Technicien / Technicienne en météorologie

Description du travail

Les techniciens en météorologie observent, transmettent et prévoient les conditions météorologiques pour les opérations se déroulant sur les navires de guerre dans la Marine royale canadienne, dans les installations de l’Armée canadienne et dans les escadrons et les escadres de l’Aviation royale canadienne.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Observer et enregistrer les conditions météorologiques en surface, en mer et en altitude
  • Traiter, analyser et interpréter les informations à caractère météorologique
  • Faire fonctionner et assurer le maintien d’équipements et d’instruments météorologiques spécialisés
  • Informer le personnel de l’escadre, du navire ou de l’unité terrestre au sujet des conditions météorologiques actuelles et prévues
  • Prévoir les conditions météorologiques
Transcription

Je suis le caporal Robert Jutras, de Québec, technicien en météorologie au 5e Régiment d’Artillerie Légère du Canada à Valcartier.

Et je suis le caporal-chef Caroline Linteau de Québec. Je suis technicienne en météorologie à Valcartier.

LINTEAU : Les techniciens météos remplissent plusieurs fonctions essentielles auprès des trois armées. Ils influencent des décisions autrement plus sérieuses que le pourcentage de probabilités d’averses pour la fin de semaine.

JUTRAS: On travaille à bord des navires, auprès des escadrons de chasseurs et d’hélicoptères, ou encore auprès de l’artillerie qui a besoin de données sur l’air pour diriger leur tir avec précision.

Le vent, la température, la pression, c’est tous des éléments qui peuvent affecter les artilleurs. Alors le commandant, c’est l’une des choses qu’il a de besoin entre les mains. C’est les messages-météo pour pouvoir apporter des corrections importantes au canon. On couvre vraiment tous les secteurs. Si un pilote a besoin, il va appeler, on va leur donner un briefing, on a toujours l’équipement à portée de la main pour pouvoir leur donner la météo actuelle ou plus tard.

Pour faire ce travail, il faut être capable d’un rendement académique assez élevé, surtout en mathématiques et en physique. Il faut comprendre des notions de mouvement, d’énergie, de dynamique, être capable de penser en trois dimensions.

LINTEAU : On ne fait pas que des prévisions météorologiques. On fournit des renseignements spécifiques pour chaque mission, aussi simple que la profondeur de la neige ou l’heure du coucher du soleil.

Avec toutes les données qu’on a, c’est tellement beaucoup de calculs, de cours, et de connaissances. Il faut comprendre pourquoi c’est humide, pourquoi ça devient chaud, et pourquoi il y a tel nuage, et pourquoi il pleut. Les vents peuvent changer et les systèmes changent dûs à ces nuages-là. Donc, c’est vraiment important d’observer, de savoir qu’est-ce qui se passe à l’extérieur. Et plus on en sait, plus on est capables de donner une science plus exacte.

LINTEAU : J’aime avoir à composer avec les phénomènes qui influencent chacune de nos missions. La météo peut être un obstacle ou un avantage. Et ce qu’il y a de mieux dans ce métier, c’est toute l’expérience qu’on acquiert.

JUTRAS : J’ai été déployé en Afghanistan. Ça a été une expérience assez extraordinaire avec les artilleurs. J’ai été à l’extérieur, je me suis promené à l’extérieur des murs, j’ai tiré avec les artilleurs. Nous avons travaillé conjointement ensemble. On fait plus que de la météo rendu sur le champ. C’était quelque chose que je pensais jamais voir.

LINTEAU : J’ai réussi à faire tellement de choses tellement vite dans ma carrière. Quand j’en parle à mes parents, ils sont impressionnés par le nombre d’endroits que j’ai visités et tout ce que j’ai accompli.

JUTRAS: Après leur qualification militaire de base, les techniciens en météorologie vont à l’École de météorologie des Forces canadiennes, à Winnipeg, pour un cours professionnel d’environ six mois. La première moitié du cours porte sur les observations en surface, la vitesse et la direction des vents, et l’utilisation et l’entretien des équipements météos. Ensuite, on apprend à donner des séances d’information météorologique et à présenter nos observations aux usagers.

LINTEAU : Les aspects théoriques sont nombreux dans ce métier. Par exemple, il faut comprendre le givrage et ses effets potentiels sur les hélicoptères et les avions. La turbulence est un autre sérieux problème. Il faut renseigner les équipages aériens sur les zones de turbulence.

JUTRAS: Après Winnipeg, tu te rends au Centre de météorologie interarmées de Gagetown, au Nouveau-Brunswick.

LINTEAU : À Gagetown, c’est là qu’on apprend un peu plus, à raffiner, si vous voulez, le métier de météorologie.

JUTRAS : Également au programme : conduite de divers véhicules militaires; formation avancée pour mieux s’intégrer à un régiment d’artillerie; et formation technique pour faire fonctionner un bureau météorologique là où les conditions météos sont très difficiles.

JUTRAS: Après Gagetown, tu es affecté à une unité de la Marine, de l’Armée de terre ou de la Force aérienne. Tu as la responsabilité d’observer et d’enregistrer les conditions météos et de fournir aux commandants locaux les données dont ils ont besoin pour accomplir leur mission.

Ça prend quelqu’un de débrouillard, qui est capable de prendre des responsabilités, qui est capable de s’ajuster aux changements rapides.

LINTEAU : Les données changent tellement, alors il faut vraiment être intéressé à ça.

JUTRAS: À mesure que ta carrière progresse, tu peux suivre des cours avancés en prévisions météorologiques, observations en haute atmosphère et affectations propre à la mission aérienne, terrestre ou maritime.

JUTRAS : Je suis très satisfait de mon choix de carrière. Moi, ce que je voulais, c’était vraiment visiter, voir le monde. Je pense que j’ai choisi le très bon métier pour ça.

LINTEAU : La météorologie rend les gens un petit peu passionné. Plus j’en connais, plus je veux en connaître et je pense pas que ça va s’arrêter là. Cette science-là, elle a pas de fin. Ça l’arrête pas, on apprend à tous les jours et plus ça va, plus je suis passionnée.

Aperçu

Environnement de travail

En général, les bureaux d’observation météorologique sont situés près des terrains d’aviation. Bien que la majorité du travail des techniciens en météorologie se fasse dans un bureau météorologique, ils doivent aller régulièrement à l’extérieur pour observer et rapporter tous les genres de phénomènes météorologiques. Les techniciens en météorologie doivent travailler par quarts rotatifs, souvent seuls ou avec un minimum de supervision. En mer, les techniciens en météorologie travaillent et vivent à bord d’un navire. S’ils sont assignés à une unité d’artillerie, ils participent à des exercices sur le terrain dans des conditions opérationnelles et de combat.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un technicien en météorologie entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Les techniciens en météorologie qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Spécialiste de l’information météorologique
  • Inspecteur météorologique

Retour au début

Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Cours de qualification de soldat

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Techniques individuelles de campagne

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous suivrez ensuite une formation à Winnipeg, au Manitoba. L’instruction dure environ 20 semaines et porte sur les sujets suivants :

  • Observations météorologiques en surface
  • Enregistrement et encodage des données météorologiques
  • Mesure des vents en surface et en altitude
  • Utilisation d’instruments météorologiques
  • Communications météorologiques
  • Entretien d’équipements météorologiques
  • Présentation d’exposés météorologiques

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Assistant navigateur
  • Inspecteur en météorologie
  • Système automatisé d’observations météorologiques

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les techniciens en météorologie qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Installation et entretien d’équipement et de capteurs météorologiques
  • Séances d’information météorologiques
  • Prévisions météorologiques
  • Spécialiste en aérologie

Retour au début

Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 11e année ou leur secondaire 4, conformément aux normes provinciales, y compris les cours de mathématiques et de physique ou de chimie de la 11e année.

Un cours crédité de niveau secondaire en applications informatiques constitue un atout.

Retour au début

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Déclaration de confidentialité

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :