Officier des affaires publiques

Description du travail

Les officiers des affaires publiques offrent des conseils de grande importance sur les plans tactique, opérationnel et stratégique. Ils agissent à titre de conseillers clés auprès des commandants militaires au cours des opérations nationales et internationales.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Analyser et évaluer les réactions des médias nationaux et internationaux
  • Participer à l’élaboration de politiques
  • Rassembler et fournir des renseignements concernant le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes (FAC) à l’interne et à l’externe
  • Communiquer avec les journalistes, les groupes d’intérêt et les particuliers au sujet de la Défense
Transcription

Officier des affaires publiques

ROBERGE : Nos soldats, marins et aviateurs écrivent chaque jour une page d’histoire. C’est à nous qu’incombe la responsabilité de la raconter.

TREMBLAY : Nous, on agit comme intermédiaires, on fait le ‘pont’ entre les militaires sur le terrain et la nation qu’ils servent. Nous sommes les officiers des affaires publiques des Forces canadiennes.

Je suis le capitaine Julie Roberge, originaire de Jonquière au Saguenay-Lac-St-Jean, je travaille présentement en tant qu’Officier des affaires publiques au Quartier général de la force expéditionnaire du Canada, à Ottawa.

Et je suis le Lieutenant de Vaisseau Bruno Tremblay, je suis originaire du Saguenay, et je suis maintenant Officier des affaires publiques au 5e Groupe Brigade mécanisée du Canada, à Valcartier.

TITRE :

OFFICIER DES AFFAIRES PUBLIQUES

TREMBLAY : Un officier d’affaires publiques dans les Forces canadiennes est un spécialiste des communications, est un aviseur auprès d’un commandant, pour tout ce qui touche aux communications, que ce soit à l’externe, c’est-à-dire envers les médias ou la population en général, qu’à l’interne, envers nos propres militaires, nos familles, et tous les gens qui font partie de la grande communauté militaire.

ROBERGE : On participe à éduquer et à informer les Canadiens. On le fait souvent à travers les médias, fait que nous on donne la perspective et les façons de faire des Forces canadiennes, on travaille beaucoup avec des journalistes, on répond à leurs questions, mais on a aussi d’autres projets au niveau des relations communautaires, ou on amène aussi des visiteurs de marque ou des visiteurs importants qui voient nos opérations soit en exercice ou en Afghanistan. Les Forces canadiennes sont méconnues, malgré le fait qu’on est très visibles au sein de la population, des médias et de l’Afghanistan, évidemment. Puis je trouve ça intéressant de pouvoir participer à essayer d’informer les gens sur une institution qui est si importante à travers le monde et qui est si importante pour les Canadiens.

TREMBLAY : Peu importe l’événement – sauvetage au large de l’Île de Vancouver, offensive de l’infanterie avec l’OTAN en Afghanistan ou tour du chapeau dans la ligue de hockey de la base – notre rôle reste le même : diffuser l’information sur ce que font ceux et celles qui se sont portés volontaires pour servir dans les Forces. C’est un travail qui exige de grandes aptitudes de communicateur et pour lequel il faut savoir penser et écrire vite! Mais ça nous apporte aussi beaucoup de satisfaction.

ROBERGE : Présentement, on travaille au niveau de l’Afghanistan, et je suis le lien direct avec les officiers des affaires publiques qui sont déployés en théâtre opérationnel. J’ai été à Kandahar, alors je suis capable d’appliquer les connaissances du terrain à ce que je fais présentement. C’était fascinant de rencontrer les Afghans, de travailler avec eux, d’aider, de voir des projets concrets aboutir, puis de voir des enfants sourire, des familles qui profitaient un peu de notre présence.

TREMBLAY : À titre d’officier des affaires publiques, on a l’occasion de travailler avec les décideurs, les militaires du rang, le grand public et les médias de partout au Canada et dans le monde.

Les journalistes ont besoin de nous pour avoir notre bout de l’histoire, pour pouvoir avoir notre compréhension des enjeux ou des activités qui nous touchent. Et nous, on a besoin des journalistes pour pouvoir raconter notre histoire. Donc, l’un et l’autre, on doit pouvoir apprendre à travailler ensemble, en respect de nos codes d’éthique et en respect aussi de nos méthodes et de nos façons de faire.

ROBERGE : C’est de créer le lien entre le journaliste et de faire comprendre au commandement que les journalistes sont là pour une raison stratégique, et non seulement pour faire de beaux reportages.

TREMBLAY : Tout le monde n’est pas né avec un micro dans les mains… Mais chaque membre des Forces canadiennes a quelque chose à dire que les Canadiens gagnent à entendre – et c’est là que nous, on peut aider.

ROBERGE : Il faut savoir renseigner les gens, les mettre à l’aise, leur faire comprendre que la question n’est pas de "parler aux médias" mais bien de parler à des PERSONNES et que les médias représentent une façon de raconter notre histoire.

ROBERGE : Nous, on est là pour faire un peu la traduction entre le monde militaire et le monde civil, pour que la population canadienne puisse comprendre qu’est-ce que ces opérations-là signifient en termes concrets. C’est difficile, c’est compliqué, mais c’est un travail essentiel, parce que les opérateurs – ceux qui sont, qui accomplissent la mission en tant que tel ont besoin de notre soutien et comprennent aussi l’importance de notre rôle.

TREMBLAY : Maintenant, peut-être te demandes-tu comment faire pour devenir un professionnel des affaires publiques militaires dans notre équipe. Eh bien si tu détiens un diplôme universitaire en journalisme, communications ou relations publiques, ou un bac dans un autre domaine mais que tu as de bonnes connaissances des événements mondiaux et de bonnes aptitudes pour écrire et parler en public, alors tu pourrais entrer directement dans les Forces en tant qu’officier commissionné dans les affaires publiques. C’est ce que j’ai fait, moi, en 2005.

Une fois que t’as complété ton cours élémentaire d’officier, tu suis une formation en affaires publiques d’une durée de six mois. Là, t’acquiers des compétences pour pouvoir raconter ce que font les hommes et les femmes des Forces canadiennes chez nous et à l’étranger. Bien entendu, tu reçois ton plein salaire d’officier et tes avantages sociaux pendant toute ta formation.

ROBERGE : Si t’aimes être autonome et toujours au centre de l’action, alors la carrière d’officier des affaires publiques est peut-être le défi que tu recherches.

J’ai senti qu’en joignant les Forces canadiennes, ça ressemblait à ce que je faisais au niveau civil en étant conseillère en communications, mais là je rencontrais… j’étais vraiment, je faisais partie de l’équipe de décisions pour le commandement et je trouvais ça intéressant de voir que les Affaires publiques avaient un impact à ce niveau-là.

TREMBLAY : Plus que jamais, on vit dans un monde dominé par les médias. Avec tout le tapage et la surabondance médiatique qui nous entoure, transmettre au public canadien le bon message, la bonne histoire à propos de nos soldats. C’est tout un défi… et aussi, toute une belle carrière.

Aperçu

Environnement de travail

Les officiers des affaires publiques travaillent généralement dans un bureau moderne. Ils peuvent également travailler dans divers milieux, comme des bases principales et des quartiers généraux partout au Canada et à l’étranger. De plus, ils peuvent participer à des déploiements dans des zones de conflit ou dans le cadre de missions de paix ou d’aide humanitaire partout dans le monde.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un officier des affaires publiques entièrement formé est de 51 000 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Pendant les différents échelons des officiers subalternes, des promotions régulières ont lieu fondées sur l’achèvement de la formation requise et la durée du service en tant qu’officier. Une fois qu’ils sont promus au grade de lieutenant de vaisseau ou de capitaine, leur salaire atteint environ 74 000 $ par année.

Les officiers des affaires publiques subordonnés travaillent à des postes qui les exposent à une vaste gamme de tâches et de situations. Dès qu’ils sont plus expérimentés, ils ont la possibilité de travailler à des niveaux supérieurs, où ils élaborent des plans qui leur permettent d’influer sur l’orientation des affaires publiques, et de contribuer à l’élaboration des politiques et des questions d’affaires publiques à l’échelle nationale. Les officiers des affaires publiques qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Spécialiste des relations publiques
  • Responsable des relations avec les médias
  • Directeur commercial
  • Journaliste
  • Coordonnateur d’événements spéciaux

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Formation

Qualification militaire de base des officiers (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 15 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des FAC, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

Après l’instruction de base destinée aux officiers, de la formation en langue seconde officielle vous sera offerte si vous ne répondez pas aux exigences officielles minimales en matière de langue seconde pour cette profession. La formation peut prendre de deux à neuf mois selon vos aptitudes en langue seconde.

Instruction professionnelle

Tout le processus de formation en affaires publiques a lieu au Centre d’apprentissage des affaires publiques de la Défense à Gatineau, au Québec. La formation intensive de six mois est conçue pour vous fournir les outils et les connaissances nécessaires pour mener les activités d’affaires publiques au sein d’une grande base militaire, de la formation et de la force opérationnelle déployée. Le cours met l'accent sur le développement des connaissances et des compétences nécessaires pour conseiller un commandant sur les affaires publiques, créer des produits et outils de communication, gérer les relations avec les médias, planifier les affaires publiques et les communications à l’interne, coordonner un événement médiatique, entretenir les relations avec les collectivités, appuyer les opérations d’affaires publiques, gérer la production de produits audiovisuels et développer vos qualités d’officier.

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les sujets suivants :

  • Gestion des communications stratégiques et élaboration de politiques
  • Communications en cas de crises ou de situations d’urgence
  • Rapports avec les intervenants
  • Gestion des nouveaux médias
  • Perfectionnement en leadership des cadres intermédiaires
  • Gestion de l’information dans le cadre des opérations d’information
  • Opérations internationales

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les officiers des affaires publiques qui manifesteront les capacités et le potentiel nécessaires pourront suivre de l’instruction avancée. Les cours suivants sont inclus :

  • Affaires publiques – niveaux intermédiaire et avancé
  • Planification des affaires publiques – niveau avancé 
  • Instruction avancée pour les porte-parole désignés

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Programmes d'enrôlement

Enrôlement direct

Puisque cette profession met l’accent sur les communications, les candidats doivent exceller dans l’une ou l’autre des langues officielles ou les deux. Si vous détenez déjà un diplôme universitaire en communications, en relations internationales, en relations publiques ou en journalisme, les FAC pourraient vous placer directement dans le programme de formation en cours d’emploi requis après l’instruction de base. Au moins un an d’expérience de travail dans le domaine des communications, du journalisme, du marketing, des affaires publiques ou des relations publiques est requis. L’instruction de base et la qualification militaire de base des officiers doivent être réussies avant l’affectation.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein des environnements suivants : Marine, Armée, Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve, à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les officiers des affaires publiques peuvent servir auprès de la Marine royale canadienne, de l’Armée canadienne ou de l’Aviation royale canadienne. Leur travail consiste à donner des conseils en matière de communications aux niveaux tactique, opérationnel et stratégique, et à agir comme conseillers clés auprès des commandants militaires pendant les opérations. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans des bases, des escadres, des ports d’attache ou des unités des FAC à différents endroits au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officiers, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. L’instruction centralisée des officiers des affaires publiques, qui dure environ six mois, est offerte au Centre d’apprentissage des affaires publiques de la Défense à Gatineau, au Québec.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi (les officiers des affaires publiques employés dans la Réserve aérienne effectuent habituellement jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail). Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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