Officier du développement de l’instruction

Description du travail

Les officiers du développement de l’instruction offrent des directives et des conseils concernant l’approche systémique de l’instruction et de l’éducation ainsi qu’au sujet du système de l’instruction individuelle et de l’éducation des Forces canadiennes.

En tant qu’experts des programmes de formation, d’éducation et de perfectionnement professionnel dans les forces armées, ils assurent un contrôle qualitatif et quantitatif de l’instruction, notamment en orientant le développement ainsi qu’en gérant et en offrant des solutions de formation. Les officiers du développement de l’instruction sont chargés de donner des cours dans divers contextes scolaires et de gérer du matériel d’apprentissage. Ils ont aussi la responsabilité de faire des travaux de recherche et de développement en performance humaine, soit en analysant les exigences professionnelles, en définissant les besoins organisationnels, en proposant des solutions aux problèmes de rendement et en les mettant en application.

Transcription

Officier du développement de l’instruction

Je suis le lieutenant de vaisseau François Trépanier, originaire de Longueuil, officier du développement de l’instruction à l’escadron 410 à Cold Lake, en Alberta.

Et je suis le capitaine Maxime Maugeais, de Chicoutimi, officier du développement de l’instruction, affecté au directorat de l’instruction et de l’éducation maritime à Ottawa.

TRÉPANIER : L’officier du développement de l’instruction constitue le lien essentiel entre les centres de formation militaires partout au pays et les missions des Forces canadiennes à l’étranger.

MAUGEAIS : On est des éducateurs, des gestionnaires, des innovateurs et des analystes. Notre travail est de promouvoir l’évolution constante et fructueuse des compétences et l’amélioration du rendement individuel et collectif.

TRÉPANIER : Ici au 410, ça fait au-dessus de 25 ans qu’on entraîne des pilotes de chasseurs. Alors c’est pas moi qui va arriver, puis du jour au lendemain leur dire : « ah non, vous faites pas ça de la bonne façon, c’est comme ça qu’on devrait faire ». Alors c’est vraiment de s’intégrer. C’est d’être capable de s’intégrer avec eux et d’apprendre à les connaître et de travailler avec eux, et puis avec le temps, de développer des techniques et de leur proposer des nouvelles choses à essayer.

MAUGEAIS : Donc, c’est vraiment notre responsabilité d’aller s’impliquer dans ce qu’ils font. On va dans leur milieu de travail sur des navires, dans le champ et on s’assoit avec eux, travailler en équipe pour les aider dans leur gestion d’entraînement.

TRÉPANIER : On exerce nos fonctions à tous les niveaux : dans nos écoles spécialisées du génie, de l’électronique et de combat, ainsi que dans le cadre d’importants projets d’utilisation de ressources, de même qu’au Quartier général de la Défense nationale à Ottawa et auprès d’organisations comme l’OTAN.

Globalement, c’est ce qu’on fait, nous les officiers de développement de l’instruction. C’est vraiment de développer des façons d’améliorer l’entraînement pour préparer les gens à supporter le rôle des Forces canadiennes.

MAUGEAIS : Je pense qu’on comprend que la clientèle qui joint dans les Forces maintenant est pas forcément la même clientèle qui joignait les Forces voilà 15 ans, 30 ans. C’est bon de remettre en cause ce qu’on fait. C’est pas parce que ça marchait voilà 10 ans, 15 ans, 40 ans, que c’est toujours optimum maintenant. Les conditions dans lesquelles on travaille dans nos opérations changent de façon continue, et même plus rapidement maintenant qu’avant. Donc une salle de classe traditionnelle avec un enseignant devant, est pas toujours la façon idéale d’enseigner.

TRÉPANIER : On travaille toujours en équipe avec des experts dans leurs domaines. On tire parti de leurs connaissances qu’on aide à structurer selon un cadre pédagogique.

Mon but ici au 410, c’est d’améliorer l’instruction, que ce soit pour les instructeurs ou pour les étudiants. C’est d’assister à l’entraînement et essayer de trouver des façons d’améliorer l’entraînement. J’ai la chance de faire des vols dans les F-18. Moi, je dis tout le temps que j’ai la job la plus cool d’officier de développement de l’instruction au Canada.

MAUGEAIS : Le personnel est la ressource la plus importante des Forces canadiennes. Et ce personnel-là doit travailler dans des conditions périlleuses et performer à un très haut niveau. Ça, ça se fait largement grâce à une bonne instruction et à un bon entraînement. L’impact qu’on a pour s’assurer que ça se fasse de façon optimale et que ça contribue à une bonne qualité de vie des étudiants, non seulement durant leurs cours mais par la suite, durant les opérations aussi, c’est sûrement la partie de mon travail que je trouve la plus satisfaisante.

MAUGEAIS : Après ta formation de base des officiers, tu passes cinq mois à la base des Forces canadiennes à Borden, en Ontario, afin d’acquérir des notions solides sur le Système de l’instruction individuelle et de l’éducation des Forces canadiennes et sur l’approche systémique de l’instruction – qui est la pierre angulaire de ce métier.

TRÉPANIER : Puis pendant trois mois, tu visites des bases au Canada pour observer comment les militaires mettent leur formation en pratique en situation réelle. Rapidement, tu commences à trouver des solutions, à concevoir comment améliorer la formation, l’instruction et le développement professionnel à travers la gamme complète des opérations militaires.

MAUGEAIS : Tu es ensuite promu capitaine et affecté à une école, une unité ou un centre de commandement où tu acquiers des connaissances approfondies des missions de ton équipe.

TRÉPANIER : Tes affectations subséquentes porteront sur l’instruction et l’éducation, ainsi que sur les outils de formation et la façon dont ils sont utilisés par les instructeurs et les apprenants en classe et sur le terrain.

MAUGEAIS : Ce qu’on apporte souvent est une façon systématique de procéder. Donc, quand on parle d’entraînement, bien définir quel est le « gap » dans la performance, identifier qu’est-ce qui doit être enseigné pour, par la suite, identifier comment est-ce qu’on va l’enseigner. Une fois que ça a été fait, évaluer comment l’instruction a été faite, et valider pour s’assurer que tout soit bien fait.

TRÉPANIER : Une des choses qu’on demande à l’officier de développement de l’instruction, c’est d’être muté assez souvent, peut-être aux 3-4 ans, pour avoir justement l’expérience de différents environnements.

MAUGEAIS : Dans l’Armée, dans la Force aérienne, dans la Marine, dans une école, dans les quartiers généraux.

TRÉPANIER : C’est ton expérience combinée de toutes les positions que t’as eues au cours des années qui va t’aider vraiment à ce niveau-là – être capable d’aider à améliorer l’instruction au sein des Forces.

Dans bien des cas le problème se situe au niveau de la formation mais parfois, c’est une question de doctrine, d’équipement, d’organisation ou de circonstances particulières.

MAUGEAIS : À partir du moment où les gens sont capables de faire leur travail, et qu’ils sont confiants dans leur habileté à faire ce travail-là, ça veut dire qu’ils ont été bien entraînés.

MAUGEAIS : C’est la variété, la diversité des tâches qu’on accomplit. On travaille avec des gens de différents métiers, donc sans être un spécialiste dans ces métiers-là. On les fréquente, on les côtoie, on apprend ce qu’il fait, on travaille avec eux.

TRÉPANIER : C’est un environnement qui est l’fun à travailler. C’est d’avoir un emploi où je peux appliquer les choses que j’ai apprises. Je pars satisfait le soir, le matin quand je me lève, j’ai hâte de venir travailler, puis le plaisir à faire mon emploi, c’est ce qui me rend le plus fier.

Aperçu

Environnement de travail

Les officiers du développement de l’instruction travaillent habituellement dans les bureaux des écoles, les unités, les bases, les centres de commandement des Forces armées canadiennes (FAC) ou au quartier général de la Défense nationale. Ils peuvent aussi participer à des déploiements afin d’appuyer des opérations ou des missions militaires.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un officier du développement de l’instruction entièrement formé est de 57 000 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Les promotions régulières aux grades d’officier subalterne dépendent de la réussite de l’instruction requise et de la durée de service comme officier. Une fois qu’ils sont promus au grade de lieutenant de vaisseau ou de capitaine, leur salaire atteint environ 79 000 $ par année.

Les officiers du développement de l’instruction sont initialement employés comme conseillers en instruction et en éducation chargés de surveiller l’instruction et d’assurer une bonne gestion des cours. Au fur et à mesure qu’ils acquièrent des connaissances et de l’expérience, ils peuvent également servir comme officiers responsables d’un peloton ou d’une section d’instruction, ou remplir les fonctions d’officier des normes d’une école. Les officiers du développement de l’instruction qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Tous les officiers doivent faire des lectures professionnelles au travail et dans leur temps libre et sont encouragés à participer aux activités d’associations professionnelles civiles. De plus, ils sont tenus de suivre le Programme d’études militaires professionnelles pour les officiers ou l’équivalent.

Emplois civils équivalents

  • Spécialiste ou concepteur pédagogique de l’apprentissage en ligne
  • Concepteur pédagogique ou directeur de la conception pédagogique
  • Formateur ou instructeur
  • Préparateur de programmes d’études ou concepteur
  • Conseilleur en formation
  • Gestionnaire des technologies de l’apprentissage
  • Évaluateur de programmes ou de la qualité (contrôle de la qualité)

Retour au début

Formation

Qualification militaire de base des officiers (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de quinze semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Instruction professionnelle

Vous recevrez une formation approfondie, d’une durée de cinq mois, à Borden, en Ontario, portant sur les responsabilités spécifiques de l’emploi. Le cours vous permettra de vous faire une bonne idée du système de l’instruction individuelle et de l’éducation des Forces canadiennes et de l’approche systémique de l’instruction.

Par la suite, vous suivrez une formation en cours d’emploi, d’une durée de trois mois, sur une base au Canada, sous la supervision d’un officier sénior du développement de l’instruction. Pendant cette partie de la formation, vous serez amenés à utiliser et à consolider les connaissances et les compétences acquises antérieurement pour résoudre des problèmes d’instruction et d’éducation.

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris une formation pour diplômés dans une université canadienne reconnue.

Retour au début

Programmes d'enrôlement

Enrôlement direct

Pour être admissible à ce poste, vous devez détenir de préférence une maîtrise en éducation et avoir trois ans d’expérience à plein temps comme consultant en éducation ou en formation.

Si vous détenez un baccalauréat en éducation, en formation des adultes, en ressources humaines ou en gestion des ressources humaines, en éducation physique, en formation professionnelle ou dans un programme connexe, et que vous avez au moins un an d’expérience à temps plein comme enseignant, formateur, préparateur de programmes d’études ou dans un domaine semblable, les FAC détermineront si votre expérience est adéquate pour ce type d’emploi. Vous pourriez ainsi être envoyé directement à une formation en cours d’emploi à la suite de votre qualification militaire de base des officiers. Vous devez avoir réussi cette qualification avant d’être affecté au poste.

Études payées

Programme de formation des officiers de la Force régulière

Puisqu’un diplôme universitaire est exigé pour accéder à ce poste, les FAC subventionneront les candidats retenus afin qu’ils suivent un programme d’études menant à l’obtention d’un baccalauréat dans une université canadienne. Les candidats recevront un salaire à temps plein, ce qui comprend les soins médicaux et dentaires ainsi que des vacances avec plein salaire; en retour, ils devront travailler pour les Forces armées canadiennes pendant un certain temps. En règle générale, les candidats retenus sont admis à titre d’élèves-officiers au sein du système des collèges militaires canadiens, où ils font des études liées au cheminement de leur carrière militaire et universitaire. Dans certains cas, les Forces armées canadiennes peuvent subventionner les élèves-officiers afin qu’ils suivent un programme d’études pertinent menant à l’obtention d’un baccalauréat dans d’autres universités canadiennes. Les élèves-officiers qui étudient dans d’autres universités canadiennes suivent généralement leur formation pendant l’année universitaire normale et participent à une instruction militaire supplémentaire pendant l’été. Si vous décidez de poser votre candidature pour participer à ce programme, vous devez présenter une demande aux Forces canadiennes ainsi qu’à l’université canadienne de votre choix. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez l’onglet Études payées.

Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein des environnements suivants : l’Armée de terre, la Marine, l’Aviation.

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés pendant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être postés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les officiers de développement de l’instruction peuvent servir auprès de la Marine royale canadienne, de l’Armée canadienne ou de l’Aviation royale canadienne. Ils ont la responsabilité de promouvoir, d’orienter et de coordonner l’application d’une approche systémique de l’instruction et de l’éducation. Ils analysent des exigences professionnelles, définissent des besoins, proposent des solutions à des problèmes de rendement et les mettent en application. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service sur des bases et des escadres ainsi que dans des ports d’attache et des unités des FAC au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Par la suite, les officiers du développement de l’instruction poursuivent leur formation au Centre de développement de l’instruction des Forces canadiennes de Borden, en Ontario.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 % du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

Retour au début

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Déclaration de confidentialité

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :