Opérateur / Opératrice de contrôle aérospatial

Description du travail

Les opérateurs de contrôle aérospatial utilisent des systèmes radar, informatiques et de communications, ainsi que d’autres systèmes de détection pour surveiller et contrôler l’espace aérien. Ils contrôlent et coordonnent la circulation aérienne et terrestre, tant civile que militaire, dans les aérodromes et les unités tactiques des Forces armées canadiennes (FAC).

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Utiliser des systèmes de commandement et de contrôle
  • Donner des instructions de contrôle au sol aux aéronefs et aux véhicules qui opèrent au sol et des messages d’information en vol aux aéronefs
  • Recevoir, transmettre et enregistrer les renseignements contenus dans les plans de vol
  • Interpréter les rapports météorologiques
  • Tenir les dossiers à jour
  • Répondre aux situations d’urgence
Transcription

OPÉRATEUR / OPÉRATRICE DU CONTRÔLE AÉROSPATIAL

DANS LES FORCES CANADIENNES

Je suis le soldat Guillaume Therrien de Québec. Je suis opérateur de contrôle aérospatial au 21e Escadron de défense aérienne à North Bay en Ontario.

Et je suis Caporal Myriam Tremblay d’Asbestos au Québec. Je suis opératrice du contrôle aérospatial à la 8e Escadre de Trenton.

TREMBLAY : Protéger la population et les villes canadiennes d’une attaque aérienne soudaine est une énorme responsabilité – tout comme la sécurité de la circulation aérienne dans nos bases militaires.

THERRIEN : On balaye le ciel au moyen de systèmes radars parmi les plus sophistiqués de la planète et on voyage partout dans le monde où nos compétences sont requises.

Un opérateur de contrôle aérospatial, ça a deux fonctions de base. On est formé pour faire la défense aérienne, puis on est formé dans le contrôle aérospatial – travailler dans des tours de contrôle.

TREMBLAY : Comme contrôleurs, on coordonne la circulation des aéronefs et des véhicules au sol, aux bases aériennes au pays et dans le monde. On consigne les informations des plans de vol, on interprète les bulletins météorologiques, on tient des registres et on s’assure que la circulation aérienne de routine se fait de façon ordonnée et en toute sécurité.

THERRIEN : En tant que contrôleurs de la défense antiaérienne, nous sommes des membres cruciaux de l’équipe de défense aérospatiale de l’Amérique du Nord. De notre centre des opérations à North Bay, en Ontario, on assure la sécurité de l’espace aérien canadien en analysant des données radars de partout au pays et du Grand Nord.

En ce moment, mon rôle, c’est de détecter les avions, les étiqueter, puis m’assurer qu’ils ont un comportement qu’un avion se doit d’avoir. Si j’échoue à détecter l’entrée d’un avion par exemple, ça peut avoir des conséquences désastreuses.

On surveille tout ce qui passe dans le ciel, y compris les avions civils, afin de protéger l’Amérique du Nord contre toute menace militaire ou terroriste.

TREMBLAY : Chaque quart de travail a ses défis, que ce soit dans une tour de contrôle ou un centre des opérations au Canada ou aux États-Unis; à bord d’un aéronef muni d’un système aéroporté d'alerte et de contrôle au-dessus de l’Amérique du Nord ou de l’Europe; ou en déploiement avec nos troupes de combat.

TREMBLAY : L’aspect le plus génial de notre métier? La technologie. La force aérienne ne cesse jamais de voler, même dans un épais brouillard ou une tempête de neige… Alors quand la visibilité est nulle, pour guider nos aéronefs à l’atterrissage, on utilise une technologie appelée système radar d’approche de précision.

Je vais prendre l’avion; je vais parler au pilote, et avec des instructions claires et précises, le pilote peut avoir les yeux fermés et moi, je vais le diriger pour pouvoir atterrir sur la piste sécuritairement.

THERRIEN : Ça peut être une journée extrêmement tranquille, comme ça peut-être la journée la plus mouvementée qu’on aura jamais eu durant notre carrière. C’est ça qui est le fun. On peut avoir affaire à un avion en détresse. On peut avoir affaire à les pirates de l’air. On peut avoir affaire à un avion ennemi. Il y a toutes sortes de situations auxquelles on fait face. C’est la décharge d’adrénaline qui rentre et c’est là que ça devient vraiment excitant.

Il y a d'autres opportunités exceptionnelles pour les opérateurs du contrôle aérospatial comme des affectations spécialisées de surveillance des objets de l’espace orbital, pour la protection de nos satellites de télécommunications et de la Station spatiale internationale.

On a possibilité de faire du contrôle de satellite. Ça serait vraiment ça… dans quoi j’aimerais me diriger.

Et les occasions de voyager sont incroyables. On va partout avec – ou même avant – la Force aérienne : que ce soit pour un transport vers Haïti à la suite du séisme, ou pour l’approvisionnement annuel de notre station Alert, près du pôle Nord.

TREMBLAY : En tant que nouvel opérateur du contrôle aérospatial, une fois que tu as complété ta formation militaire de base, tu passes environ deux mois à l’École des opérations de contrôle aérospatial des Forces canadiennes à Cornwall, en Ontario. Tu y reçois une formation intense en matière de commandement, de contrôle et de communications.

THERRIEN: Tu apprends les fonctions de surveillance et d’identification d’aéronefs ainsi que les bases des différentes opérations du contrôle de la circulation aérienne. Les instructeurs sont les meilleurs qui soient, tout comme les équipements radars et les simulateurs.

TREMBLAY : Une fois ton instruction terminée à Cornwall, tu es prêt pour une affectation soit dans une installation militaire du contrôle de la circulation aérienne ou au Centre des opérations aériennes de secteur, à North Bay.

THERRIEN : Après une formation en cours d’emploi, tu apprendras tes tâches quotidiennes sur des quarts de travail puisque la Force aérienne fonctionne 24 heures par jour, tous les jours de l’année.

Immédiatement à la fin de ton cours, on te donne un niveau de responsabilité qui est élevé si on compare ça à n’importe quel autre métier civil. À l’âge que j’ai, c’est relativement rare d’avoir un niveau de responsabilité aussi élevé d’entrée de jeu.

TREMBLAY : Au fil de ta carrière, il y aura des occasions pour des formations avancées et des affectations dans des secteurs tels les opérations de système radar d’approche de précision, aux États-Unis et ailleurs à l’étranger. Tu pourrais aussi avoir l’occasion de travailler dans une unité déployable de radar tactique ou dans un centre des opérations de combat.

TREMBLAY : Depuis que j’ai commencé à faire ce métier-là, j’ai découvert un petit peu qui j’étais. Ça m’a fait grandir en tant que personne. J’aime ça parce que je peux éventuellement sauver des vies.

THERRIEN : C’est le côté mystérieux un peu; c’est le côté secret de la chose. Il y a la possibilité de faire de l’argent. Il y a la possibilité de voyager, en même temps, combiner les deux. C’est mon idéal, pour moi.

OPÉRATEUR / OPÉRATRICE DU CONTRÔLE AÉROSPATIAL

DANS LES FORCES CANADIENNES

Aperçu

Environnement de travail

L’environnement de travail des opérateurs de contrôle aérospatial peut être souterrain ou à bord d’aéronefs. Ils peuvent travailler partout au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ils peuvent en outre diriger des services de contrôle du trafic aérien, comme les messages d’information en vol, le contrôle au sol et le contrôle de radar de précision auprès des escadres et des escadrons d’hélicoptères tactiques au Canada.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un opérateur de contrôle aérospatial entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Les opérateurs/opératrices du contrôle aérospatial qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Contrôleur aérien
  • Contrôleur maritime et ferroviaire

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Formation

Qualification militaire de base

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des FAC; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Instruction élémentaire de la Force aérienne

Avant de commencer leur formation dans le domaine de travail choisi, les recrues suivent un cours de quatre jours visant à les familiariser au milieu de travail et à la culture de la Force aérienne.

Instruction professionnelle

Vous fréquenterez ensuite l’École des opérations de contrôle aérospatial des Forces canadiennes à Cornwall, en Ontario. L’instruction dure environ quatre mois et comprend les sujets suivants :

  • Assurer des fonctions de surveillance
  • Aider aux services de règles de vol à vue
  • Aider aux services de règles de vol aux instruments
  • Assurer des fonctions liées aux services de trafic aérien

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Contrôleur de radar d’approche de précision
  • Coordonnateur des systèmes de données
  • Système de l’escadron de transmission et de contrôle (air)

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales avec mathématiques appliquées (mathématiques 426 au Québec). Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de l’Aviation royale canadienne dans leur communauté. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les opérateurs de contrôle aérospatial employés à temps partiel ou pour une durée déterminée effectuent habituellement leur service dans des bases des FAC et auprès d’unités tactiques à différents endroits au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. L’instruction pour le poste d’opérateur de contrôle aérospatial dure environ deux mois et est dispensée par l’École des opérations de contrôle aérospatial des Forces canadiennes à Cornwall, en Ontario.

Environnement de travail

Les membres de la Réserve aérienne reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière, et ils sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que ces derniers. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail, et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Les membres de la Force de réserve reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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