Officier du génie des communications et électroniques (Air)

Description du travail

Les officiers du génie des communications et électroniques fournissent des services de gestion des télécommunications et de l’information pour soutenir les opérations des Forces armées canadiennes (FAC) au pays et à l’étranger.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Fournir des services de gestion des télécommunications et de l’information
  • Utiliser et entretenir le système de communications tactiques de l’Aviation royale canadienne ainsi que le système de communications stratégiques
  • Gérer le système de contrôle de la circulation aérienne ainsi que le système électronique
  • Fournir des conseils au sujet de la planification et de l’acquisition d’un système de surveillance basé au sol, d’un système de communication et d’un système de technologie de l’information
  • Coordonner les systèmes de surveillance, de reconnaissance et de communication du renseignement
Transcription

Officier du génie des communications et électroniques (Air)

MODULE 1 – Vue d’ensemble du métier

CAPITAINE MARILYNE LAFORTUNE: Je suis la Capitaine Marilyne Lafortune de St-Hyacinthe, officier du génie des communications et électronique à la 8e Escadre de Trenton.

LIEUTENANT CYRILLE CHÊNEVERT: Et je suis le Lieutenant Cyrille Chênevert de Terrebonne, un officier du génie des communications et électronique au Régiment des Transmissions interarmées des Forces canadiennes à Kingston, Ontario.

LAFORTUNE : Dans un espace de combat tridimensionnel où abondent les systèmes d’armes et les lignes de transmission, des communications fiables et des réseaux vocaux et numériques sécurisés ont un impact déterminant sur l’issue de la mission.

LAFORTUNE : Un officier en génie électronique et des communications, c’est la personne qui va donner les communications nécessaires au commandant pour prendre une décision lors d’une opération.

CHÊNEVERT : Notre principale raison d’être, c’est de s’assurer que les vols, les avions, puissent voler sur une base aérienne, tant au niveau national qu’international.

LAFORTUNE : Et tout se passe rapidement, faut que les avions décollent à l’instant, faut qu’ils atterrissent dans des endroits sûrs.  Puis faut vraiment que ça soit de façon sécuritaire, fait que les communications prennent toute leur importance.

LAFORTUNE : Les officiers du génie des communications et électronique supervisent la mise en œuvre et l’intégration des réseaux et dirigent les équipes qui installent ces réseaux, réparent et font l’entretien des systèmes de communications, de reconnaissance et de surveillance pour nos officiers supérieurs, nos soldats, nos marins et nos aviateurs.

LAFORTUNE : Il y a plusieurs domaines où on peut travailler avec la cryptographie, avec les réseaux informatiques, avec les communications sur une base ou déployables.  C’est un monde qui évolue toujours.

CHÊNEVERT: On est aussi gestionnaires de projets et gestionnaires de systèmes d’armes au Quartier général de la Défense nationale où on conseille les hauts gradés en matière de conception et d’acquisition de systèmes informatiques, de navigation, de radar et de communications.

CHÊNEVERT : La plupart des officiers en GE Com vont être dans un environnement qui est pas nécessairement aérien.  Que ce soit au niveau des projets à Ottawa, au niveau des recherches et développement, au niveau interarmées comme moi je suis, ou même avec la Marine.  Donc on peut être sur n’importe quelle base, n’importe quel emploi, n’importe quel métier – tant que c’est dans le royaume des communications électroniques, on peut s’adapter, on peut comprendre, puis on peut continuer.

LAFORTUNE : Que ce soit pour acheminer des secours humanitaires par avion, protéger notre souveraineté, effectuer des missions de recherche et sauvetage – et bien entendu, dans des situations de combat. C’est pourquoi notre rôle est si important, si exigeant et si gratifiant.

LAFORTUNE : Tout le monde veut que toute l’information soit là maintenant.  Ce que ça fait, c’est que ça crée beaucoup de pression pour qu’on puisse transmettre l’information quasiment en temps réel.  Puis pour transmettre l’information, il faut avoir des bonnes communications.

CHÊNEVERT : Que tu optes pour la Force régulière ou la Réserve, l’officier du génie des communications et électronique allie deux composantes essentielles. D’abord, tes connaissances techniques.

CHÊNEVERT : Ensuite, la profession repose sur un leadership solide.

CHÊNEVERT : Mon métier à moi, c’est vraiment de superviser les gens, de superviser les opérations, m’assurer qu’ils ont le bon temps, le bon montant d’argent puis le bon équipement pour effectuer leur maintenance.

LAFORTUNE : Toutes ces composantes réunies font de toi un officier du génie des communications et électronique accompli.

LAFORTUNE : Moi j’ai toujours trouvé que les communications, c’est un monde qui avait pas de limites, parce qu’il y a toujours plusieurs façons de relier deux personnes.  Puis c’est ça, ça me donne l’opportunité de faire un plan puis d’utiliser toutes les ressources, puis c’est vraiment le fait que je peux faire ça de façon tellement différente qui m’intéressait.

MODULE 2 – Ce qui rend le métier unique

CHÊNEVERT : Il y a jamais rien qui est pareil. On planifie un gros exercice environ à chaque deux mois ici.  Donc j’ai l’expérience de voir des gens un peu partout au Canada, un peu partout dans le monde, en même temps que travailler ici puis s’occuper des opérations au niveau local et au niveau international.  Il y a aucun métier dans le monde qui permet de faire des choses comme ça que les Forces canadiennes.

LAFORTUNE : Moi je reviens tout juste d’un déploiement de six mois en Italie pour l’opération en Libye.  Je me suis déployée à 12 heures d’avis.  Quand t’es le premier sur le terrain, ben c’est toi qui faut qui installe les communications puis c’est la première chose que le commandant veut avoir.  Le stress, le manque de temps, la pression – c’est vraiment ça que j’aime.

MODULE 3 – Formation spécifique pour le métier

CHÊNEVERT : Voici le parcours typique pour devenir officier du génie des communications et électronique (Air) dans l’Aviation royale canadienne.

CHÊNEVERT : Après ta formation de base, tu te rends à l’École de l’électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario, pour un cours de cinq mois axé sur le leadership, la gestion des systèmes de communications, les opérations d’aérodrome et le déploiement de réseaux de commandement et contrôle. Ensuite, tu es prêt pour ta première affectation.

MODULE 4 – Première affectation et défis du métier

LAFORTUNE : Les officiers subalternes peuvent s’attendre à diriger une équipe de vingt techniciens ou plus, dans une base de l’Aviation au pays. C’est une énorme responsabilité pour un officier à peine sorti de l’école, et une chance unique d’utiliser et perfectionner tes compétences techniques et de leadership.

LAFORTUNE : J’ai vraiment été bien encadrée pour réussir à devenir un expert en communications déployables comme je le suis maintenant.  On part toujours du début, on apprend des experts, puis avec l’expérience qu’on gagne, on est capable de réagir dans des situations plus stressantes.

LAFORTUNE : À mesure que ta carrière progresse, tu pourrais être admissible à des études universitaires supérieures subventionnées portant sur différents aspects techniques et de gestion de la profession. Tu pourrais aussi poser ta candidature pour des affectations dans le cadre de missions internationales et comme officier de liaison auprès de hauts fonctionnaires.

MODULE 5 – Témoignages personnels et professionnels

LAFORTUNE : Moi je suis rentrée dans les Forces parce que je voulais faire quelque chose de différent.  C’est vraiment la possibilité de carrière puis tout l’esprit de corps, puis le fait qu’on est ensemble, on est un groupe qui vit la même chose.  Ça c’est quelque chose qu’on peut pas reproduire ailleurs.

CHÊNEVERT : D’une journée à l’autre, on peut se dire « Aujourd’hui je suis ici dans le bureau, demain je m’en vais en Haïti parce que, il y a eu un tremblement de terre ».  C’est ça que j’adore de mon métier.  Les Forces canadiennes, il y a rien de monotone.  C’est toujours un nouveau défi.

LAFORTUNE : On est beaucoup plus proches que dans une unité civile.  On connaît les gens, on connaît leur famille, et on est capable de se soutenir dans des situations difficiles ou quand on rencontre un problème, il y a toujours quelqu’un pour nous aider.

CHÊNEVERT : J’ai beaucoup beaucoup d’amis dans les Forces canadiennes, puis c’est des gens que – ils étaient à mon mariage, c’est des gens qui vont rester des amis à vie.

  • Administrer les systèmes de données, d’information et de gestion des connaissances
  • Participer à la gestion de la gamme complète des radiocommunications terrestres et des télécommunications liées aux radars et systèmes de navigation à haute fréquence (HF) et à fréquence extrêmement haute (EHF), à la guerre électronique, à la cryptographie, au renseignement électronique ainsi qu’à la communication et à la sécurité de réseau

Aperçu

Environnement de travail

Lorsqu’ils sont en service dans une base, une escadre aérienne ou des quartiers généraux en temps de paix, les officiers du génie des communications et électroniques travaillent dans un environnement semblable à celui des ingénieurs et des gestionnaires civils. Ils peuvent être appelés à servir dans le cadre d’exercices ou d’un déploiement en situation de combat. Ils peuvent également être appelés à travailler au sein de quartiers généraux internationaux, d’un état-major multinational ou dans le cadre d’une mission multinationale.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un officier du génie des communications et électroniques entièrement formé est de 51 000 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Pendant les différents échelons des officiers subalternes, des promotions régulières ont lieu fondées sur l’achèvement de la formation requise et la durée du service en tant qu’officier. Une fois qu’ils sont promus au grade de capitaine, leur salaire atteint environ 74 000 $ par année.

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les officiers du génie des communications et électroniques auront la possibilité d’occuper différents postes liés aux opérations, à la gestion du personnel ou aux domaines techniques. Les officiers du génie des communications et électroniques qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Directeur de l’exploitation de réseau
  • Gestionnaire des systèmes de télécommunications et d’information
  • Ingénierie de systèmes d’information
  • Sécurité de réseau et de l’information
  • Gestionnaire de projet de technologie de l’information

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Formation

Qualification militaire de base (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 15 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des FAC, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Instruction professionnelle

Vous fréquenterez l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes située à Kingston, en Ontario. Votre formation durera 19 semaines et portera sur les sujets suivants :

  • Organisation de la Branche de l’électronique et des communications
  • Systèmes d’information et de communication et gestion des systèmes d’aérodrome
  • Communications militaires et théorie de l’électronique de niveau avancé
  • Planification du soutien relatif aux systèmes d’information et de communication dans le cadre des opérations de déploiement
  • Déploiement de l’équipement lié aux systèmes d’information et de communication
  • Compétences en matière de gestion des opérations

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les sujets suivants :

  • Cours relatif au système d’information de commandement et de contrôle des opérations aériennes
  • Communications par radio et par satellite
  • Renseignement électronique
  • Sécurité de réseau et des communications
  • Systèmes cryptographiques

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les officiers du génie des communications et électroniques qui manifesteront les capacités et le potentiel nécessaires pourront suivre de l’instruction avancée.

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Programmes d'enrôlement

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR)

Puisqu’un diplôme universitaire est exigé pour accéder à ce poste, les FAC subventionneront les candidats retenus afin qu’ils suivent un programme d’études menant à l’obtention d’un baccalauréat dans une université canadienne. Vous recevrez un salaire à temps plein, ce qui comprend les soins médicaux et dentaires ainsi que des vacances avec plein salaire; en retour, vous devrez travailler pour les FAC pendant un certain temps.

En règle générale, les candidats retenus dans le cadre du PFOR sont admis à titre d’élèves-officiers au sein du système des collèges militaires canadiens, où ils font des études liées au cheminement de leur carrière militaire. Dans certains cas, les FAC peuvent subventionner les élèves-officiers afin qu’ils suivent un programme d’études pertinent menant à l’obtention d’un baccalauréat dans d’autres universités canadiennes. Les élèves-officiers qui étudient dans d’autres universités canadiennes suivent généralement leur formation pendant l’année universitaire normale et participent à une instruction militaire supplémentaire pendant l’été.  Si vous décidez de poser votre candidature pour participer à ce programme, vous devez présenter une demande aux FAC ainsi qu’à l’université canadienne de votre choix. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez les Études payées.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officiers, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées.

Il est également possible de mettre en œuvre un « plan d’apprentissage individuel » qui permet de suivre des cours liés à cet emploi et menant à l’obtention d’un diplôme universitaire; une fois que les cours sont réussis, il est possible d’obtenir un remboursement jusqu’à concurrence de 50  pour cent pour vos frais de scolarité et autres frais obligatoires. Les frais de scolarité pour les cours réussis sont remboursables pourvu que l’étudiant ait servi au sein de la Réserve pendant toute la durée de ces cours.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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