Officier des opérations maritimes de surface et sous-marines

Description du travail

Les officiers des opérations maritimes de surface et sous-marines gèrent et dirigent la stratégie, la tactique et les procédures maritimes pour l’utilisation des navires, des sous-marins et des aéronefs, des capteurs maritimes, du renseignement brut de combat et des systèmes d’armes.

Ils sont les seuls officiers qui sont chargés à assurer le commandement des navires et des sous-marins de la Marine royale canadienne. Ils participent aussi à la conception, à l’acquisition et à l’évaluation des bâtiments ou des systèmes. Ils remplissent des fonctions d’état-major et donnent de la formation et exécutent des tâches administratives.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Assurer le commandement, la coordination et le contrôle des opérations maritimes militaires
  • Diriger et prendre des décisions qui auront une incidence sur la conduite générale des opérations et sur la sécurité de l’équipage du navire

Transcript

OFFICIER DES OPÉRATIONS MARITIMES DE SURFACE ET SOUS-MARINES

DANS LES FORCES CANADIENNES

Je suis le lieutenant de vaisseau Pierre-Luc Dessureault-Beaulieu, de Trois-Rivières, Québec. Je suis Officier des opérations maritimes de surface et sous-marines à bord de la frégate le Ville de Québec.

Et je suis l’Enseigne de vaisseau de 1re classe Jean-François Lebeau de Hawkesbury, en Ontario, aussi à bord du navire canadien de sa majesté Ville de Québec.

LEBEAU : Nous naviguons partout, en appui aux priorités navales du Canada. Qu’il s’agisse de lutte contre la piraterie le long des côtes africaines, de patrouilles de souveraineté en eaux canadiennes ou de manœuvres multinationales en Atlantique Nord, nous sommes responsables du commandement, de la coordination et du contrôle des opérations militaires maritimes.

DESSUREAULT-BEAULIEU : Nous sommes responsables des activités quotidiennes du navire ou du sous-marin.

LEBEAU : Notre métier, vraiment, c’est de s’occuper de la navigation du navire, de le manœuvrer, de s’occuper de l’administration, d’assurer la sécurité de l’équipage en même temps.

DESSUREAULT-BEAULIEU : Au début, on va commencer, par exemple, pour moi, être un officier de quart, ce qui veut dire qu’on va faire, on va être sur la passerelle, on va être les yeux du navire. Ensuite, on va se spécialiser soit dans la navigation, dans la lutte de surface aérienne, ou dans la lutte anti-sous-marine. Ou encore, on peut être aussi l’officier qui va être responsable de la gestion des informations. Et tout ça, en fait, toutes les choses qu’on fait durant notre métier, ultimement, c’est de pouvoir nous amener à être un jour commandant de navire.

On vit des situations intenses qui exigent des décisions immédiates : où aller, comment gérer les systèmes d’armes, quels sont les autres navires et aéronefs dans le secteur.

LEBEAU : C’est moi le point central. C’est moi qui est en haut, c’est moi qui donne les ordres de manœuvres, tout ce qui se passe, tout ce qu’il y a alentour du navire, navigation, côté des machines, des opérations. Comment je l’explique, c’est je conduis un navire de guerre.

DESSUREAULT-BEAULIEU : Je pourrais pas voir n’importe où ailleurs, des responsabilités, une opportunité aussi grande à un si jeune âge.

LEBEAU : L’officier des opérations maritimes fait partie d’une équipe hors pair qui dirige le navire et reste en liaison avec la flotte canadienne et les autres marines. Il est appelé à prendre des décisions cruciales dans des domaines variés : tir d’armes, manœuvres multi-navires ou même, à titre d’hôte, dans un port étranger, d’une réception pour promouvoir les objectifs navals canadiens.

DESSUREAULT-BEAULIEU : Je pense vraiment, le déploiement que j’ai fait, où on apportait de la nourriture du Kenya jusqu’en Somalie, de pouvoir faire mon métier, et aussi de pouvoir faire une mission d’aide humanitaire en même temps. Je pense que c’est la plus belle expérience que j’ai eue jusqu’à maintenant.

Ce métier exige une longue formation, un travail acharné et des connaissances spécialisées : tous des ingrédients pour qui aspire à commander son propre navire.

LEBEAU : La variété de nos tâches m’étonne toujours. Il faut continuellement anticiper toutes éventualités, savoir en tout temps où sont les autres navires par rapport au nôtre.

Vous vous sentez un peu comme un pilote de chasse, comme Top Gun où vraiment vous êtes dans le feu de l’action, quand vous commencez à faire des manœuvres avec d’autres navires, vous faites des opérations. Y a aussi le côté combat.

La pression est forte et on apprend de nos erreurs, mais la satisfaction que nous procure ce métier est fantastique.

DESSUREAULT-BEAULIEU : La formation de l’officier des opérations maritimes de surface et sous-marines est variée, intense et exigeante.

LEBEAU : Après ta formation de base des officiers, tu passes un an au Centre d’instruction des officiers de marine à Esquimalt, en Colombie-Britannique. L’instruction comprend la théorie, la simulation et la navigation en mer.

DESSUREAULT-BEAULIEU : Tu vas apprendre le matelotage, les aspects du mouvement relatif, les procédures en situation d’urgence, la sécurité de l’équipage et les opérations de combat. Après avoir assimilé la théorie et participé à des exercices en mer, tu seras affecté à ton premier navire.

LEBEAU : Ta première affectation à un navire est de deux ans. Cela représente du temps en mer, trois mois à l’École des opérations navales à Halifax, et le cours spécialisé en navigation, systèmes d’armes, opérations sous-marines et gestion des technologies de l’information et des systèmes de communication de bord.

DESSUREAULT-BEAULIEU : On fait beaucoup d’exercices, on fait beaucoup d’entraînement qui sont toujours des simulations. Finalement, de partir et de faire une vraie mission opérationnelle où il y a des vies qui sont en jeu, où on fait vraiment des choses qu’on a apprises à faire, c’est très, très, très gratifiant de pouvoir finalement faire ces choses-là.

LEBEAU : Il faut de six à huit mois pour obtenir la qualification d’officier de service après quoi le commandant pourrait te laisser son navire entre les mains, tant qu’il est encore amarré le long d’un quai. Puis, tu retournes en mer pour obtenir ton certificat de chef de quart.

DESSUREAULT-BEAULIEU : Et quand on prend le navire pour la première fois en tant qu’officier de quart, si ça vous fait pas un espèce de petit bouillonnement dans l’estomac, c’est qu’il y a quelque chose de pas normal parce que, sérieusement, juste réaliser qu’à un très jeune âge, y a un commandant qui vous fait assez confiance pour pouvoir vous mettre sur la passerelle et vous dire : « okay, vous allez prendre charge d’un navire qui vaut des millions, et prendre charge de 230 vies, pour être sûr que pendant les prochains 4 heures, ces personnes-là vont être en sécurité », c’est quelque chose d’incroyable. C’est quelque chose de vraiment impressionnant. Souvent, les personnes vont se rappeler de cette journée-là pour le restant de leur vie.

DESSUREAULT-BEAULIEU : C’est vraiment impressionnant de se rendre compte à quel point on travaille avec des personnes, et ces personnes-là vont devenir comme notre famille. Deux cents trente personnes qui grandissent ensemble. De pouvoir avoir cette espèce d’esprit de famille-là qui unit un équipage après un déploiement ou après un certain temps en mer, je pense que c’est une des choses les plus l’fun, je vous dirais, de mon métier.

LEBEAU : On part d’Halifax, on perd de vue toute la terre. Et puis, la nuit, vous avez jamais vu les étoiles si vous êtes pas allé en mer.

DESSUREAULT-BEAULIEU : Quand on est tout seul dans l’océan, et que il y a aucun bruit à part le son des vagues sur la coque du navire, c’est vraiment, vraiment fantastique d’être en mer.

LEBEAU : Soudainement quelques jours après, vous arrivez, vous êtes en Europe, vous êtes dans les Caraibes…

DESSUREAULT-BEAULIEU : J’ai 26 ans, et j’ai fait presque la moitié du tour du monde. Je suis arrêté en Grèce, en Espagne, en France, j’ai arrêté au Kenya, où j’ai pu faire un safari. C’est un métier qui est extraordinaire, qui apporte tellement de défis, tellement d’opportunités de carrière, et juste des opportunités de voir le monde. Je connais pas grand autre métier qui pourrait vous donner une opportunité comme celle-là.

TITRE :

OFFICIER DES OPÉRATIONS MARITIMES DE SURFACE ET SOUS-MARINES

DANS LES FORCES CANADIENNES

  • Fournir de l’expertise dans toute une gamme d’activités liées à l’exercice de la puissance maritime
  • Diriger et mettre en œuvre des stratégies, des tactiques et des procédures relatives à l’utilisation des navires, des sous-marins, des aéronefs, des capteurs maritimes, du renseignement brut de combat et des systèmes d’armes
  • Prendre part à la conception, à l’acquisition et à l’évaluation de navires ou de systèmes
  • Exécuter des tâches d’état-major et d’instruction ainsi que des tâches administratives

Aperçu

Environnement de travail

Les officiers des opérations maritimes de surface et sous-marines travaillent dans deux environnements distincts : en mer et à terre. Comme tous les membres du personnel de bord, ils font l’expérience des défis et des aventures à caractère unique qui vont de pair avec le travail en mer. Lorsqu’ils ne sont pas en mer, ils ont des journées de travail normales dans un environnement de bureau.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un officier des opérations maritimes de surface et sous-marines entièrement formé est de 51 000 $ par an. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Pendant les différents échelons des officiers subalternes, des promotions régulières ont lieu fondées sur l’achèvement de la formation requise et la durée du service en tant qu’officier. Une fois qu’ils sont promus au grade de lieutenant de vaisseau, leur salaire atteint environ 74 000 $ par année.

Les officiers des opérations maritimes de surface et sous-marines commencent leur carrière dans la Marine royale canadienne à titre de représentants des commandants, c’est-à-dire qu’ils sont chargés d’assurer la sécurité et le contrôle de la navigation et des opérations des navires à partir du pont, à titre d’officiers de quart. Une fois qu’ils ont obtenu la qualification d’officier de quart, ils sont généralement promus et poursuivent leur instruction spécialisée dans le but de retourner à la flotte et d’utiliser leurs nouvelles connaissances et compétences.

Après leur spécialisation, ils peuvent poursuivre leur instruction en vue d’obtenir les qualifications nécessaires pour devenir chef de service de combat à bord d’un sous-marin, d’une frégate ou d’un destroyer, c’est-à-dire être responsables des armes, des capteurs et des opérations de tous les navires. Grâce à l’expérience d’état-major qu’ils ont acquises à terre et s’ils ont obtenu la qualification de commandement, ils peuvent être promus et devenir commandants en second et commandants adjoints d’un sous-marin ou d’un navire, puis ils peuvent être promus de nouveau et devenir capitaines aux commandes d’un navire en mer.

Emplois civils équivalents

  • Lieutenant, capitaine, commandant de navires marchands
  • Lieutenant, capitaine, commandant de navires de la Garde côtière
  • Lieutenant, capitaine, commandant de paquebots de ligne

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Formation

Qualification militaire de base des officiers (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 15 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Instruction professionnelle

Vous fréquenterez ensuite le Centre d’instruction des officiers de marine à Esquimalt, en Colombie-Britannique, où vous recevrez une formation de 12 mois concernant les responsabilités précises qui vous incombent. Au moyen d’exposés en salle de classe, de simulateurs et de navires en mer, la formation vous permettra d’acquérir de l’expertise et de l’expérience pratique relativement à la navigation, à l’entretien des ponts, aux communications, au mouvement relatif, à la sécurité des navires, aux procédures et règles de la navigation.

Une fois cette formation officielle réussie, vous serez affecté à votre premier navire opérationnel où, en environ 24 mois, vous effectuerez les obligations et la formation en cours d’emploi menant au certificat de chef de quart et à la qualification professionnelle d’officier de marine. Vous suivrez également des cours sur les opérations navales à Halifax, en Nouvelle-Écosse, qui sont conçus pour vous former relativement aux opérations et à la tactique à bord, dans des domaines comme les communications, les opérations et les procédures d’hélicoptères, le droit militaire et les connaissances navales générales.

Instruction spécialisée

Après six mois d’application pratique de votre instruction professionnelle, vous vous spécialiserez durant une période de quatre à six mois dans un des domaines suivants :

  • Navigation maritime
  • Direction d’armes de surface ou sous-marines
  • Direction et contrôle des opérations d’hélicoptères
  • Gestion des systèmes d’information et de communication

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Programmes d'enrôlement

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les Forces armées canadiennes (FAC) détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR)

Puisqu’un diplôme universitaire est exigé pour accéder à ce poste, les FAC subventionneront les candidats retenus afin qu’ils suivent un programme d’études menant à l’obtention d’un baccalauréat dans une université canadienne. Vous recevrez un salaire à temps plein, ce qui comprend les soins médicaux et dentaires ainsi que des vacances avec plein salaire; en retour, vous devrez travailler pour les FAC pendant un certain temps.

En règle générale, les candidats retenus dans le cadre du PFOR sont admis à titre d’élèves-officiers au sein du système des collèges militaires canadiens, où ils font des études liées au cheminement de leur carrière militaire. Dans certains cas, les Forces peuvent subventionner les élèves-officiers afin qu’ils suivent un programme d’études pertinent menant à l’obtention d’un baccalauréat dans d’autres universités canadiennes. Les élèves-officiers qui étudient dans d’autres universités canadiennes suivent généralement leur formation pendant l’année universitaire normale et participent à une instruction militaire supplémentaire pendant l’été. Si vous décidez de poser votre candidature pour participer à ce programme, vous devez présenter une demande aux Forces ainsi qu’à l’université canadienne de votre choix. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez les Études payées.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Marine

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les officiers des opérations maritimes de surface et sous-marines servent dans la Marine royale canadienne. Leur travail consiste à diriger l’exploitation des navires (y compris des navires patrouilleurs) et des systèmes s’y rapportant. Ils peuvent aussi donner des conseils sur la conception, l’acquisition et l’évaluation de navires ou de systèmes, et exécuter des tâches d’état-major et des fonctions relatives à l’instruction et à l’administration. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel, ils servent habituellement au sein d’une division de la Réserve navale dans leur ville de résidence; les occasionnels à temps plein servent habituellement à un port d’attache de la Marine royale canadienne au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officiers, les officiers des opérations maritimes de surface et sous‑marines sont formés pendant 12 mois au Centre d’instruction des officiers de marine à Esquimalt, en Colombie-Britannique, pour acquérir des compétences spécialisées. 

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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