Astrid Hepner crée des possibilités pour la prochaine génération de musiciens d’Hamilton tout en appuyant la scène musicale dynamique de la ville.

#ImmigrationÇaCompte à Hamilton, en Ontario

Astrid Hepner crée des possibilités pour la prochaine génération de musiciens d’Hamilton tout en appuyant la scène musicale dynamique de la ville.

Faire vibrer une corde sensible dans la communauté

Astrid Hepner avec son saxophone.

Née en Allemagne, Astrid s’est installée à New York dans les années 1990, jouant du saxophone et travaillant dans le secteur de l’enregistrement musical de la ville pour diverses compagnies, dont le célèbre label de jazz Blue Note Records. En 2005, elle a immigré au Canada, où elle s’est établie à Hamilton avec sa fille et son époux Darcy, qui enseigne la musique au Collège Mohawk.

« Lorsque je suis arrivée à Hamilton, j’ai été impressionnée par la richesse de la scène musicale, et en tant que nouvelle venue ici, je voulais y contribuer et en faire partie », dit Astrid. Depuis, elle a travaillé à l’expansion et au renforcement de l’industrie de la musique à Hamilton. En 2008, Astrid a fondé le Hamilton Music Collective et l’a ensuite utilisé pour créer le programme An Instrument for Every Child (AIFEC).

L’AIFEC prête des instruments et offre des cours de musique gratuits aux élèves du primaire qui n’en ont pas les moyens. Depuis le lancement du programme, quelque 5 000 élèves de 14 écoles d’Hamilton y ont participé et leur nombre ne cesse de croître.

Bob Miller, un cadre supérieur d’une entreprise sidérurgique à la retraite qui préside le conseil d’administration du Hamilton Music Collective, affirme que les retombées du projet vont au-delà de la simple exposition des enfants à la musique.

« Les gens d’ici connaissent vraiment le programme quand vous le mentionnez. Je pense que c’est parce qu’il ne touche pas seulement un enfant qui veut devenir musicien, il touche la personne toute entière et, de ce fait, toute la communauté. J’appelle ça « l’effet Astrid ».

L’AIFEC fait suite à d’autres projets qu’Astrid a mis en place à Hamilton. En 2005, elle a participé à la création de Portraits of Sound, une exposition de photos mettant en vedette divers musiciens d’Hamilton, du chef d’orchestre Boris Brott aux chanteurs Jackie Washington et Ian Thomas, en passant par le groupe punk rock Teenage Head.

Plus tard, avec l’aide du Hamilton Music Collective, Astrid a mis sur pied un programme de concerts de musique dans les écoles primaires du centre-ville d’Hamilton, avec ce qu’elle appelle un « zoo d’instruments pour enfants », où ces derniers pouvaient tenir et essayer divers instruments. C’est à partir de cette initiative que l’AIFEC a vu le jour.

Jane Allison, une ancienne responsable des partenariats communautaires pour le journal The Hamilton Spectator, a appuyé les divers projets d’Astrid. Elle croit que le leadership de la musicienne dans ces initiatives lui vient de son origine immigrante.

« Je pense qu’Astrid est une combinaison des endroits où elle a vécu et que, grâce à cela, elle comprend bien en quoi la culture peut aider à bâtir une communauté solide. De plus, elle a un cœur immense et peut relier la musique, l’art et la communauté, tout en travaillant dans un conseil d’administration et avec des organisations. »

Pour sa part, Astrid croit que les bienfaits des projets ont été dans les deux sens.

« Je pense que la musique peut être un excellent moyen de procurer de la joie à ces enfants, et j’espère que mon travail a aidé la ville d’Hamilton. Mais en retour, ces programmes m’ont aussi aidée à me forger une identité », dit-elle.

« En tant que nouvelle immigrante au Canada, je n’avais pas un fort sentiment d’appartenance jusqu’à ce que je parvienne à me rapprocher de ma communauté par la musique. »

Profil d’immigration : Hamilton, Ontario (région métropolitaine de recensement)

Faits en bref

  • Les immigrants d’Hamilton représentent près du quart (24 %) de la population.
  • Le Royaume-Uni est le plus important pays source d’immigrants à Hamilton, suivi de l’Italie et de l’Inde.
  • Entre 1980 et 2016, plus de 4 immigrants sur 10 (42 %) à Hamilton étaient des immigrants économiques, alors que moins du tiers (31 %) étaient parrainés par des membres de leur famille et 26 % étaient des réfugiés.

Le saviez-vous?

  • Hamilton compte la troisième plus forte population d’immigrants en Ontario, après Toronto et Ottawa.

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