Programmes nationaux de soutien par les pairs (PNSP)

Transcription

Le Programme national de soutien par les pairs regroupe deux programmes qui offrent un soutien social et un soutien par les pairs :
le programme de soutien social pour blessures de stress opérationnel (SSBSO);
le programme Empathie et soutien par les pairs offrant une invitation au réconfort (ESPOIR).
Le mot « pair » décrit toute personne qui accède à ces deux programmes, car ils n’ont aucun caractère clinique et reposent sur des expériences semblables vécues par le personnel et par la personne qui demande un soutien.

Le programme ESPOIR est unique en son genre, en ce sens qu’il offre un soutien par les pairs aux familles des militaires enduillees. Les familles cherchant un soutien sont jumelés à des bénévoles formes du programme qui ont vécu des expériences semblables aux leurs.

Dans l’affiche montrée ici, les mains et les pierres symbolisent le soutien, la solidité, la force et la résilience. Un peu comme ces pierres, l’être humain a la capacité de s’adapter à des situations difficiles.

Tous les pairs fournissant un soutien dans le cadre de ce programme sont des bénévoles formes qui ont perdu un être cher qui servait dans les FAC ou qui était un ancien combattant. La plupart des personnes disparues ont été tuées pendant la guerre en Afghanistan, mais certaines sont décédées dans d’autres circonstances : suicide, accidents et maladies, par exemple.

Les bénévoles du programme ESPOIR sont parvenus à un stade de mieux-être et de guerisons pour pouvoir offrir un soutien à d’autres pairs. 

Le programme est supervisé par un travailleur social clinicien.

Le chagrin est douloureux, et perdre quelqu’un est une des expériences humaines les plus difficiles à traverser. La recherche montre que la perte d’un être cher peut être un des événements les plus stressants de la vie de quelqu’un. 

Cette citation est de M. Jim Davis, père du Cpl Paul Davis, décédé en Afghanistan, le 2 mars 2006.

C'est une bonne description de comment bien le programme de soutien par les pairs a un impact positif sur le rétablissement du bien-être des familles.

M. Davis fait parti du programme depuis le début de sa création et continue de faire du bénévolat en tant que pair aidant.

Comme M. Davis l’a si bien dit, parler avec quelqu'un qui comprenait sa douleur a fait une différence et a marqué le début de son parcours de guérison.

Les caractéristiques clés du programme ESPOIR résident dans le fait :

  1. qu’aucun jugement n’est porté;
  2. qu’il offre une démarche sûre;
  3. qu’il offre un contexte où les personnes peuvent communiquer avec d’autres qui avaient traversé des expériences semblables et les comprenaient de façon confidentielle

Le programme ESPOIR est sans pareil, en ce sens qu’il fait le pont entre les mondes militaire et civil.

Par exemple, un parent d’un membre des FAC peut n’avoir jamais fait partie lui‐même des forces armées, et il se peut qu’il ne comprenne pas du tout la culture militaire ou qu’il en ait seulement une vague idée. Il risque de ne pas savoir à quoi s’attendre, ou de n’avoir aucune idée des personnes auxquelles il devrait s’adresser. Le programme ESPOIR peut lui procurer cette compréhension et l’aiguiller vers les bons services.

Principaux objectifs du programme ESPOIR :

  1. Offrir un soutien important et fort nécessaire aux familles des militaires tombés au combat;
  2. Mettre l’accent sur des attentes réalistes et sur ce à quoi s’attendre au cours de la période de chagrin et de deuil;
  3. Atténuer le sentiment d’isolement;
  4. Aider les familles en deuil à se sentir intégrées dans la collectivité, car l’être qui leur était cher est sans doute disparu, mais la grande famille, elle, demeure.

Voici quelques opinions exprimées par des familles qui ont eu recours au programme ESPOIR :

« Le programme m’aide vraiment à vivre mon chagrin … en aidant les autres à traverser leur période de peine, j’y trouve aussi un réconfort. Ce ne sont pas seulement les autres qui en retirent quelque chose. Voilà pourquoi je participe au programme! J’en retire beaucoup moi aussi … Ce qu’il y a en moi, mes émotions, ma propre expérience, voilà ce que le programme m’aide à assumer. »

« Ce programme m’a tellement inspirée. Je ne peux vous expliquer à quel point mon aidante a réussi à me remonter le moral et à me redonner espoir dans la vie. Je suis vraiment persuadée qu’elle a eu une grande incidence positive dans ma vie. »

« Lorsque les gens meurent, ils ne nous quittent pas. C’est pourquoi il importe de ne pas les oublier […] Je sais que le programme ESPOIR existe pour que personne n’oublie que des gens ont sacrifié leur vie pour ce pays. Je pense que c’est un hommage aux personnes qui sont décédées. Comment pourrais-je ne pas vouloir apporter mon aide? »

Certains membres des familles qui ont perdu un être cher peuvent décider de devenir bénévoles dans le cadre du programme ESPOIR, afin d’aider d’autres familles à vivre leur deuil. Les bénévoles du programme reçoivent une formation, un soutien et un encadrement et ils disent souvent à quel point le fait d’aider autrui les a enrichis personnellement.

Le programme de soutien social aux blessures de stress opérationnel (SSVSO) a été créé en mai 2001 pour répondre à un important besoin. La recherche a confirmé la valeur du soutien par les pairs, et presque le quart des personnes souffrant d’une blessure de stress opérationnel (BSO) ne demandent aucune aide professionnelle. Celles qui finissent par solliciter un soutien mettent du temps à ce faire (jusqu’à sept ans) à cause du stigmate lié aux BSO. En pareil cas, les programmes de soutien par les pairs ont établi des liens avec elles et les ont aidées à obtenir plus rapidement une aide fort nécessaire.

Les coordonnateurs du SSBSO accroissent le niveau du soutien social fourni aux militaires en uniforme et aux anciens combattants ainsi qu’à leur famille qui éprouvent des symptômes s’apparentant aux BSO. 

Le programme de SSBSO fait complément aux services existants offerts par le ministère de la Défense nationale, Anciens Combattants Canada et les collectivités locales; il vise à autonomiser les membres des FAC et les anciens combattants en atténuant les symptômes susmentionnés, en améliorant leur état fonctionnel et leur rendement au travail et, en fin de compte, leur qualité de vie.

L’abréviation BSO n’est pas un terme clinique, mais elle sert à décrire une blessure psychologique pouvant inclure l’anxiété, la dépression ou le TSPT. La blessure même peut se manifester après une situation traumatisante, un deuil ou la perte d’un être cher ou un travail exécuté dans un contexte très stressant, ou être causée par l’épuisement opérationnel.

Les BSO n’ont pas nécessairement leur origine dans une zone d’affectation spéciale ou un déploiement outre-mer. Elles peuvent avoir leur source dans des opérations ou des accidents ayant lieu au Canada également.

Plusieurs facteurs et expériences risquent de contribuer à une BSO. Le modèle présenté ici fait voir quatre éléments pouvant ce faire : un traumatisme, l’épuisement mental, le deuil et une blessure morale. La blessure peut provenir d’un seul incident, ou d’une combinaison de n’importe lesquels de ces facteurs.

Voici quelques exemples de chaque type :

Traumatisme ou blessure par incidences
Explosion d’EEI
Accident d’entraînement
Être témoin d’un incident
Épuisement ou usure mentale
Épuisement professionnel au pays
Être responsable de la sécurité d’autres personnes
De multiples périodes de service / missions
Blessure due au deuil
Perte de personnes que l’on connaît
Pas nécessaire d’être sur les lieux de l’accident pour être éprouvé par le deuil
Perte par anticipation
Perte de la « normalité »; perte de son identité antérieure; perte du partenaire que l’on connaissait auparavant
Blessure ou perte morale
Être témoin d’une situation sans pouvoir intervenir
Culpabilité et honte; mesures qui n’ont pas été prises; n’avoir aucun contrôle

Blessure physique – Ce sont en général des blessures plus évidentes, et il est plus difficile d’y passer outre. Le processus qui a cours entre le moment de la blessure et le traitement est d’habitude assez rapide, et l’ajustement qu’il faut pour trouver une nouvelle normalité est en général accepté par la société.

Santé mentale – L’évolution de ces blessures est souvent retardée, car elles ne sont pas toujours immédiatement observables. Il se peut qu’il faille du temps pour accepter ce qui a causé le changement et pour demander de l’aide. La personne a souvent du mal à s’adapter aux changements que la blessure entraîne dans sa vie.

Cependant, plus on demande de l’aide tôt, meilleur sera le pronostic tant pour les blessures physiques que psychologiques.

NOTE IMPORTANTE : Tous les blessés ne connaîtront pas nécessairement ce processus à retardement.

Un pair peut être un membre des FAC en uniforme appartenant à la Force régulière ou à la Réserve, un ancien combattant, ou un ancien membre d’une force alliée (Royaume-Uni, États-Unis, etc.) qui vit au Canada.

Le programme de SSVSO définit le mot « famille » de façon assez large, de sorte que toute personne qui soutient quelqu’un ayant subi une BSO recevra un appui par l’intermédiaire du programme. 

Un pair membre de la famille peut être votre partenaire, des enfants adultes (d’autres ressources peuvent être proposées dans le cas des mineurs), un frère ou une sœur, un (des) ami(s) intime(s),et même un parent.

Les coordonnateurs des Programmes nationaux de soutien par les pairs représentent la diversité et les divers genres de pairs qui accèdent au programme de SSVSO; ils ont eux-mêmes vécu des expériences semblables à celles des pairs.

Les coordonnateurs du programme de SSBSO ont trois grands mandats :
fournir un soutien individuel;
fournir un soutien en groupe;
gérer les bénévoles.

Soutien individuel
Le processus commence d’habitude à ce stade, et le rôle principal des coordonnateurs consiste à écouter.
Les réunions seul à seul avec la personne permettent d’avoir des entretiens plus approfondis et privés avec elle, et le coordonnateur peut proposer des ressources qui pourraient l’aider et aussi l’aiguiller vers d’autres pairs ou services et travailler en son nom. L’important ici, c’est de cheminer côte à côte avec le pair.
Si un pair dit souhaiter bénéficier d’un soutien en groupe, le coordonnateur évalue à ce stade si la personne est prête, de manière à garantir sa sécurité et celle du groupe et à faire en sorte que tout le monde soit à l’aise dans ce contexte.

Soutien en groupe
Il est facultatif pour les pairs. 
Le personnel du programme de SSBSO planifie et coordonne le soutien offert en groupe et il anime les séances de groupe.
* Il importe de souligner que les traumatismes ne font l’objet d’aucune discussion au sein des groupes. L’objectif des séances consiste à fournir un soutien social et mutuel et à enseigner des moyens positifs de faire face au problème et aux situations, tout en insistant toujours sur la confidentialité.

Gestion des bénévoles
Outre qu’ils fournissent un soutien direct aux pairs, les coordonnateurs du programme de SSBSO recrutent, gardent et gèrent les bénévoles qui apportent nos services aux pairs.
Tous les bénévoles du programme de SSBSO reçoivent une semaine de formation sous la gouverne d’un psychologue qualifié.

Chaque pair chemine à sa façon, et sa démarche est adaptée à ses désirs et besoins.

Soutien individuel
Chaque nouveau pair commence par être reçu en privé, seul à seul avec le coordonnateur pour que celui-ci comprenne où le pair est rendu dans son rétablissement et qu’il puisse adapter le niveau de soutien nécessaire au pair à ce stade-là. Cette approche donne au pair le temps de cerner ce qu’il espère obtenir du programme de SSBSO et de connaître son représentant local du programme de SSBSO. À ce stade-là, les pairs expriment souvent un sentiment de soulagement dû au fait qu’ils savent qu’ils ne sont pas seuls; ils peuvent parler à quelqu’un qui ne les jugera pas et qui peut les aider à comprendre la gamme de ressources et les options possibles.

Bénévole
Le processus de rétablissement après une BSO peut sembler long et difficile; en faisant du bénévolat dans le programme de SSBSO, un pair a l’occasion d’utiliser son propre cheminement et d’en tirer quelque chose de positif. Tout pair qui veut devenir bénévole doit passer par un processus de sélection, recevoir une formation et obtenir le soutien de l’équipe du programme.

Groupe
Le soutien en groupe est une autre forme d’aide et de cheminement dans le cadre du programme de SSBSO; il repose sur les besoins du pair, car tous les pairs ne sont pas immédiatement intéressés par les séances de SSBSO en groupe. Il importe que le coordonnateur et le pair veillent à ce que le soutien en groupe soit utile à ce dernier et à ce que sa santé soit suffisamment bonne pour lui permettre d’assister aux séances avec les autres. Les avantages du groupe résident dans le fait que les pairs peuvent écouter comment d’autres font face à leurs problèmes, s’offrir un soutien mutuel et créer un réseau de soutien.

Aiguillage et défense des intérêts
Les pairs prenant part au programme de SSBSO peuvent bénéficier d’un service d’aiguillage et de mise en valeur de soi offert par le programme, car les coordonnateurs ont des liens avec des ressources communautaires et peuvent souvent aider un pair à se faire valoir lui-même. Il importe de souligner qu’aucun aiguillage en bonne et due forme n’est nécessaire et que le pair peut lui-même faire les démarches ou les appels qui lui semblent utiles.

À n’importe quel moment, un pair peut décider de ne pas suivre le modèle plus loin : il s’agit d’un processus volontaire.

Une caractéristique essentielle de la façon dont nous fournissons un soutien aux et par les pairs réside dans notre principe du respect de la confidentialité.

La confidentialité est la pierre angulaire du programme de SSBSO.

Quant à la communication de renseignements et à la confidentialité, il existe trois paliers :

1. Complètement confidentiel :
Les coordonnateurs sont tenus de préserver la confidentialité et de protéger les renseignements fournis par les pairs. 
Les renseignements sont traités avec respect et de façon confidentielle et ne sont partagés qu’au sein du programme de SSVSO, sur justification.

2. Renseignements particuliers communiqués avec consentement :
Des renseignements peuvent être communiqués à des parties de l’extérieur avec le consentement écrit du pair, sauf si la sécurité de ce dernier ou d’autrui est menacée, comme la diapositive le montre. Le pair décide à qui les renseignements seront divulgués et quels genres de renseignements le seront.

3. Sécurité menacée
Comme c’est le cas de n’importe quelle autre organisation professionnelle, les règles de l’éthique obligent le programme de SSVSO à divulguer des renseignements si la sécurité du pair ou d’autrui est en danger.

Les pairs déterminent leur degré de participation au programme de SSVSO et ils décident du genre de soutien qu’ils veulent recevoir.

Voici quelques exemples des avantages éventuels offerts par le programme de SSVSO :

Donner de l’espoir
Établir des liens entre les pairs
Offrir une occasion de découvrir de nouvelles perspectives
Illustrer de saines méthodes de faire face aux problèmes tout en vivant avec une BSO

Autres avantages offerts par le programme de SSBSO :

Encourager les pairs à se conformer aux recommandations du médecin;
Autonomiser les pairs;
Aider les pairs à trouver les ressources dont ils ont besoin;
Encourager les pairs à participer aux programmes et à profiter du soutien offert.

Les coordonnateurs peuvent s’adapter pour accompagner un pair dans son propre cheminement. Cependant, cette démarche dépendra des désirs et des besoins du pair.

Les coordonnateurs du programme de SSVSO peuvent appuyer les pairs là où il le faut. Nous établissons des rapports directs avec les pairs autant que possible, et nous avons du personnel et des bénévoles en de multiples endroits dans tout le pays.

Nous sommes équipés pour offrir un soutien au téléphone et par courriel. Cela nous permet de rendre notre programme accessible aux pairs qui vivent actuellement à l’étranger.

Les aiguillages et les recommandations peuvent se faire dans les deux sens entre le programme et ces organismes et bien d’autres encore dans les collectivités militaire et civile.

Voici certains partenaires des programmes de soutien par les pairs :

le Réseau national des cliniques BSO
les CRFM
les gestionnaires de cas d’ACC
les représentants des services fournis par la Légion
l’UISP / les CISP
les organismes communautaires.

Nous voulons que vous reteniez les trois messages suivants à l’issue de notre présentation :

 Les rapports établis avec le programme de SSVSO sont confidentiels, et les résultats n’en seront pas communiqués en dehors des cadres du programme, à moins que les règles de l’éthique soient transgressées, comme nous en avons déjà fait mention.

 Nous avons fait l’expérience de blessures de stress opérationnel et nous comprenons les difficultés qui peuvent les accompagner tant pour la personne qui vit avec cette blessure que pour la famille qui soutient cette personne.

 Il est possible de retrouver une bonne qualité de vie. 

Consultez notre site Web :  WWW.HOPE-ESPOIR.COM

Si vous avez des questions sur nos programmes nationaux de soutien par les pairs, soit les programmes ESPOIR et SSVSO, décrits dans le présent exposé, ou si vous voulez trouver un soutien local de ce genre, veuillez vous servir des coordonnées indiquées ici.

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Le Programme national de soutien par les pairs regroupe deux programmes qui offrent un soutien social et un soutien par les pairs :
le programme de soutien social pour blessures de stress opérationnel (SSBSO);
le programme Empathie et soutien par les pairs offrant une invitation au réconfort (ESPOIR).
Le mot « pair » décrit toute personne qui accède à ces deux programmes, car ils n’ont aucun caractère clinique et reposent sur des expériences semblables vécues par le personnel et par la personne qui demande un soutien.

Le programme ESPOIR est unique en son genre, en ce sens qu’il offre un soutien par les pairs aux familles des militaires enduillees. Les familles cherchant un soutien sont jumelés à des bénévoles formes du programme qui ont vécu des expériences semblables aux leurs.

Dans l’affiche montrée ici, les mains et les pierres symbolisent le soutien, la solidité, la force et la résilience. Un peu comme ces pierres, l’être humain a la capacité de s’adapter à des situations difficiles.

Tous les pairs fournissant un soutien dans le cadre de ce programme sont des bénévoles formes qui ont perdu un être cher qui servait dans les FAC ou qui était un ancien combattant. La plupart des personnes disparues ont été tuées pendant la guerre en Afghanistan, mais certaines sont décédées dans d’autres circonstances : suicide, accidents et maladies, par exemple.

Les bénévoles du programme ESPOIR sont parvenus à un stade de mieux-être et de guerisons pour pouvoir offrir un soutien à d’autres pairs. 

Le programme est supervisé par un travailleur social clinicien.

Le chagrin est douloureux, et perdre quelqu’un est une des expériences humaines les plus difficiles à traverser. La recherche montre que la perte d’un être cher peut être un des événements les plus stressants de la vie de quelqu’un. 

Cette citation est de M. Jim Davis, père du Cpl Paul Davis, décédé en Afghanistan, le 2 mars 2006.

C'est une bonne description de comment bien le programme de soutien par les pairs a un impact positif sur le rétablissement du bien-être des familles.

M. Davis fait parti du programme depuis le début de sa création et continue de faire du bénévolat en tant que pair aidant.

Comme M. Davis l’a si bien dit, parler avec quelqu'un qui comprenait sa douleur a fait une différence et a marqué le début de son parcours de guérison.

Les caractéristiques clés du programme ESPOIR résident dans le fait :

  1. qu’aucun jugement n’est porté;
  2. qu’il offre une démarche sûre;
  3. qu’il offre un contexte où les personnes peuvent communiquer avec d’autres qui avaient traversé des expériences semblables et les comprenaient de façon confidentielle

Le programme ESPOIR est sans pareil, en ce sens qu’il fait le pont entre les mondes militaire et civil.

Par exemple, un parent d’un membre des FAC peut n’avoir jamais fait partie lui‐même des forces armées, et il se peut qu’il ne comprenne pas du tout la culture militaire ou qu’il en ait seulement une vague idée. Il risque de ne pas savoir à quoi s’attendre, ou de n’avoir aucune idée des personnes auxquelles il devrait s’adresser. Le programme ESPOIR peut lui procurer cette compréhension et l’aiguiller vers les bons services.

Principaux objectifs du programme ESPOIR :

  1. Offrir un soutien important et fort nécessaire aux familles des militaires tombés au combat;
  2. Mettre l’accent sur des attentes réalistes et sur ce à quoi s’attendre au cours de la période de chagrin et de deuil;
  3. Atténuer le sentiment d’isolement;
  4. Aider les familles en deuil à se sentir intégrées dans la collectivité, car l’être qui leur était cher est sans doute disparu, mais la grande famille, elle, demeure.

Voici quelques opinions exprimées par des familles qui ont eu recours au programme ESPOIR :

« Le programme m’aide vraiment à vivre mon chagrin … en aidant les autres à traverser leur période de peine, j’y trouve aussi un réconfort. Ce ne sont pas seulement les autres qui en retirent quelque chose. Voilà pourquoi je participe au programme! J’en retire beaucoup moi aussi … Ce qu’il y a en moi, mes émotions, ma propre expérience, voilà ce que le programme m’aide à assumer. »

« Ce programme m’a tellement inspirée. Je ne peux vous expliquer à quel point mon aidante a réussi à me remonter le moral et à me redonner espoir dans la vie. Je suis vraiment persuadée qu’elle a eu une grande incidence positive dans ma vie. »

« Lorsque les gens meurent, ils ne nous quittent pas. C’est pourquoi il importe de ne pas les oublier […] Je sais que le programme ESPOIR existe pour que personne n’oublie que des gens ont sacrifié leur vie pour ce pays. Je pense que c’est un hommage aux personnes qui sont décédées. Comment pourrais-je ne pas vouloir apporter mon aide? »

Certains membres des familles qui ont perdu un être cher peuvent décider de devenir bénévoles dans le cadre du programme ESPOIR, afin d’aider d’autres familles à vivre leur deuil. Les bénévoles du programme reçoivent une formation, un soutien et un encadrement et ils disent souvent à quel point le fait d’aider autrui les a enrichis personnellement.

Le programme de soutien social aux blessures de stress opérationnel (SSVSO) a été créé en mai 2001 pour répondre à un important besoin. La recherche a confirmé la valeur du soutien par les pairs, et presque le quart des personnes souffrant d’une blessure de stress opérationnel (BSO) ne demandent aucune aide professionnelle. Celles qui finissent par solliciter un soutien mettent du temps à ce faire (jusqu’à sept ans) à cause du stigmate lié aux BSO. En pareil cas, les programmes de soutien par les pairs ont établi des liens avec elles et les ont aidées à obtenir plus rapidement une aide fort nécessaire.

Les coordonnateurs du SSBSO accroissent le niveau du soutien social fourni aux militaires en uniforme et aux anciens combattants ainsi qu’à leur famille qui éprouvent des symptômes s’apparentant aux BSO. 

Le programme de SSBSO fait complément aux services existants offerts par le ministère de la Défense nationale, Anciens Combattants Canada et les collectivités locales; il vise à autonomiser les membres des FAC et les anciens combattants en atténuant les symptômes susmentionnés, en améliorant leur état fonctionnel et leur rendement au travail et, en fin de compte, leur qualité de vie.

L’abréviation BSO n’est pas un terme clinique, mais elle sert à décrire une blessure psychologique pouvant inclure l’anxiété, la dépression ou le TSPT. La blessure même peut se manifester après une situation traumatisante, un deuil ou la perte d’un être cher ou un travail exécuté dans un contexte très stressant, ou être causée par l’épuisement opérationnel.

Les BSO n’ont pas nécessairement leur origine dans une zone d’affectation spéciale ou un déploiement outre-mer. Elles peuvent avoir leur source dans des opérations ou des accidents ayant lieu au Canada également.

Plusieurs facteurs et expériences risquent de contribuer à une BSO. Le modèle présenté ici fait voir quatre éléments pouvant ce faire : un traumatisme, l’épuisement mental, le deuil et une blessure morale. La blessure peut provenir d’un seul incident, ou d’une combinaison de n’importe lesquels de ces facteurs.

Voici quelques exemples de chaque type :

Traumatisme ou blessure par incidences
Explosion d’EEI
Accident d’entraînement
Être témoin d’un incident
Épuisement ou usure mentale
Épuisement professionnel au pays
Être responsable de la sécurité d’autres personnes
De multiples périodes de service / missions
Blessure due au deuil
Perte de personnes que l’on connaît
Pas nécessaire d’être sur les lieux de l’accident pour être éprouvé par le deuil
Perte par anticipation
Perte de la « normalité »; perte de son identité antérieure; perte du partenaire que l’on connaissait auparavant
Blessure ou perte morale
Être témoin d’une situation sans pouvoir intervenir
Culpabilité et honte; mesures qui n’ont pas été prises; n’avoir aucun contrôle

Blessure physique – Ce sont en général des blessures plus évidentes, et il est plus difficile d’y passer outre. Le processus qui a cours entre le moment de la blessure et le traitement est d’habitude assez rapide, et l’ajustement qu’il faut pour trouver une nouvelle normalité est en général accepté par la société.

Santé mentale – L’évolution de ces blessures est souvent retardée, car elles ne sont pas toujours immédiatement observables. Il se peut qu’il faille du temps pour accepter ce qui a causé le changement et pour demander de l’aide. La personne a souvent du mal à s’adapter aux changements que la blessure entraîne dans sa vie.

Cependant, plus on demande de l’aide tôt, meilleur sera le pronostic tant pour les blessures physiques que psychologiques.

NOTE IMPORTANTE : Tous les blessés ne connaîtront pas nécessairement ce processus à retardement.

Un pair peut être un membre des FAC en uniforme appartenant à la Force régulière ou à la Réserve, un ancien combattant, ou un ancien membre d’une force alliée (Royaume-Uni, États-Unis, etc.) qui vit au Canada.

Le programme de SSVSO définit le mot « famille » de façon assez large, de sorte que toute personne qui soutient quelqu’un ayant subi une BSO recevra un appui par l’intermédiaire du programme. 

Un pair membre de la famille peut être votre partenaire, des enfants adultes (d’autres ressources peuvent être proposées dans le cas des mineurs), un frère ou une sœur, un (des) ami(s) intime(s),et même un parent.

Les coordonnateurs des Programmes nationaux de soutien par les pairs représentent la diversité et les divers genres de pairs qui accèdent au programme de SSVSO; ils ont eux-mêmes vécu des expériences semblables à celles des pairs.

Les coordonnateurs du programme de SSBSO ont trois grands mandats :
fournir un soutien individuel;
fournir un soutien en groupe;
gérer les bénévoles.

Soutien individuel
Le processus commence d’habitude à ce stade, et le rôle principal des coordonnateurs consiste à écouter.
Les réunions seul à seul avec la personne permettent d’avoir des entretiens plus approfondis et privés avec elle, et le coordonnateur peut proposer des ressources qui pourraient l’aider et aussi l’aiguiller vers d’autres pairs ou services et travailler en son nom. L’important ici, c’est de cheminer côte à côte avec le pair.
Si un pair dit souhaiter bénéficier d’un soutien en groupe, le coordonnateur évalue à ce stade si la personne est prête, de manière à garantir sa sécurité et celle du groupe et à faire en sorte que tout le monde soit à l’aise dans ce contexte.

Soutien en groupe
Il est facultatif pour les pairs. 
Le personnel du programme de SSBSO planifie et coordonne le soutien offert en groupe et il anime les séances de groupe.
* Il importe de souligner que les traumatismes ne font l’objet d’aucune discussion au sein des groupes. L’objectif des séances consiste à fournir un soutien social et mutuel et à enseigner des moyens positifs de faire face au problème et aux situations, tout en insistant toujours sur la confidentialité.

Gestion des bénévoles
Outre qu’ils fournissent un soutien direct aux pairs, les coordonnateurs du programme de SSBSO recrutent, gardent et gèrent les bénévoles qui apportent nos services aux pairs.
Tous les bénévoles du programme de SSBSO reçoivent une semaine de formation sous la gouverne d’un psychologue qualifié.

Chaque pair chemine à sa façon, et sa démarche est adaptée à ses désirs et besoins.

Soutien individuel
Chaque nouveau pair commence par être reçu en privé, seul à seul avec le coordonnateur pour que celui-ci comprenne où le pair est rendu dans son rétablissement et qu’il puisse adapter le niveau de soutien nécessaire au pair à ce stade-là. Cette approche donne au pair le temps de cerner ce qu’il espère obtenir du programme de SSBSO et de connaître son représentant local du programme de SSBSO. À ce stade-là, les pairs expriment souvent un sentiment de soulagement dû au fait qu’ils savent qu’ils ne sont pas seuls; ils peuvent parler à quelqu’un qui ne les jugera pas et qui peut les aider à comprendre la gamme de ressources et les options possibles.

Bénévole
Le processus de rétablissement après une BSO peut sembler long et difficile; en faisant du bénévolat dans le programme de SSBSO, un pair a l’occasion d’utiliser son propre cheminement et d’en tirer quelque chose de positif. Tout pair qui veut devenir bénévole doit passer par un processus de sélection, recevoir une formation et obtenir le soutien de l’équipe du programme.

Groupe
Le soutien en groupe est une autre forme d’aide et de cheminement dans le cadre du programme de SSBSO; il repose sur les besoins du pair, car tous les pairs ne sont pas immédiatement intéressés par les séances de SSBSO en groupe. Il importe que le coordonnateur et le pair veillent à ce que le soutien en groupe soit utile à ce dernier et à ce que sa santé soit suffisamment bonne pour lui permettre d’assister aux séances avec les autres. Les avantages du groupe résident dans le fait que les pairs peuvent écouter comment d’autres font face à leurs problèmes, s’offrir un soutien mutuel et créer un réseau de soutien.

Aiguillage et défense des intérêts
Les pairs prenant part au programme de SSBSO peuvent bénéficier d’un service d’aiguillage et de mise en valeur de soi offert par le programme, car les coordonnateurs ont des liens avec des ressources communautaires et peuvent souvent aider un pair à se faire valoir lui-même. Il importe de souligner qu’aucun aiguillage en bonne et due forme n’est nécessaire et que le pair peut lui-même faire les démarches ou les appels qui lui semblent utiles.

À n’importe quel moment, un pair peut décider de ne pas suivre le modèle plus loin : il s’agit d’un processus volontaire.

Une caractéristique essentielle de la façon dont nous fournissons un soutien aux et par les pairs réside dans notre principe du respect de la confidentialité.

La confidentialité est la pierre angulaire du programme de SSBSO.

Quant à la communication de renseignements et à la confidentialité, il existe trois paliers :

1. Complètement confidentiel :
Les coordonnateurs sont tenus de préserver la confidentialité et de protéger les renseignements fournis par les pairs. 
Les renseignements sont traités avec respect et de façon confidentielle et ne sont partagés qu’au sein du programme de SSVSO, sur justification.

2. Renseignements particuliers communiqués avec consentement :
Des renseignements peuvent être communiqués à des parties de l’extérieur avec le consentement écrit du pair, sauf si la sécurité de ce dernier ou d’autrui est menacée, comme la diapositive le montre. Le pair décide à qui les renseignements seront divulgués et quels genres de renseignements le seront.

3. Sécurité menacée
Comme c’est le cas de n’importe quelle autre organisation professionnelle, les règles de l’éthique obligent le programme de SSVSO à divulguer des renseignements si la sécurité du pair ou d’autrui est en danger.

Les pairs déterminent leur degré de participation au programme de SSVSO et ils décident du genre de soutien qu’ils veulent recevoir.

Voici quelques exemples des avantages éventuels offerts par le programme de SSVSO :

Donner de l’espoir
Établir des liens entre les pairs
Offrir une occasion de découvrir de nouvelles perspectives
Illustrer de saines méthodes de faire face aux problèmes tout en vivant avec une BSO

Autres avantages offerts par le programme de SSBSO :

Encourager les pairs à se conformer aux recommandations du médecin;
Autonomiser les pairs;
Aider les pairs à trouver les ressources dont ils ont besoin;
Encourager les pairs à participer aux programmes et à profiter du soutien offert.

Les coordonnateurs peuvent s’adapter pour accompagner un pair dans son propre cheminement. Cependant, cette démarche dépendra des désirs et des besoins du pair.

Les coordonnateurs du programme de SSVSO peuvent appuyer les pairs là où il le faut. Nous établissons des rapports directs avec les pairs autant que possible, et nous avons du personnel et des bénévoles en de multiples endroits dans tout le pays.

Nous sommes équipés pour offrir un soutien au téléphone et par courriel. Cela nous permet de rendre notre programme accessible aux pairs qui vivent actuellement à l’étranger.

Les aiguillages et les recommandations peuvent se faire dans les deux sens entre le programme et ces organismes et bien d’autres encore dans les collectivités militaire et civile.

Voici certains partenaires des programmes de soutien par les pairs :

le Réseau national des cliniques BSO
les CRFM
les gestionnaires de cas d’ACC
les représentants des services fournis par la Légion
l’UISP / les CISP
les organismes communautaires.

Nous voulons que vous reteniez les trois messages suivants à l’issue de notre présentation :

 Les rapports établis avec le programme de SSVSO sont confidentiels, et les résultats n’en seront pas communiqués en dehors des cadres du programme, à moins que les règles de l’éthique soient transgressées, comme nous en avons déjà fait mention.

 Nous avons fait l’expérience de blessures de stress opérationnel et nous comprenons les difficultés qui peuvent les accompagner tant pour la personne qui vit avec cette blessure que pour la famille qui soutient cette personne.

 Il est possible de retrouver une bonne qualité de vie. 

Consultez notre site Web :  WWW.HOPE-ESPOIR.COM

Si vous avez des questions sur nos programmes nationaux de soutien par les pairs, soit les programmes ESPOIR et SSVSO, décrits dans le présent exposé, ou si vous voulez trouver un soutien local de ce genre, veuillez vous servir des coordonnées indiquées ici.

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