Officier du génie aérospatial

Description du travail

Les officiers du génie aérospatial sont responsables de tous les aspects de l’ingénierie, de la maintenance et de la gestion des aéronefs militaires ainsi que de l’équipement et des installations de soutien des appareils pendant des opérations militaires.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Gérer et superviser le personnel et les ressources nécessaires à l’entretien, à l’inspection et à la réparation des aéronefs
  • Superviser la conception, l’élaboration et la mise à l’essai des nouveaux systèmes ainsi que la modification des systèmes en place; assumer la gestion du cycle de vie des aéronefs et des systèmes d’armes utilisés par l’aviation
  • Participer à la définition de plans, de politiques, de normes et de spécifications qui concernent les aéronefs militaires actuels et futurs ainsi que l’équipement et les installations de soutien des appareils
  • Fournir des avis techniques sur le fonctionnement des aéronefs
Transcription

Officier du génie aérospatial

CAPITAINE CHRISTIAN SHEINK : Pour que la Force aérienne du Canada soit un leader dans les airs, il lui faut aussi des leaders au sol. Et c'est là que nous, on entre en jeu!

CAPITAINE TARA WILLlS: On est les officiers du Génie aérospatial et on dirige les équipes de techniciens et d'experts qui s'assurent que nos aéronefs sont sécuritaires, au point, et prêts pour n'importe quelle mission.

SHEINK : Je suis Capitaine Christian Sheink, natif de Thetford Mines, Québec - ingénieur aérospatial à l'escadron 425 de Bagotville.

WILLlS: Et je suis le capitaine Tara Willis de Hull, Québec, présentement mutée à Ottawa.

SHEINK: Dans les Forces canadiennes, tout officier comprend l'importance du travail d'équipe, de l'efficacité et du sens du devoir. Qu'on soit dans une escadre au Canada ou en théâtre opérationnel outre-mer, en tant qu'officier, jour après jour, on met à l'épreuve nos compétences et la confiance que notre équipe a en nous.

WILLIS : On dirige les techniciens qui font la maintenance préventive et la maintenance essentielle à la mission de nos hélicoptères et avions. On est aussi très impliqués dans le design, la configuration et les essais de nouveaux aéronefs et systèmes d'armes aériens.

WILLIS : C'est une période très stimulante pour les officiers du génie aérospatial-les Forces canadiennes font actuellement l'objet du plus grand programme d'acquisition d'aéronefs depuis la Deuxième Guerre mondiale.

WILLIS : L'officier du Génie aérospatial mène chaque étape du cycle de vie d'un aéronef.

WILLIS : Dans la phase initiale, c'est le rôle de l'ingénieur de définir toutes les spécifications, tous les requis que l'aéronef doit être capable de produire. Et aussi, ça veut dire s'assurer qu'on a assez de techniciens, que ces techniciens-là ont la formation dont ils ont besoin, qu'ils ont les outils dont ils ont besoin, l'équipement dont ils ont besoin, au bon moment.

WILLlS: En tant que gestionnaire de projet de l'hélicoptère Cyclone, je travaille avec des cadres de l'industrie et des représentants du gouvernement pour m'assurer que l'appareil et le système d'armes qu'on se procure permettra à notre Force aérienne de continuer à être une des plus techniquement perfectionnées au monde.

WILLIS : C'est notre responsabilité de s'assurer que ce qui nous est livré va non seulement être exactement ce qu'on avait prescrit dans le contrat, mais aussi exactement ce qu'on a de besoin dans le champ pour être capable d'avoir un succès opérationnel de mission.

SHEINK : Au plan opérationnel, c'est moi le lien entre les membres d'équipage et le hangar. Si la moindre chose empêche l'aéronef de décoller, je m'en occupe.

SHEINK : C'est sûr que les techniciens ont, eux, une expérience et un savoir qui est absolument phénoménal, puis faut utiliser toute cette expérience-là et ce savoir-là. Mais de mon côté, ingénieur aérospatial, c'est évidemment d'avoir une vision un peu plus globale, et puis, avoir un esprit analytique qui est très important dans tous les problèmes auxquels on fait face sur une base journalière. Donc c'est vraiment une question de pouvoir analyser toute l'information qui nous est transmise et d'en sortir quelque chose.

SHEINK : Je communique régulièrement avec les autorités techniques à Ottawa, pour résoudre des problèmes techniques et puis j'ai aussi un certain côté opérationnel, où ce que je suis en constante communication avec les pilotes, le centre des opérations de l'escadre pour coordonner des événements, un programme de vols. Mon travail exige énormément de coordination avec les différentes agences, tant internes et externes au 425 ETAC, et puis je pense que c'est ça qui fait que mon travail est très intéressant.

WILLIS : L'autre côté, est l'aspect de management et l'aspect de leadership. C'est absolument nécessaire d'être capable de travailler en équipe, absolument nécessaire d'être capable de gérer une organisation et de prendre un pas à l'arrière pour comprendre exactement quels sont les résultats de tous les efforts techniques et d'être capable d'optimiser la production.

SHEINK: Ça, ça veut dire qu'il faut surveiller chaque détail mais surtout, sans cesse faire preuve de leadership auprès des hommes et des femmes qu'on dirige. Il faut aimer travailler avec les gens, résoudre des problèmes, et toujours être concentré sur la tâche à accomplir.

SHEINK : La gestion de personnel pour 200 personnes, y va avoir beaucoup de défis. Ça c'est certainement un côté qui prend beaucoup de temps, mais ça en vaut vraiment la peine, et c'est aussi très valorisant à ce niveau-là aussi.

WILLIS : Si une carrière en tant qu'officier du Génie aérospatial te tente, il y a deux façons de s'y prendre.

SHEINK : Le parcours le plus commun est celui que j'ai emprunté, c'est-à-dire le Programme de formation des officiers de la Force régulière: quatre ans au Collège militaire royal à Kingston, en Ontario pour obtenir un diplôme en génie.

WILLIS : Mais plusieurs de mes collègues ont abordé leur carrière par ce qu'on appelle 'l'enrôlement direct' : ils avaient déjà un diplôme universitaire et ont choisi les Forces canadiennes comme employeur.

SHEINK : Peu importe comment tu entres dans les Forces, tu vas d'abord compléter ta Formation de base des officiers et ensuite le cours d'introduction au Génie aérospatial pour te familiariser avec les activités quotidiennes d'une escadre: les types d'avions et d'hélicoptères qu'on pilote, les missions qu'on appuie et comment les officiers dirigent les équipes dont le travail consiste à assurer l'état de vol des aéronefs.

WILLlS: Après la phase pratique, tu suis un cours de huit mois à l'École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes à la base de Borden, en Ontario. Ensuite, tu es affecté à une escadre ou un escadron spécialisé soit en recherche et sauvetage, en transport aérien, en patrouille maritime ou en tactiques de chasse; ou encore, tu pourrais être affecté à une équipe qui travaille sur divers projets dans le domaine du génie aérospatial.

SHEINK: Les officiers du Génie aérospatial servent au pays et à l'étranger, en temps de paix comme en situation de combat. Et les officiers du Génie aérospatial servent aussi dans la Réserve des Forces canadiennes.

SHEINK: Pour un jeune officier, ce sont des occasions hors du commun.

SHEINK : C'est quelque chose, je crois, d'extraordinaire - qu'à moins de 30 ans, je gère jusqu'à 200 personnes et une flotte d'avions de jusqu'à 30 appareils. Donc, c'est vraiment une opportunité en or que les Forces nous offrent.

SHEINK : Et parce que le génie aérospatial est un domaine hautement technique, tout au long de ta carrière, tu peux profiter d'excellents programmes d'études supérieures.

WILLIS : Ce qui me donne le plus de satisfaction, c'est à la fin d'une longue journée où il y a eu plusieurs problèmes techniques à résoudre et en fait, qu'ils ont été résolus, de voir l'aéronef s'envoler pour sa mission.

Aperçu

Environnement de travail

Les conditions de vie et de travail varient en fonction du type d’emploi et d’environnement. À priori, les officiers du génie aérospatial sont affectés à une unité de vol à titre d’officiers d’entretien des aéronefs, d’officiers de réparation des aéronefs, d’officiers du soutien avionique ou d’officiers du soutien technique.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un officier du génie aérospatial entièrement formé est de 51 000 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Pendant les différents échelons des officiers subalternes, des promotions régulières ont lieu fondées sur l’achèvement de la formation requise et la durée du service en tant qu’officier. Une fois qu’ils sont promus au grade de capitaine, leur salaire atteint environ 74 000 $ par année.

Emplois civils équivalents

  • Ingénieur aérospatial
  • Directeur de projet technique

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Formation

Qualification militaire de base des officiers (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 15 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces armées canadiennes (FAC), le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Instruction professionnelle

L’instruction permet de s’assurer que vous vous familiarisez avec les opérations d’une escadre aérienne et les fonctions associées à ce poste. Cette instruction vous permettra aussi d’acquérir une expérience pratique du travail avec des techniciens et des superviseurs de la maintenance des aéronefs tout en vous familiarisant avec la maintenance de différents types d’aéronefs.

Vous suivrez d’abord  un cours d’introduction d’une semaine, qui vous initiera à la Branche des opérations aériennes, à la profession et aux principes fondamentaux de la sécurité relatifs au travail à proximité d’un aéronef. Chaque été, vous suivrez l’une des trois phases pratiques de l’instruction d’une durée de 8 à 11 semaines. Vous suivrez ensuite un cours élémentaire de six mois, en anglais ou en français, à l’École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes, à Borden, en Ontario. Ce cours, qui comprend des exercices théoriques et pratiques, porte sur les compétences en leadership, en gestion et en administration ainsi que sur les principes fondamentaux de l’aéronautique dans des domaines comme les opérations, la maintenance et la sécurité.

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les sujets suivants :

  • Compétences en administration et en gestion
  • Instruction de niveau supérieur en génie

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Programmes d'enrôlement

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un baccalauréat en génie ou un diplôme universitaire en sciences appliquées, en informatique, en gestion du génie ou en sciences spatiales, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR)

Puisqu’un diplôme universitaire est exigé pour accéder à ce poste, les FAC subventionneront les candidats retenus afin qu’ils suivent un programme d’études menant à l’obtention d’un baccalauréat dans une université canadienne. Vous recevrez un salaire à temps plein, ce qui comprend les soins médicaux et dentaires ainsi que des vacances avec plein salaire; en retour, vous devrez travailler pour les FAC pendant un certain temps.

En règle générale, les candidats retenus dans le cadre du PFOR sont admis à titre d’élèves-officiers au sein du système des collèges militaires canadiens, où ils font des études liées au cheminement de leur carrière militaire. Dans certains cas, les FAC peuvent subventionner les élèves-officiers afin qu’ils suivent un programme d’études pertinent menant à l’obtention d’un baccalauréat dans d’autres universités canadiennes. Les élèves-officiers qui étudient dans d’autres universités canadiennes suivent généralement leur formation pendant l’année universitaire normale et participent à une instruction militaire supplémentaire pendant l’été. Si vous décidez de poser votre candidature pour participer à ce programme, vous devez présenter une demande aux FAC ainsi qu’à l’université canadienne de votre choix. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez les Études payées.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de la Force aérienne dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les officiers du génie aérospatial employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein effectuent habituellement leur service dans des bases des FAC et auprès d’unités tactiques à différents endroits au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Ce poste est ouvert uniquement aux membres de la Force régulière qui ont reçu l’instruction destinée aux officiers du génie aérospatial et qui souhaitent être mutés dans la Force de réserve, de même qu’aux anciens militaires qualifiés à titre d’officiers du génie aérospatial.

Environnement de travail

Les membres de la Réserve aérienne reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière, et ils sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que ces derniers. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail, et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Les membres de la Force de réserve reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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