Travailleur social / Travailleuse sociale

Description du travail

Les travailleurs sociaux ont comme tâche principale d’offrir des services professionnels de travail social dans un milieu militaire pour soutenir le moral, l’efficacité et la santé mentale des membres des Forces armées canadiennes (FAC). Ils s’assurent que ceux-ci reçoivent les services sociaux cliniques normalement offerts à la population civile par les organismes communautaires de santé mentale et de services sociaux.

Outre affronter les mêmes difficultés que les Canadiens, les membres des FAC et leurs familles doivent faire face au stress qu’imposent des séparations et des déménagements fréquents liés aux besoins du service. Ce stress peut engendrer des situations sociales et familiales qui nécessitent des interventions complexes en matière de travail social.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Fournir des services d’intervention clinique directement à des militaires canadiens et à des membres de leurs familles
  • Contribuer au règlement de problèmes personnels de manière à éviter des mesures relatives à la carrière
Transcription

Travailleur social / Travailleuse sociale

Je suis le Capitaine Dave Blackburn de Chicoutimi, Québec, Officier en travail social, actuellement en poste à Geilenkirchen, en Allemagne.

Et je suis Capitaine Roxanne Laforest, originaire de Sherbrooke, Québec, Officier en travail social, à la 8e escadre de Trenton.

LAFOREST: Les travailleurs sociaux servent en milieu clinique pour aider nos soldats, marins et aviateurs et leurs familles qui doivent composer avec les exigences intenses associées aux conflits armés, aux longues séparations et aux déploiements à l’étranger, ainsi qu’avec des questions disciplinaires, psychosociales et de santé mentale.

On est amenés à travailler avec une clientèle très variée. On fait de l’intervention individuelle, on fait de l’intervention de couple, de groupe. Je peux faire aussi des présentations.

BLACKBURN : Je pense que la première qualité, qui est définitivement une qualité essentielle. C’est d’être en mesure d’écouter les gens – écouter ce qu’ils ont à dire, écouter qu’est-ce qu’ils vivent, puis d’être en mesure de synthétiser tout ça, puis de les aider à voir un peu plus clair dans leur situation.

En tant que membre du Service de santé des Forces canadiennes, on travaille avec une équipe multidisciplinaire hautement motivée, composée de travailleurs sociaux, de psychiatres, d’infirmiers en santé mentale et de médecins militaires pour fournir à nos patients les soins traumatologiques, psychosociaux et de santé mentale les plus efficaces qui soient.

Je prends mon exemple, actuellement en Allemagne, étant le seul Officier en service social à couvrir l’ensemble du territoire, c’est essentiel que je développe une collaboration de travail exemplaire avec les officiers médicaux, principalement, les infirmières militaires aussi, les techniciens médical. Donc, la collaboration et le travail multidisciplinaire est, je dirais pratiquement une obligation pour être en mesure d’atteindre nos objectifs.

LAFOREST : Pour chaque membre des Forces canadiennes, la vie militaire comprend des défis uniques et de grandes satisfactions. Mais cette vie peut aussi provoquer des stress accablants et des problèmes personnels qui diffèrent de ceux qu’on rencontre sur le marché du travail au civil.

Les Forces canadiennes, c’est comme une microsociété. Il faut vraiment comprendre qu’est-ce qui se passe à l’intérieur pour pouvoir aider un peu plus nos membres. On a plusieurs personnes qui souffrent d’anxiété, de dépression, de problèmes d’ajustement après un déploiement de plusieurs mois.

BLACKBURN : Si tu as déjà une certaine expérience professionnelle en santé mentale auprès des adultes et que tu détiens un baccalauréat ou une maîtrise en service social, alors la carrière militaire de travailleur social pourrait te convenir.

Être en mesure d’aider des gens qui sont prêts à servir leur pays, puis à donner leur vie pour défendre les valeurs du Canada, c’est une composante qui se retrouve nulle part ailleurs.

BLACKBURN : La plus grande valorisation de faire ça, c’est d’aider des gens qui vivent des difficultés, qui vivent des problèmes, puis d’être en mesure de les aider à cheminer à travers ça, de trouver des solutions, puis d’être après ça en mesure de continuer à faire leur travail, puis ce qu’ils aiment dans les Forces canadiennes.

LAFOREST : Ma meilleure expérience, j’ai été déployée à Chypre quatre fois. Y a pas beaucoup d’emplois au Canada qui pourraient m’offrir des expériences comme ça – d’être dans la Méditerranée et de faire un travail que j’aime, me sentir professionnelle, me sentir supportée par mes employeurs, donc, pour moi, c’est exceptionnel.

BLACKBURN : Moi, ça a été une très bonne expérience, puis c’est d’ailleurs une des raisons pourquoi j’ai joint les Forces canadiennes, c’était pour avoir ces opportunités de déploiement. C’est beaucoup de patients à voir, les journées sont longues, mais au bout de la journée, on se sent très valorisé d’avoir contribué à notre façon à la mission canadienne.

BLACKBURN : Si tu as déjà ta maîtrise en service social et quelques années d’expérience clinique, tu reçois ta commission d’officier. Si tu possèdes un baccalauréat et quelques années d’expérience clinique, les Forces pourraient payer en entier tes études de maîtrise.

LAFOREST : Dans les deux cas, tu devras faire ta formation de base des officiers à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec.

BLACKBURN : Après ta formation de base, tu poursuis ton perfectionnement par une formation en cours d’emploi de 6 à 12 mois à une base de l’Armée, de la Force aérienne ou de la Marine.

BLACKBURN: La plupart des travailleurs sociaux commencent leur carrière militaire par une affectation de quatre ans à une base des Forces canadiennes.

LAFOREST : Tu travailleras en collaboration avec les autres membres de l’équipe de santé mentale et tu entretiendras des rapports étroits avec les agences de services sociaux civiles dans la région où tu travailleras.

BLACKBURN: Et même au cours d’une première affectation, tu pourrais être déployé n’importe où dans le monde, là où la mission l’exige.

LAFOREST : Je fais un travail qui est différent à chaque jour, j’ai des situations différentes à chaque jour, j’ai des demandes de présentation ici et là, je voyage au niveau international. Donc, c’est des expériences que, au niveau du civil, j’aurais jamais faites.

BLACKBURN : Aider les gens, aider une personne qui vit une difficulté, l’aider à se remettre sur pied, c’est l’aspect le plus valorisant du travail social au sein des Forces canadiennes.

LAFOREST : Quand j’étais étudiante, je voulais que mon travail change la vie des gens, je voulais aider. J’ai jamais imaginé que je m’en irais vers les Forces canadiennes, mais peu à peu, j’ai découvert avec des amis, avec des collègues, que les Forces offraient une panoplie d’expériences qui répondaient à mes besoins.

BLACKBURN : Une carrière qui est remplie de nouveauté, une carrière remplie d’opportunités, puis ce n’est qu’un début.

  • Consulter et conseiller des commandants et des superviseurs au sujet des problèmes personnels de membres de leur unité
  • Seconder des officiers responsables des questions de carrière en menant des enquêtes et en rédigeant des rapports sur des problèmes personnels
  • Offrir des programmes de prévention et de réadaptation dans les domaines suivants :
  • Stress lié au pré-déploiement et au post-déploiement
  • Suicide
  • Violence familiale

Aperçu

Environnement de travail

Les travailleurs sociaux travaillent dans un bureau situé dans une base, une escadre ou une garnison. Ils peuvent être appelés à participer à des missions opérationnelles à l’étranger. De plus, ils ont à collaborer avec des organismes sociaux civils pour établir des relations avec des spécialistes et demeurer au courant de l’évolution de la profession et de la législation sociale.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un travailleur social entièrement formé est de 51 000 $ par année.  Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Pendant les différents échelons des officiers subalternes, des promotions régulières ont lieu fondées sur l’achèvement de la formation requise et la durée du service en tant qu’officier. Une fois qu’ils sont promus au grade de lieutenant de vaisseau ou capitaine, leur salaire atteint environ 74 000 $ par année.

Les travailleurs sociaux qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement. À mesure qu’ils gagnent en expérience et acquièrent des connaissances, les travailleurs sociaux auront la possibilité d’accéder à des postes supérieurs qui impliquent des responsabilités de supervision au sein des cliniques de santé mentale partout au pays ou au quartier général de la Défense nationale.

Emplois civils équivalents

  • Travailleur social

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Formation

Qualification militaire de base des officiers (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 15 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des FAC, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Instruction professionnelle

Vous devrez ensuite suivre une formation en cours d’emploi de 12 mois dans une base sous la supervision d’un travailleur social d’expérience, ce qui vous permettra d’élargir et d’approfondir vos connaissances de la pratique clinique en travail social.

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants:

  • Formation à la thérapie cognitivo-comportementale 
  • Intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires
  • Thérapie pour couples axée sur les émotions

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

La formation minimale requise pour postuler est une maîtrise en travail social d'une université canadienne agréée, un permis d'exercer sans restriction à jour (statut actif) d'un organisme de réglementation d'une province ou d'un territoire et une lettre d'attestation de l'organisme de réglementation. Vous devez également posséder deux ans d'expérience clinique acquise au cours des cinq dernières années. Les exigences minimales associées à ce poste ne sont pas sujettes à changement, et les équivalences ne sont pas acceptées.

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà une maîtrise en travail social d’une université canadienne reconnue, que vous êtes inscrit à l’association professionnelle des travailleurs sociaux d’une province ou d’un territoire canadien et que vous possédez l’expérience clinique susmentionnée, les FAC pourraient vous envoyer directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Vous devez avoir suivi cette qualification, la qualification d’officier et le cours de langue seconde avant de pouvoir commencer la formation en cours d’emploi.

Études payées

Éducation subventionnée pour étudiants entrant à la maîtrise

Si vous êtes titulaire d'un baccalauréat en travail social d'une université canadienne reconnue, les FAC vous paieront pendant que vous faites votre maîtrise en travail social dans une université canadienne. Vous avez droit à un salaire à temps plein, qui comprend les soins médicaux et dentaires, de même qu'à des vacances payées. Vous devez en retour travailler pour les FAC durant un certain temps. Si vous décidez de présenter une demande dans le cadre de ce programme, vous devez prouver que vous avez été accepté sans condition à la maîtrise en travail social, avec spécialisation en pratique clinique, dans une université canadienne.

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Commencez!

Si ce poste vous intéresse, commencez à remplir votre demande maintenant ou envoyez un courriel à l’adresse suivante pour obtenir plus de renseignements : HealthSvcsRecruiting-RecrutementSvcsdesante@forces.gc.ca.

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