Aumônier

Description du travail

Les aumôniers sont responsables d’offrir des soins religieux et pastoraux aux membres des Forces armées canadiennes (FAC) et à leurs familles, peu importe leur confession religieuse.

Ils ont un accès privilégié auprès des membres des FAC de tous les grades, n’ont aucune autorité de commandement et n’ont pas le droit de porter d’arme en vertu des Conventions de Genève.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Présider des événements spéciaux, des services religieux et des cérémonies
  • Conseiller le commandant concernant les problèmes d’accommodement religieux, les dilemmes éthiques, ainsi que les questions morales et éthiques de l’unité 
  • Assurer une liaison avec des groupes confessionnels civils et des chefs religieux/spirituels

Transcription

AUMÔNIER

TITRE:

MOISAN: Les hommes et les femmes des Forces canadiennes viennent de régions, de cultures et d’horizons religieux différents.

Parfois, la nature même de la carrière militaire peut en amener plusieurs à s’interroger sur les grandes questions entourant le sens de la vie.

DOMPIERRE: Et lorsque ces questions deviennent trop lourdes à porter… les aumôniers sont là pour les aider à trouver des réponses.

Le premier rôle de l’aumônier militaire est de voir au bien-être moral, religieux et spirituel des militaires canadiens et de leur famille dans tous les aspects de leurs vies.

C’est un ministère de présence qui est ancré dans le quotidien des gens. C’est aussi un ministère qui incarne la foi en action.

Je suis Capitaine Emanuelle Dompierre, je viens de Québec. Je suis présentement mutée à la 4e escadre de Cold Lake en Alberta et je suis aumônier dans les Forces canadiennes.

Et moi je m’appelle Capitaine Stéphane Moisan, je suis aumônier militaire. J’enseigne présentement à l’École de l’aumônerie située à Borden, en Ontario.

MOISAN: Moi j’ai joint les Forces canadiennes en tant qu’aumônier parce que j’avais envie d’apporter un soutien moral aux troupes, d’être présent, d’être à leur coté au moment où ils ont des grands besoins, des grandes questions.

DOMPIERRE: On a évidemment des responsabilités spirituelles et religieuses, mais pour être un aumônier efficace, on doit aussi développer des compétences en psychologie, en intervention en situation de crise et en counselling pastoral.

On voue un respect inconditionnel aux soldats, et surtout, on est là pour les écouter.

On sert dans la Marine, l’Armée et la Force aérienne... ici même au pays et en déploiement à l’étranger.

Les aumôniers vivent sur place avec les militaires et partagent au quotidien leurs vies personnelles et professionnelles.

MOISAN: C’est ce que je dirais qui les distingue beaucoup. L’aumônier militaire vit constamment, que ce soit le matin lorsqu’on s’entraîne ou encore lorsqu’on part en exercice avec les militaires, constamment on est avec eux autre et c’est notre devoir d’être constamment avec eux autres à travers leur travail, à travers leurs fonctions quotidiennes.

DOMPIERRE: La vie de militaire est exigeante et souvent ça va nous arriver de vivre des événements assez dramatiques, ce qui fait que le ou la militaire va se poser des questions concernant le sens de la vie. Alors la présence de l’aumônier est d’autant plus cruciale que c’est souvent lui qui va amener le militaire à trouver des réponses à ces questions là.

Une partie du rôle de l’aumônier est de discuter du moral et des préoccupations collectives des soldats avec les commandants, et de collaborer avec d’autres intervenants en soins professionnels.

Cet aspect est particulièrement important au cours des déploiements.

En mission il y a plusieurs façons de faciliter le séjour, le déploiement au militaire. Par exemple on peut faciliter les appels téléphoniques. On peut aussi demander à un aumônier de l’arrière-garde d’aller faire une visite dans sa famille voir si tout va bien ou encore on peut dans des situations plus urgentes recommander le retour du militaire au Canada.

MOISAN: Étant donné qu’un aumônier n’exerce aucune fonction de commandement, cela lui permet d’apporter un soutien, une aide à toute personne, tout militaire, peu importe son grade, son rang, sa fonction, sa position au sein d’une unité.

En tant qu’aumônier des Forces canadiennes, on a le privilège de travailler dans un milieu œcuménique et multiconfessionnel.

DOMPIERRE: Pour moi au quotidien c’est vrai que je rencontre des militaires qui n’ont pas la foi mais pour moi ce qui compte le plus, c’est de pouvoir leur donner une qualité à travers mon ministère de présence peu importe qu’ils aient la foi ou non.

L’aumônerie c’est une belle grande équipe. On a des aumôniers catholiques romains, des aumôniers de plusieurs branches du protestantismes, un imam et un rabbin.  

MOISAN: Lors d’une cérémonie publique, on peut être appelé à représenter des confessions religieuses  différentes, et on essaie alors d’être inclusif pour respecter les diverses croyances des personnes présentes.

DOMPIERRE: Dans les pays où la religion et la politique sont plus étroitement liées, l’aumônier peut aussi jouer un rôle crucial d’intermédiaire entre les leaders locaux et la chaîne de commandement.

C’est vrai que le défi peut s’avérer fort intéressant parce que si on est invité à être fidèle à notre propre foi, on est aussi invité à respecter la croyance des autres.

Je vais être déployée pour un mois, je m’en vais en Afghanistan. Pour moi, je pense que ça va être une expérience enrichissante tant sur le plan professionnel que personnel. J’ai vraiment hâte d’y aller.

Le processus de recrutement des aumôniers nécessite la participation des Forces canadiennes et des autorités ecclésiastiques.

Pour être admissible, tu dois être un ministre  ordonné… un agent de pastorale de l’Église catholique romaine ou de rite catholique oriental… ou un chef religieux mandaté par un groupe confessionnel officiel du pays.

Ta candidature doit être approuvée par ton représentant du Comité interconfessionnel pour l’aumônerie militaire canadienne, qui est composé de représentants de toutes les grandes religions.

Ensuite, tu dois obtenir l’appui de tous les  membres du comité et être sélectionné par l’aumônier général.

Tu dois aussi avoir obtenu un baccalauréat en théologie en vue de l’exercice d’un ministère, ou l’équivalent… et posséder au moins deux ans d’expérience dans un ministère civil.

Après la sélection, les candidats suivent le processus de recrutement militaire.

Tu suivras le cours de formation élémentaire d’officier au Centre-école des aumôniers des Forces canadiennes à Borden, en Ontario... où tu apprendras l’essence même du service militaire.

MOISAN: Que tu sois prêtre, ministre,  rabbin, imam ou agent de pastorale… tu pourras développer de nouvelles forces et compétences, et aussi un sentiment de fierté à l’idée de faire partie d’un groupe solidaire de personnes engagées à servir leur foi et leur pays.

DOMPIERRE: On exerce notre ministère auprès de nos fidèles, on facilite la pratique des autres cultes et on s’occupe du bien-être de tous.

MOISAN: La question du fait qu’on ne porte pas d’arme, c’est une grosse question parce que pour eux autres ça n’a pas de sens, qu’on s’en aille au combat sans arme. Mais c’est là que ça fait tout le sens comme aumônier en raison du message que j’apporte et que je représente, des messages de paix, d’amour.

On apporte bien sûr aussi le message qu’un jour oui, il y aura un monde où il n’y aura plus d’arme, il n’y aura plus de guerre.

DOMPIERRE: J’adore mon travail. En fait, je pense que c’est une incroyable opportunité que j’ai eu. C’est un appel auquel j’ai répondu et que je réponds encore aujourd’hui de tout mon cœur.

MOISAN: J’ai vu à travers ces hommes une grande dignité, des hommes qui sont prêts parfois même à donner leur vie pour moi et ça, ça m’a touché.

DOMPIERRE: Dans les Forces canadiennes, tu auras l’occasion de vivre une toute nouvelle expérience en tant que ministre du culte.

Si tu as le désir de travailler au nom de ta foi, de veiller au bien-être spirituel de tes concitoyens dans un milieu multiconfessionnel, songe à devenir aumônier dans les Forces canadiennes.

TITRE:
AUMÔNIER

  • Diriger les militaires vers d’autres fournisseurs de soins comme des travailleurs sociaux, des psychologues ou du personnel médical
  • Offrir des soins adaptés à la suite d’un incident grave 
  • Informer le plus proche parent d’un militaire lorsque la situation l’exige 
  • Mettre en pratique des connaissances concernant l’administration militaire générale et les politiques de la Branche des services de l’aumônerie

Aperçu

Environnement de travail

Les aumôniers peuvent travailler dans tous les environnements militaires, que ce soit au sein de la Marine royale canadienne, de l’Armée canadienne ou de l’Aviation royale canadienne. Ils assurent un ministère de la présence et offrent des programmes d’enseignement religieux et spirituel. Ils récitent des prières lors des cérémonies d’adieu et aux cénotaphes, président des services religieux lors de défilés publics et des unités et peuvent également établir des liaisons avec d’autres chefs religieux de la collectivité civile. Les aumôniers peuvent travailler au Canada ou à l’étranger lors d’opérations. 

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un aumônier entièrement formé détenant le grade de lieutenant de vaisseau ou de capitaine est d’environ 77 000 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Pendant les différents échelons des officiers subalternes, des promotions régulières ont lieu fondées sur l’achèvement de la formation requise et la durée du service en tant qu’officier. Les aumôniers qui manifesteront les compétences, le dévouement et le potentiel nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

En règle générale, les aumôniers commencent à exercer leur ministère à titre d’aumônier d’unité pendant les trois ou quatre premières années. Certains peuvent être nommés coordonnateurs des activités paroissiales et/ou être responsables d’une petite équipe œcuménique. Le temps consacré aux divers domaines des FAC leur permet d’acquérir les outils nécessaires pour mieux servir et pour assumer de plus grandes responsabilités. Une fois promus lieutenant de vaisseau ou major, ils peuvent devenir aumônier de brigade/d’escadre/de flotte ou aumônier d’état-major. Lorsqu’ils atteignent les grades les plus élevés, les aumôniers sont habituellement assignés à des postes opérationnels et stratégiques au sein de l’Aumônerie.

Visitez la page de l’Aumônerie pour plus de renseignements.

Emplois civils équivalents

  • Travailleur religieux professionnel 
  • Ministre auprès des jeunes
  • Ministre social particulier, travail de rue par exemple
  • Intervenant en counseling pastoral
  • Aumônier dans les hôpitaux et les écoles

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Formation

Qualification militaire de base des officiers (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 15 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des FAC, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

Instruction professionnelle

La formation supplémentaire pour les aumôniers comprend le counselling pastoral et l’éthique.

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Vous devez être ordonné ou mandaté par un groupe confessionnel national officiel et détenir une maîtrise en théologie préparant au ministère (ou l’équivalent). Vous devez aussi inclure dans votre dossier de candidature une preuve du support de l’autorité ecclésiastique locale. Par ailleurs, vous devez obtenir l’appui d’un représentant du Comité interconfessionnel pour l’aumônerie militaire canadienne (CIAMC) ainsi que l’approbation du CIAMC et être choisi par l’aumônier général. Le CIAMC s’attend à ce que vous ayez au moins deux ans d’expérience supervisée dans un ministère civil.

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà une maîtrise en théologie et deux ans d’expérience dans un ministère civil, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein des environnements suivants : Marine, Armée, Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve, à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les aumôniers peuvent exercer leurs fonctions dans la Marine royale canadienne, l’Armée canadienne ou l’Aviation royale canadienne, et relever les défis particuliers associés à ces milieux. Leur travail consiste à offrir des services religieux et spirituels aux militaires, quelle que soit leur confession religieuse. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils exercent habituellement leurs fonctions dans des bases, des escadres, des ports d’attache ou des unités des FAC à différents endroits au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. L’instruction de base consiste en deux volets obligatoires : l’instruction de base des officiers et l’instruction professionnelle. D’autres cours pourraient s’offrir aux aumôniers durant leur carrière.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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