un incident de cybersécurité, les autorités compétentes devraient être avisées. Dans le cas des organisations du GC assujetties à la Loi sur la protection des renseignements personnelsRéférence R14 et à la Politique sur la protection de la vie privéeRéférence R15, les bureaux ministériels de l’accès à l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) doivent être avisés immédiatement afin de déterminer si une atteinte à la vie privée a eu lieu. Le cas échéant, les ministères et organismes réagiront selon leurs plans et procédures en matière d’atteinte à la vie privée définis dans la Directive sur les pratiques relatives à la protection de la vie privéeRéférence R16.
Ce processus devrait comprendre les mesures qui suivent.
- Une évaluation pour déterminer l’incidence potentielle sur le GC lorsque des vulnérabilités matérielles ou logicielles sont divulguées.
- Une évaluation pour déterminer si des renseignements personnels peuvent être touchés dans le cadre de l’événement ou de l’incident, ce qui indiquerait qu’une atteinte à la vie privée a peut-être eu lieu.
Les ministères et organismes doivent aussi prendre connaissance de la Directive sur les pratiques relatives à la protection de la vie privéeRéférence R16 et de la trousse d’outils pour la gestion des atteintes à la vie privéeRéférence R9. Ces instruments en matière de protection des renseignements personnels déterminent les causes des atteintes à la vie privée, et fournissent des orientations sur la façon d’intervenir et de circonscrire et de gérer les cas d’atteinte à la vie privée, en plus de définir les rôles et responsabilités et de fournir des liens vers des documents de référence pertinents. Les ministères et organismes doivent consulter les conseillers juridiques au besoin.
2.3.1.5 Signalement des incidents de sécurité touchant des fournisseurs tiers
Tel qu’il est énoncé dans le Programme de sécurité des contrats de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC)Référence R17, les organisations du secteur privé à qui le GC octroie des contrats ont l’obligation de se conformer aux exigences du Programme de sécurité des contrats en tout temps pendant toute la durée d’un marché. Cela comprend le signalement des incidents de sécurité et des changements de la situation personnelle et du comportement, à l’aide du formulaire de rapport d’incident de sécurité des agents de sécurité, au Programme de sécurité des contrats de SPAC qui coordonnera l’enquête. Les ministères demeurent responsables de veiller à ce que les incidents liés à la sécurité et à la protection des renseignements personnels touchant des fournisseurs tiers soient repérés, transmis à un niveau supérieur et signalés.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les exigences en matière de signalement de cyberévénements touchant un service tiers, veuillez consulter le Protocole de gestion des cyberévénements des fournisseurs de services tiersRéférence R18 (uniquement accessible sur le réseau du GC).
2.3.2 Évaluation
Le volet évaluation a pour objectif d’établir un niveau d’intervention du GC et de déterminer s’il faut recourir aux organes de gouvernance du PGEC GC ou même du PFIU. Dès la détection d’un événement de cybersécurité, le BDPI du SCT et le Centre pour la cybersécurité effectueront une évaluation initiale et détermineront l’intervention gouvernementale appropriée en déclarant le niveau d’intervention du GC. Les intervenants requis seront alors informés du niveau d’intervention et les activités d’atténuation et de reprise suivront.
2.3.2.1 Niveaux d’intervention du GC
Tel qu’il est indiqué à la figure 2-5, il existe quatre niveaux d’intervention qui déterminent les activités de gestion des événements de cybersécurité. Ces niveaux d’intervention déterminent le niveau de coordination nécessaire à la bonne gestion de l’événement de cybersécurité, y compris le niveau hiérarchique, la participation des intervenants et l’établissement des rapports requis. Le tableau 2-2 fournit de plus amples renseignements sur chacun des niveaux.
Figure 2-5 - version textuelle
La figure 2-5 représente les quatre niveaux d’intervention du GC qui régissent les activités de gestion des événements de cybersécurité du GC et dictent la nécessité et le degré d’intervention ministériel requis. La figure utilise quatre boîtes empilées en indiquant à gauche le niveau de coordination requis.
- Niveau 1 – Intervention ministérielle
- Nécessite une coordination normalisée
- Niveau 2 – Intervention limitée à l’échelle du GC
- Nécessite la coordination du PGEC GC
- Niveau 3 – Intervention globale à l’échelle du GC
- Nécessite la coordination du PGEC GC
- Niveau 4 – Intervention d’urgence (crise)
- Nécessite une coordination combinée du PFIU et du PGEC GC
| Niveau |
Étendue |
Description |
Responsable de la coordination |
|---|---|---|---|
| 1 |
Intervention ministérielle |
Les interventions de niveau 1 sont limitées à une intervention ministérielle. Par conséquent, les ministères et organismes doivent suivre leurs procédures ministérielles normalisées, continuer à appliquer les mesures préventives habituelles et rester en communication avec le Centre pour la cybersécurité afin d’obtenir des conseils et des orientations. Les événements à ce niveau peuvent déclencher le recours au Cadre de communication en matière de cybersécuritéRéférence R19 de la division des Communications stratégiques et affaires ministérielles (CSAM) du SCT lorsque approprié, comme lors d’un événement limité qui suscite un intérêt disproportionné de la part des médias. Des séances d’information pangouvernementales seront menées par le DPI du GC lorsque cela est justifié. |
Ministère |
| 2 |
Intervention limitée à l’échelle du GC |
Le niveau 2 indique qu’une coordination limitée à l’échelle du GC s’impose, ce qui déclenche la mise sur pied de l’équipe de coordination des événements (ECE). À ce niveau, tous les principaux intervenants du PGEC GC (et les intervenants spécialisés, au besoin) sont sur le pied d’alerte. Ils surveillent la cyberactivité par le contrôle des niveaux de risque dans l’ensemble du GC et par le confinement et l’atténuation des incidences potentielles. Il est possible que des conseils supplémentaires soient donnés à certains ministères ou organismes quant à leur façon d’intervenir, ce qui pourrait inclure le recours à des procédés de gestion des correctifs d’urgence. Les événements qui se produisent à ce niveau déclencheront le recours au Cadre de communication en matière de cybersécuritéRéférence R19 de la division des CSAM du SCT. Des séances d’information pangouvernementales seront menées par le DPI du GC lorsque cela est justifié. | ECE |
| 3 |
Intervention globale à l’échelle du GC |
Le niveau 3 indique que l’ensemble du GC doit se mobiliser, ce qui déclenche la mise sur pied de l’équipe de la haute direction (EHD) (voir la section 3.2). À ce niveau, les interventions sont entièrement coordonnées par l’intermédiaire de l’ECE et de l’EHD, et les ministères et les organismes reçoivent des conseils et des orientations sur la façon d’intervenir. L’intervention peut aller de processus de gestion des correctifs d’urgence jusqu’au débranchement des systèmes des réseaux du GC. Les événements qui se produisent à ce niveau déclencheront le recours au Cadre de communication en matière de cybersécuritéRéférence R19 de la division des CSAM du SCT. Des séances d’information pangouvernementales seront menées par le DPI du GC. |
EHD |
| 4 |
Intervention en cas d’urgence (crises) |
Le niveau 4 est réservé aux événements graves ou catastrophiques qui concernent plusieurs institutions du gouvernement, qui minent la confiance envers le gouvernement ou qui concernent d’autres aspects d’intérêt national. Le BDPI du SCT et le Centre pour la cybersécurité peuvent recommander à SP de déclarer un événement de niveau 4, lorsque cela est justifié. Les événements qui atteignent ce niveau relèveront immédiatement d’une structure de gouvernance du PFIU, coordonnée par le Centre des opérations du gouvernement (COG) et conformément au PFIURéférence R1, afin d’assurer l’harmonisation des interventions fédérales. Les aspects cybernétiques des interventions au niveau 4 s’appuieront sur les structures de gouvernance du PGEC GC. |
COG, SP |
2.3.2.2 Évaluation du niveau d’intervention
Le BDPI du SCT et le Centre pour la cybersécurité déterminent ensemble le niveau d’intervention approprié du PGEC GC (niveaux 2 à 3) pour un cyberévénement, avec l’appui des ministères touchés, le cas échéant.
L’approche d’évaluation diffère selon que l’événement est un incident ou qu’il est lié à une cybermenace ou à une vulnérabilité (voir l’Annexe E : Évaluation pour en savoir plus). Le niveau d’intervention est déterminé en fonction du préjudice subi par le gouvernement du Canada (pour les incidents) ou du préjudice potentiel (pour les menaces ou les vulnérabilités). Dans cette évaluation, plusieurs facteurs sont pris en compte, comme :
- la probabilité d’occurrence;
- l’exploitabilité ou l’exposition de systèmes vulnérables;
- l’étendue de l’incidence;
- l’efficacité des mesures de sécurité.
D’autres facteurs peuvent également devoir être pris en compte, en fonction du contexte de l’événement en question, comme le montre la Figure 2-6. Bien que cette évaluation guide la détermination du niveau d’intervention approprié, le BDPI du SCT et le Centre pour la cybersécurité peuvent tenir compte d’autres facteurs, comme les répercussions opérationnelles et les facteurs géopolitiques, afin de déterminer l’intervention appropriée.
| Menaces/Vulnérabilités | Incidents | |
|---|---|---|
| Niveau 1 |
|
|
| Niveau 2 |
|
|
| Niveau 3 |
|
|
| Niveau 4 |
|
|
Tout recours ultérieur à un niveau de gouvernance supérieur ou inférieur, en cas de besoin, est déterminé conjointement de la même manière (voir l’Annexe F : Procédures de pour en savoir plus).
2.4 Atténuation et reprise
Figure 2-7 - version textuelle
Il s’agit d’une reproduction de la figure 2-1, avec toutes les flèches en gris, sauf celle qui représente la phase d’Atténuation et de reprise. La flèche Atténuation et reprise est surlignée en bleu et cette image est une représentation visuelle de la phase décrite pour le lecteur dans cette section.
La phase d’atténuation et de reprise a pour but de circonscrire et d’atténuer les préjudices réels ou potentiels découlant d’un événement de cybersécurité. Si les activités de cette phase varient en fonction de la nature de l’événement, elles pourraient comprendre, entre autres choses, l’installation de correctifs, la mise en place de mesures préventives, le confinement et l’éradication d’un incident confirmé, le recours au plan de continuité des activités et au plan de reprise après sinistre ou encore l’interruption temporaire des services vulnérables. Quel que soit le type d’événement, le but ultime de cette phase est de réduire au minimum les incidences et d’assurer la reprise rapide des activités normales.
Pour les incidents, le confinement et l’éradication sont des éléments clés de cette phase, qui comprend notamment des mesures comme l’arrêt des systèmes, la déconnexion des réseaux ou la désactivation des fonctionnalités, y compris des comptes, et la correction des vulnérabilités exploitées par l’installation de correctifs. Ces mesures peuvent être prises par les propriétaires des biens touchés au sein des ministères, ou selon les instructions de leur chaîne de commandement pouvant aller jusqu’à l’administrateur général d’un ministère. Les organisations du GC devraient consigner par écrit les rôles et les responsabilités quant à la prise de telles décisions afin d’accélérer le processus décisionnel. De plus, le DPI du GC a le pouvoir de demander à un administrateur général de prendre des mesures en réponse à un cyberévénemenNote en bas de page 3.
L’annexe C décrit les rôles et les responsabilités des intervenants du PGEC GC pour chaque phase du processus du PGEC GC.
Voici les intrants et les extrants de cette phase.
| Intrants | Extrants |
|---|---|
|
|
2.5 Activités post-événement
Figure 2-8 - version textuelle
Il s’agit d’une reproduction de la figure 2-1, avec toutes les flèches en gris, sauf celle qui représente la phase d’Activité après l’événement et rétroaction. Les flèches d’Activité après l’événement et de rétroaction sont surlignées en bleu et cette image est une représentation visuelle de la phase décrite pour le lecteur dans cette section.
La phase d’activités post-événement consiste à tirer parti des leçons retenues de chaque événement de cybersécurité afin d’améliorer continuellement le processus et, par extension, le niveau de sécurité de l’infrastructure du GC dans son ensemble. Cette phase a pour but de clore officiellement la gestion de l’événement de cybersécurité en procédant à une analyse après l’événement, en recensant les leçons retenues et en préconisant des améliorations dans les politiques, dans l’architecture de sécurité, ou d’autres mesures, au besoin. L’importance des efforts et des ressources à consacrer à cette phase varie d’un événement à l’autre. Les événements plus complexes et graves nécessitent une analyse post-événement plus approfondie que les événements moins graves. Les événements répétitifs peuvent faire l’objet d’une analyse d’ensemble.
L’annexe C décrit les rôles et les responsabilités des intervenants du PGEC GC pour chaque phase du processus du PGEC GC.
Voici les intrants et les extrants de cette phase.
| Intrants | Extrants |
|---|---|
|
|
3. Gouvernance
3.1 Intervenants
Plusieurs intervenants clés participent à la prise de mesures durant les événements de cybersécurité du GC (voir le tableau 3-1).
| Catégorie | Description | Organisation |
|---|---|---|
| Principaux intervenants des PORS |
Les intervenants qui sont les principaux responsables de la coordination de tous les événements qui répondent aux critères d’une intervention dans le cadre du PGEC GC de niveau 2 et plus. Cela comprend les menaces possibles, les vulnérabilités et les incidents confirmés. |
|
| Intervenants spécialisés des PORS |
Intervenants qui participent au processus du PGEC GC en cas d’incidents de cybersécurité confirmés ou de cybermenaces qui relèvent de leur mandat particulierNote en bas de page 4. |
|
| Autres intervenants |
Intervenants qui participent au processus de gestion des événements de cybersécurité du GC et à qui on peut faire appel pour des cybermenaces ou des incidents confirmés. |
|
Les rôles et responsabilités détaillés de chaque intervenant se trouvent à l’Annexe C : Rôles et responsabilités détaillés.
3.2 Organes de gouvernance
Lors d’un événement de cybersécurité, la mobilisation des organes de gouvernance appropriés en temps opportun permettra à la direction et aux opérations de prévenir et de détecter les événements de cybersécurité, d’y réagir et de se rétablir en respectant un ordre de priorité. Le niveau d’intervention du PGEC GC détermine les organes de gouvernance qui doivent être établis. Ces organes servent à diriger et à faciliter les activités d’atténuation et de reprise.
La figure 3-1 présente les intervenants pertinents pour chaque niveau d’intervention et les organes de gouvernance correspondants, y compris :
- les événements de niveau 2 et plus, pour lesquels une ECE est mise en place afin d’assurer le leadership (au niveau du directeur);
- les événements de niveau 3 et plus, pour lesquels une EHD est mise en place afin d’assurer le leadership au niveau de la haute direction (directeurs généraux [DG]).
Les réunions ponctuelles de l’ECE ou de l’EHD peuvent être organisées de façon préventive et proactive avant tout renvoi à un niveau supérieur du PGEC GC et à des fins de connaissance de la situation. Le renvoi à un niveau supérieur peut ou non suivre, selon l’évolution d’un événement.
Advenant qu’un événement soit évalué au niveau 3 dès le départ, la gouvernance sera immédiatement mise en œuvre au niveau des DG auprès des équipes d’ECE et d’EHD ayant été mises en place simultanément.
Ces deux équipes, coprésidées par le BDPI du SCT et le Centre pour la cybersécurité, fournissent des conseils et des orientations au DPI du GC. Le DPI du GC est chargé d’exécuter les décisions relatives à la gestion des risques liés à la cybersécurité au nom du GC et d’ordonner aux administrateurs généraux de mettre en œuvre une ou des interventions propres aux événements de cybersécurité. Ce processus comprend de procéder à une évaluation pour déterminer s’il y a eu une atteinte à la vie privée, de mettre en œuvre des mesures de sécurité et de veiller à ce que les systèmes qui mettent le GC à risque soient déconnectés ou supprimés, lorsque cela est justifiéNote en bas de page 5. Le DPI du GC est appuyé par le dirigeant principal de la sécurité de l’information du gouvernement du Canada (DPSI GC) et le chef du Centre pour la cybersécurité.
Le ministre responsable de l’intervention sera déterminé au cas par cas, en fonction du contexte de l’événement, en s’appuyant sur les recommandations de l’ECE, de l’EHD et du DPI du GC.
Figure 3-1 - version textuelle
La figure 3-1 indique les parties prenantes concernées pour chacun des niveaux d’intervention du GC, comme indiqué dans la figure 2-5. La figure 3-1 ne traite pas explicitement des parties prenantes au niveau 4 (intervention d’urgence ou de crise), car le niveau 4 invoque la gouvernance du PFIU qui ne s’inscrit pas dans le cadre de ce document. Cependant, pour les événements de niveau 4, l’ECE (de niveau 2) et l’EGE (de niveau 3) restent en jeu pour traiter tous les éléments liés aux événements de cybersécurité dans le GC.
- Niveau 1 – Intervention ministérielle
- Intervenants :
- DPI du ministère (ou personne désignée), soutenu par l’agent désigné pour la cybersécurité
- Ministères et organismes
- GRC
- Centre de la cybersécurité
- SCT/BDPI
- Intervenants :
Niveau 2 (et supérieur) – Intervention limitée à l’échelle du GC
L’équipe de coordination des événements (ECE) est établie; elle est composée des intervenants suivants :
- Principaux intervenants :
- DPI du GC (appuyé par le DPSI du GC, le chef adjoint du CCCS, d’autres intervenants du PGEC du GC, s’il y a lieu)
- SCT/BDPI (coprésident)
- Centre de la cybersécurité (coprésident)
- SCT/CSAM
- Intervenants spécialisés :
- BCP/Sécurité et
renseignement - SCRS
- MDN/FAC
- SP
- GRC
- BCP/Sécurité et
- Autres intervenants :
- SPC/DGSRS
- Ministère(s) concerné(s)
- Principaux intervenants :
Niveau 3 (et supérieur) – Intervention globale à l’échelle du GC
L’équipe de la haute direction (EHD) est établie pour fournir un leadership au niveau de la direction (c.-à-d. au niveau du directeur général). L’EHD est composé des mêmes intervenants que l’ECE :
- Principaux intervenants :
- DPI du GC (appuyé par le DPSI du GC, le chef adjoint du CCCS, d’autres intervenants du PGEC du GC, s’il y a lieu)
- SCT/BDPI (coprésident)
- Centre de la cybersécurité (coprésident)
- SCT/CSAM
- Intervenants spécialisés :
- BCP/Sécurité et
renseignement - SCRS
- MDN/FAC
- SP
- GRC
- BCP/Sécurité et
- Autres intervenants :
- SPC/DGSRS
- Ministère(s) concerné(s)
- Principaux intervenants :
En fonction de la taille et de la portée du cyberévénement, les ministères directement touchés par des menaces ou des vulnérabilités précises peuvent également être invités à participer à l’ECE ou à l’EHD. Les ministères concernés seront toujours invités à l’ECE ou à l’EHD s’ils sont confrontés à un incident. La participation sera déterminée par les coprésidents afin d’assurer un fonctionnement optimal des organes de gouvernance.
Les rôles et responsabilités détaillés de chaque intervenant, au sein de l’ECE et de l’EHD, sont résumés dans le Tableau 3-2 et le Tableau 3-3.
| Niveau 2 (et plus) – Équipe de coordination des événements (ECE) |
|
|---|---|
| Composition |
|
| Intervenants de niveau directeur (ou supérieur) des ministères suivants Principaux intervenants des PORS
Mobilisation (en fonction de l’événement)
|
|
| Responsabilités |
Responsabilités |
| Activées par les événements de niveau 2 ou plus du PGEC GC
|
Activées par les événements de niveau 2 ou plus du PGEC GC
|
| Niveau 3 (et plus) – Équipe de la haute direction (EHD) |
|
|---|---|
| Composition |
|
| Intervenants de niveau DG (ou supérieur) des ministères suivants Principaux intervenants des PORS
Mobilisation (en fonction de l’événement)
|
|
| Responsabilités |
Responsabilités |
| Activés par les événements de niveau 3 ou plus du PGEC GC
|
Activés par les événements de niveau 3 ou plus du PGEC GC
|
3.3 Structure de commandement intégrée
Le PGEC GC est axé sur les responsabilités et les pouvoirs liés aux cyberévénements. Les cyberévénements peuvent évoluer en événements non cybernétiques qui dépassent la portée du PGEC GC, comme les atteintes confirmées à la vie privée ou les interruptions de service de TI non liées à la sécurité.
Lorsqu’une telle situation se produit, il est important de procéder au transfert entre les autorités guidées par le PGEC GC et les autorités guidées par le cadre ou processus reconnu approprié afin que le GC puisse réagir aux événements non cybernétiques qui évoluent rapidement et qui exigent un leadership continu par l’intermédiaire d’une approche pangouvernementale coordonnée.
Voir l’Annexe G : Structure de commandement intégrée pour un aperçu d’une structure de commandement intégrée théorique qui peut être établie selon la situation.
4. Établissement de rapports et communication
Figure 4-1 - version textuelle
Il s’agit d’une reproduction de la figure 2-1, avec toutes les flèches en gris, sauf celle qui représente la boîte « Connaissance situationnelle dans l’ensemble du GC » et « Établissement de rapports et communication ». Les boîtes « Connaissance situationnelle dans l’ensemble du GC » et « Établissement de rapports et communication » sont surlignées en bleu et cette image est une représentation visuelle de la phase décrite pour le lecteur dans cette section.
Afin de maintenir une connaissance de la situation à l’échelle du gouvernement, des rapports et une communication continue entre les intervenants doivent être maintenus tout au long du cycle de vie d’un événement afin que chaque intervenant dispose de la même information. Ce processus nécessite de mobiliser des participants supplémentaires des ministères et organismes pour l’EHD et l’ECE et d’établir des flux de communication bidirectionnels pour veiller à ce que les mesures d’atténuation soient coordonnées et consignées afin de minimiser le dédoublement des efforts et de rationaliser les activités d’intervention.
Tel qu’il est énoncé dans l’annexe I : Norme sur le signalement des incidents de sécuritéRéférence R20 de la Directive sur la gestion de la sécurité, il est impératif de mettre en place des pratiques de communication continue, depuis la détection jusqu’à la conclusion des activités post-événement, afin de garantir que les conseils en matière d’atténuation et les mises à jour de l’état d’avancement sont communiqués en temps opportun aux parties touchées et non touchées appropriées.
de plus, on s’attend à ce que les ministères et organismes évitent de faire toute déclaration publique concernant l’attribution sans avoir d’abord consulté les principaux intervenants du PGEC GC comme AMC ou la GRC, selon le cas.
4.1 Structure hiérarchique et communications
La Figure 4-2. Établissement de rapports et communication à l’échelle du gouvernement dans le cadre du PGEC GC résume la manière dont l’établissement des rapports et la communication seront traités à l’échelle du gouvernement.
Figure 4-2 - version textuelle
La figure 4-2 indique les rapports et les communications à l’échelle du gouvernement du PGEC, séparés par les différents niveaux d’intervention du GC décrits dans la figure 2-5. La figure 4-2 ne décrit pas les rapports et les communications à l’échelle du gouvernement au niveau 4 (intervention d’urgence ou de crise) invoqué aux termes du PFIU.
- Niveau 1 – Intervention ministérielle
- Le centre de la cybersécurité est l’agent central de collecte d’information
- Le centre de la cybersécurité échangera de l’information avec les sources suivantes :
- SCT/BDPI
- Équipes ministérielles de la sécurité de la TI
- Autres sources d’information technique
- Le SCT-BDPI recevra de l’information du centre de la cybersécurité
- Niveau 2 – Intervention limitée à l’échelle du GC
- L’équipe de coordination des événements (ECE) est déterminée comme source centrale de rapports et de communication
- L’ECE est composée des agents suivants :
- SCT-BDPI
- SCT/CSAM
- Centre de la cybersécurité
- Intervenants spécialisés du POCS
- Autres intervenants du PGEC
- L’ECE échangera de l’information avec les intervenants suivants :
- Équipes ministérielles de la sécurité de la TI (par l’intermédiaire du centre de la cybersécurité)
- BCP-S et R (par l’intermédiaire du centre de la cybersécurité)
- Autres intervenants du PGEC
- Niveau 3 – Intervention globale à l’échelle du GC
- Deux organes de gouvernance sont déterminés comme sources centrales de rapports et de communication, L’ECE et L’équipe de la haute direction (EHD)
- L’équipe de la haute direction composée des agents suivants :
- SCT-BDPI
- SCT-CSAM
- Centre de la cybersécurité
- Intervenants spécialisés du POCS
- Autres intervenants du PGEC
- L’équipe de la haute direction (par l’intermédiaire du SCT-BDPI) fournira de l’information aux agents désignés pour la cybersécurité (ADCS)
- L’EHD (par l’intermédiaire du SCT-CSAM) échangera de l’information avec les communications ministérielles, le BCP/Communications et le CST/Communications
- L’EHD (par l’intermédiaire du SCT-BDPI)
À l’échelle du gouvernement, les rapports et la communication doivent respecter les lignes directrices qui suivent.
- La division des CSAM du SCT coordonnera l’élaboration de produits de communication et de la voie à suivre conformément à son Cadre de communication en matière de cybersécuritéRéférence R19, en collaboration avec l’équipe de communications du Centre pour la cybersécurité et de l’équipe de CS du BCP (pour tous les événements nécessitant des communications externes ou des messages coordonnés, comme des événements de niveau 3 du PGEC GC ou lorsque cela est justifié par des événements de niveau 2 du PGEC GC).
- Les ministères et organismes concernés élaboreront leurs propres produits de communication à l’intention des intervenants, des clients et du public, conformément au Cadre de communication en matière de cybersécurité de la division des CSAM du SCT. En particulier, l’approbation de la division des CSAM du SCT et de l’équipe de CS du BCP est requise pour les produits de communication liés aux événements de niveau 2 et de niveau 3.
- Le BDPI du SCT coordonnera les messages destinés aux collectivités de DPI, d’ADC et de dirigeants principaux de la sécurité (DPS), et diffusera les mises à jour de la haute direction au besoin.
- Le Centre pour la cybersécurité coordonnera les messages destinés à la collectivité opérationnelle (sécurité des TI) et diffusera des produits d’information technique (bulletin cybernétique, avis, alertes, etc.), y compris des RAPSIT et des états sur le niveau d’intervention du PGEC GC à l’intention des intervenants concernés, au besoin, en collaboration avec le SCT et d’autres partenaires pertinents.
- Le Centre pour la cybersécurité diffusera des RAPSIT auprès du COG et du service de S et R du BCP pendant ou au moment d’envisager le renvoi au niveau 4 du PGEC GC impliquant un PFIU.
Annexe A : Sigles et abréviations
| SMA |
Sous-ministre adjoint |
|---|---|
| AIPRP |
Accès à l’information et protection des renseignements personnels |
| DPI |
Dirigeant principal de l’information |
| DPSI |
Dirigeant principal de la sécurité de l’information |
| Comm. |
Communications |
| CST |
Centre de la sécurité des télécommunications Canada |
| PGEC |
Plan de gestion des événements de cybersécurité |
| SCRS |
Service canadien du renseignement de sécurité |
| DPS |
Dirigeant principal de la sécurité |
| FSI |
Fournisseur de services infonuagiques |
| Centre pour la cybersécurité |
Centre canadien pour la cybersécurité, qui fait partie du Centre de la sécurité des télécommunications |
| DG |
Directeur général |
| CDGGU |
Comité des directeurs généraux sur la gestion des urgences |
| MDN-FAC |
Défense nationale et Forces armées canadiennes |
| ADC |
Agent désigné pour la cybersécurité |
| ECE |
Équipe de coordination des événements |
| EHD |
Équipe de la haute direction |
| PFRC |
Plan fédéral de réponse aux cyberincidents |
| PFIU |
Plan fédéral d’intervention d’urgence |
| FIRST |
Forum des équipes d’intervention et de sécurité en cas d’incident |
| AMC |
Affaires mondiales Canada |
| GC |
Gouvernement du Canada |
| COG |
Centre des opérations du gouvernement |
| OSII |
Organisation de services internes intégrés |
| IdC |
Indicateurs de compromission |
| IP |
Protocole Internet |
| TI |
Technologies de l’information |
| PORS |
Principal organisme responsable de la sécurité |
| FSG |
Fournisseur de services gérés |
| CNC3 |
Centre national de coordination en cybercriminalité, qui fait partie de la GRC |
| DGCN |
Direction générale de la cybersécurité nationale, qui fait partie de Sécurité publique Canada |
| SSN |
Systèmes de sécurité nationale |
| BDPI |
Bureau du dirigeant principal de l’information, qui fait partie du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada |
| BCP |
Bureau du Conseil privé |
| SP |
Sécurité publique Canada |
| GRC |
Gendarmerie royale du Canada |
| DI |
Demande d’intervention |
| S et R |
Sécurité et renseignement |
| CS |
Communications stratégiques |
| CSAM |
Communications stratégiques et affaires ministérielles, qui fait partie du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada |
| PEIEM |
Protocole d’échange d’information sur les événements marquants |
| RAPSIT |
Rapport de situation |
| SPC |
Services partagés Canada |
| DGSCS et SCE de SPC |
Direction générale des services de connectivité et de sécurité et Services de cybersécurité d’entreprise de SPC |
| SCT |
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada |
| TLP |
Traffic Light Protocol, protocole dit des « feux de circulation » |
| TTP |
Tactiques, techniques et procédures |
Annexe B : Références
Annexe C : Rôles et responsabilités détaillés
La présente annexe décrit les rôles et les responsabilités des intervenants du Plan de gestion des événements de cybersécurité du gouvernement du Canada (PGEC GC). Les rôles et responsabilités varieront selon le type d’événement (comme une vulnérabilité, une menace, une compromission ou une atteinte entraînant un incident) et du niveau de priorité, à l’appui et dans le contexte du présent plan.
C-1. Rôles et responsabilités par organisation
| Organisation | Responsabilités |
|---|---|
| Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT) |
Le SCT assure la surveillance et l’orientation stratégiques du processus de gestion des événements de cybersécurité du GCNote en bas de page 6. Il veille à la bonne coordination des événements pour faciliter la prise de décisions et réduire au minimum l’incidence sur le gouvernement et les pertes pour le GC. Dans le cadre du PGEC GC, le dirigeant principal de l’information du Canada (DPI du GC) défend les intérêts de l’ensemble du gouvernement durant les événements de cybersécurité qui touchent, ou peuvent toucher, l’exécution des programmes et la prestation des services. Il aborde des sujets qui comprennent la réponse globale du GC aux événements de cybersécurité et les mesures prises à l’échelle de l’organisation en vue de protéger les systèmes d’information du GC. Cela comprend les responsabilités suivantes :
Le Bureau du dirigeant principal de l’information (BDPI) du SCT appuie le DPI du GC et assume des responsabilités de surveillance stratégique, notamment celles qui suivent.
De plus, les responsabilités du SCT en matière de communications stratégiques, au moyen de sa division des CSAM, comprennent ce qui suit :
|
| Centre canadien pour la cybersécurité (Centre pour la cybersécurité), qui fait partie du Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CST) |
Le Centre pour la cybersécurité fait partie du CST. Dans le cadre du PGEC GC, le Centre pour la cybersécurité est le centre national de coordination du Canada pour la prévention, l’atténuation, la préparation, l’intervention et la reprise en cas d’événement de cybersécuritéNote en bas de page 8 touchant le GC. Dans le cadre du présent plan, le Centre pour la cybersécurité est chargé :
|
| Organisation | Responsabilités |
|---|---|
| Gendarmerie royale du Canada (GRC) |
La GRC est le PORS chargé d’assumer les fonctions liées aux enquêtes criminelles à l’échelle du gouvernementNote en bas de page 9. Le Centre national de coordination en cybercriminalité (CNC3) et la Police fédérale en matière de cybercriminalité sont les principaux intervenants au sein de la GRC qui sont responsables des fonctions d’application de la loi dans le cadre du présent plan, notamment :
|
| Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) |
Le SCRS a pour mandat d’enquêter sur les menaces à la sécurité nationaleNote en bas de page 10, y compris le cyberespionnage, le cybersabotage, le cyberterrorisme et les activités cybernétiques influencées par l’étranger, et de conseiller le GC en conséquence. Dans le cadre du présent plan, le SCRS est responsable de ce qui suit.
|
| Défense nationale et Forces armées canadiennes (MDN-FAC) |
Le MDN-FAC est chargé d’intervenir en cas de cybermenaces, de vulnérabilités ou d’incidents de sécurité visant les systèmes militairesNote en bas de page 11. Dans le cadre du présent plan, le MDN-CAF est responsable de :
|
| Sécurité publique Canada (SP) |
SP, par l’intermédiaire de sa Direction générale de la cybersécurité nationale (DGCN), qui relève du Secteur de la sécurité nationale et de la cybersécurité, dirige et coordonne la politique et la stratégie nationales de cybersécurité du Canada, et fournit des conseils au ministre sur les incidents et les événements de cybersécurité touchant les systèmes gouvernementaux et non gouvernementaux. SP coordonne l’intervention globale en cas d’événements marquants qui pourraient avoir une incidence sur la sécurité et la sûreté des Canadiens et des Canadiennes. Le Centre des opérations du gouvernement (COG), présenté dans le tableau C-1.3, fait partie du Secteur de la gestion des urgences de SP. Dans le cadre du présent plan, la Direction nationale de la cybersécurité de SP est chargée de participer aux équipes de gouvernance du PGEC GC à titre de guide et de conseillère. |
| Affaires mondiales Canada (AMC) |
AMC est responsable de la conduite des relations internationales du Canada, y compris de la collaboration avec ses partenaires et ses alliés pour contrer les cybermenaces internationales. Dans le cadre du présent plan, AMC est responsable :
|
| Organisation | Responsabilités |
|---|---|
| Services partagés Canada (SPC) |
SPC est responsable de la planification, de la conception, de la construction, de l’exploitation et de l’entretien d’une infrastructure de sécurité des TI d’entreprise efficace, réactive et capable de protéger les données et les systèmes du GC dont il est responsableNote en bas de page 12. Cela comprend la gestion d’outils à l’appui de la surveillance des réseaux et des appareils électroniques du ministèreNote en bas de page 13. Dans le cadre du présent plan, SPC est responsable de ce qui suit.
|
| Sécurité publique Canada – Centre des opérations du gouvernement (COG) |
Le COG dirige et appuie la coordination des interventions en réponse à tout type d’événement qui menace les intérêts nationaux. En tout temps, il assure la surveillance, établit des rapports, offre une connaissance de la situation à l’échelle nationale, élabore des évaluations intégrées du risque et de produits d’avertissement, effectue la planification à l’échelle nationale et coordonne une gestion pangouvernementale des interventions. Pendant les périodes d’intervention accrue, le COG bénéficie de l’appui du personnel d’autres organisations. Dans le cadre du présent plan, le COG est responsable de ce qui suit.
|
| Bureau du Conseil privé (BCP) |
Le BCP, participe à la formulation et à la mise en œuvre du programme de politiques du GC et à la coordination de solutions opportunes aux problèmes d’importance nationale, internationale ou intergouvernementale auxquels le GC est confronté. À ce titre, l’équipe de Sécurité et renseignement (S et R) du BCP joue un rôle de premier plan dans la coordination des interventions pangouvernementales en réponse aux urgences sécuritaires nationales. Dans le cadre du présent plan, l’équipe de S et R du BCP est chargée :
De plus, l’équipe des CS du BCP joue un rôle au cours d’incidents cybernétiques marquants, notamment :
|
| Comité des directeurs généraux sur la gestion des urgences (CDGGU) |
Le CDGGU est composé d’institutions fédérales dont les mandats statutaires sont essentiels pour faire progresser un Canada résilient aux catastrophes, ainsi que d’un large éventail d’institutions fédérales dont les mandats de gestion des urgences peuvent être pertinents. Le Comité est chargé de promouvoir une vision pansociétale des enjeux horizontaux en matière de gestion des urgences. Dans le contexte du présent plan, le CDGGU est l’interface du PGEC GC au sein de la structure de gouvernance du PFIU durant les événements de niveau 4, assurant au besoin la liaison avec les comités des sous-ministres adjoints, des sous-ministres et du Cabinet. |
| Ministères et organismes |
Les ministères et organismes jouent un rôle clé dans la gestion des événements de cybersécurité dans l’ensemble du gouvernement, qu’ils soient ou non directement touchés par l’événement. La gouvernance, les procédures et les plans ministériels doivent être élaborés de manière à appuyer les rôles et les responsabilités des ministères concernant la gestion des événements de sécurité et les plans de continuité des activités en place conformément à la Politique sur la sécurité du gouvernementRéférence R10 et aux directives et normes connexes. Dans le cadre du présent plan, les ministères et organismes, sous la direction de l’agent désigné pour la cybersécurité (ADC) et en collaboration avec leur DPI et dirigeant principal de la sécurité (DPS), sont chargés de ce qui suit.
|
| Organisations de services internes intégrés (OSII) |
Une OSII, comme définie dans la Politique sur la sécurité du gouvernementRéférence R10, est un ministère ou un organisme qui fournit des services intégrés internes à d’autres ministères du GC. Les OSII doivent établir des mécanismes afin d’informer leurs bénéficiaires des événements de cybersécurité qui ont une incidence sur leurs systèmes ou leurs données. Il s’agit notamment de fournir aux bénéficiaires les données dont ils ont besoin pour préparer, en temps opportun, des rapports d’incident et des réponses aux DI, ainsi que toute autre preuve numérique requise afin d’appuyer les activités d’atténuation, de reprise et post-événement des ministères. |
| Partenaires externes |
Les ministères et organismes comptent souvent sur divers partenaires externes au GC pour appuyer la prestation des programmes et des services, y compris d’autres ordres de gouvernement et des partenaires universitaires ou scientifiques. Les partenaires externes sont tenus de gérer les événements de cybersécurité et d’en rendre compte conformément aux stipulations des accords respectifs des responsables des services des ministères. |
| Fournisseurs tiers |
Les fournisseurs tiers comprennent des organismes du secteur privé comme les fournisseurs de services infonuagiques (FSI) et les fournisseurs de services gérés (FSG). Alors qu’un FSG est une entreprise qui gère à distance l’infrastructure informatique et les systèmes de l’utilisateur au nom d’un client, un FSI dicte à la fois la technologie et les procédures opérationnelles disponibles pour le consommateur (p. ex. les ministères et organismes). Les fournisseurs tiers sont tenus de gérer les événements de cybersécurité et d’en rendre compte conformément aux stipulations des accords contractuels respectifs prévus par les responsables des services du ministère, dans le cadre de l’approche ministérielle de gestion des risques liés à la chaîne d’approvisionnement. Dans le cadre du présent plan, les fournisseurs tiers sont censés :
|
C-2. Rôles et responsabilités par phase
La présente section décrit les rôles et les responsabilités des intervenants du PGEC GC par phase.
C-2.1. Préparation
| Intervenant | Activités |
|---|---|
| Tous les intervenants du PGEC GC (y compris les ministères et organismes) |
|
| Dirigeant principal de l’information du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada |
|
| Centre pour la cybersécurité |
|
C-2.2. Détection et évaluation
| Intervenant | Activités |
|---|---|
| Tous les intervenants du PGEC GC (y compris les ministères et organismes) |
|
| Centre pour la cybersécurité |
|
| Intervenants spécialisés des PORS |
|
| Ministères et organismes |
|
| OSII (comme SPC) |
|
| Intervenant | Activités |
|---|---|
| Centre pour la cybersécurité |
|
| Dirigeant principal de l’information du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada |
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| OSII (comme SPC) |
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| Ministères et organismes |
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C-2.3. Atténuation et reprise
| Intervenant | Activités |
|---|---|
| Dirigeant principal de l’information du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada |
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| Centre pour la cybersécurité |
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| Intervenants spécialisés des PORS |
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| Sécurité publique Canada – Centre des opérations du gouvernement |
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| Ministères et organismes |
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| OSII (comme SPC) |
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C-2.4. Activités post-événement
| Intervenant | Activités |
|---|---|
| Dirigeant principal de l’information du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada |
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| Centre pour la cybersécurité |
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| OSII (comme SPC) |
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| Sécurité publique Canada – Centre des opérations du gouvernement |
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| Ministères et organismes |
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| Tous les autres intervenants du PGEC GC |
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Annexe D : Procédures d’établissement de rapports
L’annexe D décrit les procédures à suivre pour rendre compte au Centre pour la cybersécurité ou à la GRC. Exemples non exhaustifs de types d’événements qui devraient être signalés :
- la compromission suspectée ou réelle de tout identifiant administratif;
- les activités suspectes sur des appareils ayant été apportés dans des pays étrangers ou ayant été connectés à des réseaux ou à des appareils non fiables (comme une clé USB reçue en cadeau);
- les courriels suspects ou ciblés contenant des liens ou des pièces jointes que les systèmes de contrôle en place n’ont pas détectés;
- une activité du réseau suspecte ou non autorisée qui s’écarte de la norme;
- la violation de données ou la compromission ou corruption de renseignements;
- l’introduction intentionnelle ou accidentelle d’un logiciel malveillant dans un réseau;
- les attaques par déni de service;
- les tentatives réussies de rançongiciel;
- la défiguration ou la compromission de pages Web ou d’une présence en ligne, y compris l’utilisation non autorisée de comptes de médias sociaux du GC;
- les activités qui présentent un risque réel ou suspecté de menace interne.
Dans le cas des incidents de cybersécurité touchant les SSN, il ne faut donner que de l’information générale au moment de communiquer avec le Centre pour la cybersécurité ou le service de police compétent (y compris la GRC ou la police militaire), puis fournir les renseignements détaillés par l’intermédiaire des canaux sécurisés appropriés.
D-1. Renseignements sur les rapports d’incident
Le Tableau D-1 présente les renseignements qui doivent être fournis au moment de signaler un incident au Centre pour la cybersécurité et à la GRC.
Pour assurer l’établissement en temps opportun de rapports exhaustifs, les ministères doivent :
- fournir un rapport initial contenant le plus d’information possible, dès que possible et au plus tard une heure après la détection initiale;
- fournir un rapport détaillé plus complet dans les 24 heures suivant la détection contenant tout le reste de l’information décrite dans le tableau D-1 (dans la mesure du possible).
Lorsque cela est possible, on s’attend à ce que les ministères incluent l’évaluation de l’incidence ministérielle (voir l’annexe E) dans leur rapport détaillé.
| ID | Type | Description |
|---|---|---|
| 1 |
Coordonnées |
Nom, numéro de téléphone, adresse courriel, organisation ou ministère, et rôle |
| 2 |
Type de demande |
Demande d’aide (urgente ou non) ou à titre informatif |
| 3 |
Description/résumé de l’incident |
Décrire le cyberincident en répondant à autant des questions ci-dessous que possible.
|
| 4 |
Renseignements supplémentaires |
Tout autre renseignement, y compris les références, les détails sur le périphérique, les indicateurs comme les adresses URL, les adresses IP, les mesures d’atténuation prises, et autres. |
D-2. Communication avec le Centre pour la cybersécurité
Il faut utiliser les moyens de communication habituels (par courriel ou par téléphone en cas d’urgence) pour communiquer avec le Centre pour la cybersécurité en cas d’incident. En l’absence de moyens de communication habituels, les organisations du GC peuvent utiliser le portail de signalement d’incidents du Centre pour la cybersécurité. Dès réception du courriel, le Centre pour la cybersécurité examinera la demande et y répondra en temps opportun.
D-3. Communication avec la GRC
Pour signaler un incident de cybercriminalité à la GRC, les représentants ministériels doivent communiquer avec le CNC3 à l’adresse NC3Cyber-CyberGNC3@rcmp-grc.gc.ca, ou avec le Centre de coordination des opérations de la GRC (CCOG) par téléphone au 343-547-2730 ou par courriel à l’adresse rocc_ops_ccog@rcmp-grc.gc.ca, et demander à parler à quelqu’un du CNC3.
Dès réception du rapport sur l’incident, la GRC l’examinera et y répondra en temps opportun. Les réponses de la GRC peuvent comprendre un courriel avisant de la réception du rapport, une demande de renseignements supplémentaires ou une demande d’entrevue virtuelle ou en personne.
Annexe E : Évaluation de l’incidence sur le ministère
Cette annexe décrit un processus général pour évaluer l’incidence d’un événement de cybersécurité. Ce processus en deux étapes peut être adopté et utilisé par les ministères besoin pour orienter leur plan d’intervention en cas d’incident.
Étape 1 : Test de préjudice
Quel que soit le type d’événements de cybersécurité (menaces, vulnérabilités ou incidents confirmés), l’évaluation de leur incidence commence par un test de préjudice permettant de mesurer le degré de préjudice qui pourrait vraisemblablement découler d’une compromission.
Étape 2 : Évaluation des risques
Dans le cas de cybermenaces ou de vulnérabilités, il faut déterminer la probabilité d’occurrence d’un préjudice afin d’obtenir une idée précise de l’éventuelle incidence sur un ministère.
E-1. Étape 1 : test de préjudice – pour tous les événements de cybersécurité
Le test de préjudice, qui s’effectue d’après le Tableau E-1, repose sur la gravité et l’étendue du préjudice qui pourrait vraisemblablement survenir.
Gravité
Les niveaux de gravité peuvent être caractérisés comme suit.
- Limité : un événement qui, s’il survenait, causerait un préjudice limité.
- Grave : un événement qui, s’il survenait, causerait un préjudice grave.
- Considérable : un événement qui, s’il survenait, causerait un préjudice considérable.
La gravité du préjudice se rapporte au niveau de dommage ou de perte pour les types de préjudice suivants :
- nuisible à la santé et à la sécurité des personnes;
- pertes financières ou difficultés économiques;
- répercussions sur les programmes et services publics;
- menace pour l’ordre public ou pour la souveraineté nationale;
- nuisible à la réputation ou aux relations;
- portant préjudice à la nation ou à la sécurité nationale.
D’autres facteurs propres à un mandat ou à un contexte opérationnel d’un ministère ou d’un organisme peuvent également être pris en considération, ainsi que la catégorisation de sécurité du système d’information comme défini par l’annexe J : Norme sur la catégorisation de sécurité de la Directive sur la gestion de la sécuritéRéférence R21.
Étendue
L’étendue du préjudice réfère au nombre de personnes, d’organisations, d’installations ou de systèmes touchés, à la région géographique concernée (p. ex. préjudice localisé ou répandu) ou encore à la durée du préjudice (p. ex. court ou long terme). L’étendue peut être caractérisée comme suit.
- Grande : le préjudice est répandu, est national ou international, s’étale à plusieurs pays ou juridictions, affecte d’importants programmes ou secteurs publics.
- Moyenne : le préjudice concerne une administration, un secteur d’activité, un programme public, un groupe ou une collectivité.
- Faible : le préjudice concerne un particulier, une petite entreprise.
| Étendue | ||||
|---|---|---|---|---|
| Faible | Moyenne | Grande | ||
| Gravité | Considérable | Moyenne | Élevée | Très élevée |
| Grave | Faible | Moyenne | Élevée | |
| Limitée | Faible | Faible | Moyenne | |
| Résultat | Niveau d’incidence sur le ministère | |||
Le Tableau E-2 permet d’analyser les conséquences possibles d’une compromission et de valider les résultats du test de préjudice initial. Une fois confirmée, cette valeur peut être inscrite dans le rapport d’incident et soumise au Centre pour la cybersécurité.
| Incidence | Conséquences d’une compromission |
|---|---|
| Très élevée |
|
| Élevée |
|
| Moyenne |
|
| Faible |
|
E-2. Étape 2 : évaluation des risques – seulement pour des cybermenaces ou vulnérabilités
À la différence des incidents de sécurité, dont le préjudice a été constaté, les autres cyberévénements que sont les cybermenaces et les vulnérabilités représentent un préjudice qui est encore à l’état de potentialité. Pour établir avec précision le niveau de l’incidence potentielle, il faut procéder à une évaluation du risque (à l’aide du Tableau E-3) afin de déterminer la probabilité que le préjudice se produise. En se fondant sur les résultats du test de préjudice réalisé à l’étape 1, on détermine le niveau de l’incidence sur le ministère, après correction du risque, en fonction de facteurs tels que des indicateurs (probabilité de compromission), l’exploitabilité, l’exposition des systèmes d’information touchés et la mise en œuvre de mesures compensatoires.
| Exposition | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Faible | Moyenne | Élevée | Très élevée | ||
|
|
|
|
||
| Niveau d’incidence (selon le test de préjudice de l’étape 1) | Très élevée | Élevée | Élevée | Élevée | Très élevée |
| Élevée | Moyenne | Moyenne | Élevée | Élevée | |
| Moyenne | Faible | Moyenne | Moyenne | Moyenne | |
| Faible | Faible | Faible | Faible | Faible | |
| Résultat | Niveau d’incidence sur le ministère, après correction du risque | ||||
Ce niveau d’incidence sur le ministère, après correction du risque, doit être signalé au Centre pour la cybersécurité (sur demande dans une DI) pour diffusion à l’échelle du GC.
Les cybermenaces ou les vulnérabilités doivent être considérées comme des incidents de cybersécurité dès la constatation du préjudice. Lorsqu’un préjudice passe de l’état de potentialité à celui de réalité, le test de préjudice évoqué précédemment devra faire l’objet d’une réévaluation, et ses résultats communiqués de nouveau au Centre pour la cybersécurité, qui devra déterminer s’il y a lieu d’intervenir autrement ou de s’en référer à l’autorité supérieure.
Annexe F : Procédures de renvoi à un niveau supérieur ou inférieur
F-1. Procédures de renvoi à un niveau supérieur
Le tableau F-1 décrit les activités liées aux procédures de renvoi à un niveau supérieur du PGEC GC.
| Procédures de renvoi à un niveau supérieur | Activités |
|---|---|
| Événement passant du niveau 1 au niveau 2 du PGEC GC |
|
| Événement passant du niveau 2 au niveau 3 du PGEC GC |
|
| Événement passant du niveau 3 au niveau 4 du PGEC GC |
|
F-2. Procédures de renvoi à un niveau inférieur
Les niveaux d’intervention du GC peuvent être réduits à mesure qu’un cyberévénement se déroule. Plusieurs facteurs de renvoi à un niveau inférieur doivent être pris en compte, par exemple, si un incident est jugé suffisamment contenu, moins grave qu’initialement déterminé, si la menace est réduite, ou si la vulnérabilité est atténuée. Le tableau F-2 décrit les activités liées aux procédures de renvoi à un niveau inférieur du PGEC GC.
| Procédures de renvoi à un niveau inférieur | Activités |
|---|---|
| Événement passant du niveau 4 au niveau 3 du PGEC GC |
|
| Événement passant du niveau 3 au niveau 2 du PGEC GC |
|
| Événement passant du niveau 2 au niveau 1 du PGEC GC |
|
Annexe G : Structure de commandement intégrée
G-1. Aperçu
Pour tout type d’événement nécessitant une intervention organisationnelle, le leadership joue un rôle essentiel pour veiller à ce que les mesures d’intervention soient appropriées, efficaces, opportunes et communiquées aux intervenants concernés. Tel qu’il est indiqué dans la section 3.3, bien que le PGEC GC soit axé sur les pouvoirs et les responsabilités en matière de gestion des cyberévénements, ces derniers peuvent devenir des événements non cybernétiques qui dépassent la portée du PGEC GC, comme les atteintes confirmées à la vie privée ou les interruptions de service de TI non liées à la sécurité.
Comme l’illustre la figure G-1, pour assurer un leadership continu lorsque les événements sont considérés comme des événements non cybernétiques, une structure de commandement intégrée théorique est proposée. La mise en place d’une structure de commandement intégrée permettra au GC de définir le transfert à partir du PGEC GC vers le cadre ou le processus reconnu approprié, afin de réagir aux événements qui évoluent rapidement et qui exigent une coordination à l’échelle du GC.
La structure de commandement intégrée souligne le rôle de commandant de l’événement, qui est désigné en fonction de la nature de l’événement non cybernétique. Elle comprend également des rôles de soutien visant à faciliter la mise en place d’une approche globale de gestion des événements non cybernétiques ayant une incidence sur le GC.
Pour certains événements, il peut arriver que le commandement d’événement soit transféré de multiples fois, à mesure que la situation évolue.
Figure G-1 - Version textuelle
Le commandant de l’événement se trouve au sommet de la structure de commandement.
Le commandant de l’événement est déterminé en fonction de la catégorie d’événement.
La rotation des commandants de l’événement peut s’avérer nécessaire en fonction de l’évolution de l’événement en question.
Les artefacts de soutien sont les suivants :
- Plan de gestion des événements de cybersécurité du gouvernement du Canada (PGEC GC);
- Plan fédéral de réponse aux cyberincidents (PFRC)
- Plan fédéral d’intervention d’urgence (PFIU)
- Communications
- Plans logistiques
- Documents administratifs et financiers
- Plans ministériels
Les fonctions de soutien sont les suivantes :
- Cybersécurité
- Technologie de l’information
- Protection de la vie privée
- Sécurité intégrée
- Services juridiques
- Communications
- Ressources humaines
G-2. Rôles et responsabilités
Le tableau suivant décrit les responsabilités du commandant de l’événement.
| Responsabilité | Description |
|---|---|
| Leadership |
|
| Coordination |
|
| Décisions d’ordre tactique |
|
| Séances d’information |
|
Sous la direction du commandant de l’événement, les fonctions de soutien appropriées seraient responsables des mesures qui suivent.
- Enquêter sur les causes premières de tout incident.
- Effectuer les analyses judiciaires ou toute autre analyse requise.
- Recueillir l’information requise pour prendre des décisions.
- Transmettre l’information essentielle au commandant d’événement.
- Contribuer aux rapports d’incident initiaux et aux rapports d’événement détaillés en raison de leurs domaines d’expertise et de leur connaissance de la situation.Référence R22
- Assister aux réunions de coordination des événements ou des comités à titre d’experts pour appuyer le commandant de l’événement au besoin.