Opérateur / Opératrice d’équipement d’information de combat (Marine)

Description du travail

Les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) sont responsables du fonctionnement de tous les radars de surveillance et de l’équipement connexe à bord propre aux systèmes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. 

En tant que membres de l’organisation d’information de combat du navire, ils aident et conseillent le personnel de commandement en ce qui a trait à la navigation, à la lutte antiaérienne, à la lutte antinavire et à la lutte anti-sous-marine. Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Configurer et faire fonctionner :
    • Système de commandement et de contrôle
    • Radars du navire
    • Systèmes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance
    • Liaisons multiples de données tactiques
    • Système mondial de commandement et de contrôle (mer)
    • Systèmes de traitement de l’information
    • Système intégré de communications intérieures pour navires et sous-systèmes connexes
Transcription

OPÉRATEUR / OPÉRATRICE D’ÉQUIPEMENT D’INFORMATION DE COMBAT (MARINE)

DANS LES FORCES CANADIENNES

Je suis Matelot-chef Alexandre Pelletier de Chicoutimi, opérateur d’équipement d’information de combat présentement affecté à l’école de la flotte du Pacifique, à Esquimalt, en Colombie-Britannique.

Et je suis Matelot de 2e classe Michael Torres de Montréal, opérateur d’équipement d’information de combat (Marine), à bord de la frégate Toronto.

PELLETIER : Un navire de guerre a une raison d’être précise : aller au combat. Mais avant qu’un seul obus puisse être tiré ou un missile lancé, il faut connaître la position, la vitesse et la puissance de l’ennemi.

TORRES : Les opérateurs d’équipement d’information de combat sont les yeux et les oreilles de la salle des opérations d’un navire. Ils utilisent des systèmes radars et informatiques parmi les plus sensibles et précis qui soient pour aider les commandants à prendre des décisions tactiques en temps réel.

Donc, tout contact qui passe dans les horizons, c’est nous qui allons le voir en premier.

PELLETIER : C’est un métier-clé qui s’occupe de la coordination, de la transmission, l’évaluation des données recueillies par les différents détecteurs à bord du navire. Puis après ça, un coup que toute l’information a été évaluée, identifiée, on fait sûr que c’est transmise aux officiers qui sont en charge du bateau.

TORRES : Le travail est de produire une image tactique et très détaillée de ce qui se passe alentour de nous.

PELLETIER : L’habileté primordiale, c’est d’être capable d’effectuer des tâches multiples en même temps, l’oreille sélective, tout ça inclus. Ça demande beaucoup de coordination manuelle en tant que manipulation du système, en même temps qu’être capable de penser puis d’écouter différentes transmissions.

Grâce à ces renseignements, on aide et conseille nos commandants en matière d’évitement des collisions et de lutte antiaérienne, antinavire et anti-sous-marine.

TORRES : Nos missions sont variées, allant de l’interception de narcotrafiquants à la poursuite de pirates sur les côtes africaines.

PELLETIER : Les opérateurs d’équipement d’information de combat passent la plupart de leur carrière en mer, à bord de navires ou de sous-marins, menant des missions de quelques jours à plusieurs mois. Ce métier est une occasion unique de voir le monde tout en faisant ce qu’on aime.

PELLETIER : Pourchasser des pirates ou traquer des sous-marins peut sembler sortir tout droit d’un jeu vidéo ou d’un film d’action, mais c’est notre travail!

Ça prend quelqu’un qui a du sang-froid parce qu’il y a des moments de tension, surtout en opérations réelles. Des fois, on navigue le bateau sur une ligne très fine entre différentes eaux territoriales.

TORRES : L’opération que j’ai beaucoup appréciée était une opération antidrogues que nous avons faite dans le Golfe du Mexique. Chaque petit détail qu’on détectait était très important pour pouvoir justement empêcher des embarcations pleines de drogues de parvenir aux États-Unis ou encore au Canada.

Ce que j’aime de mon travail est qu’on nous fait confiance pour gérer des renseignements le plus souvent secrets ou hautement sensibles. On se rend compte qu’on est un important maillon de l’équipe de combat.

PELLETIER : Comme tous les marins, tu dois suivre ta formation militaire de base au Québec et ta formation de base de la Marine en Nouvelle-Écosse ou Colombie-Britannique avant d’entreprendre ton cours spécialisé pour devenir opérateur d’équipement d’information de combat.

TORRES : Ce cours est donné à Esquimalt, en Colombie-Britannique. Tu y apprends le fonctionnement des systèmes radar et radio et à interpréter les données qu’ils recueillent dans un contexte opérationnel.

PELLETIER : L’instruction est rigoureuse, l’approche pratique et la courbe d’apprentissage, assez marquée. Une fois ta formation terminée, tu es assigné à ton premier navire.

TORRES : Ta première affectation à titre d’opérateur d’équipement d’information de combat dure de quatre à six ans à bord d’une frégate ou d’un destroyer dont les missions peuvent se dérouler n’importe où dans le monde.

PELLETIER : Tu effectues tes quarts de travail dans la salle des opérations qui est le centre névralgique du navire.

À l’entraînement, c’est tout en simulation dans les simulateurs, mais une fois arrivé sur le navire, c’est du vrai monde, des vraies vies qui sont en jeu. Ma première journée, c’était assez stressant, là. Mais les gens m’ont vite aidé à m’habituer.

Avec l’expérience, ton rôle va s’élargir. Tu feras la collecte et l’évaluation de données radars pour les opérations antinavires et antiaériennes.

Tu continueras d’apprendre en te servant de systèmes radars et informatiques perfectionnés. Tu pourras te perfectionner dans des domaines comme la collecte de renseignements, la surveillance de quart à la salle de commande d’un sous-marin, la planification relative aux réseaux tactiques et le contrôle aérien pour lequel tu es responsable des conditions d’emploi tactique et de sécurité des vols de tous les aéronefs menant des opérations avec le navire.

PELLETIER : Ce que je trouve le plus intéressant à propos de la Marine, c’est le fait qu’on peut voyager.

TORRES : Dès le début, j’ai eu des belles expériences de voyage. Ça faisait peut-être qu’une semaine que j’étais sur le navire et puis on a été à différents ports aux États-Unis, comme à Boston, en Virginie. On est allé un peu partout, on est allé aux Bermudes, au Mexique.

PELLETIER : Ça m’a permis de rencontrer beaucoup de gens de différentes cultures, de différents pays. Ça a aidé à ouvrir mes horizons. Juste avant de rentrer dans les Forces canadiennes, je me rappelle, j’étais assis chez nous, je regardais les nouvelles, puis on se rend compte que c’est pas facile dans le monde. Puis je me suis tout le temps demandé qu’est-ce que je pourrais faire pour faire ma part un peu là-dedans. Puis c’est vraiment un peu ce qui m’a poussé à joindre les Forces.

TORRES : Venant d’une famille immigrée voilà 33 ans au Canada, c’est un peu ma façon de repayer la dette de la façon qu’on a été accueilli ici au Canada.

TITRE :
OPÉRATEUR / OPÉRATRICE D’ÉQUIPEMENT D’INFORMATION DE COMBAT (MARINE)

DANS LES FORCES CANADIENNES

  • Analyser la performance de tous les systèmes composant l’équipement d’information de combat
  • Appliquer les procédures élémentaires de détection des défectuosités en ligne
  • Recueillir, mettre en corrélation, consigner, analyser, afficher et diffuser toute l’information tactique
  • Tenir à jour des registres et des publications classifiées

Aperçu

Environnement de travail

En mer, les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) travaillent principalement dans la salle des opérations du navire, où ils utilisent certains des équipements les plus modernes et les plus perfectionnés qu’on trouve en mer de nos jours. À bord, ils vivent des aventures exceptionnelles et font face à des difficultés uniques qui découlent du travail en mer.

Comme tout le personnel de bord, ils font équipe avec leurs collègues et remplissent d’autres tâches en plus de celles étant propres à leur spécialité. Ainsi, ils travaillent comme sentinelles ou vigies, agissent comme préposés aux cordages lors du ravitaillement en mer et comme membres d’équipage à l’entrée et à la sortie des ports. Ils participent également aux opérations de recherche, de sauvetage et aux manœuvres pour récupérer une personne tombée à la mer. Ils sont membres de l’équipe d’intervention d’urgence du navire pour les veilles de sécurité et  exécutent régulièrement des travaux d’entretien et de réparation à bord. Pendant les procédures d’urgence, ils agissent également à titre de membres de l’équipe de lutte contre l’incendie et s’occupent de limiter les avaries en cas de brèche dans la coque du navire. Au besoin, ils peuvent aussi être appelés à faire partie de l’équipe d’arraisonnement qui inspecte la cargaison des navires suspects et détient leur équipage pendant les inspections.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un opérateur d’équipement d’information de combat (Marine) entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Initialement, les opérateurs d’équipement d’information de combat travaillent à bord de frégates ou de destroyers basés à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ou à Esquimalt, en Colombie-Britannique.

À mesure que les opérateurs d’équipement d’information de combat progresseront dans leur carrière, de nombreuses perspectives d’emploi dans des établissements à terre et à bord de navires s’offriront à eux. Les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Contrôleur de la circulation maritime
  • Répartiteur et radiotéléphoniste

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC) ; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Instruction élémentaire de la Marine royale canadienne

Vous fréquenterez ensuite l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique, ou à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pendant environ cinq semaines. Cette formation porte sur les sujets suivants :

  • Histoire et organisation de la Marine royale canadienne
  • Lutte contre les incendies et contrôle des avaries à bord des navires
  • Sécurité à bord des navires
  • Services de quart
  • Matelotage

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez ensuite l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique, pendant environ 26 semaines, afin d’être prêt à remplir les fonctions d’opérateur de traceur embarqué – lutte anti-sous-marine. Cette formation porte notamment sur les éléments suivants :

  • Utilisation d’ordinateurs personnels
  • Théorie du radar et de la radio (niveau élémentaire)
  • Fonctionnement et vérification des systèmes radars
  • Technique de communication intérieure et extérieure
  • Préparation, mise en place et mise à jour des affichages tactiques
  • Mise en corrélation de renseignements tactiques
  • Utilisation de publications, de journaux de bord, de dossiers et de tableaux de situation
  • Collecte de preuves et de renseignements
  • Vitesse relative (niveau élémentaire)
  • Conduite des opérations de recherche et de sauvetage
  • Organisation de lutte anti-sous-marine

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité de suivre une instruction spécialisée si vous démontrez les aptitudes et les prédispositions nécessaires dans les domaines suivants : la planification et les procédures relatives aux réseaux tactiques, la mise en corrélation des données provenant des détecteurs et des services du renseignement, la gestion du personnel et leadership. Les cours offerts sont les suivants :

  • Techniques d’instruction
  • Plongeur de bord
  • Équipe d’arraisonnement de navires
  • Classification d’opérateur d’équipement d’information de combat (Marine) pour les navires de la classe Iroquois
  • Cours élémentaire de sous-marinier
  • Cours de sous-marinier pour les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine)
  • Superviseur de la salle des commandes du sous-marin
  • Systèmes mondiaux de commandement et de contrôle – instructeur maritime

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) pourront avoir la possibilité de se spécialiser en vue de devenir Directeur de la gestion de l’information. Dans un tel poste, elles relèveraient du commandement pour la gestion des réseaux d’information et la diffusion des renseignements de toutes sources. Les cours obligatoires sont les suivants :

  • Planification d’opérations et d’exercices – procédures tactiques
  • Interprétation des données provenant des détecteurs et des services de renseignement
  • Planification et gestion de réseaux

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Canada, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Marine

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Option temps partiel

Les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) servent dans la Marine royale canadienne. Leur travail consiste à aider et à conseiller l’équipe de commandement du navire en ce qui a trait à la navigation, à la lutte antiaérienne, à la lutte antinavire et à la lutte anti-sous-marine, et ils sont responsables du fonctionnement des systèmes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance à bord du navire. Lorsque les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service à un port d’attache des FAC au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base et l’instruction sur l’environnement naval, les recrues de la Marine royale canadienne sont formées pour obtenir la qualification d’opérateur d’équipement d’information de combat (Marine) à l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie‑Britannique, pendant environ 26 semaines.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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