#ImmigrationÇaCompte à
Whitehorse, au Yukon

Le parcours d’Olivier de Colombel l’a mené au Yukon. La seule école élémentaire française de Whitehorse compte maintenant un professeur de musique et un bénévole dévoué.

La scène musicale fleurit à Whitehorse

Olivier de Colombel se produit à Whitehorse

La première rencontre d’Olivier de Colombel avec le Nord canadien s’est faite par l’intermédiaire de photographies. Au cours d’une randonnée à vélo en dehors du pays, il a fait la connaissance d’un résident du Yukon qui lui a montré des photos de vastes étendues vierges du territoire où il habite. Olivier s’est alors promis qu’un jour, il visiterait cet endroit. Et il a tenu parole; en 2013, il y a passé 6 semaines, et ce séjour a confirmé sa décision d’y déménager.

En 2014, Olivier est retourné à Whitehorse, mais cette fois-ci avec un permis de travail. Ce Parisien, musicien et saxophoniste de formation classique, s’est propulsé sur la scène musicale de Whitehorse. Il s’est également joint à l’Association franco-yukonnaise (AFY) et travaillait dans le domaine des communications. « L’AFY m’a aidé à m’intégrer très rapidement dans la collectivité », révèle-t-il.

Aujourd’hui, il écrit des articles dans le journal francophone du Yukon, L'Aurore Boréale, enseigne le français aux adultes et donne des cours et des ateliers de musique aux élèves de l’École Émilie-Tremblay, la seule école primaire de langue française du Yukon. Il a épousé une femme qu’il a rencontrée vers la fin de son voyage de 2013, et il travaille pour obtenir sa certification canadienne en musicothérapie, un domaine dans lequel il a travaillé en France et qui lui permettait d’aider des enfants handicapés.

« Mais surtout, parce qu’il est bilingue, et que je suis bilingue, il m’a aidé à apprendre 3 langues à la fois : l’anglais, le français et la musique. »
– Riley Heal

Riley Heal, un élève de 14 ans de l’École Émilie-Tremblay, a décidé d’apprendre le saxophone il y a environ un an, après avoir rencontré Olivier. Sa mère, Shari Heal, dit que, grâce à son professeur de musique, Riley a déjà les compétences et la confiance nécessaires pour improviser sur scène.

Riley aime le sens de l’humour d’Olivier. « Mais surtout, parce qu’il est bilingue, et que je suis bilingue, il m’a aidé à apprendre 3 langues à la fois : l’anglais, le français et la musique. »

Apprendre du meilleur

Le fils de Shari Heal, Riley apprend à jouer du saxophone avec l’immigrant français Olivier de Colombel. Jusqu’à présent, le souvenir qu’elle chérit le plus, c’est ce moment partagé entre son fils et son professeur dans les coulisses avant une représentation.

« Ils avaient tous deux leur saxophone à la main et ont commencé spontanément à tenir une “conversation” improvisée de saxophone, se remémore-t-elle. C’était si incroyable de les entendre communiquer avec leur instrument, à tour de rôle, chacun construisant sur ce que l’autre avait joué. J’ai l’impression qu’Olivier a permis à Riley de saisir l’âme de son instrument. »

Olivier a également travaillé dans la collectivité à titre de bénévole. Il a dirigé une formation musicale et a créé une vision pour Onde de choc, une performance artistique multidisciplinaire unique, et il a enseigné aux jeunes une formation musicale des Jeux du Canada en 2014. En septembre 2017, il a commencé à s’investir dans un autre projet communautaire, soit dans la création d’une école de musique. L’école de musique Heart School of Music, fondée en septembre 2017, propose des cours de théorie musicale, d’éducation de l’oreille et de musique d’ensemble aux enfants et aux adultes, tant de niveau amateur que professionnel.

Virginie Hamel, directrice artistique et culturelle de l’AFY, est reconnaissante du leadership d’Olivier. « Il a inspiré des artistes d’ici à essayer différents styles musicaux et tient à aider ceux qui veulent aller plus loin, explique-t-elle. Il a le génie de présenter de nouvelles façons de voir les choses sans les imposer et a toujours vu un potentiel énorme en les gens de la collectivité du Yukon. »

« Grâce à Olivier, Whitehorse a les compétences et l’expertise dont elle a tant besoin, a-t-elle tenu à ajouter. Aussi loin dans le Nord, il n’est pas toujours facile de trouver des francophones qui sont également des professeurs de musique qualifiés. Des spécialistes comme Olivier permettent aux jeunes du Nord de bénéficier des mêmes possibilités d’apprentissage que les jeunes des autres régions du Canada. »

Profil d’immigration : Whitehorse, Yukon

Faits en bref

  • Environ 13 % de la population de Whitehorse sont des immigrants.
  • La majorité d’entre eux proviennent des Philippines; ensuite, il y a les États-Unis et le Royaume-Uni.
  • Plus de la moitié, soit 65 %, des immigrants qui se sont établis à Whitehorse entre 1980 et 2016 appartiennent à la catégorie de l’immigration économique; 31 % sont parrainés par leur famille, et 4"% sont des réfugiés.

Le saviez-vous?

  • Lorsque de l’or a été découvert au Yukon en 1897, bon nombre de gens qui se sont précipités là-bas pour faire fortune étaient des Américains. Bien que la plupart n’aient pas fait fortune, on pouvait gagner sa vie dans le Nord et y déménager avec sa famille.
  • Après le Québec et le Nouveau-Brunswick, le Yukon occupe le 3e rang des provinces ou territoires les plus bilingues du Canada. Les francophones représentent 14 % de la population du Yukon.

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