Prendre soin de soi quand on fournit du soutien à une victime

En prenant bien soin de vous, vous êtes mieux à même de vous occuper de quelqu’un d’autre, surtout si c’est une personne qui a survécu à un acte de violence sexuelle.

  • Conservez votre style de vie. Vous risquez d’avoir du mal à rester fort(e) sur le plan émotionnel si vous vous concentrez surtout sur l’agression sexuelle. Conservez votre style de vie et continuez à faire ce que vous aimez; cela est important pour votre mieux-être émotionnel. Si vous aimez faire de la peinture, cuisiner, faire de l’exercice, passer du temps avec des amis ou vous adonner à d’autres activités, poursuivez dans le même sens. Il vous semblera sans doute difficile de trouver le temps de faire ces activités, mais il s’agit de moyens utiles de prendre soin de vous à long terme.
  • Confiez-vous à quelqu’un. Il est normal d’avoir du mal à composer avec l’idée que quelqu’un pour qui vous avez de l’affection a subi une agression sexuelle. La situation peut continuer d’être difficile au fil de temps et à mesure que la victime amorce le processus de guérison. Vous pouvez appeler le CIIS en composant le 1 844-750-1648 pour parler à un professionnel qualifié qui comprend ce que vous vivez et auprès de qui vous pouvez obtenir un soutien, des détails sur vos options, ou des réponses à vos questions.
  • Dressez des plans. Parfois, parler de ce qui s’est passé peut vous aider à maîtriser vos sentiments, mais cela risque aussi de vous donner l’impression d’être pris(e) au piège. Dressez des plans qui vous permettront pendant un moment de cesser de parler de l’agression ou d’y penser. Par exemple, vous pourriez commencer à vous adonner à un nouveau passe-temps, ou retourner à une activité que vous aimez déjà. Vous pourriez aller dîner avec un groupe d’amis qui comprennent que ce n’est pas un bon moment pour parler de ce qui s’est passé. Peut-être préférez-vous pratiquer une activité en solo, par exemple faire de longues marches. Faites en sorte que ce soit un moment où vous cessez de penser à l’agression.
  • Prenez le temps de vous détendre. La détente prend différentes formes, selon la personne. Ce peut être la méditation ou des exercices axés sur de profondes respirations. Il se peut aussi que tenir un journal personnel vous aide à trier vos pensées et à trouver la paix. Réservez des moments de votre journée à la détente, de manière à ne pas manquer de vous adonner à ces activités.
  • Comprenez les signes d’un traumatisme indirect. Pour quelqu’un qui fournit un soutien continu à un collègue, un ami ou un subalterne, à un contrevenant présumé, ou à n’importe qui d’autre ayant été touché par la violence sexuelle, il importe d’être au courant des signes d’un traumatisme indirect, qui peuvent comprendre les comportements suivants :
    • devenir cynique ou perdre espoir
    • éviter les contacts sociaux ou professionnels
    • éprouver de la peur et devenir protecteur ou protectrice à l’excès, car le monde est perçu comme un endroit dangereux
    • assujettir ses relations avec les autres à des limites rigides, ou, au contraire, manquer de retenue et chercher à secourir tout le monde.
    • abandonner ses convictions spirituelles.

Il n’est pas toujours facile de prendre soin de soi sans aide. Afin de parler avec quelqu’un qui a reçu une formation pour aider les autres, communiquez avec un organisme assurant des services aux blessés ou aux personnes atteintes d’une maladie mentale.

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