Technicien / Technicienne d’armement (Terre)

Description du travail

Les techniciens d’armement sont chargés de l’entretien et de la réparation des armes, des systèmes d’armes et de l’équipement auxiliaire. Ils font partie de la Branche du Génie électrique et mécanique des Forces armées canadiennes (FAC). Ils s’occupent également de l’entretien d’équipements divers tels que les balances, les ponts élévateurs hydrauliques, les verrous et les coffres de sécurité, les dispositifs de flottaison, les appareils à circuit fermé et l’équipement servant au chauffage, à la cuisson et à l’éclairage en campagne.

Ils sont chargés de l’entretien et de la réparation de l’équipement suivant :

  • Armes légères (fusils, mitraillettes et armes de poing)
  • Armes tirées à main ou à l’épaule telles que les mitrailleuses et les armes antichars non téléguidées
  • Adapteurs sous-calibrés
  • Appareils de formation, y compris les simulateurs
  • Lance-grenades, systèmes de mortier et de lanceurs
  • Armes légères et systèmes de tourelles pour les véhicules de combat blindés
Transcription

LÉVESQUE: Pour que ça explose ou fasse Bang!, c’est moi l’homme de la situation.

Je suis le caporal-chef Philippe Lévesque de Laval, technicien d’armement au sein des Forces canadiennes.

Et je suis le caporal Serge St-Aubin d’Otterlake, Québec. Je suis technicien d’armement au 2e bataillon de service à Petawawa.

TITRE :
TECHNICIEN / TECHNICIENNE D’ARMEMENT – TERRE

ST-AUBIN : Notre travail est de veiller à ce que les armes de nos militaires – mitrailleuses, fusils, armes de poing, mortiers, lance-grenades et armes montées sur véhicules – soient en parfait état parce que quand l’ordre est donné de faire feu, il faut que le coup parte à tout coup.

Peut-être la plus grande importance du technicien d’armement, c’est que à la base, la dernière ligne de défense qu’on a pour défendre notre propre vie reste peut-être notre arme. C’est là que ça vient très important parce qu’elle doit être fonctionnelle. 

Le travail qu’on fait exige une grande concentration quand on s’installe à notre établi, mais on se sent appuyé par toute l’équipe. C’est un métier qui m’apporte beaucoup de satisfaction.

LÉVESQUE: Les techniciens d’armement passent la majeure partie de leur temps en atelier. L’équipement ici est un des meilleurs au monde, ce qui est l’idéal quand on fait un métier comme le nôtre et ça nous permet aussi de toujours apprendre du nouveau.

ST-AUBIN : Là, les techniciens travaillent sur l’arme de la tourelle d’un véhicule blindé Coyote, un canon de 25 mm qui tire 200 coups par minute.

LÉVESQUE : Si tu penses entrer dans la Force régulière ou dans la Force de réserve pour devenir technicien d’armement, alors tu es peut-être un peu comme moi. J’ai examiné plusieurs métiers, puis j’ai décidé que technicien d’armement, c’était ça qu’il me fallait. Et ç’avait l’air pas mal plus excitant que ce que mes amis faisaient dans le civil.

Je cherchais un nouveau défi, je cherchais de quoi d’intéressant. Je savais qu’avec les Forces, on pouvait être déployé dans d’autres pays, ça nous permettait de voyager. Une des choses qui m’a décidé de rentrer dans l’Armée, c’est justement je voulais aider le monde. J’ai eu une expérience outremer, mais s’il y a quelque chose qui se passe au Canada, c’est nous qui va être déployé. On peut aider autant nos membres de nos pays que les membres des autres pays. 

ST-AUBIN : Ce qui m’a impressionné, c’est que j’allais recevoir un salaire dès le premier jour, même pendant ma formation, et que le régime de pension entrait en vigueur aussi dès le premier jour. Pas facile de trouver des conditions comme ça en dehors des Forces.

LÉVESQUE : Il est important de se rappeler que les techniciens d’armement sont aussi des soldats. On a les mêmes qualifications militaires de base que l’infanterie et les autres unités de combat.

J’aime aussi l’aspect soldat avant tout. On peut être appelé alentour, être un vrai soldat, puis être aussi un technicien. Lorsqu’on est déployé, c’est là que ça devient encore plus important, plus de chances que le personnel ait besoin de s’en servir de cette arme-là. Faut pas que t’oublies aucun détail parce que le personnel qui va servir de l’arme, lui, quand il a à s’en servir, faut que ça marche. 

ST-AUBIN : En tant que technicien d’armement, après ta qualification militaire de base, on suit une formation spécialisée pendant huit mois à l’École du génie électrique et mécanique des Forces canadiennes à la base Borden, en Ontario. On y apprend le fonctionnement de plusieurs armes, leurs systèmes électronique, hydraulique et explosif, comment entretenir, réparer et faire la vérification des armes à feu, des roquettes et des lance-grenades. On nous montre aussi à réparer une foule d’autres choses : des verrous, des balances et même, des appareils de cuisson comme les réchauds.

LÉVESQUE : Après avoir complété ce cours-là, tu es affecté à une base des Forces canadiennes où, pendant un an et demi, tu vas faire ta formation en cours d’emploi. Ça, ça ressemble à un stage comme il y en a dans le civil, mais avec plein salaire et avec la possibilité de t’inscrire ensuite à toutes sortes de formations intermédiaires et avancées qui portent sur des sujets comme les systèmes d’arme antichar, les coffres de sécurité et les canons antiaériens.

ST-AUBIN : C’est un métier où tu apprends continuellement, tout en étant payé pour le faire.

LÉVESQUE: Ça représente aussi une grande responsabilité. À chaque fois que je finis de travailler sur une arme, je me pose la question : Est-ce que je laisserais ma grand-mère tirer avec ça?

ST-AUBIN : Si je travaille sur une arme, tu peux être sûr qu’elle va fonctionner parfaitement. Ça, c’est toute une satisfaction et c’est ce qui fait que ce métier-là, moi je trouve ça fantastique.

LÉVESQUE: Je crois que ce qui me fait le plus plaisir dans ce travail, c’est lorsque des soldats nous remercient. Ils savent très bien que ce qu’on fait, contribue de façon majeure à leur performance au combat.

Aperçu

Environnement de travail

Les techniciens d’armement sont employés dans les bases et les stations partout au Canada et lors de déploiements opérationnels partout dans le monde. Ils vivent des expériences et relèvent des défis uniques selon l’environnement dans lequel ils se trouvent. Les techniciens d’armement affectés à une base travaillent normalement à l’intérieur, dans des ateliers où l’espace est restreint. Au cours d’exercices et d’opérations en campagne, les techniciens d’armement travaillent généralement dans un abri temporaire ou improvisé ou en plein air.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un technicien d’armement entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Les techniciens d’armement qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Assembleur de canon
  • Inspecteur d’armes à feu
  • Essayeur d’armes légères
  • Armurier
  • Serrurier

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des FAC; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Cours de qualification de soldat

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Techniques individuelles de campagne

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous suivrez ensuite l’instruction élémentaire du groupe professionnel militaire des techniciens d’armement qui dure environ 35 semaines et se donne à l’École du génie électrique et mécanique des Forces canadiennes à Borden, en Ontario. Combinant la théorie didactique, des démonstrations et des travaux pratiques, elle touche aux domaines suivants :

  • Entretien et utilisation d’outils courants et spéciaux de matériel d’essai électrique
  • Fonctionnement et principes de fonctionnement des systèmes
  • Électricité et hydraulique
  • Utilisation des armes à feu, des pièces pyrotechniques et des grenades
  • Entretien des armes légères, des mortiers, des fusils sans recul, des canons de campagne remorqués et des systèmes de tourelles pour les véhicules de combat blindés
  • Connaissance élémentaire des munitions et de leur manipulation
  • Alignement des dispositifs de pointage
  • Tir d’essais des armes à feu
  • Connaissance des divers équipements auxiliaires (p. ex., verrous, échelles)
  • Aptitudes élémentaires du soldat, y compris les techniques de campagne, les techniques de sauvetage et les premiers soins
  • Fonctionnement des véhicules blindés légers, des véhicules de reconnaissance blindés et des transports de troupes blindés

Formation en cours d'emploi

Après avoir terminé l’instruction élémentaire, vous serez affectés à une unité d’une base des FAC pour suivre une formation en cours d’emploi d’environ 18 mois. Cette formation ressemble à un programme d’apprentissage civil.

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris assister à davantage de formation technique. Les techniciens d’armement qui démontrent les aptitudes et l’ambition nécessaires pour exceller pourraient être choisis pour suivre la formation GPM avancée au niveau superviseur et au niveau gestionnaire. Le cours de niveau superviseur est d’une durée d’environ 15 semaines et le cours de niveau gestionnaire dure environ neuf semaines.

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les techniciens d’armement qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Conteneurs et dispositifs sécuritaires
  • Char d’assaut Leopard
  • Obusier tracté léger GIAT
  • M777 obusier tracté léger moyen

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales avec mathématiques appliquées de 10eannée ou mathématiques 426 au Québec. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Armée

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les techniciens d’armement servent dans l’Armée canadienne. Leur travail consiste à entretenir et réparer des armes, des systèmes d’armes et de l’équipement connexe pour l’instruction et les opérations militaires. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service à un endroit où œuvrent les FAC au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache, pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction militaire de base et la qualification de soldat, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. Les techniciens d’armement sont formés à l’École du génie électrique et mécanique royal canadien à Borden, en Ontario, pendant 35 semaines.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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