Soldat d’infanterie

Description du travail

Les soldats d’infanterie font partie de la principale force combattante de l’Armée canadienne. Ils ont pour rôle de s’approcher de l’ennemi et d’engager le combat avec lui. Ils constituent l’élément central de l’équipe des armes de combat, qui comprend également les soldats d’artillerie et les soldats des blindés.

Les soldats d’infanterie peuvent mener des opérations, aéromobiles et amphibies, n’importe où dans le monde, dans n’importe quel milieu – arctique, toundra, montagnes, jungle ou désert – et avec n’importe quelles armes. 

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Utiliser et entretenir de façon experte une vaste gamme d’armes, y compris les fusils, les grenades à main, les mitrailleuses légères, moyennes et lourdes ainsi que les armes antichar
  • Utiliser du matériel perfectionné de communication, de navigation et de vision de nuit en campagne
  • Inspecter et entretenir des systèmes d’armes, des véhicules et de l’équipement de survie et de défense individuelle
  • Participer à des opérations aéroportées
  • Mener des opérations avec des éléments d’appui tels que les chasseurs, les hélicoptères tactiques et l’artillerie
  • Combattre sans armes
  • Utiliser le camouflage et la dissimulation, la patrouille, l’assaut, la défense ainsi que les tactiques de fuite et d’évasion
Transcription

SOLDAT D’INFANTERIE

DANS LES FORCES CANADIENNES

CAPORAL-CHEF PATRICK BOULANGER : Je suis le Caporal-chef Patrick Boulanger de Québec, soldat d’infanterie au sein du 1er bataillon, Royal 22e Régiment, basé à Valcartier.

CAPORAL MATHIEU SANSOUCY : Et je suis le Caporal Mathieu Sansoucy de Québec, soldat d’infanterie du 3e bataillon, Royal 22e Régiment, à Valcartier.

BOULANGER : Un bon fantassin, c’est d’abord et avant tout quelqu’un qui est très polyvalent, qui peut s’adapter à toutes les situations parce que l’infanterie, c’est pas un métier où ce que t’as une seule tâche bien définie. T’en as plusieurs. C’est un métier de combat, c’est un métier de combattant à pied.

SANSOUCY : Sur le terrain, la job de l’infanterie, ça va être soit de détruire, neutraliser, ça peut être une patrouille de présence aussi.

BOULANGER : Ça peut aller dans un contexte de guerre conventionnelle, à faire des attaques à pied vers l’ennemi ou dans un contexte de combat plus en zone urbaine, le fantassin va devoir entrer dans des édifices, prendre possession des lieux, capturer peut-être à l’occasion des prisonniers. Le fantassin au plus bas niveau, là, peut faire tout à fait la différence dans un théâtre d’opérations comme en Afghanistan. Il doit être compétent, il doit savoir ce qui se passe, il doit réagir promptement aux directives qui lui sont données.

SANSOUCY : Le plus grand défi pour un soldat d’infanterie, c’est de toujours être prêt à se surpasser. On fait tout le temps quelque chose de différent. Mon travail ressemble à rien à ce qu’un civil peut faire. On utilise de l’équipement à la fine pointe de la technologie. C’est un défi à relever à chaque jour.

SANSOUCY : Qu’on soit dans la Force régulière ou dans la Réserve, on est jumelés aux autres unités des armes de combat pour apporter les armements de pointe parmi les plus puissants qui soient sur le champ de bataille. Mais nos interventions sont aussi synonymes de reconstruction et de réconfort : lorsque surviennent ouragans, inondations et séismes, on se déploie promptement pour apporter médicaments, nourriture et espoir aux populations touchées.

SANSOUCY : Un coup qu’on a fait une mission, on voit qu’on est bien, nous, ici au Canada, puis qu’on aimerait offrir une partie de ce confort-là à d’autres pays qui en ont vraiment besoin.

MODULE 2 – Ce qui rend le métier unique

SANSOUCY : Pour moi, l’aspect le plus génial du métier, c’est l’arsenal qu’on nous montre à utiliser.

SANSOUCY : Ça, c’est un fusil C7, l’arme principale du soldat. On passe du mode semi-automatique à automatique rien qu’en faisant basculer le sélecteur de cadence de tir. On peut aussi le munir d’un viseur laser et d’un lance-grenade.

BOULANGER : J’adore utiliser toutes sortes d’armes ou les types d’armes. C’est une partie intégrante de notre travail; c’est la portion que j’aime le plus.

BOULANGER : Et voici le VBL III ou véhicule léger de 3e génération. Le VBL III peut aller jusqu’à 100 kilomètres à l’heure. Il est muni d’un système de navigation tactique de pointe et de viseurs au laser.

BOULANGER : Donc sur ce véhicule-là, on peut être conducteur - chauffeur, ou chef d’équipage ou canonnier. La liste des tâches à l’intérieur d’un peloton d’infanterie est très vaste.

BOULANGER: Et ça, c’est l’équipement de vision de nuit qu’on utilise pour travailler dans l’obscurité. Peu importe la mission, on a l’équipement et la formation pour atteindre nos objectifs.

MODULE 3 – Formation spécifique pour le métier

SANSOUCY : Chaque membre des Forces canadiennes débute sa carrière militaire par la formation de base à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec.

BOULANGER: Ensuite, les soldats d’infanterie se rendent à une des écoles de combat des Forces canadiennes – Valcartier au Québec, Meaford en Ontario ou Wainwright en Alberta. Sur place, la formation comprend : les opérations offensives et défensives débarquées, la patrouille de reconnaissance, le maniement d’armes au niveau avancé et les techniques individuelles de campagne.

SANSOUCY : Tu vas développer de plus en plus tes compétences de soldat d’infanterie : maniement de ton arme personnelle, de grenades et d’armes plus lourdes, comme les mitrailleuses, et les armes antichar; communications; camouflage; déplacement et combat au niveau de l’unité – de jour comme de nuit; patrouilles; et aménagement d’une position défensive.

BOULANGER : On n’est pas là pour s’amuser et tu vas travailler plus fort que jamais – mais tu vas aussi te forger des liens d’amitié parmi les plus solides de toute ta vie. On va t’enseigner à utiliser tes compétences et tes forces pour aider ton unité à être la meilleure qui soit.

MODULE 4 – Première affectation et défis du métier

SANSOUCY: Une fois ta formation terminée, tu seras affecté à un des trois régiments d’infanterie de la Force régulière. Il y a le Royal 22e Régiment, un régiment francophone, au Québec; le Royal Canadian Regiment en Ontario ou au Nouveau-Brunswick; ou encore le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry en Alberta ou au Manitoba.

BOULANGER : En garnison, tu vas consacrer beaucoup de temps à parfaire tes compétences afin d’être toujours prêt pour la prochaine mission.

BOULANGER : À mesure que ta carrière progresse, le métier t’offre une incroyable variété de spécialisations excitantes : parachutisme, combat sans arme, opérations urbaines ou en montagne; secourisme au combat. Tu pourrais aussi t’entraîner comme tireur d’élite ou même, si tu te sens prêt, devenir commandant de section.

MODULE 5 – Témoignages personnels et professionnels

SANSOUCY : Mon expérience personnelle la plus agréable que j’ai eue, ça a été mon tour en Afghanistan. Ce que j’ai trouvé de plus mémorable, c’est l’esprit de corps que j’ai eu avec mes confrères de ma section et de mon peloton. Notre vie, selon les cas, peut dépendre de la personne à côté de nous. Fait que, il y a une confiance incroyable qui se bâtit entre chaque soldat d’infanterie au bataillon.

BOULANGER : Je dirais, là, que oui, l’esprit de corps dans l’infanterie, c’est l’endroit où on en retrouve probablement le plus. Souvent, dans des situations particulièrement pénibles ou difficiles, ben là, ça permet de souder des liens entre nous.

TITRE :


SOLDAT D’INFANTERIE

DANS LES FORCES CANADIENNES

Aperçu

Environnement de travail

Les soldats d’infanterie travaillent habituellement à l’extérieur. Tant à l’entraînement que dans le cadre d’opérations, ils vivent et travaillent dans des conditions similaires à celles qui prévalent en campagne. Les soldats de l’infanterie sont affectés à un bataillon situé au Canada. Cependant, il existe de nombreuses possibilités d’emploi à l’échelle du Canada et dans le cadre d’opérations de déploiement outre-mer.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un soldat d’infanterie entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Les soldats d’infanterie qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement, y compris l’instruction de parachutiste.

Emplois civils équivalents

Même si aucun emploi civil ne correspond directement à ce groupe professionnel militaire, l’expérience, les compétences et le leadership acquis à ce poste sont des atouts très prisés par les employeurs civils.

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Cours de qualification de soldat

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Techniques individuelles de campagne

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez ensuite l’un des trois centres d’instruction militaire : l’École de combat, The Royal Canadian Regiment à Meaford, en Ontario; l’École de combat, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry à Wainwright, en Alberta; et l’École de combat, Royal 22e Régiment à Valcartier, au Québec. La formation dure 17 semaines et porte sur les sujets suivants :

  • Utilisation et entretien d’armes personnelles et d’armes utilisées au niveau de la section, y compris les fusils, les mitrailleuses et les armes antichar
  • Techniques de campagne, y compris l’hygiène personnelle, la préparation de repas, le camouflage, les tâches de sentinelle, la signalisation, le choix des postes de tir, les mouvements tactiques et les axes de progression
  • Mise en place des fortifications de campagne, comme les tranchées et les barrages routiers, ainsi que l’installation et le marquage de champs de mines
  • Navigation de jour et de soir
  • Opérations de patrouille
  • Tactiques de section et de peloton d’infanterie, y compris les opérations offensives et défensives ainsi que les opérations de transition

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Parachutiste de niveau élémentaire
  • Maître-parachutiste
  • Instructeur de parachutisme
  • Guerre en montagne
  • Techniques d’instruction
  • Instructeur de secourisme
  • Contrôleur de descente en rappel
  • Instructeur de combat sans armes
  • Instructeur en défense nucléaire, biologique et chimique
  • Opérations en zone urbaine

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les soldats d’infanterie qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Techniques d’instruction
  • Qualification élémentaire en leadership de l’Armée canadienne
  • Commandant de section d’infanterie
  • Commandant adjoint de peloton d’infanterie
  • Sergent-major de compagnie d’infanterie
  • Communicateur
  • Patrouille de reconnaissance
  • Artilleur antichar
  • Tireur d’élite
  • Commandant de section
  • Artilleur Eryx
  • Mitrailleur (mitrailleuses lourdes et tout usage)
  • Entraîneur aux armes portatives
  • Artilleur spécialisé dans le calibre 25 mm et chef d’équipage de véhicule blindé léger
  • Opérations hivernales (Arctique) et opérations dans la jungle
  • Patrouilleur éclaireur
  • Spécialiste du renseignement tactique

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Armée

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les soldats d’infanterie constituent la principale force combattante de l’Armée canadienne et sont chargés d’engager le combat avec l’ennemi. Ils forment l’élément central de l’équipe des armes de combat, qui comprend également les soldats d’artillerie et les soldats des blindés. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans une unité d’infanterie des FAC au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base, les recrues de l’Armée canadienne sont formées pendant environ un mois pour obtenir la qualification de soldat. Les soldats d’infanterie reçoivent ensuite l’instruction de l’infanterie d’une durée de 17 semaines à l’un des trois centres d’instruction des FAC.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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