Le Canada atteint la cible consistant à consacrer 2 % du produit intérieur brut à la défense

Document d'information

Le gouvernement du Canada a atteint l’objectif fixé par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) de consacrer 2 % du produit intérieur brut (PIB) aux dépenses liées à la défense pendant l’exercice 2025-2026, ce qui constitue un jalon important dans l’approche du Canada en matière de défense nationale et de sécurité collective.

Le Canada investit plus de 63 milliards de dollars dans la défense au sein du ministère de la Défense nationale (MDN) et des Forces armées canadiennes (FAC) et auprès d’autres partenaires gouvernementaux. Il s’agit d’une augmentation importante des dépenses liées à la défense au cours de la dernière année, laquelle a été stimulée par des investissements ciblés dans le personnel militaire, la disponibilité opérationnelle, l’équipement et les infrastructures, ainsi que dans la base industrielle de défense et dans les dépenses de défense admissibles à l’échelle gouvernementale, conformément aux pratiques de déclaration de l’OTAN.

Les dépenses liées à la défense du Canada reflètent un effort coordonné et pangouvernemental pour renforcer la défense et la sécurité nationales, tout en soutenant la création d’emplois, l’innovation et la croissance économique dans l’ensemble du pays et en donnant aux FAC les moyens de répondre aux besoins évolutifs en matière de sécurité au pays et à l’étranger.

En plus des investissements dans les FAC, de nombreux ministères et organismes fédéraux contribuent au renforcement des capacités qui soutiennent les objectifs en matière de défense, notamment dans les domaines de la cybersécurité, du renseignement, de la sécurité maritime et du soutien aux vétérans.

  • En 2025-2026, plus de 14 milliards de dollars provenant d’autres ministères ont contribué aux dépenses de défense du Canada, ce qui comprend des investissements dans les domaines de la cybersécurité, de l’espace, de l’approvisionnement et du soutien aux vétérans.
  • Parmi les principaux contributeurs, citons Anciens Combattants Canada, le Centre de la sécurité des télécommunications Canada et Affaires mondiales Canada, ce qui reflète la vaste étendue des activités canadiennes en défense et en sécurité.
  • Ces investissements soutiennent non seulement la capacité militaire, mais aussi des fonctions de soutien essentielles, comme le renseignement, les infrastructures, l’innovation et la capacité industrielle.
  • Le financement octroyé par l’intermédiaire d’initiatives telles que la Stratégie industrielle de défense contribue à renforcer la base industrielle du Canada, en plus de soutenir la création d’emplois, de favoriser l’innovation et d’accroître la résilience de la chaîne d’approvisionnement.

Les résultats de tels investissements

Les investissements du Canada en défense génèrent une activité économique mesurable dans l’ensemble du pays tout en renforçant les assises d’une capacité de défense à long terme.

En 2025-2026, des dépenses liées à la défense d’environ 18,3 milliards de dollars – axées sur les infrastructures, les acquisitions d’immobilisations majeures et les investissements dans le cadre de la Stratégie industrielle de défense du Canada – ont été modélisées pour générer environ 65 000 emplois et contribuer pour 7,7 milliards de dollars au PIB du pays. Ces résultats reflètent l’activité industrielle liée aux projets de défense, ainsi les retombées économiques plus larges par l’intermédiaire des chaînes d’approvisionnement et des dépenses de consommation.

Cette modélisation prend en considération une part significative des investissements en défense, mais ne comprend pas toutes les dépenses admissibles, comme la rémunération des membres des FAC et les coûts opérationnels. En conséquence, la contribution économique globale est plus large que ce qui est reflété ici.

De grands projets contribuent à la croissance économique et à la création d’emplois dans de nombreux secteurs. En voici des exemples :

  • 22,2 milliards de dollars ont été investis dans les trois premiers destroyers de la classe Fleuves et rivières, qui offriront à la Marine royale canadienne une capacité de combat avancée et moderne durant les décennies à venir. Le premier navire devrait être livré en 2032-2033. Le contrat de mise en œuvre des destroyers de la classe Fleuves et rivières devrait contribuer pour près de 1,3 milliard de dollars annuellement au PIB canadien et créer ou maintenir près de 9 500 emplois chaque année au cours de la durée du projet.
  • Un investissement allant jusqu’à 1,24 milliard de dollars dans la modernisation à mi-vie du Cormorant afin de moderniser la flotte d’hélicoptères de recherche et de sauvetage Cormorant, ce qui prolongera sa durée de vie opérationnelle et améliorera l’efficacité des missions. Le premier hélicoptère modernisé est attendu en 2027. Le projet devrait soutenir environ 650 emplois en 2025, ce qui contribuera à la croissance du secteur aérospatial canadien.
  • Un investissement de 2,2 milliards de dollars pour livrer une nouvelle flotte d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe, ce qui améliorera ainsi la capacité des FAC à intervenir lors d’incidents sur toute l’étendue du territoire canadien. La livraison du dernier (16e) CC-295 est prévue en 2026-2027. Le projet soutient environ 1 800 emplois et contribue aux secteurs de l’aérospatiale et des services d’entretien du Canada.
  • Un investissement de 2,74 milliards de dollars pour moderniser la flotte de véhicules logistiques de l’Armée canadienne, ce qui améliorera la mobilité et les capacités de maintien en puissance à l’appui des opérations. Les premières livraisons d’équipements sont prévues à l’automne 2027. Le projet de modernisation des véhicules logistiques devrait contribuer pour 180 millions de dollars par année au PIB du Canada et créer ou maintenir 950 emplois par an pendant la période de sept ans de 2025 à 2031.
  • Le projet Polar Max devrait contribuer pour près de 440 millions de dollars par an au PIB du Canada et créer ou maintenir plus de 3 250 emplois par an pendant la période de construction de sept ans de 2025 à 2031.
  • Le Programme de formation du personnel navigant de l’avenir (FPNA) devrait contribuer pour près de 320 millions de dollars par année au PIB du Canada et créer ou maintenir environ 2 660 emplois par an pour les bénéficiaires des retombées industrielles et technologiques et leurs fournisseurs canadiens durant la période 2024-2048.

Ensemble, ces investissements stimulent la croissance économique, soutiennent l’industrie canadienne et renforcent la capacité industrielle nécessaire pour assurer et entretenir les capacités de défense à long terme. Ces résultats continueront de croître avec le temps et contribuent déjà à l’emploi, à l’innovation et à l’activité économique dans l’ensemble du Canada.

Incidence économique des investissements dans les infrastructures de défense

Les investissements du Canada dans les infrastructures de défense devraient générer une activité économique significative et créer des emplois dans l’ensemble du pays au cours de la prochaine décennie.

Des dépenses d’environ 59 milliards de dollars relativement aux infrastructures, dans le cadre du plan d’investissement pour la défense du Canada, sont prévues sur dix ans. Cet investissement comprend à la fois la main-d’œuvre en construction et les matériaux, la majorité des dépenses étant effectuées au Canada.

Selon les multiplicateurs disponibles de Statistique Canada, ce niveau d’investissement devrait soutenir environ 340 000 emplois au cours de la prochaine décennie, y compris des emplois directs et indirects dans le secteur de la construction et les chaînes d’approvisionnement associées.

Ces incidences se feront ressentir dans l’ensemble du pays, y compris dans les collectivités éloignées et du Nord, où les investissements dans les infrastructures jouent un rôle essentiel dans le soutien des économies locales et le renforcement de l’empreinte opérationnelle du Canada.

*Les estimations sont fondées sur les modélisations économiques disponibles et doivent être interprétées comme une indication de l’incidence globale.

Les secteurs dans lesquels le Canada a investi : les chiffres

Au cours de la dernière année, le Canada a augmenté ses dépenses liées à la défense grâce à des investissements ciblés dans le personnel, la disponibilité opérationnelle, les capacités et la capacité industrielle nationale, dont les suivants.

Personnel et effectifs

Le Canada a réalisé des investissements importants, dont les suivants, pour soutenir les membres des FAC et l’ensemble de l’Équipe de la Défense, en relevant des défis de longue date et en améliorant la qualité de vie ainsi que la capacité institutionnelle :

  • un investissement de 2 milliards de dollars pour offrir le plus important régime de rémunération depuis une génération pour les membres des FAC, à l’appui du recrutement, du maintien en poste et de la pérennité des forces;
  • l’élargissement de l’accès au logement militaire, y compris la construction de 7 500 nouvelles unités dans 25 emplacements à travers le Canada, notamment à Esquimalt et à Comox, en Colombie-Britannique, et le lancement de la deuxième étape d’un programme national de construction de logements d’une valeur de plus de 3,7 milliards de dollars.

Infrastructure et installations de recherche

  • Un investissement de 328 millions de dollars dans de nouvelles installations de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) à Valcartier, au Québec, ce qui comprend un complexe de 31 000 m² doté de 80 laboratoires multidisciplinaires modernes, regroupant près de 500 membres du personnel dans un environnement de recherche à la fine pointe.
  • Le projet de RDDC à Valcartier, qui a soutenu jusqu’à 750 emplois pendant la construction, est presque terminé; la transition du personnel vers les nouvelles installations est déjà en cours.
  • Un investissement de 93 millions de dollars pour rénover et moderniser le hangar 14 à l’aéroport international d’Ottawa, dans le but d’appuyer le déménagement du Centre d’essais techniques (Aérospatiale) (CETA) et de permettre la poursuite des essais de matériel et d’aéronefs militaires.
  • Le projet de hangar du CETA a créé environ 150 emplois dans la région de la capitale nationale. Maintenant terminé et pleinement fonctionnel, il préserve les caractéristiques de l’édifice fédéral du patrimoine reconnu de 1955.
  • Un investissement de 1,1 milliard de dollars pour remplacer les jetées A et B vieillissantes à Esquimalt, en Colombie-Britannique, afin d’appuyer les opérations de la Marine royale canadienne et de répondre aux besoins futurs de la flotte.
  • La jetée B a été mise en service au début de 2025 et est pleinement fonctionnelle. Des travaux sont en cours pour remplacer la jetée A, y compris la démolition et la préparation du site. La construction devrait s’échelonner de 2027 à 2031.
  • Le projet de jetées à Esquimalt devrait soutenir environ 1 280 emplois pendant la construction. Il en résultera une infrastructure moderne et résistante aux séismes sur la côte du Pacifique.

Aujourd’hui, le premier ministre Carney a annoncé un investissement de plus de 3 milliards de dollars dans l’infrastructure et la défense dans la région de l’Atlantique.

En Nouvelle-Écosse, nous réalisons des investissements importants et ciblés pour moderniser les infrastructures essentielles, construire de nouvelles installations pour appuyer la prochaine génération de flottes navale et aérienne, et accroître les capacités de formation et les capacités opérationnelles. Nous investissons :

  • 1,2 milliard de dollars pour moderniser les infrastructures essentielles d’alimentation électrique et de services municipaux au site de l’arsenal naval et de Stadacona de la BFC Halifax – en améliorant les services et les installations essentiels afin que la base dispose d’une alimentation électrique et de services publics suffisants et puisse soutenir les nouvelles capacités ainsi que les futures opérations navales. Une fois achevés, la nouvelle centrale thermique et les services municipaux modernisés appuieront l’instruction et les opérations de la Marine royale canadienne (MRC) à la BFC Halifax, notamment aux jetées NJ et NB, au Centre d’instruction et d’intégration au combat – Atlantique, et ailleurs, afin de soutenir la prochaine génération de navires de la MRC.
  •  648 millions de dollars pour la construction de deux nouvelles installations de soutien à l’aviation à la 14e Escadre Greenwood afin d’appuyer la flotte de CP‑8A Poseidon et de CQ‑9B Guardian de l’Aviation royale canadienne au moyen de hangars modernes ainsi que d’infrastructures de maintenance et d’exploitation. Une fois achevées, les installations, d’une superficie approximative de 8 600 m² et de 10 000 m², comprendront des ateliers, des bureaux, des espaces administratifs, des salles de réunion, des salles de classe, des aires d’entretien, des laboratoires de maintenance d’aéronefs, une aire combinée de nettoyage et de maintenance, des espaces d’entreposage, un stationnement pour les véhicules du personnel, et plus encore. 
  • Plus de 180 millions de dollars pour construire le Centre d’instruction et d’intégration au combat, qui appuiera l’instruction, les opérations et l’intégration des futurs destroyers de la classe River de la Marine royale canadienne. L’installation comprendra des simulateurs avancés et des systèmes d’entraînement, qui permettront aux marins de s’entraîner aux opérations de guerre de surface, sous‑marine et maritime.
  • 82,5 millions de dollars pour acquérir Halifax Gate à Dartmouth afin d’appuyer les opérations actuelles et futures de la Marine royale canadienne, notamment les déplacements de personnel, de navires et de fournitures. Cette propriété, adjacente au terrain de Shearwater de la BFC Halifax, est un site industriel riverain d’environ 475 acres qui répond au manque d’espace disponible à l’arsenal canadien de Sa Majesté.
  • 60 millions de dollars pour un nouveau complexe résidentiel de 140 logements près de la 12e Escadre Shearwater destiné aux membres des FAC afin de pallier la pénurie actuelle de logements pour les militaires et leurs familles. L’achèvement substantiel du bâtiment est prévu pour l’été 2026, et il devrait être prêt à être occupé à l’automne 2026.

Au Nouveau‑Brunswick, nous investissons plus de 1 milliard de dollars dans le champ de tir et secteur d’entraînement de la BFC Gagetown :

  • 871 millions de dollars pour la recapitalisation du champ de tir et du secteur d’entraînement de la BFC Gagetown, ce qui permettra d’améliorer et de moderniser les secteurs d’entraînement, les champs de tir et les routes de la Base de soutien de la 5e Division du Canada. Ce projet appuiera les unités de la Force régulière et de la Réserve partout dans l’est et le Canada atlantique en maintenant des espaces et des installations essentiels pour un entraînement et une préparation réalistes. Les travaux seront réalisés progressivement sur plusieurs années afin de gérer les coûts, de maintenir l’accessibilité des secteurs d’entraînement et de réduire les répercussions sur les opérations militaires.
  • 172 millions de dollars pour développer un système de défense aérienne au sol à la BFC Gagetown. Ce système offrira une protection tactique de défense aérienne au personnel et aux installations essentielles, lors d’opérations expéditionnaires et nationales, contre une gamme de menaces aériennes de plus en plus diversifiées. Il permettra aux Forces armées canadiennes (FAC) de neutraliser les menaces posées par les roquettes, l’artillerie et les munitions de mortier, les missiles air‑sol et les bombes, ainsi que les systèmes d’aéronefs sans équipage, les aéronefs d’attaque et les hélicoptères constituant des cibles secondaires.
  • Un investissement de 20,2 millions de dollars à la BFC Gagetown pour la construction d’un édifice moderne de 1 537 m² visant à centraliser les services de transition afin de mieux soutenir les militaires et leurs familles lors de leur transition, qu’il s’agisse d’un retour au service ou d’une transition vers la vie civile. Les travaux ont débuté en juin 2024 et l’achèvement du projet est prévu pour mars 2026.

Disponibilité opérationnelle et maintien en puissance

La disponibilité opérationnelle reflète la capacité des Forces armées canadiennes de mener des opérations à l’appui des intérêts nationaux du Canada. Pour conserver cette capacité, les FAC ont besoin des bonnes personnes, du bon équipement, d’une instruction adéquate et d’un maintien en puissance. Les investissements récents visent à renforcer ces éléments fondamentaux de manière générale, étant donné que la disponibilité opérationnelle repose sur leur effet combiné. Même s’il faudra du temps pour mettre en œuvre les améliorations voulues, ces efforts commencent à renforcer les fondements de la disponibilité opérationnelle et à soutenir la capacité des FAC à créer des forces et à les maintenir en puissance au fil du temps :

  • un investissement de 1,4 milliard de dollars dans la production de munitions au pays afin de reconstituer la capacité souveraine en matière de munitions, ce qui comprend des composantes clés comme la nitrocellulose et les projectiles d’artillerie de 155 mm;
  • un investissement de plus de 8 milliards de dollars dans des contrats d’infrastructure actifs par l’intermédiaire de Construction de Défense Canada, à l’appui de projets dans les bases, les escadres et les zones d’entraînement;
  • la mise en œuvre du Projet de modernisation progressive de l’Aurora, d’une valeur de 2 milliards de dollars, qui modernise les systèmes de mission et les capteurs dans le but d’atteindre une capacité opérationnelle totale.

Capacités et équipement

Le Canada dote les FAC de capacités modernes en réponse aux menaces en évolution. Ces projets contribuent à l’activité économique, soutiennent des emplois et renforcent la capacité industrielle dans de nombreux secteurs. Le Canada dote les FAC de capacités modernes pour faire face aux menaces actuelles et changeantes.

  • L’attribution d’un contrat de 753 millions de dollars afin d’acquérir six avions Global 6500 construits au Canada pour l’Aviation royale canadienne. Ces avions à réaction construits au Canada serviront au transport officiel de dignitaires, aux évacuations aéromédicales et aux missions humanitaires. Les premières livraisons sont prévues en 2027, et le contrat comprend une option pour quatre aéronefs supplémentaires.
  • Un contrat de 32 millions de dollars pour appuyer la fourniture d’une capacité optique au sol dans le cadre du projet de surveillance de l’espace 2, ce qui renforcera la capacité de surveillance spatiale du Canada. Ce projet fournira un système de capteurs pour détecter, suivre et surveiller les objets en orbite terrestre. Ainsi, il consolidera les capacités de surveillance spatiale du Canada, appuiera les opérations de l’Aviation royale canadienne et contribuera au partage du fardeau entre les alliés.
  • Un investissement supplémentaire de 81 millions de dollars (pour un total de 213,45 millions de dollars) pour la livraison de six remorqueurs modernes à l’appui des opérations de la Marine royale canadienne, les trois premiers navires ont déjà été livrés, et un quatrième devrait l’être en novembre 2026.
  • Un contrat de 118 millions de dollars pour la livraison de périscopes numériques avancés pour les sous-marins de la classe Victoria, dont l’installation devrait commencer en 2030 et se terminer d’ici à la fin de 2033.

Les grands projets génèrent des retombées économiques mesurables, soutiennent des milliers d’emplois et contribuent au PIB grâce aux chaînes d’approvisionnement et à l’activité industrielle. Ces investissements font progresser de grands projets, renforcent la capacité opérationnelle et soutiennent l’industrie canadienne et les emplois au pays.

Industrie de défense et innovation

Les investissements dans la défense contribuent à l’économie tout en favorisant l’innovation et la croissance industrielle. L’industrie de la défense du Canada contribue pour près de 10 milliards de dollars au PIB et soutient plus de 81 000 emplois à l’échelle nationale. Des éléments comme la Stratégie industrielle de défense du Canada renforcent les chaînes d’approvisionnement nationales et soutiennent les entreprises canadiennes, et les investissements dans l’innovation font progresser les capacités dans les domaines de l’aérospatiale, des technologies quantiques et de la fabrication de pointe. Chaque dollar investi dans la défense soutient des travailleurs canadiens, renforce l’industrie et contribue à bâtir une économie plus résiliente, ce qui comprend les investissements suivants :

  • 6,6 milliards de dollars sur cinq ans, à commencer par 2,1 milliards en 2025-2026, pour renforcer l’industrie de la défense du Canada grâce à la Stratégie industrielle de défense;
  • 6 milliards de dollars par l’intermédiaire de la plateforme de défense de la Banque de développement du Canada à l’appui des entreprises canadiennes œuvrant dans les domaines de la défense et de la sécurité nationale;
  • 379,2 millions de dollars pour mettre en place l’Initiative régionale d’investissement dans la défense afin de faciliter l’intégration des petites et moyennes entreprises dans les chaînes d’approvisionnement du secteur de la défense et de renforcer les capacités industrielles et d’innovation à l’appui des besoins du Canada en matière de défense et de sécurité;
  • 241 millions de dollars dans le cadre du Programme d’aide à la recherche industrielle pour aider les petites et moyennes entreprises canadiennes à fort potentiel à mettre au point des technologies à double usage à des fins militaires et civiles;
  • 92 millions de dollars par l’intermédiaire du Programme des champions quantiques canadiens pour aider à consolider la position des plus importantes entreprises du secteur quantique canadien et leur permettre de maintenir en poste les meilleurs talents du domaine. Ainsi, le Canada conservera son avance dans ce domaine transformateur et veillera à ce que sa population profite des avantages de l’informatique quantique;
  • 29,4 millions de dollars pour établir le carrefour sécurisé de l’innovation pour la défense maritime, une initiative pilote axée sur la résilience et la collaboration;
  • une entente de 200 millions de dollars à l’appui d’une installation spécialisée de lancement spatial au Canada. Cet investissement permet le lancement indépendant de satellites, ce qui réduit la dépendance à l’égard des fournisseurs étrangers; 90 % des fonds (180 millions de dollars) profiteront à l’industrie canadienne.

Arctique et souveraineté

Le Canada renforce sa présence et ses capacités dans l’Arctique et le Nord, une région de plus en plus importante sur le plan stratégique. Ces efforts consolident la capacité du Canada à mener des opérations efficaces dans le Nord, tout en travaillant en partenariat avec ses alliés et les communautés autochtones et nordiques.

  • Les investissements se poursuivent dans le cadre du Plan de modernisation du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) du Canada, annoncé en juin 2022, qui prévoit 87,4 milliards de dollars en fonds sur 20 ans – le plus important investissement dans les capacités du NORAD du Canada depuis une génération.
  • Dans le cadre de la modernisation du NORAD, un investissement de 32 milliards de dollars visant à renforcer l’infrastructure, le développement à long terme et la souveraineté dans l’Arctique. Conçu pour faire passer le Canada « de la dépendance à la résilience », le plan réduira la dépendance à l’égard des États-Unis pour la défense de l’Arctique, tout en donnant un élan aux infrastructures à des fins militaires et économiques.

Présence des Forces armées canadiennes dans le monde

Le Canada continue de contribuer à la sécurité mondiale et d’appuyer ses alliés et partenaires.

  • Deux milliards de dollars en aide militaire supplémentaire à l’Ukraine.
  • L’opération UNIFIER a été élargie et prolongée jusqu’en mars 2026, puis jusqu’en 2029. Elle met l’accent sur la formation, le mentorat et le renforcement des capacités des Forces armées ukrainiennes, et a nécessité une augmentation du personnel des Forces armées canadiennes – jusqu’à 400 membres –, l’accent étant mis sur le génie de combat, la formation médicale et l’instruction en leadership.
  • Le Canada poursuit ses contributions aux opérations de l’OTAN dans le cadre de l’opération REASSURANCE, qui a été renouvelée en août 2026 pour une période supplémentaire de trois ans.

Ces efforts renforcent le rôle du Canada en tant qu’allié fiable et crédible.

Améliorer l’état de fonctionnement et l’état de préparation opérationnelle

La disponibilité opérationnelle reflète la capacité des FAC de mener des opérations à l’appui des intérêts nationaux du Canada. Pour conserver cette capacité, les FAC ont besoin des bonnes personnes, du bon équipement, d’une instruction adéquate et d’un maintien en puissance. Les investissements récents visent à renforcer ces éléments fondamentaux, étant donné que de tels efforts nécessiteront du temps et que la disponibilité opérationnelle repose sur leur effet combiné.

  • Une amélioration de l’accès aux pièces de rechange, au matériel et aux fournitures soutient le bon état de fonctionnement des navires, des aéronefs, des véhicules et des installations.
  • À l’échelle du pays, on travaille à éliminer les arriérés d’entretien et à mettre à niveau les infrastructures.
  • La production nationale de munitions est élargie dans le but de renforcer le maintien en puissance et la résilience de la chaîne d’approvisionnement.
  • Des contrats d’infrastructure d’une valeur de plus de 8 milliards de dollars font progresser des projets dans tout le Canada.

Ces efforts permettent de rétablir les bases nécessaires pour être en mesure de maintenir des opérations au pays et à l’étranger.

Au-delà de 2 % : regard vers l’avenir

L’atteinte de la cible de 2 % n’est pas une fin en soi – elle marque le début d’un effort soutenu visant à réinvestir pour rebâtir et réarmer les FAC et l’écosystème de défense du Canada. Aujourd’hui, le premier ministre Carney a annoncé qu’il y aurait des investissements de plus de 3 milliards de dollars dans les infrastructures et le secteur de la défense à la grandeur de la région atlantique du Canada :

Le Canada est maintenant sur la bonne voie en vue de respecter l’engagement en matière d’investissement de défense de l’OTAN de 5 % du PIB d’ici à 2035, ce qui renforcera sa capacité de défendre les Canadiens et Canadiennes, de soutenir ses alliés et de contribuer à la sécurité mondiale.

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2026-03-26