Technicien / Technicienne de munitions

Description du travail

Les techniciens de munitions sont responsables de toutes les munitions, des stocks d’articles explosifs utilisés dans les Forces armées canadiennes (FAC), de même que des programmes de sécurité des munitions et des explosifs. Ils effectuent également des inspections techniques, des mises à l’essai et des épreuves, en plus de veiller à l’entretien, la modification et l’aliénation de tous les explosifs et munitions des FAC.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Fournir des conseils sur tout ce qui concerne la sécurité des munitions et des explosifs
  • Gérer l’entreposage des munitions et des explosifs
  • Préparer et expédier les munitions et les explosifs
  • Gérer des installations statiques, en campagne et dans le cadre des déploiements
  • Neutraliser des engins explosifs et voir aux procédures d’élimination
  • Certifier que les munitions, articles explosifs, débris, rebus de munitions et autres rebuts sont exempts de matières explosives, selon le niveau de classification
  • Effectuer des opérations de neutralisation de dispositifs explosifs de circonstance
  • Se servir d’équipement dans le cadre d’opérations
Transcription

SOREL : Quand nos Forces canadiennes ont besoin d’obus, de missiles, de balles et d’explosifs détonants, on fait appel à nous : les experts tous calibres.

GRAVELLE : Nous sommes les techniciens en munitions. On contrôle l’inventaire, on fournit les munitions aux troupes, on fait les inspections techniques de tous les éléments de notre arsenal et on va partout où vont les Forces – jusqu’aux bases avancées des espaces de combat.

TITRE :

TECHNICIEN / TECHNICIENNE EN MUNITIONS

DANS LES FORCES CANADIENNES

SOREL : Je suis Caporal Marco Sorel de Granby, technicien de munitions pour le 5e Bataillon de Service du Canada, à Farnham.

GRAVELLE : Et je suis Caporal Audrey Gravelle de St-Bruno, Québec. Je suis technicienne en munitions et je suis présentement mutée à Gagetown au Nouveau-Brunswick.

SOREL : Ça fait quatre ans que je suis technicien en munitions. C’est un métier exigeant, très valorisant et qui me fait voyager partout au Canada et à l’étranger lors de déploiements. C’est un métier pour lequel je me suis retrouvé dans toutes sortes de situations, dans des entrepôts comme dans des zones de guerre.

GRAVELLE : Ça prend vraiment des techniciens en munitions pour être sûrs que les munitions sont manipulées, là, dans la manière la plus sécuritaire possible.

On les distribue, on les expédie et, lorsque nécessaire, on peut éliminer n’importe quel type de munitions employées dans les Forces.

SOREL : On prépare les commandes; les unités ensuite viennent les chercher. On s’assure que leurs véhicules, que toutes leurs procédures, ils les connaissent…

GRAVELLE : Il y a beaucoup d’éducation qui se passe dans notre métier – envers nous-mêmes, apprendre les nouvelles pièces de munitions, comment elles fonctionnent, mais aussi le monde qui s’en servent – qui sont le plus exposés aux dangers, dans le fond – être sûrs qu’ils savent dans quoi ils s’embarquent et comment minimiser les dangers.

SOREL : Il n’y a pas beaucoup de techniciens en munitions dans les Forces. Quand un groupe est aussi restreint, les responsabilités sont importantes et la courbe d’apprentissage est raide… mais l’avancement est aussi plus rapide – environ 10% plus rapide que le rythme normal des promotions dans les Forces.

GRAVELLE : Quand je me cherchais un métier, j’ai remarqué qu’il n’y avait presque pas de femmes techniciennes en munitions… et ça, c’est le genre de défi qui m’a donné le goût d’y aller à fond.

On fait pas juste rentrer le matin, faire notre emploi, puis partir à la fin de la journée. Y a vraiment toute la vie autour de ça. Donc, la camaraderie, c’est vraiment important, l’esprit d’équipe, c’est important.

Au quotidien, le travail du technicien en munitions est incroyablement varié. Lors des exercices ici au pays, on est responsable des vérifications de sécurité et de la distribution des munitions. On doit noter tout ce qui a été utilisé et on récupère et entrepose ce qui ne l’a pas été. Et lorsque l’exercice est terminé, on détruit les munitions explosives non explosées. Il faut se servir de tous ses sens, connaître chaque type de munition, à quoi ça ressemble, le bruit que ça fait et les dangers associés à chacune.

SOREL: J’ai été en Afghanistan, aux émissions. Toutes les unités, s’ils avaient besoin de munitions, c’est moi qui envoyait les demandes, puis c’est moi qui les préparait.

Il faut rien manquer et s’assurer que tout est entreposé de façon sécuritaire et en parfait ordre. On est responsables d’expédier des munitions vers nos bases d’opérations avancées, de gérer l’approvisionnement et de régler tout problème sur-le-champ.

GRAVELLE : Là-bas, notre emploi est d’autant plus important que les personnes qui vont se servir de nos munitions, c’est leur vie qui est en jeu. Donc, j’ai hâte de pouvoir participer à cet effort-là.

Si tu trouves que c’est un travail excitant et que tu voudrais devenir technicien en munitions, prépare-toi à recevoir une formation intense et longue – en salle de classe et lors d’un apprentissage sur le terrain.

SOREL : Tu vas commencer par la qualification militaire de base, parce qu’un technicien en munitions est avant tout un soldat.

GRAVELLE : Puis tu vas suivre un cours de six mois à l’École d’Administration et de Logistique des Forces canadiennes, à Borden, en Ontario. Et ça, c’est rien que le début!

SOREL : Après Borden, ton apprentissage se poursuit pendant six à huit mois dans une installation de munitions à une des bases des Forces canadiennes.

Ce qui est important, quand on sort de notre cours, c’est vraiment de passer dans toutes les sections. Que ce soit côté ordinateur, de gestion, l’inspection des rebus de munitions, ou l’inspection des munitions brisées, ou des réparations, ou travailler sur le terrain avec les unités.

GRAVELLE : Y a tout le temps quelque chose de nouveau à faire, y a tout le temps des nouvelles munitions – faut être capable d’étudier puis d’apprendre ça.

À mesure que tu prends de l’expérience, tu peux suivre des formations avancées dans une foule de domaines, comme l’élimination de munitions d’armes de petit calibre ou d’armes biologiques et chimiques ou encore, la neutralisation d’engins explosifs artisanaux.

SOREL : Si tu veux faire partie de l’équipe, il va te falloir du sang-froid, des nerfs d’acier et des mains solides.

Ce que j’aime le plus, c’est la démolition. Prendre une petite quantité d’explosifs pour disposer de quelque chose. De voir que l’explosion a bien fonctionné, que tout l’explosif a été brûlé. Ça, ça me rejoins beaucoup.

GRAVELLE : Moi, j’aime mon métier, j’aime vraiment tout. J’aime vraiment – je tripe sur voyager. Je rencontre du monde, ce que j’aime beaucoup, c’est – on fait sauter des affaires, on joue avec les explosifs. Ça, c’est vraiment l’fun.

Aperçu

Environnement de travail

Les techniciens de munitions peuvent travailler à différents endroits et dans des conditions environnementales variées. Ils sont d’abord affectés à une installation de munitions pour acquérir de l’expérience et des connaissances. Lorsque leur formation est terminée, ils peuvent être déployés au Canada ou dans le cadre d’opérations à l’échelle de la planète.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un technicien de munitions entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. La progression au sein des grades est plus rapide pour les techniciens de munitions que pour d’autres postes similaires dans les Forces. Les techniciens de munitions qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement. 

Emplois civils équivalents

  • Inspecteur et réglementation en génie
  • Manutentionnaire
  • Technicien / technicienne de munitions civil
  • Opérateur civil de neutralisation des explosifs et des munitions et de nettoyage des champs de tir

Retour au début

Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des FAC; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Cours de qualification de soldat

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Techniques individuelles de campagne

Instruction de qualification de base du groupe professionnel

Vous fréquenterez ensuite l’École d’administration et de logistique des Forces canadiennes à Borden, en Ontario, pendant environ cinq mois. L’instruction porte sur les sujets suivants : identification, caractéristiques, réception, entreposage, inventaire, entretien, distribution et neutralisation des munitions et des explosifs.

La phase d’instruction suivante est une formation de trois mois en neutralisation des explosifs et munitions qui aborde les sujets suivants :

  • Formation en neutralisation des explosifs et munitions et en techniques adéquates de neutralisation d’engins explosifs (munitions non explosées, ratés de tir et munitions perdues)
  • Opérations de nettoyage de champs de tir
  • Enquête sur les mauvais fonctionnements et les défauts reliés aux munitions et aux explosifs
  • Opérations sur le terrain et de déploiement

La dernière étape est une instruction de huit semaines sur les programmes de sécurité des explosifs et des munitions, les services techniques, les vérifications de l’état des munitions et des explosifs, les enquêtes sur les accidents relatifs aux munitions et aux explosifs, la mise sur pied et l’inspection des installations de munitions, les opérations de neutralisation, les opérations de nettoyage des champs de tir et l’exécution des tâches de l’officier représentant des FAC.

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Neutralisation d’engins explosifs artisanaux
  • Transport de matières dangereuses
  • Neutralisation de munitions biologiques ou chimiques
  • Manipulation d’explosifs maritimes

Formation en cours d'emploi

Après la formation initiale de cinq mois, vous ferez un stage pratique de 24 mois dans un dépôt de munitions pour y acquérir une expérience pratique. Vous exécuterez des tâches clés en vue de la prochaine phase d’instruction.

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les techniciens en munitions qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts comprennent notamment :

  • Élimination de munitions classiques – niveau avancé

Retour au début

Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Retour au début

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Déclaration de confidentialité

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :