#ImmigrationÇaCompte à Whitehorse, au Yukon – Doter les jeunes d’aptitudes de vie, de compétences linguistiques et de techniques de survie en milieu sauvage

Doter les jeunes d’aptitudes de vie, de compétences linguistiques et de techniques de survie en milieu sauvage

13 mai 2021

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Raphaëlle et Fabien

À la fin de mars, dans la majeure partie du Canada, les gens célèbrent la hausse des températures. Mais à Whitehorse, au Yukon, les bulletins météorologiques annoncent souvent des températures bien inférieures à zéro la nuit. Pourtant, loin de se laisser décourager, Raphaëlle Couratin est dans son élément. C’est à cette période qu’elle part en expédition de ski de plusieurs jours, pendant la semaine de relâche, afin de transmettre son amour du milieu sauvage du Nord tant à la population locale qu’aux touristes.

Originaire de France, Raphaëlle a immigré au Canada en 2016 avec son compagnon, Fabien Cayer-Barrioz. Ayant grandi dans les Alpes françaises, elle se sent parfaitement chez elle à Fish Lake, une collectivité hors réseau située dans les montagnes, près de Whitehorse.

« Nous souhaitions vivre dans une région où les hivers seraient plus longs qu’en France, avec de la neige, du froid et des pistes de ski peu fréquentées pour courir avec nos chiens », explique-t-elle. « Nous adorons être tellement au Nord que nous pouvons voir les aurores boréales. »

Bien qu’elle ne se soit installée dans la région de Whitehorse qu’en 2016, Raphaëlle est déjà une ambassadrice de la langue française dans sa communauté. Elle enseigne le français langue seconde à l’école Montessori du Yukon, est monitrice de ski bénévole et dirige Yu’Ski Expeditions – une entreprise qu’elle a fondée avec Fabien – qui offre des expéditions de ski pour les jeunes, lors desquelles le matériel est transporté par des chiens de traîneau. Elle a récemment élargi les activités de l’entreprise en y ajoutant le programme Yu’Speak French, qui combine camps de plein air et immersion en français.

Dominic Bradford, directeur de l’école Montessori du Yukon et employeur de Raphaëlle, affirme ceci : « Nous avons découvert en Raphaëlle un véritable trésor. En tant qu’enseignante, elle fait preuve d’une grande créativité pour faire face aux défis à la volée. Et maintenant, elle exploite un excellent créneau, en offrant aux enfants des expériences de plein air dans un environnement français. Elle représente une véritable réussite au Yukon. »

Raphaëlle a visité le Canada pour la première fois à l’âge de 13 ans avec sa famille, qui avait alors passé un certain temps au Québec. Elle est revenue dans la trentaine, en 2014, avec Fabien, pour former des chiens de traîneau à Whitehorse pour un participant à la course Yukon Quest. Ils sont tombés sous le charme de la région, et savaient qu’ils y reviendraient.

Lorsque les écoles ont fermé en raison de la pandémie mondiale de COVID-19, Raphaëlle est venue en aide aux parents qui travaillaient. Elle a commencé à offrir des camps d’immersion en français de jour et de nuit à Yu’Ski. Les parents stressés ont pu se concentrer à nouveau sur leur travail tandis que Raphaëlle s’occupait de faire pratiquer le français aux enfants et de leur faire passer beaucoup de temps à l’extérieur.

Guillaume Nielsen, titulaire d’une chaire de recherche industrielle au Centre de recherche de l’Université du Yukon, connaît Raphaëlle depuis son arrivée à Fish Lake et a envoyé ses enfants à Yu’Ski pendant la période de fermeture des écoles liée à la COVID-19.

« Elle enseigne aux enfants des techniques utiles de survie en milieu sauvage, la débrouillardise et la confiance dans la nature, et se sert de la nature comme outil pour les aider à améliorer leur bien-être. »

Il apprécie particulièrement son esprit communautaire. « Quand on vit à un endroit comme Fish Lake ou Whitehorse – ou n’importe où au Yukon, en fait – on a toujours besoin de l’aide des autres », dit-il. « Que ce soit en raison d’une tempête de neige, d’un froid extrême ou d’une réparation d’urgence, c’est un endroit où on compte sur sa communauté, et Raphaëlle est toujours disposée à prêter main-forte. »

Profil d’immigration : Whitehorse, Yukon

Faits en bref

Le saviez-vous?

  • Après le Québec et le Nouveau-Brunswick, le Yukon se situe au troisième rang des provinces et territoires les plus bilingues du Canada. Les francophones représentent 14 % de la population du Yukon.

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