Technicien / Technicienne en systèmes avioniques

Description du travail

Les techniciens en systèmes avioniques sont responsables de l’entretien de tous les systèmes électroniques aéroportés des Forces armées canadiennes (FAC). En tant que membres de l’équipe d’entretien des aéronefs, ils sont responsables des opérations d’entretien au premier échelon, soit les opérations avant le décollage et après l’atterrissage.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Effectuer des essais de fonctionnement, des travaux d’entretien préventif et correctif ainsi que l’étalonnage des systèmes suivants et de leurs composants :
    • Systèmes de communication embarqués
    • Interphone
    • Radars de recherche
    • Radars de tir
    • Détecteurs acoustiques
    • Radars infrarouges
    • Systèmes de guerre électronique
    • Systèmes de navigation
    • Compas
    • Systèmes de commandes de vol
Transcription

Je suis le soldat Marc Chamberland de St-Mathieu-de-Beloeil au Québec. Je suis technicien en systèmes avioniques au 436e Escadron de transport à Trenton.

Et je suis le Caporal Carol Bourque de Port-Cartier, Québec – technicien en systèmes avioniques, présentement affecté à la 3e Escadre de Bagotville.

CHAMBERLAND: Dans les Forces canadiennes, tout ce qui vole est équipé d’un réseau complexe de composants avioniques : les systèmes radar, informatique, électrique, de communications et de guidage constituent le centre névralgique de tout chasseur de combat, avions de patrouille et de transport à long rayon d’action, ou hélicoptère de sauvetage.

BOURQUE: Tout ce qui est le filage, les câbles, coaxiales, tout ce qui a un électron qui passe dedans, c’est le technicien en systèmes avioniques qui va le réparer.

On est les experts techniques qui installent, mettent à l’essai et entretiennent les radars de veille, les transpondeurs de navigation, les systèmes de vol et de conduite de tir et même les enregistreurs de bord, les fameuses ‘boîtes noires’.

CHAMBERLAND: Nous, à la maintenance, ce qu’on veut, c’est fournir le plus d’avions possible aux pilotes et puis aux opérations pour qu’ils puissent accomplir leurs missions. Donc, si nous, on fournit pas l’appareil, ben la mission s’accomplit pas, puis on se sent aussi responsable que ceux qui étaient supposés aller la faire.

On est affectés à toutes les bases aériennes au Canada. Mais on nous trouve aussi à bord des navires de la Marine – où on travaille sur les hélicoptères maritimes – et même, partout où l’Armée de terre est déployée et un soutien tactique des hélicoptères est essentiel.

BOURQUE : Et avec nos responsabilités sur l’aire de trafic – stationnement, ravitaillement en carburant, dégivrage – on joue un rôle important au sein de l’équipage de mission.

CHAMBERLAND: Le fait de travailler sur un tarmac ici à l’extérieur avec beaucoup d’action qui se passe. Puis, comme ils disent, il y a des responsabilités aussi qui viennent avec, par exemple. C’est pas des choses à prendre à la légère. Comme on dit souvent dans le jargon : « On peut parquer un auto sur le bord de la rue, mais on peut pas parquer un avion sur un nuage. »

CHAMBERLAND: Si tu veux faire carrière dans l’avionique, il faut être un passionné d’ordinateurs et de technologie – car c’est un métier où tu travailles tous les jours avec des composants électroniques d’aviation parmi les plus sophistiqués de la planète et ça, c’est pas mal génial.

BOURQUE: Quand on fait des réparations, on fait des vols d’essais avec le pilote des fois pour voir si l’appareil est en bon fonctionnement. C’est une chance unique qu’on a dans une vie, je crois.

CHAMBERLAND: J’adore la première ligne. C’est là que ça bouge. C’est là que ça… c’est là qu’il y a le plus d’action, puis qu’on a beaucoup d’opportunités aussi de voyage et ces choses-là aussi.

BOURQUE: Je suis allé aux Etats-Unis. On est allé en Californie. On peut aller aussi dans le nord de l’Alberta. On se promène beaucoup à travers le pays puis d’autres pays pour suivre les avions finalement, pour pouvoir faire les réparations.

BOURQUE: Après ta formation militaire de base, on te plonge dans l’apprentissage des aspects techniques du métier.

CHAMBERLAND: Tu passes d’abord environ sept mois à Kingston, en Ontario, pour suivre ton cours d’électronique orienté vers la pratique. Tu acquiers des notions en théorie des circuits, spectres de radiofréquences, sources d’énergie et réseaux informatiques.

BOURQUE: Ensuite, tu étudies 24 semaines à l’École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes à Borden, en Ontario. Là, tu mets en pratique sur des systèmes de bord d’aéronefs les théories de l’électronique apprises à Kingston.

CHAMBERLAND: En tout, ça correspond à environ un an de formation technique intense, au cours de laquelle tu apprends le fonctionnement de chaque système électrique, mécanique, informatique et d’alimentation et comment ils sont reliés à bord d’aéronefs parmi les plus modernes au monde.

On travaille avec la technologie, donc on arrête jamais d’apprendre non plus. Faut aimer suivre des cours, faut aimer suivre la formation continue aussi.

CHAMBERLAND: Tu seras d’abord affecté à une base aérienne au Canada où tu t’intègreras à l’équipe de techniciens en avionique pour une formation en cours d’emploi, suivie d’une formation spécifique à ton aéronef.

BOURQUE: La première fois que je me suis assis à bord d’un CF-18, je comprenais rien à ce qu’il y avait là. Puis, au fil du temps, ce qui est intéressant, c’est que tout… tout ce qui est à bord, on vient qu’on le connaît, on l’apprend, puis on vient qu’on le maîtrise.

CHAMBERLAND: Surtout quand qu’on arrive on début là, c’est… ça semble gros et tout, mais… on a toujours la notion du travail d’équipe quand même. Donc, même si on sait qu’on est compétent, puis qu’on sait comment faire notre travail, on sait que c’est rarement le travail d’une seule personne. Dans le fond, on continue à travailler en équipe pour se supporter l’un l’autre.

À mesure que tu acquiers des connaissances spécialisées, tu pourrais être affecté à bord d’un navire de la Marine, ou déployé à l’étranger avec l’Armée de terre.

BOURQUE: Où que tu sois, tu feras partie d’une équipe qui s’assure qu’aucun avion ou hélicoptère ne décolle sans que tous ses systèmes n’aient été soumis à des vérifications rigoureuses. À chaque envolée, la vie des membres d’équipage dépend du travail des techniciens en systèmes avioniques.

BOURQUE: Ce que je trouve intéressant dans mon métier, c’est que chaque jour c’est différent. On fera jamais les mêmes choses.

CHAMBERLAND: J’ai été mécanicien pendant cinq ans avant de joindre les Forces. Ce que je cherchais, là, de plus dans ma vie, justement c’est l’aventure et le défi. Certainement là, les Forces m’ont amené tout ça.

BOURQUE: Puis, ce qui nous rend fiers aussi, c’est de pouvoir voir un appareil comme le CF-18 qu’on a réparé nous-mêmes, puis qu’après ça, on le voit dans les airs à faire toutes les manouvres qu’ils font. C’est vraiment intéressant de voir que c’est nous qui a permis à cet avion-là de pouvoir faire tout ça.

CHAMBERLAND: Si les gens aiment l’aventure… l’aventure puis le défi puis les opportunités là, c’est un choix de carrière qui est excellent.

 
  • Monter et utiliser le matériel d’essai servant à l’entretien des systèmes mentionnés précédemment
  • Utiliser des postes d’essai commandés par ordinateur et en assurer l’entretien
  • Agir comme instructeur dans une unité d’instruction technique en campagne, un escadron d’instruction ou une unité d’instruction de base
  • Remplir des formulaires de maintenance d'aéronefs et recueillir des données statistiques
  • Utiliser du matériel de servitude aéronautique
  • S’acquitter de tâches liées à l’entretien au premier échelon, comme le guidage au sol, le stationnement, le remorquage, le démarrage, l’avitaillement, le nettoyage et le dégivrage

Aperçu

Environnement de travail

Les techniciens en systèmes avioniques sont principalement affectés à une base aérienne, où ils travaillent dans un atelier de maintenance d'aéronefs, dans un hangar de maintenance, à bord d’aéronefs, dans un laboratoire ou sur la ligne de vol. Au cours de leur carrière, ils ont à travailler par quarts et à faire des heures supplémentaires. En termes géographiques, leur lieu d’emploi peut varier entre des bases et des escadres des FAC établies au Canada, notamment dans l’Arctique, et d’autres endroits dans le monde afin de respecter les engagements pris par le Canada envers l’OTAN et les Nations Unies.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un technicien en systèmes avioniques entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Une fois qu’ils ont achevé toute la formation obligatoire de base, ils sont affectés à une unité au Canada pour suivre leur formation sur l’équipement propre à leur unité d’attache. Après avoir terminé leur instruction technique et occupé un poste pendant un certain temps, ils peuvent faire une demande en vue de suivre une formation de technicien en essais non destructifs. Les techniciens en systèmes avioniques qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Technicien/ technicienne d’entretien d’aéronefs – avionique
  • Technicien/ technicienne d’entretien en avionique

Retour au début

Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des FAC; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous suivrez ensuite le cours d’électronique orienté vers la pratique de l’École de l’électronique et des communications des Forces armées de Kingston, en Ontario. La formation dure environ 30 semaines et porte sur les compétences de base suivantes :

  • Théorie des circuits c.c.
  • Théorie des circuits c.a.
  • Dispositifs électromécaniques
  • Dispositifs à semi-conducteurs
  • Sources d’énergie
  • Circuits amplificateurs
  • Circuits oscillants
  • Circuits électroniques multiphases
  • Conducteurs et câbles
  • Théorie des bandes AM et FM
  • Équipement audio et vidéo
  • Circuits numériques
  • Ordinateurs et périphériques

La seconde partie de l’instruction se fait à l’École de technologie et du génie aérospatial des Forces armées de Borden, en Ontario. L'instruction dure environ 24 semaines et porte sur les sujets suivants :

  • Mécanique générale
  • Entretien courant d’aéronefs
  • Dispositifs à semi-conducteurs
  • Logique numérique
  • Câblage d’aéronefs
  • Théorie des magnétrons, des klystrons, des tubes à onde progressive et des micro-ondes
  • Techniques informatiques et architecture d’ordinateur
  • Inspection et réparation de :
    • Indicateurs/afficheurs
    • Circuits anémométriques
    • Instruments de vol
    • Compas
    • Enregistreurs de données de vol et de radiobalises
    • Calculateurs de données aérodynamiques
    • Systèmes de commandes automatiques de vol, de guerre électronique, de navigation, de communications radar, de traitement de données de vol et d’affichage de données d’avionique ou d’affichage polyvalent d’avionique et d’aéronautique

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Techniques d’instruction
  • Techniques d’étalonnage
  • Assurance de la qualité
  • Détection et analyse de défectuosités par ordinateur
  • Soudage de haute fiabilité
  • Cours portant sur un type d’aéronef précis

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les techniciens en systèmes avioniques qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Administration technique
  • Leadership et gestion

Retour au début

Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme d’études collégiales, les FAC décideront si votre programme de formation remplit les critères du poste, et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la formation en cours d’emploi militaire sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme d’instruction et d’études subventionnées à l’intention des militaires du rang (PIES-MR)

Comme le poste en question nécessite une formation spécialisée, les FAC paieront les frais de scolarité des recrues retenues qui suivent un programme agréé d’un collège canadien. Les étudiants du PIES-MR suivent la qualification militaire de base et une formation en cours d’emploi durant les mois d’été. Le salaire à temps plein comprend les soins médicaux et dentaires, ainsi que des vacances payées (à plein salaire). En échange du paiement des études collégiales, les candidats s’engagent à servir dans les FAC pendant une certaine période de temps. Si vous voulez participer au programme, vous devez faire une demande auprès des FAC et du collège approprié. Pour de plus amples renseignements, consultez les Études payées

Retour au début

Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de l’Aviation royale canadienne dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les techniciens en avionique servent auprès de l’Aviation royale canadienne. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans des bases des FAC et auprès d’unités tactiques à différents endroits au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Par suite de l’instruction de base, les techniciens en avionique suivront le cours d’électronique orienté vers la pratique dispensé par l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario, d’une durée d’environ 30 semaines. Lorsqu’ils auront terminé ce cours avec succès, ils recevront leur instruction commune de base et suivront le cours destiné aux techniciens en avionique à l’École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes. Cette étape dure environ 47 semaines. Les candidats au poste de technicien en avionique peuvent s’attendre à consacrer environ 77 semaines à leur instruction spécialisée.

Environnement de travail

Les membres de la Réserve aérienne reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière, et ils sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que ces derniers. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail, et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Les membres de la Force de réserve reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

Retour au début

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Déclaration de confidentialité

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :