Sapeur / Sapeuse de combat

Description du travail

Les sapeurs de combat s’assurent que les troupes peuvent vivre, se déplacer et livrer combat sur le champ de bataille. Ils effectuent aussi des travaux de construction et d’entretien, conduisent des véhicules et manœuvrent des équipements pour appuyer les opérations du génie et assurent l’entretien d’installations de campagne.

Leurs responsabilités sont les suivantes :

  • Construire et entretenir des routes, des terrains d’aviation, des héliports, des ponts, des ponts-jetées, des radeaux ainsi que des bâtiments permanents et temporaires
  • Construire des fortifications de campagne et des obstacles
  • Fournir de l’eau potable en testant, en purifiant et en filtrant les approvisionnements locaux et en construisant des systèmes de distribution sur place
  • Détecter et éliminer des mines, des pièges et des explosifs en vrac
  • Détruire des routes et des ponts et poser des mines et des pièges pour prévenir les mouvements de l’ennemi
  • Assurer l’entretien et le fonctionnement de l’équipement du génie, y compris les armes, les véhicules, la machinerie lourde et les approvisionnements
  • Assurer les communications pour la branche du génie sur le champ de bataille
Transcription

Sapeur / Sapeuse de combat

MODULE 1 – Vue d’ensemble du métier

CAPORAL-CHEF MATHIEU BERGERON : Je suis le Caporal-chef Mathieu Bergeron, je suis originaire de Alma, au Québec.  Je suis ingénieur de combat au 5e Régiment de génie de combat, à Valcartier.

CAPORAL-CHEF PASCAL GAUTHIER : Et je suis le Caporal-chef Pascal Gauthier de St-Georges-de-Beauce, sapeur de combat également au 5e Régiment de génie de combat, à Valcartier.

BERGERON : Dans l’Armée canadienne, les sapeurs de combat jouent à l’offensive ET à la défense : nous sommes des combattants qui bâtissent, et des bâtisseurs qui combattent.  Si quelque chose manque à nos soldats, on le construit.  Si quelque chose bloque leur passage, on le fait sauter ou on le met en pièces.

BERGERON : On fait tout ce qu’il faut pour permettre à nos troupes de vivre, se déplacer et livrer combat… et on empêche l’ennemi d’en faire autant.

BERGERON : Un ingénieur de combat, c’est à la base, c’est un fantassin.  Mais en plus, c’est lui qui va tout construire les bases d’opérations avancées, qui va fortifier les camps, qui va construire des routes, démolir les routes…

GAUTHIER : Tu vas aussi toucher tout ce qui est pontage, la construction d’obstacles, la brèche d’obstacles – on parle des brèches explosives, brèches mécaniques.  On peut bâtir des routes, bâtir des ponts, pour traverser de l’équipement à travers des rivières; on peut faire passer des troupes.  C’est tout des choses que l’infanterie fait pas, aucun autre métier fait, mais que nous on fait.

BERGERON : On a aussi des équipes spéciales de neutralisation d’explosifs et de munitions qui consiste à sur le terrain, enlever les engins explosifs improvisés, directement avec des équipements spéciaux qu’on utilise.

BERGERON: Si la plongée sous-marine t’intéresse, tu pourrais devenir plongeur de combat.  Même si tu as déjà de l’expérience en plongée, cette formation fera de toi bien plus qu’un plongeur de loisir : elle te donnera les compétences d’un plongeur-expert, qualifié en destruction sous-marine. 

GAUTHIER : Que tu décides de te joindre à la Force régulière ou à la Réserve comme sapeur de combat à temps partiel, tu verras que ce métier occupe un rôle essentiel au Canada et partout où sont déployées nos troupes.  Par exemple, au pays, on aide des collectivités à se protéger des inondations, des feux de forêt ou des dommages causés par le verglas.

GAUTHIER : Et à l’étranger, lorsque survient une catastrophe, on est les premiers sur place pour monter et rendre fonctionnel un hôpital de campagne ou un abri temporaire; on va dans des endroits comme Haïti pour construire des écoles et des maisons, fournir l’alimentation en eau potable, et réparer des routes.

GAUTHIER : C’est pas un métier qui est facile à maîtriser, mais en même temps, ça fait la beauté du métier parce que, nous les ingénieurs, on essaie d’être bons dans tout.

BERGERON : En tant que sapeur de combat, tu acquiers une gamme de compétences variées, qui te seront utiles toute ta vie.

BERGERON : On se fait respecter par tous les métiers de combat parce que, justement, on est polyvalents.  Fait que dans, peu importe la mission, tous les métiers de combat vont toujours avoir le besoin d’un support des ingénieurs.

MODULE 2 – Ce qui rend le métier unique

BERGERON : J’ai besoin de quelque chose qui bouge, j’ai besoin de pas arrêter, de pas voir ma journée passer, de tout le temps avoir une tâche une après l’autre.  En étant ingénieur de combat, on a toujours une tâche qui rentre une après l’autre puis on travaille sans cesse.  C’est ce qui est vraiment intéressant.

GAUTHIER : Le métier du génie de combat est vaste, très intéressant.  Il y a tellement de choses à apprendre, il y a tellement de choses à découvrir dans le métier que tu veux toujours en savoir plus.  Puis plus que tu progresses, plus que t’apprends qu’il y en a encore et il y en a encore, et puis j’pense pas qu’il y ait aucun job qui puisse se comparer à ça.

MODULE 3 – Formation spécifique pour le métier

BERGERON: Les sapeurs de combat du Canada reçoivent une des meilleures formations pratiques qui soit.

GAUTHIER: Après la formation de base, les sapeurs de combat se rendent à une des écoles de combat des Forces canadiennes – à Valcartier au Québec, à Meaford, en Ontario ou à Wainwright, en Alberta – afin de poursuivre le développement des habiletés propres aux soldats.

BERGERON: Puis ils vont à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, à l’École du génie militaire des Forces canadiennes.

BERGERON : Pendant environ cinq mois à Gagetown, tu apprends – et tu mets en pratique – les compétences de base en fortifications de campagne et de structures urbaines à des fins défensives.  Ton apprentissage comprend aussi le déminage,  la manipulation de charges explosives, la neutralisation des explosifs et munitions, ainsi que la manutention d’outils comme la scie à chaîne et le marteau-perforateur hydraulique.

BERGERON : Tu assimiles des techniques de combat plus avancées : le camouflage personnel et des positions de la section ainsi que les opérations défensives et offensives au niveau d’unité.

MODULE 4 – Première affectation et défis du métier

GAUTHIER : Après Gagetown, tu seras affecté à l’un des quatre régiments du génie de combat ou d’appui du génie, répartis à travers le pays.

GAUTHIER: Tu continueras d’apprendre et d’acquérir des compétences spécialisées touchant divers aspects du métier : conduite de machinerie lourde, neutralisation des engins explosifs improvisés, alimentation en eau, plongée de combat et plus encore.

MODULE 5 – Témoignages personnels et professionnels

BERGERON : J’ai été en Afghanistan deux fois.  C’est vraiment valorisant de voir ce qu’on peut apporter pour de vrai à une équipe de combat sur le terrain, en vrai, avec des vraies balles, puis la vraie guerre, on peut dire.  Mon expérience a vraiment été enrichissante, j’ai appris beaucoup de choses que je m’imaginais pas que je pouvais faire ici au Canada.

GAUTHIER : Tous les jours, on pouvait se promener, aider les passants qu’on voyait, donner de la nourriture aux enfants, aider les personnes qui avaient besoin d’aide pour faire certaines tâches.  On s’assurait de la sécurité des civils.  Pas mal tous les soldats, quand on arrive en Afghanistan, on se dit tous : Il faut faire un petit peu plus pour pouvoir permettre aux populations extérieures d’avoir une meilleure vie.

Aperçu

Environnement de travail

Les sapeurs de combat vivent des aventures exceptionnelles et font face à des difficultés uniques qui découlent du travail en campagne. Les sapeurs de combat qualifiés peuvent soumettre leur candidature en vue de suivre l’instruction de plongeur de combat.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un sapeur de combat entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Les sapeurs de combat qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement. 

Emplois civils équivalents

  • Contremaître à la construction d’autoroutes
  • Opérateur de machinerie lourde
  • Charpentier de gros œuvre
  • Technicien en génie de la construction
  • Technicien en génie civil

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Cours de qualification de soldat

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Techniques individuelles de campagne

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez ensuite l’École d’administration et de logistique des Forces canadiennes, à Borden, en Ontario, pour y suivre un cours de conducteur pendant deux semaines. Vous vous rendrez par la suite à l’École du génie militaire des Forces canadiennes, à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, pendant 20 semaines. L’instruction porte sur les sujets suivants :

  • Construction de fortifications de campagne et d’obstacles
  • Construction de routes, de terrains d’aviation et d’aires d’atterrissage pour hélicoptères
  • Construction de radeaux et de ponts
  • Communications radio pour les opérations des armes de combat
  • Mathématiques, rédaction militaire, organisation militaire de base et histoire militaire
  • Camouflage personnel et camouflage des positions de la section
  • Maniement des armes de troupe, ainsi que les tâches et méthodes défensives de section
  • Procédures de base pour l’installation et la mise à feu de charges explosives ainsi que la pose de mines et de pièges
  • Utilisation et entretien des outils de la section et de l’équipement de sécurité

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Plongeur de combat
  • Analyste des sols
  • Neutralisation des explosifs et munitions
  • Techniques d’instruction

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les sapeurs de combat qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Communications radio – opérations sur le terrain
  • Alimentation en eau – niveau avancé
  • Opérateur de bateaux à moteur
  • Opérateur de machinerie lourde

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Armée

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.  

Emploi à temps partiel

Les sapeurs de combat servent dans l’Armée canadienne. Ils effectuent des travaux de construction et d’entretien, conduisent des véhicules et manœuvrent de l’équipement pour appuyer les opérations du génie et assurent l’entretien d’installations de campagne. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans une unité des FAC au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base, les recrues de l’Armée canadienne sont formées pendant environ un mois pour obtenir la qualification de soldat. Les sapeurs de combat fréquentent ensuite l’École d’administration et de logistique des Forces canadiennes à Borden, en Ontario, pour y suivre un cours de conducteur pendant deux semaines. Ils complètent leur instruction pendant une période de 20 semaines à l’École du génie militaire des Forces canadiennes pour obtenir leur qualification.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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