Officier des systèmes de combat aérien

Description du travail

Les officiers de systèmes de combat aérien planifient, coordonnent et dirigent les missions de l’aéronef et de l’équipage. Ils gèrent les systèmes de navigation tactique de précision, les capteurs de pointe, les systèmes de communication, l’équipement de guerre électronique ainsi que les systèmes de lancement d’armes.

Ils dirigent et coordonnent les activités tactiques des autres unités. Ils dirigent une large gamme de missions, y compris les opérations suivantes :

  • Recherche et sauvetage
  • Opérations anti-sous-marines
  • Surveillance et repérage maritime de surface
  • Patrouille d’affirmation de la souveraineté et de surveillance des pêches
  • Opérations antidrogues
  • Transport aérien tactique
  • Ravitaillement air-air
  • Secours humanitaire
  • Opérations interalliées avec les forces d’autres nations
  • Entraînement et appui à la guerre électronique
  • Opérations faisant appel aux véhicules aériens sans pilote
Transcription

OFFICIER DES SYSTÈMES DE COMBAT AÉRIEN

DANS LES FORCES CANADIENNES

ROCHELEAU : Je suis le capitaine Simon Rocheleau, de Chambly, Québec - Officier de systèmes de combat aérien à l’escadron 423 de Shearwater.

PERREAULT : Et je suis le capitaine Ian Perreault, de Gatineau, Québec. Je suis Officier de systèmes de combat aérien à l’escadron 405 à Greenwood, Nouvelle-Écosse.

Les officiers de systèmes de combat aérien ont un rôle de premier plan à bord des aéronefs militaires canadiens partout dans le monde. On a des responsabilités tactiques pour chaque mission. On guide nos pilotes et on travaille avec des systèmes radar, sonar, numériques et autres systèmes d’armes et de communications lors d’opérations de lutte anti-sous-marine, contre le trafic de stupéfiants ou contre les actes de piraterie.

ROCHELEAU : On est aussi leaders tactiques et coordonnateurs des communications lors de missions de recherche et sauvetage.

PERREAULT :  À bord de l’Aurora, on patrouille les eaux canadiennes pour faire la surveillance des pêches ou on déploie des bouées acoustiques de détection sous-marine ultra-sensibles.

ROCHELEAU: Je prends toute l’information de l’appareil qui m’est donnée par mon opérateur. J’assimile ça et puis je tourne ça en un plan pour faire la mission. Et puis là, je dis au pilote où aller, quoi faire. Il faut, entre A et B, savoir tout qui se passe et puis être capable de réagir à n’importe quelle situation.

PERREAULT : L’Aurora, on fait une variété de missions. Notre mission primaire est l’anti sous-marin. Mais c’est pas juste ça, on a toujours une tâche secondaire de faire la recherche et sauvetage, la surveillance des pêches. Aussi on peut aider la GRC à faire des opérations anti-drogues.

ROCHELEAU : Dans le domaine de la guerre anti-sous-marine, c’est un peu comme un jeu d’échecs. Que ce soit par le sonar, par tous les systèmes acoustiques qu’on est capables d’utiliser, au niveau visuel… Je prends tout ça, je mets ça ensemble et puis avec les tactiques qui me sont disponibles dépendamment de l’environnement, ben c’est là que je vais être capable de faire le meilleur plan pour faire mon premier mouvement sur le sous-marin. Ça peut durer longtemps, mais mon but å moi c’est d’être tout le temps un mouvement d’avance sur le sous-marin.

À l’escadron 414 de guerre électronique, l’officier des systèmes de combat aérien étudie les manœuvres et les armes des appareils ennemis pour ensuite essayer de les reproduire, lors de vols d’entraînement contre nos propres CF-18.

Peu importe la mission, on gère le flux d’information reçu et envoyé de l’aéronef. Chaque jour – chaque heure – apporte un nouveau défi et tout ça, en plein vol!

ROCHELEAU : C’est très excitant car notre métier prend de l’ampleur pour inclure davantage d’opérations au-dessus du sol et l’utilisation accrue de dispositifs électroniques sophistiqués pour former nos pilotes de chasse.

PERREAULT : On fait une variété de travail au niveau de la souveraineté du Canada dans le nord maintenant, qui devient de plus en plus grandissante.

On est aussi aux commandes du véhicule aérien sans pilote Heron. En mission comme celle en Afghanistan, ces véhicules sont utilisés pour surveiller l’ennemi et accroître la sécurité de nos soldats. En plus, des aéronefs sont modernisés et de nouveaux entrent ou s’apprêtent à entrer en service comme les hélicoptères maritimes Cyclone.

PERREAULT : Quel que soit ton programme d'enrôlement, dès que tu termines ton cours de qualification élémentaire, ton premier contact avec le métier d’officier des systèmes de combat aérien a lieu à Winnipeg. Tu y passes 8 à 10 mois en classe, au simulateur et dans les airs, à bord d’un Dash-8 spécialisé – un des plus modernes et des plus perfectionnés avions d'entraînement au monde.

Tu es ensuite affecté à ton premier escadron opérationnel où tu pourrais servir à bord d’un avion de transport ou de patrouille, ou encore à bord de l’hélicoptère maritime. Tu passes l’année suivante à t’entraîner avec les systèmes de bord spécialisés de la plateforme aérienne de ton escadron.

ROCHELEAU : La première journée que tu finis ton cours puis que t’arrives dans l’hélicoptère, tout le monde se revire vers toi et vont te demander « c’est quoi le plan? ». S’il y a quelqu’un qui aime vraiment ça, commencer jour 1 puis « let’s go »… c’est vraiment un bon challenge.

PERREAULT : Le rôle de l’officier de systèmes de combat aérien change selon l’aéronef. À bord des hélicoptères maritimes, tu travailles côte à côte avec les deux pilotes et l’opérateur de détecteurs électroniques. Et c’est toi l’officier responsable de toutes les décisions tactiques de la mission.

Au niveau du Aurora, je suis en charge de la mission de combat. Je vais coordonner tous les capteurs acoustiques ou électro-optiques ou même du radar. Fait que, en vol je suis comme un quart-arrière qui coordonne les activités de tous les gens en arrière pour accomplir la mission qui nous a été donnée le matin du briefing.

ROCHELEAU : À bord du Hercules, on assure la navigation, que ce soit pour des missions de recherche et sauvetage ou du transport des troupes, au Pôle Nord ou à Kandahar.

PERREAULT : Peu importe la plateforme aérienne à laquelle tu es affecté, l’officier de systèmes de combat aérien travaille sur un pied d’égalité avec les pilotes. En fait, ce métier permet de prendre rapidement du galon, avec une possibilité de promotion au grade de capitaine seulement deux ans après avoir obtenu son brevet.

ROCHELEAU : La seconde qu’on voit quelqu’un qui n’est pas habitué, qui voit l’hélicoptère, qui fait « wow »…. Ça nous remet un petit peu les deux pieds sur terre pour nous faire réaliser que ce qu’on fait, c’est différent.

L’aspect le plus tripant, c’est que je fais un travail de bureau à 500 pieds dans les airs qui avance à 300 km/heure. Il n’y a pas grand personnes qui peuvent se vanter de faire ça… Une journée, je peut être dans la porte arrière et pouvoir admirer le port de Halifax des airs. L’autre journée, je vais être dans le milieu d’un orage en train d’essayer de retourner à la maison. Il y a jamais un journée qui est pareille.

PERREAULT: À chaque jour on dirait, j’ai envie de me pincer. C’est juste incroyable le fait de pouvoir aller voler et peut-être dans deux semaines on s’en va en Europe faire des missions, ou bien même aller dans le grand nord canadien voir quelque chose de différent. Puis quand tu retournes à la maison, je vais voir ma femme et mes enfants et je trouve ça exceptionnel pouvoir faire un job comme ça.

ROCHELEAU : Chaque jour que je suis assis en arrière de l’hélicoptère, on vole, on est à 500 pieds au dessus de le ville d’Halifax. Je regarde tout le temps … je parle aux pilotes et je leur dis, « Eh, les gars, on est en train de faire notre métier – c’est avec ça qu’on paie notre loyer. Qu’est-ce qu’on pourrait demander de mieux?

TITRE :
OFFICIER DES SYSTÈMES DE COMBAT AÉRIEN

DANS LES FORCES CANADIENNES

Aperçu

Environnement de travail

Les officiers de systèmes de combat aérien exercent différents rôles au sein d’unités de vol opérationnelles situées à l’échelle du Canada et agissent également à titre d’instructeurs. Dans le cadre d’opérations de déploiement, ils travaillent dans des aérodromes situés aux quatre coins du globe. Ils peuvent également soutenir la Marine royale canadienne et décoller à partir de navires en mer. Les officiers de systèmes de combat aérien expérimentés participent à l’élaboration de politiques et de plans stratégiques et opérationnels, déterminent les besoins et établissent les normes. Ils peuvent également être appelés à travailler au sein de quartiers généraux internationaux, d’un état-major multinational ou dans le cadre d’une mission multinationale.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un officier de systèmes de combat aérien entièrement formé est de 51 000 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Pendant les différents échelons des officiers subalternes, des promotions régulières ont lieu fondées sur l’achèvement de la formation requise et la durée du service en tant qu’officier. Une fois qu’ils sont promus au grade de capitaine, leur salaire atteint environ 74 000 $ par année. Les officiers de systèmes de combat aérien qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement. 

Emplois civils équivalents

Bien qu’aucun emploi civil ne corresponde directement à ce groupe professionnel militaire, les compétences en matière de gestion, de leadership et d’instruction acquises dans le cadre de ce poste sont très prisées par les employeurs.

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Formation

Qualification militaire de base des officiers (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 15 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces armées canadiennes (FAC), le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Formation en cours d'emploi

Vous poursuivrez ensuite votre instruction par l’entremise d’une formation en cours d’emploi au sein d’une escadre aérienne opérationnelle au Canada. Vous apprendrez le rôle joué par  l’escadre aérienne et les unités qui appuient les opérations aériennes des escadres en participant aux exposés à l’intention de l’équipage, à l’entraînement et aux vols opérationnels à bord d’hélicoptères maritimes, à la patrouille à long rayon d’action ainsi qu’aux opérations de transport aérien.

Instruction professionnelle

Vous fréquenterez par la suite l’École de survie et de médecine de l’air des Forces canadiennes située à Winnipeg, au Manitoba. Afin de vous préparer aux rôles et aux responsabilités de l’officier de systèmes de combat aérien, vous devrez réussir trois cours conçus pour vous donner un aperçu des difficultés particulières qui découlent du travail en tant que membre d’un équipage d’aéronef. Les cours offerts sont les suivants :

  • Instruction aéromédicale, qui présente de façon détaillée les effets physiologiques liés aux opérations en haute altitude ainsi que le fonctionnement des systèmes d’alimentation en oxygène utilisés à bord des aéronefs militaires
  • Cours élémentaire en survie, en évasion, en résistance et en fuite
  • Cours de survie en mer (opérations aériennes), offert à l’École de recherche et de sauvetage des Forces canadiennes située à Comox, en Colombie-Britannique.

Une formation complémentaire portant sur les fonctions particulières de l’officier de systèmes de combat aérien est offerte à l’École de pilotage des Forces canadiennes, située à Winnipeg, au Manitoba. Vous recevrez une formation portant sur la météorologie, les techniques de navigation de base et de niveau avancé, les systèmes de guidage et de contrôle, l’électronique, les communications, l’utilisation tactique des aéronefs et les systèmes d’armes. Cette formation est donnée en classe, dans le simulateur ainsi que dans l’aéronef.

Instruction spécialisée

Après avoir réussi l’instruction professionnelle, vous serez affecté à une unité d’entraînement opérationnel. Le but est d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, afin d’obtenir la qualification de membre de l’équipage de certains types d’aéronefs, y compris les cours suivants :

  • Patrouille à long rayon d’action
  • Hélicoptère maritime
  • Recherche et sauvetage
  • Guerre électronique
  • Ravitaillement air-air
  • Véhicule aérien sans pilote
  • Techniques d’instruction

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les officiers de systèmes de combat aérien qui manifesteront les capacités et le potentiel nécessaires pourront suivre de l’instruction avancée.

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Programmes d'enrôlement

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR)

Puisqu’un diplôme universitaire est exigé pour accéder à ce poste, les FAC subventionneront les candidats retenus afin qu’ils suivent un programme d’études menant à l’obtention d’un baccalauréat dans une université canadienne. Vous recevrez un salaire à temps plein, ce qui comprend les soins médicaux et dentaires ainsi que des vacances avec plein salaire; en retour, vous devrez travailler pour les FAC pendant un certain temps.

En règle générale, les candidats retenus dans le cadre du PFOR sont admis à titre d’élèves-officiers au sein du système des collèges militaires canadiens, où ils font des études liées au cheminement de leur carrière militaire. Dans certains cas, les Forces peuvent subventionner les élèves-officiers afin qu’ils suivent un programme d’études pertinent menant à l’obtention d’un baccalauréat dans d’autres universités canadiennes. Les élèves-officiers qui étudient dans d’autres universités canadiennes suivent généralement leur formation pendant l’année universitaire normale et participent à une instruction militaire supplémentaire pendant l’été.  Si vous décidez de poser votre candidature pour participer à ce programme, vous devez présenter une demande aux FAC ainsi qu’à l’université canadienne de votre choix. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez les Études payées

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officiers, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées.

Il est également possible de mettre en œuvre un « plan d’apprentissage individuel » qui permet de suivre des cours liés à cet emploi et menant à l’obtention d’un diplôme universitaire; une fois que les cours sont réussis, il est possible d’obtenir un remboursement jusqu’à concurrence de 50 pour cent pour vos frais de scolarité et autres frais obligatoires. Les frais de scolarité pour les cours réussis sont remboursables pourvu que l’étudiant ait servi au sein de la Réserve pendant toute la durée de ces cours.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi (les techniciens en construction employés dans la Réserve aérienne effectuent habituellement jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail). Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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