Technicien / Technicienne en génie des armes

Description du travail

Les techniciens en génie des armes sont chargés d’effectuer des activités d’entretien correctif et périodique liées aux systèmes d’armes à bord des navires.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Surveiller et évaluer les performances du matériel électronique
  • Utiliser des systèmes de diagnostic électronique, des outils spéciaux et du matériel d’essai
  • Effectuer des analyses diagnostiques sur des éléments et systèmes pour cerner les défaillances
  • Réparer le matériel électronique défectueux pour remettre les systèmes en marche
  • Inspecter, entretenir et poser des composantes électroniques
  • Rédiger des registres d’essais et des rapports d’évaluation, compiler de la documentation sur le matériel d’entretien ainsi que lire et interpréter des schémas électroniques
Transcription

Je suis Maître de 2e classe Stéphane Labrie de Sherbrooke, Québec, technicien en génie des armes sur la frégate NCSM Montréal.

Et je suis le Maître de 2e classe François Perreault de Shawinigan, technicien en génie des armes, présentement affecté à l’École du génie naval des Forces canadiennes à Halifax.

PERREAULT : La marine de l’avenir est déjà là : une flotte multiplateforme de haute technicité dont les experts chevronnés entretiennent les systèmes qui cherchent l’ennemi, et les armes qui peuvent l’anéantir ou servir à défendre nos ressources et nos intérêts.

Dans des situations de guerre, c’est essentiel d’avoir une communication avec les autres navires alliés. La technologie radar va nous donner une image à grande échelle où sont situés les bateaux alliés et les bateaux ennemis. La technologie sonar va nous donner les contacts sous-marins et puis le système d’armement, c’est combattre et défendre, donc l’utilisation de plusieurs systèmes technologiques pour défendre le bateau et aussi pour éliminer les ennemis.

LABRIE : L’aspect armement de notre métier comprend l’entreposage, le transport et le chargement d’obus, de torpilles et de missiles. Mais il y a bien plus car on entretient et répare aussi les systèmes radars, sonars, électroniques, hydrauliques, de communication et de conduite de tir de nos navires.

PERREAULT : À bord de chaque frégate et destroyer de la flotte, du haut du mat jusqu’à la soute aux munitions, les techniciens en génie des armes sont au poste et nous servons aussi à bord de sous-marins.

LABRIE : Notre métier est synonyme de travail d’équipe, compétences techniques et travail bien fait – beau temps, mauvais temps, de jour comme de nuit, et dans des conditions de combat.

On a affaire avec beaucoup beaucoup d’intempéries, surtout que l’équipement est exposé à l’eau salée 24 heures par jour. Alors il faut vraiment, vraiment faire sûr qu’on entretient bien l’équipement.

PERREAULT : La logique, c’est le point le plus crucial d’un technicien. Le vrai défi, c’est de trouver où le problème réside et d’apporter une solution le plus vite possible.

En patrouille de souveraineté ou en mission de lutte contre la piraterie ou la contrebande, il y a toujours un pépin à réparer, une nouvelle technologie à maîtriser, sans compter les menaces potentielles à l’horizon.

LABRIE : Quand on est en mer, on n’est pas attaché à rien. Si jamais il arrive qu’il y a un bris à quelque part, on peut pas tout traîner un nouveau système en morceaux. Des fois, ça prend une certaine organisation mentale, puis un McGyver comme on pourrait dire, pour pouvoir réussir à nous amener à bon port pour être capable de réparer puis faire les réparations nécessaires pour le système.

PERREAULT : Partir en mer, ça veut aussi dire qu’on va visiter d’autres pays. J’ai visité le Danemark, l’Allemagne, la Pologne, l’Espagne, Portugal. C’est intéressant de voir comment les gens vivent dans différents coins de la planète. C’est quelque chose à voir.

LABRIE : Après avoir suivi ta formation militaire de base au Québec et ton Programme d’instruction de la Marine à Halifax ou à Esquimalt, en Colombie-Britannique, tu entreprends ton apprentissage à l’École du génie naval, à Halifax.

PERREAULT : Cinq mois de formation intensive en électronique et hydraulique sont suivis de deux autres mois au cours desquels tu apprends à faire l’entretien de certains des équipements qui font qu’un navire peut naviguer en toute sécurité sur tous les océans. Tu passes ensuite 30 mois en mer où tu mets en pratique ce que tu as étudié.

LABRIE : À mi-chemin au cours de ton apprentissage, tu effectueras une rotation entre les cinq spécialités du métier, afin de te familiariser encore plus avec les systèmes radar, sonar, de communications, d’armement et de conduite de tir. Après quelques années, tu seras autonome sur plusieurs des systèmes du navire essentiels aux communications et au combat. Puis tu t’orienteras vers une des cinq spécialités vers laquelle ta formation pratique sera axée. Il y a beaucoup à apprendre et des instructeurs avec une grande expérience du service en mer sont là pour t’enseigner.

PERREAULT: Un an après avoir entrepris ton parcours avec la formation militaire de base, tu seras affecté à ton premier navire, à Halifax ou Esquimalt.

LABRIE : Tes douze premiers mois à bord sont consacrés à une formation en cours d’emploi sous la supervision de techniciens chevronnés. Tes nouvelles compétences sont mises à l’épreuve : tu charges des armes et tu répares des systèmes de communications, des grues de pont, des radars et des sonars. Tu apprends le fonctionnement du système intégré de commandement et de contrôle du navire. Une fois cette étape terminée, tu reçois l’attestation professionnelle d’apprenti technicien en génie des armes.

PERREAULT : À ton port d’attache, une journée régulière comprend des activités d’entretien et de formation. Mais en mer, les techniciens en génie des armes travaillent sur des quarts.

LABRIE : C’est une fierté d’appartenance – on représente le Canada, on représente la Marine. C’est une fierté profonde. Quand on nous demande de réparer un système, puis on nous dit qu’on veut l’avoir hier, quand qu’on le fait, puis qu’on réussit à le faire dans un temps qui, comment on pourrait dire, qui est assez court – c’est assez gratifiant de savoir que les personnes peuvent compter sur nous autres.

PERREAULT : On voit des scénarios que le côté civil sont pas habitués de confronter. Le militaire nous pousse dans des situations extrêmes. Ça fait un emploi qui sort de l’ordinaire.

Aperçu

Environnement de travail

La carrière des techniciens en génie des armes se déroule principalement à bord de navires basés à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ou à Esquimalt, en Colombie-Britannique. Ils prennent part à des aventures uniques et relèvent des défis propres au travail en mer. Ils doivent travailler par quarts ou par roulement dans des endroits exigus ou sur un pont découvert, en vue de réparer et d’entretenir le matériel.

Les techniciens en génie des armes, à l’instar de leurs pairs, doivent aussi effectuer des tâches de sentinelle ou de vigie, de nettoyage, de peinture ou de chargement du ravitaillement, et travailler dans la cuisine.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ d’un technicien en génie des armes entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Les techniciens en génie des armes qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement. Ils peuvent se voir confier davantage de responsabilités liées à l’entretien technique ainsi que des postes de supervision par voie de promotions.

Emplois civils équivalents

  • Apprenti à la réparation de matériel électronique
  • Ouvrier qualifié à la réparation de matériel électronique
  • Ingénieur en électricité et en électronique
  • Technicien/Technicienne en génie des armes navales
  • Technicien/Technicienne à l’entretien et à la réparation d’appareils ménagers

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Instruction élémentaire de la Marine royale canadienne

Vous fréquenterez ensuite l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique, ou à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pendant environ cinq semaines. Cette formation porte sur les sujets suivants :

  • Histoire et organisation de la Marine royale canadienne
  • Lutte contre les incendies et contrôle des avaries à bord des navires
  • Sécurité à bord des navires
  • Services de quart
  • Matelotage

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous suivrez par la suite le cours de l’École de la Flotte des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique. La formation dure environ neuf mois et porte sur les sujets suivants :

  • Étude de perfectionnement (surtout en mathématiques et en physique)
  • Théorie électrique et électronique
  • Théorie et applications relatives à la communication
  • Théorie et applications relatives au radar
  • Théorie et applications relatives au sonar
  • Théorie relative aux systèmes d’armes à bord des navires
  • Sécurité et maniement des munitions 
  • Utilisation d’outils manuels, de compteurs électriques et du matériel de diagnostic

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Opération sonar à balayage latéral
  • Responsable de terminal de vidéoconférence
  • Soudage de haute fiabilité
  • Inspection de sécurité des explosifs
  • Fibres optiques

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales avec mathématiques théoriques de 10e année (mathématiques 436 au Québec) ou les mathématiques appliquées (mathématiques 426 au Québec). La réussite d’un cours de physique de n’importe quel niveau est un atout. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme d’études collégiales, les FAC décideront si votre programme d’études remplit les critères du poste, et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la formation en cours d’emploi militaire sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme d’instruction et d’études subventionnées à l’intention des militaires du rang (PIES-MR)

Comme ce poste en question nécessite une formation spécialisée, les FAC paieront les frais de scolarité des recrues retenues qui suivent un programme agréé d’un collège canadien. Les étudiants du PIES-MR suivent la qualification militaire de base et une formation en cours d’emploi durant les mois d’été. Le salaire à temps plein comprend les soins médicaux et dentaires, ainsi que des vacances payées (à plein salaire). En échange du paiement des études collégiales, les candidats s’engagent à servir dans les FAC pendant une certaine période de temps. Si vous voulez participer au programme, vous devez faire une demande auprès des FAC et du collège approprié. Pour de plus amples renseignements, consultez les Études payées.

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