Pilote

Description du travail

Les pilotes des Forces armées canadiennes (FAC) sont aux commandes de différents types d’aéronefs utilisés dans diverses situations : la recherche et le sauvetage, les chasseurs, le transport, les hélicoptères tactiques et la patrouille maritime.

Leurs principales responsabilités sont de planifier, communiquer, coordonner et exécuter les missions tactiques à l’appui de l’autorité civile ou des objectifs militaires, tels que l’aide humanitaire et l’appui suite à des désastres naturels, ainsi que les opérations d’interception aériennes. Les pilotes utilisent des systèmes de navigation tactiques de précision, des systèmes de communication avancés, des systèmes de senseurs, des systèmes de contremesures et des systèmes d’armes projetées à la fine pointe de la technologie.

 

Transcription

PILOTE

DANS LES FORCES CANADIENNES

OLIVAS : En plein combat aérien à Mach 1,5 et avec une bonne dose d’adrénaline dans les veines…

DAUNAIS : Pour le transport des troupes et des approvisionnements vers l’Afghanistan ou l’Arctique…

BÉLANGER: Ou à 12 mètres de la surface de l’Atlantique Nord à la recherche d’un sous-marin hostile ou d’un bateau de pêche en difficulté…

Nous sommes les ailes du Canada.

Je suis le capitaine Carlos Olivas de Montréal. Je suis pilote de CF-18 à la 3e escadre de Bagotville.

Je suis le capitaine Philippe Daunais de Hull, Québec, pilote de transport ici à l’escadron 437 à Trenton.

Et je suis le capitaine Germain Bélanger, originaire de La Minerve, au Québec, pilote d’hélicoptère à l’escadron 423, Shearwater, en Nouvelle-Écosse.

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PILOTE
DANS LES FORCES CANADIENNES

OLIVAS : J’ai eu une piqûre à 11 ans. Je voulais être pilote. C’est peut-être un petit peu drôle à dire, mais le film Top Gun m’a un p’tit peu dirigé vers le côté pilote de chasse. Ça avait l’air cool, ça avait l’air tripant, ça avait l’air d’un travail à hautes sensations.

BÉLANGER : Je devais avoir environ 7 à 8 ans, on avait fait un tour en hélicoptère. Ça m’a marqué parce que j’ai toujours eu une fascination pour l’hélicoptère à partir de ce moment-là.

DAUNAIS : Pour avoir le privilège de voler un avion aussi grosse que celle-ci, au civil, ça prend plusieurs années, je dirais, une bonne vingtaine. Donc, j’ai été très choyé, c’est très excitant puis j’ai toujours très hâte d’aller voler.

OLIVAS : En tant que pilotes militaires canadiens, nos missions sont aussi variées que les aéronefs qu’on pilote.

La capacité qu’on a avec les F-18, c’est qu’on peut faire des missions de défense aérienne pour NORAD. C’est-à-dire on va défendre un territoire. On peut faire des missions offensives, c’est-à-dire aller neutraliser des cibles. On a aussi des missions de support aérien qui vont aider les troupes amies au sol à combattre les insurgés.

DAUNAIS : En ce qui me concerne, si je pilote, ça rend ma journée parfaite que ce soit pour réapprovisionner notre Station Alert près du Pôle Nord, en patrouille maritime avec l’Aurora, ou encore en long-courrier vers Kandahar avec une nouvelle rotation de forces combattantes.

Tout ce qui est militaire veut dire mouvement. Donc, on a besoin de pouvoir se déplacer de façon efficace et rapide. Pour ce qui est du Airbus, ici à l’escadron 437, on fait beaucoup plus de transport de passagers. C’est notre rôle principal.

BÉLANGER: En tant que pilote d’hélicoptère, ta mission aujourd’hui pourrait être d’apporter de l’aide humanitaire en Haïti ou d’effectuer une opération de recherche et sauvetage au large de la côte canadienne. Les pilotes d’hélicoptères soutiennent les grandes opérations de la Marine et de la Force terrestre.

Notre rôle ici à la 12e escadre, c’est de supporter la Marine canadienne pour les différents rôles de surveillance de surface, surveillance sous-surface – les sous-marins – ainsi que les différents rôles de la patrouille maritime, par exemple, surveiller les zones de pêche.

OLIVAS : Pas nécessaire d’être pilote breveté ou même d’avoir son diplôme universitaire pour te joindre à nos équipages. Les Forces se chargent de ta formation sur terre et dans les airs.

DAUNAIS : Mon rêve de devenir pilote m’a mené au Collège militaire royal à Kingston en Ontario. Mais pas besoin d’être diplômé du CMR pour voler avec nous. Par contre, il faut avoir une bonne vision, une bonne forme physique et de bons réflexes.

OLIVAS : Selon ton programme d’enrôlement en tant qu’aspirant-pilote, tu entres dans les forces avec le grade de sous-lieutenant ou élève-officier et tu fais ton cours élémentaire d’officier au Québec. Tu vas aussi suivre des cours d’instruction aéromédicale et de survie en milieux marin et terrestre.

DAUNAIS : Après, au Manitoba, tu suis un entraînement au vol élémentaire dans des avions d’entraînement sophistiqués comme le Grob. Ensuite ce sont les cours élémentaire et supérieur d’entraînement au pilotage pendant environ huit mois en Saskatchewan ou au Manitoba avec divers avions modernes. Les installations des Forces sont à la fine pointe de la technologie avec simulateurs ultra-réalistes et une formation de première classe.

BÉLANGER : Ta performance au cours élémentaire et les besoins des Forces déterminent ta première affectation : avion de chasse, avion multimoteur, hélicoptère ou même instructeur de pilotage.

OLIVAS : Tout le monde ne commence pas aux commandes d’un avion de chasse de 40 millions de dollars, mais tous ceux qui ont leur brevet de pilote ressentent la même fierté.

Les premières fois que je volais dans l’avion, F-18, tout ce que je pouvais penser, c’est « Wow!, c’est tripant, c’est excellent, c’est incroyable la puissance de moteur, c’est incroyable tout l’armement, tout ce que je peux faire avec l’avion ».

DAUNAIS : Dans les derniers environ 4-5 ans, j’ai visité au-dessus de 40 ou 50 pays. Je suis allé jusqu’au Pôle Nord, l’Europe, l’Afrique, un peu partout.

BÉLANGER : Donc, ça été des opportunités de pouvoir voyager et travailler en même temps. C’est une combinaison gagnante dans mon idée.

DAUNAIS : Je pense que j’aime aussi le fait que je ne suis jamais pris dans un bureau. Toujours une belle vue, il fait toujours soleil à 35 000 pieds.

OLIVAS : L’enthousiasme de petit gamin de voler est encore là, c’est certain. La passion est encore là et il faut l’avoir parce que ça demande beaucoup de travail.

BÉLANGER : Voler un hélicoptère, ça, le thrill de voler, j’suis pas tanné, j’m’en tannerai pas. Pour moi, en même temps, c’est aussi d’aller où est-ce qu’on veut, puis d’utiliser l’hélicoptère comme une extension de son corps. C’est un sens, une liberté d’avoir la machine au bout de ses pieds, ses mains, et faire à peu près ce qu’on veut avec.

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Aperçu

Environnement de travail

Les pilotes travaillent dans une variété de domaines, allant de la partie la plus nordique du Canada aux missions d’appui à la Marine royale canadienne. L’environnement de travail dépend du rôle militaire assigné aux pilotes. Les pilotes de recherche et sauvetage sont déployés partout au Canada pour sauver des personnes en situation de détresse et d’urgence, alors que les pilotes de chasse protègent les Canadiens et défendent leurs intérêts à l’étranger. Les pilotes de transport, pour leur part, acheminent l’aide humanitaire aux personnes dans le besoin partout au monde. Les pilotes d’hélicoptères tactiques se chargent de la distribution de l’aide humanitaire et des missions de maintien de la paix, tandis que les pilotes de patrouille maritime protègent les côtes canadiennes.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un pilote entièrement formé est de 75 000 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé.

Emplois civils équivalents

  • Pilote de lignes aériennes
  • Pilote d’évacuation médicale
  • Instructeur de vol

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Formation

Qualification militaire de base des officiers (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 15 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des FAC, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Instruction professionnelle

Vous suivrez ensuite la formation à l’École de pilotage des Forces canadiennes, située à Portage-la-Prairie, au Manitoba. Ce cours vous initiera à l’environnement et aux procédures militaires de vol, et vous devrez réussir ce cours pour accéder à la formation continue.

La phase suivante est le cours de formation préalable qui vous présentera divers effets du vol sur le corps humain, les procédures de sécurité aérienne et les techniques élémentaires de survie en cas d’urgence sur terre ou en mer. Le cours comprend les éléments suivants :

  • Formation aéromédicale :
    • Effets de la force de gravité élevée
    • Effets de la haute altitude
    • Opération d’apport d’oxygène
    • Fonctionnement du siège éjectable
  • Survie sur terre – niveau élémentaire
  • Survie en mer – niveau élémentaire :
    • Techniques d’atterrissage en parachute
    • Entrée en mer
    • Habiletés de survie en mer

L’instruction de base d’entraînement en vol a lieu au Centre de formation de l’OTAN en vol à Moose Jaw, en Saskatchewan et dure huit mois. Vous serez formés pour piloter des avions dans un environnement militaire en salle de classe, sur simulateur et en vol d’instruction. De plus, vous recevrez une formation de perfectionnement en leadership pour vous préparer à vos responsabilités et votre équipage. En se basant sur l’évaluation du rendement, du rendement scolaire et du leadership en vol, vous serez affecté à l’une des trois voies de l’instruction avancée de vol :

  • Formation voilure tournante : offerte à Portage-la-Prairie, au Manitoba, vous pourrez compléter le cours de base d’hélicoptères de l’hélicoptère Jet Ranger
  • Formation multimoteur : offerte à Portage-la-Prairie, au Manitoba, vous vous entraînerez sur le Beech King Air C-90A
  • Formation d’avion de chasse : offerte à Moose Jaw, en Saskatchewan, vous vous entraînerez sur le Harvard II en tant que pilote de chasse et pilote instructeur

À la fin de l’instruction avancée en vol, vous recevrez votre brevet de pilote et pourrez procéder à une unité d’entraînement opérationnel pour la formation en avion et dans le rôle auquel vous aurez été affecté avant d’être intégré à un escadron opérationnel.

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Programmes d'enrôlement

Chirurgie corrective pour la vision

Les candidats qui portent des lunettes, des lentilles de contact, ou qui ont eu certains types de chirurgie réfractive au laser pour améliorer leur vision peuvent postuler comme pilote. Cependant, les kératotomies radiales et le remodelage de la cornée ne sont pas approuvés pour les pilotes.

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR)

Puisqu’un diplôme universitaire est exigé pour accéder à ce poste, les Forces subventionneront les candidats retenus afin qu’ils suivent un programme d’études menant à l’obtention d’un baccalauréat dans une université canadienne. Vous recevrez un salaire à temps plein, ce qui comprend les soins médicaux et dentaires ainsi que des vacances avec plein salaire; en retour, vous devrez travailler pour les Forces pendant un certain temps.

En règle générale, les candidats retenus dans le cadre du PFOR sont admis à titre d’élèves-officiers au sein du système des collèges militaires canadiens, où ils font des études liées au cheminement de leur carrière militaire. Dans certains cas, les Forces peuvent subventionner les élèves-officiers afin qu’ils suivent un programme d’études pertinent menant à l’obtention d’un baccalauréat dans d’autres universités canadiennes. Les élèves-officiers qui étudient dans d’autres universités canadiennes suivent généralement leur formation pendant l’année universitaire normale et participent à une instruction militaire supplémentaire pendant l’été. Si vous décidez de poser votre candidature pour participer à ce programme, vous devez présenter une demande aux Forces ainsi qu’à l’université canadienne de votre choix. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez les Études payées

Programme de formation des officiers – Éducation permanente (PFOEP) – Pilote

Si vous détenez un diplôme d’études secondaires, vous pouvez présenter une demande d’inscription à une formation de pilotage dans le cadre d’un nouveau programme qui offre un baccalauréat en technologie de l’aviation combiné à un programme de formation de pilotage sur une période de quatre ans. La première année du programme, les stagiaires suivront l’instruction de la qualification militaire de base des officiers, puis la phase 1 de l’entraînement au vol militaire. La deuxième année, les stagiaires suivront les cours théoriques au collège Seneca à Toronto, en Ontario. Les deux dernières années du programme, ils termineront l’entraînement au vol militaire et finiront les cours théoriques au collège Seneca. Les diplômés de ce programme sont tenus de servir pendant sept ans comme pilote dans les FAC.

Si vous êtes un candidat du Québec, en plus de votre diplôme d’études secondaires ou de secondaire V, vous devez également avoir obtenu ou être en voie d’obtenir six crédits de niveau universitaire et une moyenne minimale de 65 pour cent dans les cours suivants :

  • Anglais 12U
  • Mathématiques : Calcul et vecteurs 12U ou Que 536
  • Mathématiques : Fonctions avancées 12U
  • Physique 12U

Si vous souhaitez présenter une demande d’inscription au baccalauréat combiné au programme de formation de pilotage, sélectionnez « PFOEP – pilote » au moment de remplir la demande d’inscription en ligne.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de l’Aviation royale canadienne dans leur communauté. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les pilotes employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein effectuent habituellement leur service au sein d’une escadre ou d’un escadron de l’Aviation royale canadienne au Canada, y compris dans le Nord. Leur emploi consiste à piloter des aéronefs des FAC utilisés pour le transport et les opérations de recherche et sauvetage, de même que des hélicoptères tactiques.

Instruction de la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi dans la Force de réserve est offerte à un nombre limité de candidats non qualifiés, et dépend grandement de l’expérience préalable en matière de pilotage. Les candidats retenus recevront l’instruction élémentaire destinée aux officiers, après quoi ils entreprendront l’entraînement de base au pilotage à l’École de pilotage des Forces canadiennes, à Portage la Prairie, au Manitoba, aux fins de leur qualification en tant que pilotes; la poursuite de l’entraînement pour l’obtention du brevet de pilote dépendra de la réussite de ce cours. De nombreux pilotes employés à temps partiel sont d’anciens membres de la Force régulière qui satisfont aux normes de qualification des pilotes et qui ont fait l’objet d’un transfert de catégorie de service à la Force de réserve.

Environnement de travail

Les membres de la Réserve aérienne reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière, et ils sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que ces derniers. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail, et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Les membres de la Force de réserve reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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