Technicien / Technicienne en systèmes aéronautiques

Description du travail

Les techniciens en systèmes aéronautiques s’occupent de la manœuvre, de l’entretien courant et de la maintenance des aéronefs des Forces armées canadiennes (FAC), de l’équipement au sol et des installations de soutien connexes.

Ils sont responsables de la maintenance des systèmes d’aviation, notamment le groupe motopropulseur, la cellule, les circuits électriques de base et leurs composants connexes. Ils exécutent également les tâches suivantes :

  • Mettre à l’essai, inspecter et réparer les systèmes aéronautiques
  • Effectuer les vérifications d’assurance de la qualité
  • Remplir les formulaires et collecter les données statistiques des aéronefs
  • S’acquitter de tâches liées à la manœuvre des aéronefs, notamment :
    • Stationnement
    • Remorquage
    • Guidage au sol
    • Démarrage
    • Avitaillement
    • Nettoyage
    • Déglaçage
  •  Utiliser du matériel de soutien des aéronefs
Transcription

Je suis Caporal-chef François Lizotte de Québec, technicien en systèmes aéronautiques présentement affecté à la 3e Escadre de Bagotville.

Et je suis le Caporal-chef Daniel Héroux de St-Jean-sur-Richelieu, Québec. Je suis technicien en systèmes aéronautiques au 438e Escadron tactique d’hélicoptères à Saint-Hubert.

LIZOTTE: Le but premier de notre métier c’est de mettre les avions opérationnels pour qu’ils puissent aller faire leur missions.

Les chasseurs à réaction, les avions de transport à long rayon d’action et les hélicoptères embarqués sont parmi les machines modernes les plus complexes au monde. Les garder en parfaite condition de vol – et assurer la sécurité de nos équipages – sont des tâches dont s’acquittent fièrement les techniciens en systèmes aéronautiques, à chaque jour.

HÉROUX: Tout ce qui est pas relié à l’électronique, tout ce qui est pas relié à radar, c’est nous autres qui touche. On peut remplacer des moteurs, on peut remplacer des ailes, on peut remplacer des systèmes de train d’atterrissage.

Dès qu’un CF-18 ou un Hercules touche la piste, on entre en action : on le remorque, on vérifie et contre-vérifie chaque système mécanique, électrique et hydraulique.

Et justement, les appareils que nous avons sont à la fine pointe. Aussitôt qu’il y a une petite modification qui arrive, on la fait sur l’appareil pour qu’elle puisse être à son maximum en tout temps. Ils peuvent pas dire « Elle va être correcte comme ça. ». Il faut vraiment qu’on aille au maximum de qu’est-ce qu’elle peut performer.

LIZOTTE: On est affectés à des escadrons partout au Canada. Mais la Marine fait aussi appel à nous pour entretenir ses hélicoptères embarqués. Et si l’Armée de terre a besoin de soutien aérien en déploiement à l’étranger, on est au poste là aussi!

Ce qui est le fun, c’est qu’on sait jamais qu’est-ce qu’on va avoir à faire quand on rentre travailler parce que les missions changent à tous les jours. Il faut s’adapter. On sait pas qu’est-ce qui est brisé sur les avions quand on rentre le matin, ou sur notre shift de soir. Fait que moi, j’aime beaucoup ça pour ça, c’est du changement, c’est de l’imprévu, c’est des défis tout le temps.

LIZOTTE: Depuis que je suis jeune, les avions me passionnaient. J’aimais ça les avions de chasse, surtout les F-18s. J’allais tout le temps dans les spectacles aériens avec mes parents. Vraiment, ça me faisait vibrer. Puis, c’est ce que je voulais faire dans la vie. Les F-18s, je comparais ça un peu à une Formule 1 au niveau des voitures, fait que je visais de travailler sur le F-18s comme technicien aéronautique.

HÉROUX: Il y en a trop. On est allé partout avec l’Hercules. Vraiment… en Grèce, en Haïti, à Hawaii… Vraiment, je pourrais pas tout nommer toutes les places. Même juste les voyagements pour aller en Afghanistan, nous avons arrêté une couple de jours en France, en Hollande… on a arrêté à plusieurs places.

Sur les Hercules, c’est nous autres qui partaient les moteurs, puis on lisait nos cadrans pour comprendre qu’est-ce qui allait de mal. Vraiment la sensation de pouvoir partir les moteurs, de comprendre comment que la machine fonctionne, de comprendre – d’avoir 80 000 livres de torque entre les mains. Il y a rien qui valait plus que ça.

LIZOTTE : Pour chaque nouvel aéronef mis en service – comme le Chinook, le Globemaster et le Super Hercules – on perfectionne nos connaissances et notre formation. Les techniciens en systèmes aéronautiques connaissent ces machines-là mieux que quiconque et ça, c’est une grande source de fierté.

LIZOTTE : Dès que tu te joins à la Force aérienne, tu entreprends ta formation militaire de base. Puis, tu suis ton cours professionnel en systèmes aéronautiques.

HÉROUX : Tu passes un peu plus d’un an à l’École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes à Borden, en Ontario.

LIZOTTE : À Borden, on te montre tous les rouages d’un aéronef – du nez à la queue. Matériaux, métallurgie, propulsion, électricité, hydraulique… il y a beaucoup à apprendre et d’excellents instructeurs sont là pour te l’enseigner.

C’est pas un cours qui est extrêmement difficile, mais c’est un cours qui est bien fait, qui va vraiment vous montrer la bonne base pour aller sur l’avion parce qu’après Borden, quand vous avez votre « posting », on s’en va vraiment plus spécifique sur l’avion que vous allez être posté. Comme ici à Bagotville, c’est les F-18s. Si on s’en va à Trenton, ça peut être les Hercules. Là on s’en va vraiment sur la spécification de l’avion. À Borden, c’est un petit peu plus général.

LIZOTTE : La première fois que je suis arrivé à Bagotville sur les F-18s, j’étais sur la ligne puis c’était un mois de janvier qui faisait froid. Je vais toujours me rappeler. Je parlais avec un caporal-chef, puis j’étais émerveillé de voir la quinzaine d’avions qui étaient enlignés sur la ligne, puis j’étais vraiment heureux là. C’était un rêve qui se réalisait, puis je disais ça au caporal-chef puis lui, il trouvait ça drôle parce qu’on passe tous un peu par là, mais après les années, on s’habitue un peu.

HÉROUX : Après Borden, tu es affecté à un escadron aérien et à un type d’aéronef en particulier – avion ou hélicoptère, jet ou turbopropulseur... et tu commences à voir à quel point le travail d’équipe, la fierté et les responsabilités sont parties intégrantes de ce métier.

LIZOTTE : Au cours des premiers mois, tu travailles au sein d’une unité d’instruction technique en campagne sur l’avion ou l’hélicoptère auquel tu as été assigné.

HÉROUX : Bientôt, tu vas obtenir l’autorisation d’assurer et d’approuver la maintenance d’aéronef. Ça, c’est une étape importante… et une responsabilité qu’on prend très au sérieux.

LIZOTTE : En mer avec la Marine, au combat avec l’Armée de terre, en déploiement pour des opérations humanitaires ou de secours aux sinistrés : les missions sont variées mais notre engagement envers la sécurité ne change jamais.

LIZOTTE : J’ai toujours aimé la mécanique, fait que de prendre un avion qui est brisé et de la remettre en état d’opération, c’est ca que j’aime. J’ai toujours fait ça dans la vie. J’étais un mécanicien automobile avant. Fait que, de prendre quelque chose brisé et de le réparer là, c’est vraiment… ce qui fait ma fierté de mon travail.

HÉROUX : J’aime tout ce qui est mécanique et tout ce qui est des moteurs, puis il y a rien de mieux qu’un avion, un hélicoptère. Pour moi, c’est le sommet de tous les choix.

LIZOTTE : Puis c’est super le fun. On voit des choses nouvelles. On voit des façons de travailler différentes. Puis, j’adore ça.

HÉROUX : Le métier lui-même c’est un « trip ». C’est vraiment plaisant pour tout le monde qui essaie là-dedans. J’ai pas vu grand-monde qui était pas heureux dans ce métier-là.

Aperçu

Environnement de travail

Les techniciens en systèmes aéronautiques sont principalement affectés à une base aérienne, où ils travaillent dans un atelier de maintenance d’aéronefs, dans un hangar de maintenance, à bord d’aéronefs, dans un laboratoire ou sur la ligne de vol. Ils peuvent aussi travailler dans des unités d’hélicoptères tactiques sur le terrain ou à bord de navires. Au cours de leur carrière, ils ont à travailler par quarts et à faire des heures supplémentaires. En termes géographiques, le lieu d’emploi peut varier entre des bases et des escadres des FAC établies au Canada, notamment dans l’Arctique, et d’autres endroits dans le monde afin de respecter les engagements pris par le Canada envers

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un technicien en systèmes aéronautiques entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Une fois qu’ils ont achevé la formation obligatoire de base, ils sont  affectés à une unité au Canada pour suivre leur formation sur l’équipement propre à leur unité d’attache. Après avoir terminé leur instruction technique et occupé un poste pendant un certain temps, ils peuvent faire une demande en vue de suivre une formation de technicien en essais non destructifs ou de mécanicien de bord. Les techniciens en systèmes aéronautiques qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Mécanicien/ Mécanicienne d’entretien d’aéronefs
  • Technicien/ Technicienne d’entretien d’aéronefs

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des FAC; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous suivrez ensuite le cours donné à l’École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes de Borden, en Ontario. L’instruction dure environ 38 semaines et porte sur les sujets suivants :

  • Théorie du vol (aéronefs à voilure fixe et à voilure tournante)
  • Mécanique générale
  • Électricité de base
  • Structures d’aéronefs
  • Groupes motopropulseurs
  • Câblage et soudage
  • Entretien courant d’aéronefs
  • Instruments de bord
  • Publications sur les aéronefs
  • Sécurité des vols
  • Commandes de vol
  • Circuits hydrauliques, de carburant, de déglaçage et de freins
  • Circuits de climatisation

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Technique d’instruction
  • Cours portant sur un type d’aéronef
  • Cours portant sur un type de moteur
  • Gestion du cycle de vie du matériel
  • Manutention des fluides d’aviation
  • Dépistage et contrôle de la corrosion
  • Rédaction technique
  • Inspection technique et assurance de la qualité
  • Cours d’enquêteur sur la sécurité des vols

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les techniciens en systèmes aéronautiques qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Administration technique
  • Leadership et gestion

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme d’études collégiales, les FAC décideront si votre programme de formation remplit les critères du poste, et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la formation en cours d’emploi militaire sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme d’instruction et d’études subventionnées à l’intention des militaires du rang (PIES-MR)

Comme le poste en question nécessite une formation spécialisée, les FAC paieront les frais de scolarité des recrues retenues qui suivent un programme agréé d’un collège canadien. Les étudiants du PIES-MR suivent la qualification militaire de base et une formation en cours d’emploi durant les mois d’été. Le salaire à temps plein comprend les soins médicaux et dentaires, ainsi que des vacances payées (à plein salaire). En échange du paiement des études collégiales, les candidats s’engagent à servir dans les FAC pendant une certaine période de temps. Si vous voulez participer au programme, vous devez faire une demande auprès des FAC et du collège approprié. Pour de plus amples renseignements, consultez les Études payées

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de l’Aviation royale canadienne dans leur communauté. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Ils sont payés durant leur instruction. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les techniciens en systèmes aéronautiques servent auprès de l’Aviation royale canadienne. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans des bases des FAC et auprès d’unités tactiques à différents endroits au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Par suite de l’instruction de base, l’instruction propre au poste de technicien en systèmes aéronautiques dure environ 54 semaines et est dispensée par l’École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes à Borden, en Ontario. 

Environnement de travail

Les membres de la Réserve aérienne sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que leurs homologues de la Force régulière. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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