Excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial : mot d’ouverture et reconnaissance territoriale

Vidéo / Le 16 avril 2026

Transcription

Capv Kelly Williamson : Bonjour.

Nous sommes rassemblés ici aujourd'hui pour les excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial. C'est un événement important, solennel, qui nous porte à écouter avec humilité, à reconnaître avec honnêteté et à honorer le courage de ceux dont les histoires nous rapprochent. Avant tout autre chose, nous accueillons ceux qui ont porté la douleur et ressenti la solitude de l'exclusion de par le racisme au sein de nos rangs. Les membres des Forces armées canadiennes, les anciens combattants, vos familles... Que vous soyez ici dans cette pièce ou avec nous depuis plus loin, nous honorons votre force et votre présence et nous réservons un espace pour ceux qui ne sont pas encore prêts à le faire.

Nous accueillerons également les membres des Forces armées canadiennes, les vétérans, les représentants et représentantes du gouvernement, les leaders de la communauté et les distingués invités qui sont avec nous aujourd'hui. Et en soulignant la présence de son Excellence la très honorable Mary Simon, gouverneure générale du Canada, son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, 27e gouverneure générale du Canada et l'honorable Jill McKnight, ministre des Anciens Combattants et ministre associée de la Défense nationale. Votre présence est un signe de respect envers les personnes qui en souffrent et une preuve, et une preuve d'engagement en faveur de la réconciliation et du changement.

Nous nous réunissons aujourd'hui dans l'humilité, dans un esprit de responsabilité et en reconnaissance des préjudices qui n'auraient jamais dû se produire au sein des Forces armées canadiennes. Cette cérémonie est une occasion solennelle, mais aussi porteuse d'espoir. C'est un moment pour réfléchir, un moment pour écouter et un moment pour avancer tous ensemble.

La cérémonie d'aujourd'hui peut ramener des souvenirs, des émotions difficiles. Du soutien est disponible sur place et en ligne pour toute personne qui en aurait besoin. Pour ceux qui se joignent à nous en personne, vous trouverez des soutiens de santé mentale et conseillers prêts à vous aider dans le foyer. Il y a des salles privées disponibles à toute personne qui a besoin d'un espace en privé pour réfléchir. Pour ceux qui se joignent à nous virtuellement, il y a un code QR qui vous ramènera vers des ressources et des services de soutien. S'il vous plaît, n'hésitez pas à les utiliser. Vous n'êtes pas seuls.

Alors que nous commençons, nous voulons remercier et reconnaître les efforts de nos interprètes des langues des signes et des interprètes d'interprétation simultanée, français, anglais, pour leur soutien aujourd'hui et s'assurer que cette cérémonie est disponible à tous ceux qui se joignent à nous. Commençons maintenant cet événement important dans un esprit d'honnêteté, de réflexion et de responsabilités partagées.

Albert Dumont est un conseiller spirituel algonquin anichinabé, militant, bénévole et poète. Il était anciennement le lauréat Poète de la Ville d'Ottawa et il a dévoué sa vie à promouvoir la spiritualité et la guérison autochtones et à protéger les droits des personnes autochtones, surtout les jeunes. Je vous demande d'accueillir Albert Dumont qui va nous accueillir sur le territoire.

Aîné Albert Dumont : Miigwetch. Merci. Je veux dire tout d'abord qu'à l'heure actuelle, je suis en paix et je souhaite de bonnes choses à tout le monde. Je voudrais que tout le monde ici sache que je n'ai jamais eu de haine envers quiconque dans ma vie. Je n'en suis pas capable. Et la haine ne fait aucun sens pour moi. J'aimerais dédier mon propos aujourd'hui à mon frère Russell qui a rejoint l'armée à 18 ans. Il a servi trois ans dans l'armée. Il a servi trois ans en Saskatchewan. Et il prévoyait d'aller dans le service aéroporté, mais c'était le 8 juillet, un dimanche, en 1985, et il traversait la rue et un chauffard ivre l'a assassiné. Mais il adorait l'armée, la camaraderie. Il a toujours bien parlé de ses expériences, à quel point il aimait faire partie des Forces armées.

Je vais partager l'histoire traditionnelle des Algonquins. Cette histoire circule dans ce pays depuis des milliers d'années. Au moment du contact avec les Européens, les Algonquins construisaient des canots en écorce de bouleau et c'était devenu une vraie science. Ils pouvaient faire de grands canoës pour sept ou huit hommes et chargement. Ça passait sur des rapides sans être abîmé. Ces canoës étaient très spéciaux. Mais en tous les cas, cette histoire est une histoire d'enseignement traditionnel qui parle de canoës qui se dirigeaient sur la rivière de la vie. Mais sur un canoë, il y a beaucoup de gens, mais seulement une personne dans ce canoë qui a une pagaie. Dans le deuxième canoë, il y a beaucoup de gens, mais tout le monde dans ce canoë a une pagaie et ils avancent sur la rivière de la vie.

Et un conteur d'il y a très longtemps demanderait à un jeune : « Dans quel canoë préfèrerais-tu être? Préfèrerais-tu être dans le canoë où il y a seulement une personne qui est à la pagaie ou est-ce que tu préfères être dans le canoë où tout le monde a une pagaie? » Et on espérait que le jeune dirait qu'il voudrait être dans le canoë où tout le monde a une pagaie. Parce que si vous êtes dans le canoë où seulement une personne a une pagaie, cette personne décide où elle veut aller et les gens dans ce canoë n'ont pas leur mot à dire sur la direction dans cette rivière de la vie. Mais si vous êtes dans le canoë où tout le monde a une pagaie, alors, cette pagaie, c'est votre voix, et tout le monde dans ce canoë, peu importe qu'il soit jeune ou aîné, tout le monde a une voix pour s'exprimer, protester s'ils ressentent que le canoë ne va pas dans la bonne direction. Cette pagaie leur permet de freiner et le canoë s'arrêtera d'avancer sur la rivière de la vie tant que les gens dans le canoë décident et s'entendent sur quelle direction adopter.

En tant que militant des droits de la personne et en tant qu'Algonquin, j'ai rencontré de la haine à maintes reprises. Et même récemment, durant la Journée du chandail orange, il y a des gens puissants dans ce pays qui se sont moqués, ont ridiculisé les peuples autochtones de ce pays pour le fait que l'on célébrait, qu'on honorait des enfants morts dans les pensionnats. Lorsque je pense à la haine, ça va à l'encontre de ce que veut dire le drapeau canadien. Ça va à l'encontre de l'éthique et des principes canadiens. Ces gens qui détestent, de par la couleur de votre peau, votre culture, votre origine, veulent être dans ce canoë où il y a seulement une personne qui a la pagaie. Tout le monde dans cette salle comprendra, je le pense, que c'est mieux d'être dans le canoë où tout le monde a une voix, où tout le monde est respecté et personne est victime d'un manque de respect.

Je veux que vous sachiez qu'aujourd'hui, lorsque je vais retourner à Kitigan Zibi, je vais brûler ce tabac pour tout le monde ici, pour le succès de cet événement, car c'est très important. Merci. Miigwetch.

Capv Kelly Williamson : Merci, Albert, de nous avoir accueillis sur ce territoire et de nous rappeler l'importance du respect.

 
Aperçu Vidéo
Elder Albert Dumont

Excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial : mot d’ouverture et reconnaissance territoriale
Mot d’ouverture de la capitaine de vaisseau Kelly Williamson et reconnaissance territoriale de l’Aîné Albert Dumont à l’occasion de la présentation des excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial.

Sgt (ret) Wendy Jocko

Excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial : Sgt (ret) Wendy Jocko
Discours de la sergente (à la retraite) Wendy Jocko à l’occasion de la présentation des excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial.

Capt (ret) Kevin Junor

Excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial : Capt (ret) Kevin Junor
Discours du capitaine (à la retraite) Kevin Junor à l’occasion de la présentation des excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial.

Capc (ret) Albert Wong

Excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial : Capc (ret) Albert Wong
Discours du capitaine de corvette (à la retraite) Albert Wong à l’occasion de la présentation des excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial.

la très hon. Michaëlle Jean

Excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial : la très hon. Michaëlle Jean
Discours de la très honorable Michaëlle Jean à l’occasion de la présentation des excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial.

la générale M. A. J. Carignan

Excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial : présentation des excuses nationales
Présentation des excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial par la chef d’état-major de la défense, la générale M. A. J. Carignan, et l’adjudant-chef des Forces armées canadiennes, l’adjudant-chef Bob McCann.

contre-amiral Jacques P. Olivier

Excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial : mot de la fin
Mot de la fin du contre-amiral Jacques P. Olivier à l’occasion de la présentation des excuses des Forces armées canadiennes pour la discrimination raciale et le harcèlement racial.

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2026-04-16