Officier du génie

Description du travail

Les officiers du génie aident l’Armée canadienne à vivre, à se déplacer et à combattre. Ils font partie du Corps du Génie royal canadien. Tout comme les officiers de l’arme blindée, de l’infanterie et de l’artillerie, les officiers du génie appartiennent aux armes de combat.

Les officiers du génie doivent être prêts en tout temps à se joindre au combat pour contribuer au succès de la mission du groupement tactique. En travaillant lors de situations d’urgence au Canada ou lors de missions à l’étranger, ils ont la responsabilité d’effectuer les tâches suivantes :

  • Construction de campements habitables
  • Ouverture de brèches dans des champs de mines
  • Emploi d’explosifs dans la destruction de routes ou de ponts
  • Construction de ponts ou de transbordeurs
  • Aménagement de chemins sur le champ de bataille
  • Destruction d’explosifs
  • Érection d’obstacles
Transcription

Officier du génie

MODULE 1 – Vue d’ensemble du métier

LIEUTENANT SÉBASTIEN BOUCHARD : Je suis le Lieutenant Sébastien Bouchard de Châteauguay, Québec, Officier du génie au 5e Régiment du génie de combat à Valcartier.

CAPITAINE DAVID COSSETTE : Et je suis le Capitaine David Cossette de Shawinigan, Officier du génie également au 5e Régiment du génie de combat, à Valcartier.

COSSETTE: Que ce soit pour poser des mines ou les enlever… tracer une route en plein désert… neutraliser des engins explosifs improvisés… pénétrer en territoire ennemi pour établir et fortifier une base d’opérations avancée… mes troupes sont parmi les premiers soldats sur place, prêts à travailler, prêts au combat et prêts à servir, coude à coude avec nos camarades de l’infanterie et des blindés.

BOUCHARD : Ce que le génie fait, c’est assurer la survivabilité sur le terrain de bataille, permettre à nos forces amies de se déplacer et à combattre.  On peut faire des explosifs, ça peut être du déminage ou de la destruction.  On peut bâtir et détruire les routes, on peut travailler sur des opérations de pontage.  On fait aussi de la construction des camps, on fait de la protection.  On est un métier polyvalent.

BOUCHARD : Le génie est une composante essentielle de toute mission militaire.  Si des inondations menacent des populations canadiennes, mes troupes sont là pour remplir des sacs de sable et les ériger en muret.  Si une tragédie survient à l’étranger, on va aider les collectivités touchées à se rebâtir.  Et on est toujours prêts à remplir notre rôle traditionnel au champ de bataille : ouvrir la voie à nos troupes pour qu’elles puissent vivre, circuler et combattre… tout en privant l’ennemi de ces mêmes capacités.

BOUCHARD : Si on découvre un colis suspect ou un possible endroit piégé pour une mine, eh bien, ça va être les ingénieurs qui vont se déplacer à l’avant, qui vont investiguer, qui vont faire l’enquête de circonstance; de savoir si c’est une mine, on va les désamorcer, on va préparer le terrain pour permettre au groupement tactique d’avancer.

COSSETTE : Au sein de l’équipe de combat, c’est aviser sur la mobilité, aviser sur les menaces, l’analyse de terrain, essayer de donner le plus d’outils au commandant de l’équipe de combat pour que lui, fasse une bonne planification.

BOUCHARD : Mon travail à moi en tant qu’officier du génie, c’est de m’assurer que mon personnel est au meilleur de leurs compétences, de prévoir, de planifier et de gérer l’exécution de l’entraînement ici en garnison, et en opérations de faire en sorte que tout se passe pour le mieux.

COSSETTE : Que tu optes pour la Force régulière ou un travail à temps partiel dans la Réserve, servir le Canada à titre d’officier du génie te permettra d’acquérir des compétences et vivre des expériences que tu n’aurais jamais crues à ta portée.

COSSETTE : C’est des gros défis, c’est pas toujours des défis faciles, mais quand on regarde c’est quoi qu’on a accompli au sein des équipes avec lesquelles on a eu la chance de travailler, on peut pas s’empêcher d’être fiers du résultat accompli, puis fiers de notre progression professionnelle mais aussi personnelle – des belles choses qu’on réussit à faire.

MODULE 2 – Ce qui rend le métier unique

BOUCHARD : J’ai toujours été un gars d’équipe mais ça a vraiment pris plus de sens dans les Forces canadiennes.  C’est vraiment lorsqu’on se fait présenter des défis aussi gros que ceux qui nous sont présentés dans les Forces canadiennes qu’on voit ce que les gens ont dans le ventre, qu’on a envie de développer des liens d’équipe et de camaraderie.  On vit des choses que, il est impossible de vivre dans un autre contexte.

COSSETTE : Je dirais au cours des mois de mon déploiement, ce qui m’a le plus marqué, c’est de regarder sur le terrain puis de voir la différence qu’on a pu faire, surtout un projet de construction, c’est facile, c’est quelque chose de très très concret.  Pour l’Afghan qui se déplace présentement, ben au lieu de lui prendre six heures traverser ce secteur-là, ça lui en prend 35 minutes.  Donc c’est une différence concrète sur le terrain que les gars ont pu voir à la fin de ce projet-là.

MODULE 3 – Formation spécifique pour le métier

BOUCHARD : Voici à quoi tu peux t’attendre si tu te joins aux Forces comme officier du génie.  Après ta formation de base, tu te présentes au Centre d’instruction au combat à la base des Forces canadiennes Gagetown au Nouveau-Brunswick.

BOUCHARD : Ta formation à Gagetown comprend trois phases.  Tu débutes à l’École d’infanterie par une étape commune à tout officier de l’Armée. Les deux autres phases de ta formation se déroulent ensuite à l’École du génie militaire des Forces canadiennes.

COSSETTE: Les deux premiers mois et demi sont axés sur les notions de base en génie de combat, notamment les fortifications défensives.  Ce sont des compétences qui te seront nécessaires dès le début, quelle que soit la mission.

COSSETTE : Puis c’est la phase intensive : neuf mois de formation au leadership pendant lesquels tu abordes toutes les tâches qu’une troupe du génie peut être appelée à effectuer, sous le feu de l’ennemi et à travers tous les types de terrain ou conditions climatiques – des cols de montagne et déserts aux milieux urbains. 

BOUCHARD : Tu apprends tout sur l’ouverture de brèches, la démolition, la construction de pont, le déminage et plus encore.  La formation comprend un exercice en campagne très exigeant, d’une durée de quatre semaines au cours desquelles on met à dure épreuve tes aptitudes à évaluer une situation et organiser une unité de sapeurs de combat cohérente et efficace.

MODULE 4 – Première affectation et défis du métier

COSSETTE: Une fois ta formation terminée, tu te joins à un des quatre régiments du génie de combat ou d’appui du génie répartis à travers le pays.

COSSETTE : Tu débutes comme commandant d’une troupe pouvant compter quarante sapeurs de combat et plusieurs véhicules blindés. 

BOUCHARD : Selon la mission, ta troupe sera composée de fantassins  formés au génie de combat, d’éléments blindés du génie ou de conducteurs d’équipement lourd, tous aptes et prêts à exécuter de nombreuses tâches militaires.

BOUCHARD : On se présente ici au régiment et on est en charge de personnes qui ont plusieurs années d’expérience.  On doit se présenter au meilleur de nos compétences, être confiant en soi, être un bon leader.  Mon défi est celui de planifier l’entraînement de mes troupes afin qu’ils soient prêts pour un éventuel théâtre en opérations.

MODULE 5 – Témoignages personnels et professionnels

BOUCHARD : Ce que je trouve le plus intéressant de mon métier, c’est que chacune des journées représente des nouveaux défis.  Je dois m’y adapter mais c’est extrêmement valorisant parce que lorsqu’on fait du bon travail, les gens nous le font sentir.  On voit nos gens progresser, on voit les tâches qui s’accomplissent.  C’est un excellent – c’est un excellent travail.

COSSETTE : On s’entraîne une très grande partie de notre vie militaire justement pour quelques déploiements qu’on va faire.  C’est sûr, une situation de conflit, c’est jamais souhaitable, mais ce qui est souhaitable, par exemple, c’est la différence qu’on peut faire en allant aider puis en faisant du mieux de nos capacités.  Ce côté pratique-là a marqué chacun de nous.  C’est beaucoup de maturité aussi pour du monde qui vivent une expérience aussi extraordinaire.

Aperçu

Environnement de travail

Les officiers du génie peuvent être employés à des bases se trouvant partout au Canada, voire partout dans le monde. Ils vivent des expériences uniques en raison de tous les types de climats et de terrains dans lesquels ils sont appelés à travailler, que ce soit la toundra arctique, la jungle tropicale, le désert, les montagnes ou les complexes urbains.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un officier du génie entièrement formé est de 51 000 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Pendant les différents échelons des officiers subalternes, des promotions régulières ont lieu fondées sur l’achèvement de la formation requise et la durée du service en tant qu’officier. Une fois qu’ils sont promus au grade de capitaine, leur salaire atteint environ 74 000 $ par année.

Les officiers du génie peuvent commencer leur carrière en étant envoyés en mission directement. Selon les missions, les troupes peuvent être composées d’ingénieurs de terrain, de blindés ou d’équipement lourd qui sont prêts à accomplir diverses tâches militaires. L’objectif est d’être toujours prêt à combattre. Les officiers du génie sont les principaux planificateurs et superviseurs des tâches assignées par le commandant d’escadron.

Les officiers du génie peuvent avoir l’occasion de poursuivre leurs études afin de répondre aux critères de certaines désignations spécialisées.

Emplois civils équivalents

  • Ingénieur en construction
  • Gestionnaire supérieur – Construction
  • Ingénieur – géologue
  • Ingénieur des mines
  • Gestionnaire de matériel/services

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Formation

Qualification militaire de base des officiers (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 15 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces armées canadiennes (FAC), le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Phase commune de l'Armée canadienne

Après l’instruction de base, vous fréquenterez l’École d’infanterie au Centre d’instruction au combat, située à Gagetown, au Nouveau-Brunswick. Vous tirerez parti de l’instruction en matière de leadership que vous avez reçue pendant la formation de base des officiers, en plus d’acquérir les compétences requises pour tous les soldats des armes de combat, y compris des techniques plus poussées liées au maniement d’armes, aux manœuvres en campagne et aux tactiques de la section.

Instruction professionnelle

Vous continuerez votre formation à la BFC Gagetown, au Nouveau-Brunswick. Pendant deux mois et demi, votre formation sera centrée sur les compétences fondamentales du génie du combat et portera sur les sujets suivants :

  • Rudiments de la démolition
  • Guerre des mines
  • Construction d’obstacles
  • Fortifications de campagne
  • Tactiques débarquées d’infanterie de niveau peloton

Votre formation se terminera par un déploiement de trois semaines en campagne où sera évaluée votre aptitude à diriger une troupe de sapeurs. Les neuf derniers mois de votre formation seront centrés sur les aspects de génie de la reconnaissance, de la planification et du combat de niveau troupe. La formation porte sur les sujets suivants :

  • Érection de ponts
  • Installation de champs de mines
  • Enlèvement de pièges
  • Interdiction d’itinéraire
  • Démolition de ponts
  • Construction et réparation de chemins de champ de bataille
  • Ouvrages défensifs
  • Engins de campagne improvisés faits de bois et de corde
  • Destruction des munitions sur le champ de bataille
  • Construction de camps temporaires
  • Ouverture, au nez de l’ennemi, de brèches dans différents obstacles

Au terme de la dernière phase, pendant un déploiement en campagne exhaustif de quatre semaines, les habiletés que vous aurez acquises en matière de direction d’une troupe exécutant des tâches de génie de combat seront évaluées.

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les sujets suivants :

  • Soutien cartographique et géodésique aux opérations interarmées
  • Génie des infrastructures des installations de garnison et des installations de déploiement
  • Génie technique en appui à l’acquisition et à la gestion de l’équipement

Avancement professionnel

Le salaire de départ pour un opérateur de détecteurs électroniques aéroportés entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Initialement, les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés font partie d’un équipage d’Aurora de 20 personnes, d’un équipage d’hélicoptère maritime de 4 personnes ou d’une équipe de mission de véhicule aérien sans pilote de 5 personnes; ils sont responsables de la préparation opérationnelle de leur équipement et contribuent aux décisions tactiques au sein de leur équipe ou équipage. À mesure que les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés acquièrent de l’expérience et des connaissances, ils pourraient être appelés à diriger un équipage, à contribuer à la planification des opérations et à former de nouveaux membres de l’équipage. Les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient obtenu au minimum un diplôme d’études secondaires au Canada, conformément aux normes provinciales, et aient achevé le cours de mathématique de 10e année ou le cours de mathématiques 436 ou 426 au Québec. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

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Programmes d'enrôlement

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les Forces détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR)

Puisqu’un diplôme universitaire est exigé pour accéder à ce poste, les FAC subventionneront les candidats retenus afin qu’ils suivent un programme d’études menant à l’obtention d’un baccalauréat dans une université canadienne. Vous recevrez un salaire à temps plein, ce qui comprend les soins médicaux et dentaires ainsi que des vacances avec plein salaire; en retour, vous devrez travailler pour les Forces pendant un certain temps.

En règle générale, les candidats retenus dans le cadre du PFOR sont admis à titre d’élèves-officiers au sein du système des collèges militaires canadiens, où ils font des études liées au cheminement de leur carrière militaire. Dans certains cas, les FAC peuvent subventionner les élèves-officiers afin qu’ils suivent un programme d’études pertinent menant à l’obtention d’un baccalauréat dans d’autres universités canadiennes. Les élèves-officiers qui étudient dans d’autres universités canadiennes suivent généralement leur formation pendant l’année universitaire normale et participent à une instruction militaire supplémentaire pendant l’été. Si vous décidez de poser votre candidature pour participer à ce programme, vous devez présenter une demande aux FAC ainsi qu’à l’université canadienne de votre choix. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez les Études payées.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Armée

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

La principale responsabilité des officiers du génie consiste à veiller à la préparation au combat. Ils aident l’Armée canadienne à vivre, à se déplacer et à combattre. Comme l’arme blindée, l’infanterie et l’artillerie, les officiers du génie font partie intégrante de l’équipe des armes de combat. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans des unités de l’Armée canadienne à différents endroits au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officiers, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. Les officiers du génie sont formés pendant environ un an en vue de leur qualification à l’École du génie militaire des Forces canadiennes à Gagetown, au Nouveau-Brunswick.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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