ARCHIVÉ – Discours – Notes en vue d’une allocution de l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme

À la Canadian Chambre de commerce de Hong Kong
Hong Kong, Chine, le 13 septembre 2010

Tel que prononcé

Merci beaucoup de cette magnifique occasion de nous rencontrer de nouveau. J’ai eu la chance de m’entretenir avec les membres de la Chambre de commerce du Canada de Hong Kong en 2007, quand je suis venu ici en qualité de secrétaire d’État au Multiculturalisme et à l’Identité canadienne. Le but de ma visite à ce moment-là était de comprendre la responsabilité civique et la participation civique des 200 000 Canadiens qui vivent à Hong Kong. Et je suis ravi de revenir ici, juste après le premier ministre Harper. Je me suis entretenu avec lui à son retour d’Asie et de Hong Kong l’année dernière, et il se rappelait tout particulièrement l’accueil chaleureux que vous lui avez tous réservé. 

Comme vous le savez, le Canada a conservé la tradition d’être un pays ouvert qui fait de la place aux différences et qui croit que l’immigration alimente notre prospérité future. C’est pourquoi nous avons été l’un des rares pays développés, durant la récession économique mondiale des dernières années, à conserver, et même à accroître légèrement, des niveaux d’immigration historiques élevés, équivalant à environ 0,8 % de notre population, tandis que l’Australie, les États-Unis et d’autres réduisaient les leurs. 

Cela est le reflet d’un consensus politique unique au Canada qui transcende de façon générale les divisions politiques, idéologiques et géographiques. C’est un consensus en faveur de l’immigration. Parmi les grandes démocraties, seul le Canada n’a pas de formation politique qui exprime une opposition à l’immigration. Et c’est une des caractéristiques qui font de nous un pays unique. 

Et l’un des endroits qui a été fondamental dans le projet de renforcement de la prospérité grâce aux talents des nouveaux arrivants, c’est bien entendu Hong Kong. C’est donc un réel plaisir d’être de retour ici avec notre solide équipe de l’immigration au consulat de Hong Kong, dirigé par l’une des chefs de mission les plus impressionnantes que j’ai jamais rencontrées, c’est-à-dire notre consule générale.

Mais, tout d’abord, j’aimerais, au nom du premier ministre Harper et du gouvernement et en mon nom, offrir mes condoléances aux familles des membres de la communauté de Hong Kong qui ont perdu la vie dans la tragédie survenue récemment à Manille, en particulier à la famille Leung, des Canadiens qui vivaient à Hong Kong. Je sais que notre consule générale a présenté récemment à Mme Leung les salutations et condoléances officielles de la gouverneure générale, Michaëlle Jean; nous sommes de tout cœur avec cette famille et espérons qu’elle va se remettre. Je serai à Manille la semaine prochaine et j’ai certainement l’intention d’exprimer nos préoccupations à l’égard de ces événements auprès des autorités philippines. 

Maintenant dans un registre plus joyeux, je tiens à préciser que 220 000 Canadiens vivent ici à Hong Kong et que 500 000 d’origine hongkongaise vivent actuellement au Canada et aident chaque jour à bâtir notre pays. Des gens comme ma secrétaire parlementaire, Alice Wong, qui est arrivée au Canada à la fin des années 1970, a poursuivi ses études jusqu’à l’obtention d’un doctorat et est maintenant députée. Elle personnifie ce type même de réussite et de motivation… Vous savez, souvent dans l’histoire des familles d’immigrants, il faut une ou deux générations avant d’obtenir une pleine participation aux grands courants de la vie économique, culturelle ou politique. Mais ce n’est pas les cas des personnes originaires de Hong Kong ni des Chinois dans leur ensemble, qui sont si vaillants, si travailleurs qu’ils se sont hissés aux plus hauts niveaux dans tous les secteurs de la vie au Canada, ce qu’illustre bien notre dernière gouverneure générale, Mme Adrienne Clarkson, immigrante de Hong Kong. 

Nous sommes donc fiers de leurs réalisations, et c’est une relation que nous voulons maintenir dans les années à venir. Bien que l’immigration à Hong Kong en particulier ait un peu ralenti, nous continuons d’accueillir un grand nombre des quelque 30 000 immigrants chinois qui choisissent le Canada comme nouvelle patrie chaque année, faisant ainsi de la Chine le premier pays source d’immigrants pour le Canada.
 
Quand la récession est arrivée, en 2009, je préparais notre plan des niveaux d’immigration, et nous nous intéressions au débat en Australie, lequel a fini par tourner autour de l’ampleur de la réduction qu’ils devaient apporter au nombre d’immigrants. C’était la même chose au Royaume-Uni, et vous connaissez la nature du débat aux États-Unis. Je suis allé voir le premier ministre et je lui ai dit : « Vous savez, la situation est un peu délicate. Il y a des difficultés dans le marché du travail. D’ordinaire, quand il y a moins d’emplois, le soutien à l’égard de l’immigration diminue parce que les gens disent qu’ils ne veulent pas que des étrangers viennent prendre les emplois des Canadiens ». Et j’ai ajouté : « Politiquement, cela pourrait être difficile. Beaucoup de gens nous recommandaient de réduire les niveaux d’immigration durant la récession ».

Mais le premier ministre a dit :

« Vous savez, Jason, ce serait une erreur. Premièrement, a-t-il ajouté, je ne crois pas vraiment que les Canadiens vont croire cela, mais surtout, il continue d’y avoir des pénuries de main-d’œuvre au Canada, que nous devons combler aujourd’hui et, quand l’économie reprendra, nous aurons besoin de nouveaux arrivants ici pour combler les emplois de demain. Et il avait parfaitement raison. 

Je vais vous donner un exemple. Certains d’entre vous viennent peut-être du Manitoba. C’est le cas de notre consule générale. Il y a dix ans, le Manitoba accueillait à peine 1 500 à 2 000 immigrants par an. Sa population était à la baisse, son économie était relativement stagnante. Nous avons travaillé, le gouvernement fédéral a travaillé avec le Manitoba et d’autres provinces, surtout au cours des cinq dernières années, dans le but d’obtenir une bien meilleure répartition économique des nouveaux arrivants au Canada. Ceux d’entre vous qui ont suivi les débats sur l’immigration au Canada savent que l’une des plaintes était que 85 % des immigrants s’installent à Toronto, Vancouver et Montréal, alors qu’il y a de nombreuses possibilités d’emploi qui ne sont pas comblées dans les régions de l’Atlantique, de l’Ouest canadien et du Nord de l’Ontario. Enfin, nous commençons à corriger cette situation.

Grâce au temps et aux efforts que notre gouvernement a consacrés à cette question et à la souplesse dont il a fait preuve, par exemple l’élargissement du Programme des candidats des provinces, il y a maintenant plus de 10 000 immigrants par année qui vont s’établir au Manitoba, soit dix fois de plus qu’avant. Et ce n’est pas une coïncidence si le Manitoba a la plus forte croissance économique du pays. Nous nous efforçons donc de rendre l’approche globale en matière d’immigration plus rapide, plus souple, et de viser une meilleure gouvernance pour ceux qui arrivent. Parce que l’un des défis auxquels nous sommes confrontés, c’est que les personnes hautement qualifiées qui viennent au Canada soient aux prises avec un sous-emploi ou un chômage à long terme. Vous savez, nous n’avons pas besoin de diplômés d’études supérieures pour conduire des taxis ou travailler dans des dépanneurs au Canada. Nous avons besoin de personnes qui peuvent occuper les emplois d’aujourd'hui et de demain dès leur arrivée, et c’est de plus en plus ce qui se produit.

Nous sommes ravis de certaines améliorations que nous avons apportées au système d’immigration. Je ne vais pas toutes les décrire en détail, je vais juste vous donner quelques exemples. Avant que notre gouvernement prenne le pouvoir – en fait, il y a quatre ans – il fallait environ six ans à mon ministère pour traiter une demande de résidence permanente dans la catégorie de l’immigration économique au titre du Programme des travailleurs qualifiés du volet fédéral. Grâce aux changements que nous avons apportés et que nous avons fait adopter au Parlement au prix d’un dur combat et au travail acharné de nos fonctionnaires, nous donnons maintenant une réponse à ces demandeurs dans les sept à huit mois environ. 

Bon nombre des candidats les plus brillants et les plus talentueux des pays en développement qui songeaient à émigrer choisissaient l’Australie et la Nouvelle-Zélande, des pays qui leur donnaient une réponse en quelques mois, tandis qu’au Canada l’attente était de plusieurs années. Maintenant, nous sommes de la partie, rivalisant pour attirer les meilleurs candidats. Par exemple, grâce au Programme des candidats des provinces, nous accueillons des nouveaux arrivants qui, dans le passé, ne pouvaient pas immigrer au Canada.  Notre gouvernement a également triplé son portefeuille pour les services d’établissement, qui aident les nouveaux arrivants à acquérir de la confiance. 

Nous avons eu de vrais problèmes avec notre système d’octroi de l’asile, que le Parlement a récemment corrigés grâce à des changements fondamentaux dans la façon dont le Canada maintient sa tradition de protéger les personnes victimes de persécution. Il nous fallait plusieurs années pour traiter les demandes d’asile, ce qui attirait des personnes, de faux demandeurs, cherchant à abuser de la générosité du Canada. Grâce aux modifications législatives que nous avons soumises au Parlement cette année et qui ont été adoptées à l’unanimité  – un petit miracle – en quelques mois, nous pourrons maintenant accorder en quelques mois la protection à ceux qui en ont besoin et renvoyer en quelques mois également ceux qui cherchent à abuser de notre générosité. 
Et vous avez peut-être entendu parler de l’émergence récente du problème du passage de clandestins au moyen de navires venant de l’Asie du Sud-Est. En fait, je me rendrai en Australie plus tard cette semaine afin de rencontrer les autorités du pays et de voir comment nous pouvons coopérer avec d’autres pays de l’Asie du Sud-Est pour lutter contre le fléau que constitue le trafic de personnes.  

Ainsi, comme vous pouvez les constater, notre ministère a été extrêmement occupé, et une question à laquelle nous nous attaquons est celle de la citoyenneté. Notre gouvernement a pris des mesures pour renforcer la signification et la valeur de la citoyenneté canadienne. Nous avons le taux de naturalisation le plus élevé au monde. Cela signifie que nous accueillons davantage de nouveaux arrivants que n’importe quel autre pays développé au monde, 0,8 % de notre population, soit de 250 000 à 265 000 immigrants. Sur ce nombre, près de 85 % deviennent des citoyens. Le Canada a les critères de naturalisation les moins exigeants qui soient : trois années de résidence, une connaissance de base de la langue, une connaissance de base du pays. Cela est spécifié par la Loi sur la citoyenneté adoptée par le Parlement.

Mais, j’étais d’avis que cela n’avait pas beaucoup de sens parce qu’il n’y avait pas d’évaluation objective des aptitudes linguistiques des gens. Et, après tout, si vous comptez vous joindre à une communauté politique, il me semble que vous devriez être capable de communiquer dans sa langue. Et il n’y avait pas de véritable partie sur la connaissance de ce qu’est le Canada, de son histoire et ses traditions, de ses valeurs politiques fondamentales – pas des valeurs partisanes mais des valeurs démocratiques et politiques fondamentales.

Alors, nous avons conçu un nouvel examen pour la citoyenneté, et une nouvelle documentation à l’appui. C’est fantastique. Nous offrons aux gens bien plus d’information sur l’histoire qui va devenir la leur en venant vivre au Canada. Auparavant, vous pouviez devenir citoyen canadien, croyez-le ou non, sans avoir jamais entendu parler du rôle du Canada à Vimy, à Juno, dans la libération de l’Europe, dans la défense de Hong Kong. Vous pouviez devenir citoyen canadien sans savoir ce que représentent le coquelicot et le jour du Souvenir ou quelles sont les racines historiques de notre système parlementaire ou encore ce que signifie le suffrage universel. C’était ridicule! Par contre, l’ancien guide d’étude sur la citoyenneté comportait deux pages sur le recyclage.

Ne vous méprenez pas, je suis entièrement favorable au recyclage, mais je suis encore plus favorable à une connaissance de base des précieux symboles et institutions de notre pays qui sont ancrés dans son histoire, et que nous partageons en si grand nombre avec les habitants de Hong Kong. Hier, j’ai visité le cimetière Sai Wan, comme l’a fait le premier ministre Harper en décembre, et j’ai pu constater le véritable coût de défendre ces valeurs. Je veux que vous sachiez, vous, immigrants de Chine qui venez au Canada, que ces gens défendaient les valeurs canadiennes pour eux aussi, dans un sens. Ce sont donc là certaines des mesures que nous avons prises pour renforcer la valeur de la citoyenneté canadienne et qui ont été extrêmement bien accueillies.
   
Une des mesures prises par le Parlement avant les dernières élections, en 2008, a été un projet de loi pour régler le problème des Canadiens dépossédés de leur citoyenneté, des gens qui, à cause de complexes modifications de nos lois sur la citoyenneté au fil des décennies, ont été victimes d’une défaillance du système, et, même s’ils étaient Canadiens, ne l’ont plus été légalement. Depuis, nous avons réglé le problème. Nous avons proposé une solution législative, l’avons fait adopter par le Parlement, et 95 % de ces personnes ont maintenant retrouvé la citoyenneté canadienne. 

En même temps, le Parlement a décidé à l’unanimité – les quatre partis à la Chambre des communes, les deux partis au Sénat, les 300 députés à la Chambre basse, les 110 sénateurs à la Chambre haute – d’appuyer une limitation raisonnable de la capacité de transmettre la citoyenneté canadienne à des personnes n’ayant jamais vécu au Canada. Il s’agit de la règle des personnes nées à l’étranger. Je crois comprendre que cela a frappé les esprits. Vous pouvez proposer ce que vous croyez être un compromis ou une solution qui réponde aux préoccupations du Parlement quant à la valeur de la citoyenneté canadienne.

Je serai clair. L’objectif du Parlement n’était pas de pénaliser les expatriés canadiens; il ne s’agissait pas non plus de créer une « citoyenneté à deux vitesses ».

Le but était de s’attaquer au fait que les lois canadiennes autorisaient, de façon non intentionnelle je pense, la transmission de la citoyenneté canadienne à des générations infinies, ce que le Canada était presque le seul à faire au monde. Or, le Parlement estime que la citoyenneté exige un lien continu significatif avec le Canada et un attachement au pays, qu’il ne s’agit pas juste d’un statut légal qui peut ou doit être transmis sans qu’il existe un lien continu avec le Canada. 

Il n’est donc pas facile d’établir des politiques qui permettent d’obtenir exactement ce que l’on cherche à atteindre, mais la solution adoptée dans le Parlement canadien et approuvée dans les sondages par environ 80 % des Canadiens, approuvée par tous les grands quotidiens du pays, du Globe and Mail au Toronto Star, a été de dire que les Canadiens peuvent transmettre leur citoyenneté à leurs enfants nés à l’étranger, mais que, au-delà de cette génération, il doit y avoir une certaine reconnexion avec le Canada. Et il existe toutes sortes de façons de le faire : rentrer au Canada, parrainer les enfants, et d’autres moyens encore.

Mais voici la réalité à laquelle le Parlement et le gouvernement étaient confrontés : d’après nos estimations, il y aurait 3,2 millions de Canadiens non résidents permanents, dans le monde entier. Certains d’entre eux depuis peu, certains depuis longtemps, d’autres venus seulement le temps nécessaire pour obtenir leur passeport canadien, d’autres encore qui ne sont même pas restés assez longtemps pour remplir l’exigence de la période légale requise, mais qui ont engagé un consultant en immigration malhonnête – et il y en a, pas dans cette salle, mais il y en a – des gens malhonnêtes dans le secteur qui, par exemple, moyennant de l’argent, vous feront une offre globale si vous falsifiez votre preuve de résidence au Canada. Vous n’avez qu’à vous présenter, nous vous donnerons les réponses pour passer l’examen de citoyenneté. Et voilà! Vous êtes admis, études universitaires subventionnées pour les enfants, soins de santé gratuits et hausse de salaire! Désolé, mais le Canada ne sera pas une cible facile. Nous ne laisserons pas des gens qui n’ont pas de lien continu avec le Canada prendre notre pays pour acquis.

Encore une fois, notre but n’est pas de pénaliser les expatriés de bonne foi qui ont des enfants nés à l’étranger. Je comprends l’engagement des expatriés canadiens. Mes parents ont vécu au Moyen-Orient pendant plusieurs années et j’ai un frère qui vit à l’étranger depuis maintenant quinze ans. Nous comprenons donc cela. Les gens qui vivent à Hong Kong comprennent la valeur de l’argent, ils comprennent les encouragements fiscaux. Vous comprenez donc peut-être ce que ces 3,2 millions de Canadiens non résidents permanents représentent, du moins au niveau national, pour nos services publics. Et, à un moment donné, nous devons rationaliser les obligations que nous avons en tant que contribuables envers les gens qui ne participent pas pleinement à notre assiette fiscale.

Alors, le gouvernement n’accepte pas, ni les Canadiens d’ailleurs, le principe que les arrières-arrières-petits-enfants de quelqu’un qui a passé trois ans au Canada puissent y retourner, après avoir hérité de la citoyenneté, et toucher les prestations de la Sécurité de la vieillesse ainsi que bénéficier du système public de soins de santé le plus généreux du pays. Voilà, je vous le dis, j’essaie de faire preuve de franchise et de transparence à propos des motivations du gouvernement et du Parlement. C’est donc là notre position.

Permettez-moi de dire en terminant, puisque je suis venu surtout pour entendre vos questions, qu’en tant que membres de la Chambre de commerce, vous êtes axés sur les affaires, vous représentez le capital du Canada en Asie, en quelque sorte, avec des bureaux régionaux en place dans ce pays, des établissements financiers et des établissements de placement. J’aimerais juste dire quelques mots au sujet de l’économie, parce que nous, Canadiens, vous le savez, avons la caractéristique d’être modestes et humbles et de nous répandre en excuses. Si quelqu’un nous marche sur le pied, nous nous excusons. Vous savez, c’est le tempérament canadien. Nous ne nous vantons pas, nous ne sommes pas de grands fanfarons.

Et pourtant, nous devrions l’être! Nous devrions nous vanter parce que, pour la première fois, d’après ce que la plupart d’entre nous peuvent se rappeler, nous avons la plus forte croissance économique des pays développés. Nous étions le dernier pays du G-7 à entrer dans la récession mondiale et le premier à en sortir; notre ralentissement économique a été le plus faible et le plus superficiel, et notre marché du travail a été le plus fort. C’est remarquable. Bien sûr, des gens ont perdu leur emploi, c’était tragique, c’était tout à fait regrettable, mais nous avons maintenant retrouvé tous les emplois perdus pendant la récession et nous avons un marché du travail beaucoup plus dynamique que, par exemple, les États-Unis.

Le Canada, depuis décembre l’an dernier, a créé 440 00 nouveaux emplois. Et grâce à notre gestion budgétaire très prudente, nous sortons de la crise économique mondiale avec la plus forte situation financière des pays du G-7, et une des plus fortes situations budgétaires de l’OCDE. Comme la Banque mondiale l’a réitéré l’autre jour, nous avons les plus fortes institutions financières du monde. Nous avons le plus faible fardeau fiscal global au Canada depuis 1964. Alors pour ceux d’entre vous qui ont quitté le Canada il y a vingt ans pour échapper à l’impôt qui représentait 46 % du PIB, bienvenue chez vous, notre fardeau fiscal a baissé pour s’établir à environ 33 %. Et nous avons le plus faible déficit et de loin – je veux dire, des pays du G-7 et de la plupart des pays de l’OCDE – nous avons le plus faible niveau d’endettement. Nous avons fait des progrès énormes en matière de productivité. Et, comme je dis, nous conservons notre tradition d’ouverture et nous misons sur le travail des nouveaux arrivants. 

Alors, c’est là une formidable histoire. Nous sommes en tête du peloton, et notre leadership mondial, nous le devons en partie au dur labeur de beaucoup d’entre vous qui représentez de grandes entreprises canadiennes ici dans cette ville extraordinaire. Je vous remercie de votre aimable accueil.

En vedette

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Déclaration de confidentialité

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :