Le premier ministre Carney dévoile la nouvelle stratégie automobile du Canada afin de protéger les emplois et de positionner notre pays comme chef de file mondial de la fabrication de véhicules de prochaine génération
Document d'information
Le 5 février 2026 - Vaughan (Ontario)
Le Canada est, et demeurera, un pays qui fabrique des automobiles. Depuis plus de 100 ans, l'industrie automobile est une pierre angulaire de notre économie : elle soutient la fabrication de pointe, stimule l'innovation et appuie des centaines de milliers d'emplois bien rémunérés partout au pays. S'appuyant sur une main-d'œuvre de calibre mondial, des fournisseurs de pièces reconnus à l'échelle internationale ainsi qu'une recherche et un développement de pointe, le secteur automobile canadien construit les véhicules d'aujourd'hui et contribuera à bâtir ceux de demain.
Reconnaissant que l'avenir de l'industrie automobile est électrifié et connecté, le gouvernement du Canada accorde la priorité au développement de l'ensemble de la chaîne de valeur des véhicules de prochaine génération. Grâce à une série d'investissements réfléchis et stratégiques, le Canada se positionne comme un chef de file mondial en matière d'électrification des véhicules, de technologies autonomes et de conduite autonome, ainsi que de chaînes d'approvisionnement en batteries qui alimenteront l'avenir de la mobilité.
- L'électricité propre et les infrastructures énergétiques alimenteront notre économie alors que de plus en plus de Canadiens optent pour l'électrification, notamment les véhicules électriques (VE). Les engagements pris dans le cadre du budget de 2025 et sous la direction du Bureau des grands projets jetteront les bases d'une stratégie nationale d'électrification. En travaillant étroitement avec les provinces et les territoires, nous veillerons à ce que le Canada dispose de l'énergie propre et abordable nécessaire pour concevoir, fabriquer et conduire les voitures de l'avenir.
- Nous renforçons la position du Canada au sein des chaînes d'approvisionnement les plus stratégiques au monde en investissant dans les minéraux critiques — de l'extraction à la transformation, jusqu'à la commercialisation —, y compris les matériaux nécessaires à la fabrication de batteries ici même au pays.
- Nous appuyons ces efforts par des mesures fiscales qui aident les fabricants à investir et à prendre de l'expansion au Canada, notamment des déductions pour amortissement accéléré grâce à la superdéduction à la productivité annoncée dans le budget de 2025, des crédits d'impôt à l'investissement pour les technologies propres et la fabrication de véhicules électriques, ainsi que des taux d'imposition des sociétés réduits pour les fabricants de technologies à zéro émission. Grâce à la superdéduction à la productivité, le Canada affiche désormais le taux effectif marginal d'imposition sur l'investissement le plus faible de tous les pays du G7, soit 4,5 points de pourcentage de moins que les États-Unis, et bien en deçà de la moyenne des pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques.
- Nous investissons dans les technologies qui définiront la mobilité et la prochaine révolution industrielle — l'intelligence artificielle (IA) et la robotique. Ces outils transforment la fabrication de pointe et la mobilité. Le Canada est prêt à prendre les devants. Grâce à ses talents, à ses forces en recherche et à son écosystème d'innovation, le pays peut développer les technologies connectées et autonomes qui façonneront le transport — et permettront la mise en circulation de véhicules sûrs et autonomes.
Ces investissements s'inscrivent dans un plan coordonné visant à bâtir un Canada plus fort et plus compétitif. Idéalement, nous continuerons à faire progresser cette vision au sein d'une industrie automobile nord-américaine intégrée.
Le gouvernement du Canada reconnaît une vérité simple : l'industrie automobile nord-américaine prospère lorsque nos chaînes d'approvisionnement intégrées sont solides et lorsque nous faisons face ensemble à la concurrence mondiale. Le Canada et les États-Unis ont construit cette industrie intégrée ensemble pendant des décennies, et nous sommes plus forts ensemble. Le Canada aborde l'examen de l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) avec cet objectif à l'esprit.
Le secteur automobile canadien repose sur une collaboration entre nations. Le Canada a maintenu une longue et fructueuse histoire de partenariats avec les États-Unis et le Mexique, ainsi qu'avec le Japon, pour établir son empreinte manufacturière automobile. Plus récemment, le Canada a développé de nouveaux partenariats avec des entreprises d'Europe et de la République de Corée pour développer une chaîne d'approvisionnement en batteries.
Le Canada est bien positionné pour attirer de nouveaux investissements et diversifier ses marchés d'exportation en tirant parti de ses accords de libre-échange qui couvrent 51 pays et offrent un accès à plus de 1,5 milliard de consommateurs. La priorité sera donnée à l'attraction de nouveaux entrants leaders dans la fabrication de véhicules électriques et les technologies de véhicules connectés afin de renforcer la résilience du secteur.
Le Canada veillera également à ce que ses cadres réglementaires — y compris la réglementation sur la sécurité des véhicules qui englobe les technologies de véhicules connectés — aient été modernisés pour faciliter l'entrée de nouveaux véhicules et de nouveaux investissements.
Le Canada a récemment approfondi son partenariat stratégique avec la République de Corée en signant un protocole d'entente visant à renforcer la collaboration industrielle Canada-Corée pour la mobilité du futur. Cela s'ajoute à d'autres protocoles d'entente que le Canada a signés avec des constructeurs automobiles mondiaux pour promouvoir la coopération.
Le Canada a également conclu un nouveau partenariat stratégique avec la Chine, leader mondial dans la fabrication de véhicules électriques, afin de diversifier davantage le commerce et de catalyser de nouveaux investissements dans le secteur automobile. Le partenariat récemment annoncé vise à stimuler de nouveaux investissements en coentreprise chinois au Canada et à permettre un volume fixe d'importations de véhicules électriques chinois sur le marché canadien.
Le gouvernement du Canada défendra toujours les intérêts du pays. Notre stratégie consiste à sécuriser et à développer l'industrie qui soutient 500 000 emplois canadiens, tout en positionnant nos entreprises et nos travailleurs pour concurrencer, innover et exporter dans un monde où l'avenir de l'automobile est électrique, connecté et diversifié à l'échelle mondiale. C'est ainsi que le Canada développera, fabriquera et vendra les voitures de demain.
Pour réaliser cette vision, le gouvernement entreprendra les actions suivantes :
Accélérer les investissements dans l'industrie automobile canadienne
Soutenir les investissements industriels majeurs dans la fabrication et les technologies automobiles
Le gouvernement du Canada soutiendra les investissements industriels majeurs grâce à des leviers fiscaux et d'autres politiques, notamment en consacrant jusqu'à 3 milliards de dollars du Fonds de réponse stratégique (FRS) et jusqu'à 100 millions de dollars de l'Initiative régionale de réponse tarifaire pour appuyer les investissements dans la fabrication automobile, y compris l'assemblage et la production de pièces. Conformément à la politique « Achetez canadien », le gouvernement cherchera à tirer parti de ces investissements afin de maximiser les occasions pour les fournisseurs canadiens et les biens et services fabriqués au Canada, y compris l'acier et l'aluminium.
Afin de préparer le secteur à connaître un succès à long terme, ce financement contribuera à relever les défis immédiats auxquels le secteur est confronté — notamment l'électrification, l'automatisation et les technologies connectées — tout en positionnant le Canada comme un lieu où seront construits les véhicules de demain. La priorité sera également accordée aux efforts de diversification, y compris les nouvelles possibilités offertes par la Stratégie industrielle de défense du Canada, afin de rendre l'industrie et sa chaîne d'approvisionnement plus résilientes et de tirer parti de nos accords commerciaux existants avec le reste du monde.
Le gouvernement du Canada appuiera également le secteur au moyen d'une série de mesures fiscales :
- La superdéduction à la productivité, une mesure d'amortissement accéléré qui permet aux fabricants automobiles de déduire une plus grande part du coût des investissements dès la première année.
- Le crédit d'impôt à l'investissement pour la fabrication de technologies propres, un crédit d'impôt remboursable qui continuera d'inciter les investissements à grande échelle en réduisant le coût des nouvelles machines et équipements utilisés pour fabriquer ou transformer des technologies propres clés, y compris la fabrication de véhicules électriques et de batteries.
- Des incitatifs fiscaux et mesures de financement pour soutenir l'exploration et la production de minéraux critiques, notamment le crédit d'impôt pour l'exploration de minéraux critiques, le Fonds du premier et dernier kilomètre et le Fonds pour l'infrastructure des minéraux critiques, ce dernier étant doté de 2 milliards de dollars. Ces mesures accéléreront les intérêts souverains du Canada en tant que leader mondial des minéraux critiques.
- La stratégie nationale en matière d'intelligence artificielle (IA), qui a déjà encadré des investissements de plus de 2 milliards de dollars dans les talents, l'infrastructure de calcul et la recherche et développement, ce qui a permis au Canada de se distinguer comme leader mondial en IA. Les entreprises du secteur de l'automobile reconnaissent de plus en plus la profondeur des talents et de l'innovation résultant de décennies d'investissements dans l'écosystème canadien de l'IA. La future stratégie canadienne en matière d'IA renforcera cette position de leadership en stimulant la commercialisation et l'adoption de l'IA dans l'économie industrielle, y compris dans les technologies connectées et autonomes qui façonnent l'industrie automobile.
Rationaliser les politiques de réduction des émissions pour se concentrer sur les résultats qui comptent pour les Canadiens
Le gouvernement du Canada tracera une voie souveraine pour réduire les émissions des véhicules légers (VL), en visant à plus que doubler la rigueur des normes canadiennes en matière de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2035. On prévoit que cela favorisera un taux d'adoption des véhicules électriques (VE) de 75 %, tout en offrant une flexibilité quant aux technologies utilisées pour atteindre ces réductions d'émissions. Le Canada tirera parti de nouveaux investissements dans la production de VE, d'incitatifs pour les consommateurs et d'infrastructures de recharge, et ne s'arrêtera pas là : il poursuivra également l'objectif ambitieux d'atteindre un taux d'adoption des VE de 90 % d'ici 2040.
Le gouvernement du Canada abrogera la Norme sur la disponibilité des véhicules électriques (NDVE). Ce faisant, le Canada rationalisera les politiques de réduction des émissions, en se concentrant sur les résultats qui comptent pour les Canadiens, sans imposer un fardeau excessif à l'industrie. Compte tenu de l'évolution rapide des technologies, le Canada examinera ces normes après cinq ans pour s'assurer qu'elles demeurent ambitieuses et alignées sur les objectifs climatiques globaux du pays.
Le secteur des transports, et plus particulièrement les véhicules légers sur route, représente une part importante des émissions de GES et de polluants atmosphériques au Canada. Grâce à des normes de GES de plus en plus strictes, l'efficacité des véhicules légers des nouvelles années-modèles s'est considérablement améliorée depuis le début des années 2010, contribuant à la diminution des émissions et à l'amélioration de l'efficacité énergétique. Des normes canadiennes d'émissions de GES plus strictes pour les années-modèles 2027 à 2032 seront introduites afin de réduire les émissions de manière technologiquement neutre, tout en augmentant le nombre de véhicules zéro émission sur les routes. Les entreprises pourront utiliser une grande variété de technologies pour respecter les normes au cours des premières années et répondre aux préférences des consommateurs. Toutefois, un pourcentage plus élevé de VE sera exigé de toutes les entreprises pour se conformer aux normes au fil du temps.
Renforcer la demande intérieure en rendant les VE plus abordables et fiables pour les Canadiens
Lancer un nouveau programme d'abordabilité des VE pour aider les Canadiens à les adopter
L'abordabilité demeure l'un des principaux obstacles à l'adoption des VE. Les incitatifs fédéraux à l'achat, conjugués à la réglementation et aux mesures provinciales et territoriales, ont fait leurs preuves pour stimuler l'adoption des VE, leur ayant permis d'atteindre une part de marché de 15,4 % en 2024, contre 3,1 % en 2019.
Le gouvernement du Canada lancera un programme ciblé d'abordabilité des VE sur cinq ans pour accélérer l'adoption des VE en offrant des incitatifs aux consommateurs et aux entreprises pour l'achat ou la location de véhicules admissibles dont la valeur finale de transaction ne dépasse pas 50 000 $. Pour soutenir l'industrie automobile canadienne, le plafond de valeur de transaction ne s'appliquera pas aux VE fabriqués au Canada.
Les incitatifs pourront atteindre jusqu'à 5 000 $ pour les véhicules électriques à batterie et à pile à combustible, et jusqu'à 2 500 $ pour les véhicules électriques hybrides rechargeables (VHR), et ils diminueront au fil du temps conformément au tableau ci-dessous. Les VE et VHR admissibles devront être fabriqués au Canada ou importés de pays avec lesquels le Canada a conclu un accord de libre-échange. On prévoit que plus de 840 000 nouveaux VE pourraient bénéficier d'incitatifs dans le cadre de ce programme. Les Canadiens pourront commencer à profiter de ce nouveau programme dès le 16 février 2026.
| Catégorie | 2026 | 2027 | 2028 | 2029 | 2030 |
|---|---|---|---|---|---|
Véhicules électriques à batterie et à pile à combustible |
5 000 $ |
4 000 $ |
3 000 $ |
3 000 $ |
2 000 $ |
Véhicules hybrides rechargeables |
2 500 $ |
2 000 $ |
1 500 $ |
1 500 $ |
1 000 $ |
Développer une stratégie nationale pour les infrastructures de recharge
Après l'abordabilité, l'autonomie limitée et les infrastructures de recharge inadéquates figurent parmi les principaux obstacles à l'adoption des VE. Un réseau de recharge fiable, et la confiance accrue qu'il apporte aux acheteurs potentiels de VE, facilitera l'adoption des véhicules électriques.
Au cours des dix dernières années, le gouvernement fédéral a soutenu les investissements privés dans les infrastructures de recharge pour réduire les risques, contribuant à l'installation de près de 60 000 bornes de recharge publiques ou privées.
Le gouvernement a également réalisé des investissements importants pour renforcer le réseau électrique et sécuriser l'avenir énergétique du Canada, garantissant un approvisionnement en énergie fiable et abordable qui soutiendra l'électrification des transports. Dans les prochaines semaines, le gouvernement annoncera une stratégie ambitieuse en matière d'électrification. En travaillant étroitement avec les provinces et les territoires, nous veillerons à ce que le Canada dispose de l'énergie propre et abordable nécessaire pour concevoir, fabriquer et conduire les voitures de demain.
Le gouvernement élaborera une nouvelle stratégie nationale pour les infrastructures de recharge, qui mettra l'accent sur une meilleure attraction des capitaux privés, la réduction des obstacles, la préparation des bâtiments aux VE et la formation des compétences nécessaires. La stratégie comprendra une enveloppe de 1,5 milliard de dollars pour la Banque de l'infrastructure du Canada et visera à sélectionner des leaders du secteur privé pour diriger des projets d'importance nationale, afin de déployer plus rapidement les infrastructures de recharge à l'échelle du pays.
Établir un régime commercial complet pour accroître la compétitivité du secteur automobile
Renforcer le cadre canadien de remise de droits pour le secteur automobile
Notre plan incitera à la production et à l'investissement au Canada en renforçant le cadre de remise de droits pour le secteur automobile afin d'aligner davantage la politique commerciale sur les objectifs industriels et en matière de main-d'œuvre du Canada. Le cadre de remise actuel permet aux entreprises qui fabriquent des véhicules au Canada d'importer un volume défini de véhicules en provenance des États-Unis sans être assujetties aux mesures de rétorsion canadiennes, à condition de maintenir leurs niveaux de production prévus au Canada. Les remises sont conçues pour inciter les entreprises à maintenir leur base de fabrication au Canada, mais elles ne récompensent pas des niveaux de production plus élevés.
Le gouvernement lancera des consultations publiques sur la manière dont le cadre de remise pourrait être utilisé de manière plus stratégique pour renforcer la production intérieure, attirer de nouveaux investissements et améliorer la compétitivité à long terme du secteur automobile canadien. Ces consultations viseront à s'assurer que le cadre soutient des résultats concrets pour les Canadiens — à savoir une production soutenue, de bons emplois et une chaîne d'approvisionnement résiliente et tournée vers l'avenir — tout en maintenant flexibilité et compétitivité dans un marché nord-américain intégré.
Comme point de départ pour les consultations, le gouvernement propose d'introduire un système de crédits d'importation négociables. Un tel système se distinguerait du cadre de remise existant en permettant aux fabricants de véhicules de gagner des crédits d'importation grâce à la production et à l'investissement au Canada. Les entreprises disposant d'un surplus de crédits pourraient les vendre à celles souhaitant importer des véhicules au Canada, monétisant ainsi leurs investissements dans la production canadienne.
Il est important de noter que le cadre pourrait également reconnaître des objectifs plus larges, tels que l'utilisation de contenu canadien, la création et le maintien d'emplois syndiqués de haute qualité, et la production de véhicules électrifiés. Ensemble, ces mesures garantiraient que le cadre de remise fonctionne comme un outil ciblé basé sur la performance — protégeant les travailleurs et les communautés, renforçant les chaînes d'approvisionnement et positionnant le Canada comme une destination de choix pour les investissements automobiles dans un secteur mondial en évolution rapide.
Les consultations permettront également de recueillir des avis sur les façons d'utiliser et de concevoir le cadre de remise afin de reconnaître des objectifs de politique plus larges, notamment :
- récompenser l'utilisation de contenu canadien dans les véhicules fabriqués au Canada
- encourager l'investissement, notamment dans les technologies émergentes telles que la production de véhicules électrifiés et avancés
- reconnaître la production de pièces essentielles au Canada, comme les moteurs, les transmissions et les batteries
- créer et maintenir des emplois syndiqués de haute qualité
- produire des véhicules électrifiés
En fin de compte, l'objectif du Canada est de s'assurer que le cadre de remise fonctionne comme un outil ciblé basé sur la performance — protégeant les travailleurs et les communautés, renforçant les chaînes d'approvisionnement et positionnant le Canada comme une destination de choix pour les investissements automobiles dans un secteur mondial en évolution rapide.
Protéger les travailleurs et les entreprises automobiles contre les pressions immédiates et les préparer pour l'avenir
Soutenir et renforcer la main-d'œuvre du secteur de l'automobile
Notre stratégie renforcera la main-d'œuvre grâce à une nouvelle alliance pour la main-d'œuvre dans la fabrication de pointe — réunissant l'industrie, le milieu syndical et les établissements de formation afin de relever les défis urgents du marché du travail dans la fabrication avancée, y compris dans le secteur automobile.
Ces actions s'appuient sur des mesures déjà mises en place pour prévenir les mises à pied en élargissant l'accès au programme de partage du travail, notamment grâce à l'investissement récemment annoncé de plus de 100 millions de dollars sur deux ans pour soutenir les employeurs participant au programme de Travail partagé, afin de fournir des compléments de revenu à leurs employés en formation ou travaillant à temps réduit; ce nouvel investissement devrait bénéficier à jusqu'à 26 000 Canadiens, y compris des travailleurs du secteur automobile.
Les nouveaux assouplissements à l'assurance-emploi (AE) soutiennent également les travailleurs et employeurs touchés par les droits de douane, notamment en offrant 20 semaines supplémentaires de prestations régulières d'AE aux travailleurs de longue date (48 % des travailleurs du secteur automobile sont des employés de longue date).
Nous investissons également dans les travailleurs canadiens grâce à des accords sur le marché du travail avec les provinces et territoires, permettant une formation ciblée, le perfectionnement des compétences et un soutien à l'emploi pour les travailleurs de secteurs clés, y compris le secteur automobile. Le gouvernement du Canada a fourni 570 millions de dollars supplémentaires sur trois ans, en plus des 2,9 milliards de dollars d'investissements annuels dans le cadre de ces accords.
La nouvelle Stratégie industrielle de défense du Canada, qui sera publiée prochainement, viendra compléter ces efforts. Alors que le Canada cherche à renforcer sa capacité manufacturière dans l'ensemble de l'économie industrielle, les compétences et talents de la main-d'œuvre canadienne seront essentiels à notre succès global.
Créer un groupe de travail sur l'automobile
Le 26 janvier 2026, le gouvernement du Canada a annoncé la création d'un groupe de travail sur le secteur automobile avec les principaux acteurs du secteur afin de faciliter une action coordonnée entre les gouvernements fédéral et ontarien et de soutenir la compétitivité à long terme du secteur automobile national.
En consultation avec l'industrie, le groupe de travail examinera les enjeux critiques auxquels le secteur est confronté, comme l'avenir de la fabrication automobile, l'investissement, la protection de la main-d'œuvre, l'électrification et les investissements stratégiques futurs. Le groupe de travail appuiera également la coordination des efforts fédéraux et des efforts provinciaux sur les questions commerciales, y compris le prochain examen de l'ACEUM.
Cette approche facilitera une action coordonnée entre les gouvernements fédéral et provinciaux afin d'assurer la croissance et la prospérité du secteur et de soutenir la mise en œuvre de la stratégie automobile.
Maintenir les contre-mesures en réponse aux droits de douane sur les véhicules importés des États-Unis
Face aux droits de douane imposés par les États-Unis sur le secteur automobile canadien, le Canada a appliqué des contre-mesures équivalentes pour protéger les travailleurs et l'industrie canadienne, notamment :
- des droits de 25 % sur les véhicules légers entièrement assemblés importés au Canada depuis les États-Unis qui ne sont pas conformes à l'ACEUM;
- des droits de 25 % sur la partie non canadienne et non mexicaine des véhicules légers entièrement assemblés conformes à l'ACEUM importés au Canada depuis les États-Unis.
Le commerce automobile Canada-Mexique reste exempt de droits, conformément à l'ACEUM.
Le Canada maintiendra ces contre-mesures aussi longtemps que nécessaire pour protéger la fabrication automobile et les travailleurs canadiens contre les droits de douane américains injustifiés. Les objectifs du Canada dans le cadre de l'examen de l'ACEUM viseront la suppression de ces droits de douane entre le Canada et les États-Unis, conformément à la volonté de bâtir le secteur automobile nord-américain le plus solide possible.