Opérateur / Opératrice de détecteurs électroniques (Marine)

Description du travail

Les opérateurs de détecteurs électroniques font fonctionner les dispositifs de détection par radar et radio, les systèmes de brouillage radar et les leurres, ainsi que les canons et lance-missiles installés à bord des grands navires de guerre.

À titre de membre de l’équipe de combat du navire, ils détectent, localisent et identifient les sous-marins, les navires et les aéronefs amis et ennemis. Ils contribuent également à la défense de leur navire contre toutes ces menaces. 

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Localiser et identifier les radars inconnus

  • Se tenir à l’écoute des communications émanant de sous-marins, de navires, d’aéronefs et d’installations à terre

  • Recourir aux canons et aux lance-missiles pour défendre le navire

  • Recueillir des renseignements et des éléments de preuve
Transcription

OPÉRATEUR / OPÉRATRICE DE DÉTECTEURS ÉLECTRONIQUES (MARINE)

DANS LES FORCES CANADIENNES

Je suis Matelot-chef Éric Lemay d’Iberville, Québec, opérateur de détecteurs électroniques de la Marine, présentement muté à l’École de la flotte à Esquimalt.

Et je suis le Matelot de 3e classe Vincent Lemire de Rouyn-Noranda. Je suis un opérateur de détecteurs électroniques de la Marine à bord de la frégate Ville de Québec.

LEMAY : Un navire de guerre est doté d’armes ultramodernes. Pour y recourir efficacement, la Marine compte sur les experts que sont les opérateurs de détecteurs électroniques. Ces techniciens sont formés pour s’acquitter sans faille de trois importantes tâches liées au combat naval moderne : détecter, identifier et affronter l’ennemi.

On fait partie de l’équipe de combat du navire. À partir de consoles de la salle des opérations, on repère les navires, aéronefs et sous-marins hostiles par leur signature radar individuelle.

Un opérateur de détecteurs électroniques, c’est en charge de détecter les émissions de tous les radars, et se servir des informations des paramètres qu’on prend et d’identifier. Ça peut être des bateaux de guerre, ça peut être des bateaux marchands. Aussi, on est les opérateurs des canons et des missiles à bord, et des systèmes de leurre et de brouillage de radar.

On écoute aussi les communications radios de tous les navires, aéronefs et stations côtières de notre zone d’opérations, et on transmet les renseignements ainsi obtenus à notre commandant.

On construit des présentations qu’on présente au capitaine du navire. Ça c’est vraiment important, parce que souvent on va être la première personne sur le bateau qui va être capable de détecter un avion ennemi ou un bateau ennemi et de l’identifier proprement et d’être capable de prendre les mesures nécessaires pour se défendre contre eux.

LEMIRE : On est les premiers à savoir si on est attaqués par un missile, par exemple, les premiers à savoir quelle sorte de navire c’est, de quel pays ça vient. On a des radars qui ont vraiment une grande portée, extrêmement longue, comme ça, ça nous permet d’identifier les autres navires avant qu’eux nous identifient.

LEMAY : Lorsque l’ordre est donné, les opérateurs de détecteurs électroniques lancent les missiles antinavires et de surface-air et tirent du canon principal dont la cadence est de quatre obus par seconde.

On a recours aux systèmes de brouillage radar pour s’assurer que l’ennemi ne peut nous espionner et on déploie des leurres pour le désorienter.

LEMIRE : Dans la salle des opérations, on a tous des spécialités différentes, et c’est ça qui fait qu’on réussit la mission. Quand ça devient plus intense, tu sens l’adrenaline monter en toi, et t’essaies vraiment de faire ton métier à la perfection – identifier toutes les émissions et les faire parvenir à ton superviseur.

LEMAY Pour réussir dans ce métier, il faut de l’acuité auditive, de la patience et faire preuve d’une intense concentration pour distinguer les alliés des ennemis.

LEMAY : La première fois que j’ai tiré du canon, j’étais sur un Destroyer, alors j’ai tiré le canon de 76 mm. Et c’était tellement impressionnant d’entendre le son du canon quand on tire et de ressentir l’effet, le choc du canon quand on tire. C’est quelque chose d’incroyable et vraiment difficile à décrire.

Les voyages sont une autre partie importante de la vie dans la Marine.

Ça fait 7 ans que je suis dans la Marine. J’ai eu la chance de voyager pas mal partout alentour du monde. Je suis allé en Grèce, je suis allé au Japon, je suis allé à Hawaii, plusieurs places aux États-Unis et au Mexique. C’est quelque chose que j’adore à propos de mon métier.

En plus, on fait partie de beaucoup de missions qu’on va aller aider des personnes en détresse ou n’importe quoi qui peut arriver pendant nos déploiements, alors c’est vraiment gratifiant de savoir qu’on a aidé dans un grand déploiement comme ça et quand t’es de retour, ça te fait des belles histoires à conter à tes proches.

LEMAY : Pour devenir opérateur de détecteurs électroniques, tu fais d’abord ta formation militaire de base au Québec, suivie de ton instruction de la Marine soit sur la côte atlantique ou pacifique.

Puis tu passes environ vingt semaines à l’école navale d’Esquimalt, en Colombie-Britannique, pour l’instruction d’opérateur de détecteurs électroniques, proprement dite.

Ce cours est axé sur les aspects haute technologie du métier : systèmes et théorie des radars et radios; guerre électronique; cueillette de renseignements et assemblage; identification et diffusion du matériel classifié.

Après avoir obtenu ton diplôme, tu seras affecté à ton premier navire.

LEMAY: Ta première affectation comme opérateur de détecteurs électroniques sera à bord d’une frégate ou d’un destroyer sur la côte atlantique ou pacifique. Mais tu pourrais aller partout dans le monde en mission d’aide humanitaire, de lutte contre la piraterie ou la contrebande, en appui aux opérations de combat de l’Armée ou de la Force aérienne.

Tu feras des quarts de travail réguliers dans la salle des opérations pour détecter des signaux électroniques. Tu te familiariseras avec le déploiement et la manipulation des systèmes d’armes du navire. À mesure que ta carrière progresse, tu auras accès à des formations avancées et spécialisées en guerre électronique, en conduite de tir et en analyse du renseignement.

LEMAY : Quand on est en mer, on devient une famille vraiment proche. T’apprends à connaître tout le monde sur le bateau.

LEMIRE : Je me suis fait beaucoup d’amis dans la Marine, surtout les gens de ma section, et on a une forte camaraderie.

LEMAY : C’est vraiment intéressant de voyager avec ces personnes-là et de visiter des choses différentes partout dans le monde. Dans la Marine, on travaille fort, mais on a le temps de relaxer et de s’amuser beaucoup.

LEMIRE : Voyager, découvrir les autres pays, connaître du monde différent et apprendre les autres cultures… La Marine, c’était l’environnement parfait pour moi.

TITRE :
OPÉRATEUR / OPÉRATRICE DE DÉTECTEURS ÉLECTRONIQUES (MARINE)

DANS LES FORCES CANADIENNES

Aperçu

Environnement de travail

En mer, les opérateurs de détecteurs électroniques travaillent principalement dans la salle des opérations du navire, où ils utilisent certains des équipements les plus modernes et les plus perfectionnés qu’on trouve en mer de nos jours.

Comme tout le personnel de bord, les opérateurs de détecteurs électroniques font équipe avec leurs collègues et remplissent d’autres tâches en plus de celles étant propres à leur spécialité. Ainsi, ils travaillent comme sentinelles ou vigies agissant comme préposés aux cordages lors du ravitaillement en mer et comme membres d’équipage à l’entrée et à la sortie des ports. Ils participent aux opérations de recherche et de sauvetage ainsi qu’aux manœuvres pour récupérer une personne tombée à la mer, sont membres de l’équipe d’intervention d’urgence du navire pour les veilles de sécurité et exécutent régulièrement des travaux d’entretien et de réparation à bord. Pendant les procédures d’urgence, ils agissent également à titre de membres de l’équipe de lutte contre l’incendie et s’occupent de limiter les avaries en cas de brèche dans la coque du navire. Au besoin, les opérateurs de détecteurs électroniques peuvent faire partie de l’équipe d’arraisonnement qui inspecte la cargaison des navires suspects et détient leur équipage pendant les inspections.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un opérateur de détecteurs électroniques entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Initialement, les opérateurs de détecteurs électroniques travaillent à bord de frégates ou de destroyers basés à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ou à Esquimalt, en Colombie-Britannique. À mesure qu’ils progressent dans leur carrière, ils ont accès à de nombreuses perspectives d’emploi dans différents établissements à terre, outre le service en mer. Les opérateurs de détecteurs électroniques qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

Même si aucun emploi civil ne correspond directement à ce groupe professionnel militaire, l’expérience, les compétences et le leadership acquis à ce poste sont des atouts très prisés par les employeurs civils.

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Instruction élémentaire de la Marine royale canadienne

Vous fréquenterez ensuite l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique, ou à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pendant environ cinq semaines. Cette formation porte sur les sujets suivants :

  • Histoire et organisation de la Marine royale canadienne
  • Lutte contre les incendies et contrôle des avaries à bord des navires
  • Sécurité à bord des navires
  • Services de quart
  • Matelotage

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez par la suite l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique pendant environ 20 semaines. Cette formation porte notamment sur les éléments suivants :

  • Procédures à suivre pour tenir à jour le matériel classifié
  • Marche à suivre pour recueillir des renseignements et des éléments de preuve
  • Théorie du radar et de la radio (niveau élémentaire)
  • Fonctionnement de l’équipement de guerre électronique et la façon d’en vérifier l’état
  • Classification des émissions électroniques
  • Procédures à suivre pour les radiocommunications internes et externes

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Plongeur de bord
  • Techniques d’instruction

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les opérateurs de détecteurs électroniques qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Cours supérieur de guerre électronique maritime – OTAN
  • Analyse du renseignement opérationnel sur les transmissions
  • Analyste radar/renseignement technique et électronique
  • Analyste radar/renseignement technique et électronique – niveau intermédiaire
  • Analyste de la collecte de renseignements électroniques – niveau avancé
  • Bases de données – niveaux intermédiaire et avancé

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Canada, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

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