Allocution prononcée par l’honorable Sean Fraser, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté : Annonce au sujet de services de santé mentale qui aideront les jeunes nouveaux arrivants

Discours

Toronto (Ontario)

Le 20 juin 2022

Tel que prononcé

Bonjour tout le monde. C’est un réel plaisir que d’être ici aujourd’hui avec Jeunesse, J’écoute.

Certains d’entre vous le savent peut-être, nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale des réfugiés. Il y a plus de 100 millions de personnes déplacées dans le monde, il n’a donc jamais été aussi important de maintenir la fière et longue tradition du Canada, qui consiste à accueillir et à réinstaller des personnes parmi les plus vulnérables au monde. La semaine dernière seulement, en fait, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a signalé le leadership du Canada au chapitre de la réinstallation à l’échelle mondiale. En 2020, vous savez, même si la plupart des pays ont retiré leurs programmes de réinstallation des réfugiés, le Canada a poursuivi ses efforts et, malgré des circonstances extrêmement difficiles, nous avons réinstallé plus du tiers du nombre total de réfugiés de la planète. Il y a de quoi être incroyablement fiers – rendre les Canadiens extrêmement fiers. J’estime toutefois important de ne pas oublier que, lorsque nous réinstallons des réfugiés, nous ne le faisons pas uniquement par altruisme, mais aussi dans notre propre intérêt et par obligation morale.

Les réfugiés que j’ai rencontrés débarquent dans nos collectivités avec bien plus que leurs valises, et ils contribuent à la vie des collectivités que nous habitons depuis très longtemps. Vous savez, nous allons continuer de travailler fort pour faire venir des personnes vulnérables au Canada de la façon la plus rapide et la plus sécuritaire possible et, surtout, de leur apporter le soutien dont ils ont besoin. Par exemple, je suis fier du fait que nous avons accueilli plus de 16 000 Afghans depuis l’année dernière et je veux féliciter les nombreuses personnes et les multiples partenaires qui nous ont aidés à rendre cela possible. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli jusqu’à maintenant et nous demeurons déterminés à faire plus.

Cependant, faire venir des personnes au Canada ne représente qu’une partie de l’équation. Comme susmentionné, il importe de leur fournir les moyens de réussir une fois qu’ils sont ici, ainsi que le soutien nécessaire après leur arrivée. C’est particulièrement important pour les jeunes. Vous savez, j’ai eu cette occasion il y a quelques mois, lorsque nous avons souhaité la bienvenue aux 10 000 réfugiés afghans arrivés après l’évacuation de Kaboul. Au cours des quelque 11 semaines qui se sont écoulées depuis, nous en avons accueilli plus ou moins 6 000 autres. Mais, en tant que père de jeunes enfants, une de six ans et l’autre de onze mois, j’ai été frappé et secoué de voir le nombre d’enfants du même âge que les miens sortir de l’avion. Certains de ces très jeunes enfants oublieront peut-être totalement ce qu’était la vie en Afghanistan et n’auront peut-être jamais le souvenir de la chute de Kaboul, contrairement à d’autres dont l’expérience de vie sera forgée par les souvenirs qu’ils conservent certainement des derniers mois de leur vie, lesquels sont beaucoup plus pénibles que ce que de nombreux Canadiens connaîtront ou comprendront jamais.

Vous savez, certaines personnes que je rencontre, lorsque je parle aux parents de ces enfants, expriment les difficultés de leurs enfants, la terreur d’être forcés de tout laisser derrière et de recommencer à neuf à l’autre bout du monde, pour se libérer de la persécution, de la violence, et peut-être de la mort. Et la gratitude, même à un jeune âge, que certains enfants m’ont témoignée pour la chance qui leur est donnée de se refaire une vie au Canada, me rend extrêmement fier d’être Canadien. Et je crois que nous méritons tous notre part de cette fierté nationale.

Vous savez, dans le cadre du mandat de ministre que j’assume maintenant depuis plusieurs mois, j’ai rencontré des enfants très résilients qui sont arrivés au Canada depuis des zones de conflit et qui s’ajustent à la vie de leur terre d’accueil. Lorsque je les vois prendre des leçons de patinage avec ma fille, que j’ai la chance de jouer au soccer avec eux, et qu’ils ont le loisir d’être ce qu’ils sont – des enfants –, je sais que nous sommes sur la bonne voie. Tout cela est toutefois plus naturel pour certains que pour d’autres. Vous savez, ça m’a rappelé ce phénomène qui s’est déroulé il y a quelques semaines à peine, lorsque j’ai pris part – c’était le troisième vol nolisé arrivant au Canada avec des enfants ukrainiens, je devrais parler de vol nolisé à charte fédérale, puisque nous devons de vives félicitations à Terre Neuve qui nous a tous devancés en voulant faire sa part. D’autres provinces suivent maintenant son exemple.

À l’arrivée de ces jeunes, vous savez, on constate qu’ils auront besoin d’un soutien particulier, ce qui m’amène à l’annonce importante que je veux faire aujourd’hui. Je suis très fier de participer à un véritable partenariat et, grâce au financement du gouvernement du Canada, Jeunesse, J’écoute a commencé à offrir des services en dari, en pashto, en ukrainien et en russe, dans le but de répondre aux besoins urgents des personnes qui fuient l’Afghanistan et l’Ukraine. Je suis ravi d’annoncer que grâce à un financement, Jeunesse, J’écoute a commencé à offrir des services en dari, en pashto, en ukrainien et en russe afin de répondre aux besoins urgents des personnes qui fuient les conflits en Afghanistan et Ukraine.

Nous le savons tous, Jeunesse, J’écoute offre aux jeunes de tout le Canada des ressources gratuites et confidentielles en santé mentale, jour et nuit, et le financement susmentionné s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet prometteur de deux millions de dollars réalisé en partenariat par le gouvernement fédéral et Jeunesse, J’écoute, dans le but de continuer d’élargir ses services linguistiques et d’offrir des consultations dans 100 langues différentes d’ici 2025, en ayant recours à des interprètes. C’est un projet fascinant. Si on repense à ce que j’ai dit au tout début, à savoir que l’immigration et la réinstallation des réfugiés font partie de nous, nous devons aider les gens de la manière dont nous aimerions être aidés. De voir le genre de services que vous offrez est tout simplement phénoménal, et je tiens à vous féliciter personnellement, en mon nom et au nom du gouvernement du Canada, de ce que vous faites. Votre contribution améliorera grandement la qualité de vie que connaissent bon nombre de jeunes enfants à leur arrivée.

Le financement fait partie d’une entente qui verse 2 millions de dollars pour permettre à l’organisme Jeunesse, J’écoute de (inaudible) graduellement le nombre de langues dans lequel il offre ses services professionnels de consultation téléphonique par l’entremise d’un interprète à 100 d’ici à 2025. Ce projet incroyable est réellement le fruit des années de travail passionné de Jeunesse, J’écoute. J’ai eu la chance, et j’en parle peut-être pour que Kathy souligne plus tard le travail d’un des membres du personnel qui a lancé cette idée, un réel trésor d’innovation et de créativité dont je crois que l’organisme Jeunesse, J’écoute devrait également être extrêmement fier. Je suis tellement heureux de contribuer un tant soit peu, pour le gouvernement, à cet important projet qui éliminera les obstacles auxquels se butent des jeunes vulnérables issus des populations de nouveaux arrivants en quête de services essentiels de santé mentale. Notre gouvernement est très fier, et avec Jeunesse, J’écoute et plus de 500 fournisseurs de services de tout le Canada que nous finançons, il continuera de travailler à l’offre des services de réinstallation des résidents permanents, y compris des réfugiés réinstallés. Il s’agit, entre autres, du soutien à domicile, de l’aide au revenu, de l’aide à la recherche d’emploi et, dans bien des cas, de la garde d’enfants, ou encore de tout simplement enseigner aux gens à s’intégrer à leurs collectivités en les inscrivant aux leçons de patinage que j’ai mentionnées plus tôt ou en les familiarisant avec le circuit d’autobus.

Aujourd’hui, tandis que des enfants fuyant la guerre et les conflits trouvent un refuge sécuritaire au Canada, nous veillerons à ce qu’ils aient accès à des services de consultation dans leur langue. Ce projet contribuera à éliminer les obstacles auxquels sont confrontés les jeunes vulnérables appartenant à des populations de nouveaux arrivants qui souhaitent obtenir des services de santé mentale. Nous allons continuer de travailler jour et nuit avec tous nos partenaires, y compris Jeunesse, J’écoute, pour garantir le succès de ces enfants nouvellement arrivés au Canada. Il est extraordinaire de voir l’influence que ces programmes auront dans leur vie, ainsi que la façon dont les collectivités du pays continuent de les accueillir à bras ouverts et entendent veiller à ce qu’ils arrivent ici et s’épanouissent.

Une fois de plus, je tiens à vous remercier et, si vous me permettez, je mettrai mes notes de côté pour conclure. Les mesures que nous mettons en place pour aider les gens après leur arrivée portent leurs fruits. Nous avons tellement d’occasions de faire des investissements qui, si on en examine les retombées économiques à long terme, seront plus que rentables. C’est une décision d’accueillir des gens dans son pays sans leur fournir de services de réinstallation adéquats. Si nous choisissons de ne pas le faire, nous devrions y voir un choix. En consentant cet investissement dans le cadre du projet de deux millions de dollars, nous veillerons à ce que les enfants éprouvant des besoins en santé mentale obtiennent des services dans leur langue dès un très jeune âge. Ces investissements seront payants pendant des décennies, puisque les gens continueront de vivre et de prospérer ici, au Canada. Je suis tellement content d’être ici avec vous aujourd’hui. Je vous souhaite à tous une bonne Journée mondiale des réfugiés. Je suis très ravi de prendre part à l’événement important d’aujourd’hui. Je vous remercie de m’avoir invité.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :