Technicien en systèmes d'armement

Description du travail

Les techniciens en systèmes d’armement sont chargés de la maintenance des systèmes d’armement d’un aéronef. Ils doivent également veiller à l’entreposage et à la manipulation des explosifs ainsi qu’à la neutralisation des explosifs et munitions pour l’Aviation royale canadienne.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Mettre à l’essai, inspecter et réparer les systèmes d’armement aériens
  • Exécuter les vérifications d’assurance de la qualité
  • Remplir et tenir à jour les formulaires et les données statistiques sur les aéronefs
  • S’acquitter de tâches liées à la manœuvre des aéronefs, notamment :
    • Stationnement
    • Remorquage
    • Guidage au sol
    • Démarrage
    • Avitaillement
    • Nettoyage
    • Déglaçage
    • Chargement et déchargement des armes
    • Systèmes d’armement
  • Utiliser du matériel de soutien des aéronefs
Transcription

AUGER : Je suis le Caporal Alexandre Auger de Saguenay, Québec – technicien en systèmes d’armement aérien présentement affecté à la 3e Escadre de Bagotville.

VOYER : Et je suis le Caporal-chef Guillaume Voyer de Saint-Eustache Québec – technicien en systèmes d’armement aérien, au 3e Escadron de maintenance Air à Bagotville.

En tant que technicien en systèmes d’armement aérien, on travaille dans des hangars et sur les aires de trafic pour installer, réparer et tester des systèmes d’armes complexes.

Notre travail, c’est de s’assurer que tous les systèmes sur l’avion sont en état de vol. Aussi, c’est nous autres qui va faire le chargement / déchargement des armes sur l’avion.

AUGER : C’est un travail qui est très diversifié. On est qualifié sur les bombes. On est qualifié sur les missiles. On est qualifié sur les leurres et paillettes. On fait du «20 millimètres». Mais sans armement, la force aérienne serait pas vraiment nécessaire à part pour le côté transport. Si on parle au niveau de la flotte de chasse du F-18, il servirait pas à grand chose sans armement, vraiment. Ça serait un gros jet qui irait vraiment vite puis qui coûterait vraiment cher.

VOYER : On travaille aussi dans les installations où sont entreposées et entretenues les composants mécaniques et électroniques qui donnent leur puissance à ces systèmes d’armes.

On exerce notre métier aux bases aériennes partout au pays, à bord des navires sur nos hélicoptères maritimes et partout où sont déployés nos escadrons.

En tant que membre de l’équipe de maintenance d’aéronefs, on travaille avec les techniciens en systèmes aéronautiques et avioniques pour s’assurer que chaque aéronef qui décolle est équipé pour remplir sa mission.

Quand on fait le chargement ou le déchargement du CF-18, on travaille toujours en équipe de trois. Moi, je suis un gars qui aime bien travailler en équipe, puis je trouve ça un bon côté de ce métier-là.

AUGER : Il y a quand même une certaine fierté associée avec ce qu’on fait. C’est la même chose qu’un technicien qui travaille sur l’avion. Quand il répare son avion, qu’il est sûr que l’avion va voler, puis qu’il va bien voler, puis qu’il va avoir la confiance de son pilote. Nous, quand on prépare l’armement, on sait qu’on va avoir la confiance des gens qui l’utilisent.

VOYER : L’aspect le plus génial du métier de technicien en systèmes d’armement aérien, ce sont les armes elles-mêmes.

Moi, j’ai toujours aimé ça, les explosifs puis l’armement. Donc, c’est le fun. Il y a toujours un «thrill», si on veut, de charger ça sur l’avion. Il y ce qu’on appelle aussi la neutralisation d’explosifs. Notre travail, c’est de neutraliser les munitions non-explosées.

AUGER : On rend sécuritaire une arme ou une matière explosive qui a été trouvée. Donc, la plupart du temps, ça consiste à la faire sauter.

AUGER : Lorsque tu te joins à la Force aérienne, ta carrière commence par la formation militaire de base. Ensuite, tu reçois ta formation spécialisée en opérations de piste et en systèmes d’armement aérien.

VOYER : Tu passes environ six mois à l’École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes à Borden, en Ontario.

AUGER : À Borden, tu apprends les notions élémentaires des systèmes d’armement aérien de l’arsenal canadien : leur fonctionnement, comment les installer et les démonter, les charger, les entreposer et en faire l’essai.

VOYER : La formation insiste tout particulièrement sur l’entreposage et la neutralisation d’explosifs. Tu passeras aussi du temps sur les pistes pour apprendre à effectuer l’entretien courant des aéronefs dans toutes les conditions.

VOYER : Une fois ton cours terminé, tu seras affecté à un escadron de chasseurs CF18 à Cold Lake, en Alberta ou à Bagotville, au Québec ou encore à des escadrons qui disposent d’aéronefs pourvus de systèmes d’armement.

AUGER : Pendant ta formation en cours d’emploi, tu travailleras sur ces aéronefs et tu verras à quel point les équipages comptent sur les techniciens en systèmes d’armement aérien et sur les équipes de maintenance d’aéronef pour voler en toute sécurité et accomplir leurs missions.

VOYER : Au début, on est nerveux un petit peu, mais à la longue, ça va s’estomper graduellement. Mais il faut toujours se garder un petit… il faut toujours respecter l’arme. Il faut garder en tête qu’on travaille avec des explosifs.

VOYER : On n’est pas tout le temps pris dans un bureau, on travaille à l’extérieur. Aussi, on va être appelé à aller voyager beaucoup : aller au Etats-Unis s’entraîner avec les Américains. À quelques reprises aussi, aller en Europe, ce qui est très intéressant. Ça permet de voir le monde un peu, de voyager.

AUGER : Il y a un certain sens de satisfaction quand on va sur le champ de tir, puis on voit une bombe que nous ou bien que nos collègues, on a montée, qu’on a préparée. De la voir «petter» sur le champ de tir, c’est assez plaisant.

Aperçu

Environnement de travail

Les techniciens en systèmes d’armement sont principalement affectés à une base aérienne, où ils travaillent dans un atelier de maintenance d'aéronefs, dans un hangar de maintenance, à bord d’aéronefs, dans un laboratoire ou sur la ligne de vol. Toutefois, ils peuvent aussi travailler en mer à bord de navires ou être déployés dans un aérodrome. Ils sont aussi appelés à effectuer certaines tâches en vol. En termes géographiques, le lieu d’emploi peut varier entre des bases et des escadres des Forces armées canadiennes (FAC) au Canada, notamment dans l’Arctique, et partout dans le monde afin de respecter les engagements internationaux pris par le Canada.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un technicien en systèmes d’armement entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Une fois que les techniciens  auront achevé la formation obligatoire, ils seront affectés à une unité au Canada pour suivre leur formation en cours d’emploi sur l’équipement et l’aéronef propres à leur unité d’attache. Les techniciens en systèmes d’armement qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Mécanicien/ Mécanicienne et inspecteur d’aéronefs
  • Technicien/ Technicienne et technologue en génie électrique/électronique
  • Contremaître de dépôt d’explosifs et de munitions

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des FAC; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Instruction élémentaire de l'Aviation royale canadienne

Avant de commencer la formation dans le domaine que vous avez choisi, vous suivrez un cours de quatre jours visant à vous familiariser au milieu de travail et à la culture de l’Aviation royale canadienne.

Instruction professionnelle de niveau élémentaire

Vous suivrez ensuite  le cours donné à l’École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes de Borden, en Ontario. L’instruction dure environ 32 semaines et porte sur les sujets suivants :

  • Utiliser des outils et le matériel nécessaire aux essais et au soutien
  • Remplir les fiches des aéronefs et de matériel de soutien de la maintenance des aéronefs (MSMA)
  • Exécuter des tâches d’entretien courant sur la ligne de vol
  • Assurer la maintenance des systèmes d’armement des aéronefs
  • Procéder au chargement et au déchargement des armes
  • Contrôler les réserves d’explosifs
  • Entreposer les explosifs
  • Assurer l’entretien des explosifs et du matériel auxiliaire
  • Travailler dans des sites de destruction
  • Éliminer les réserves de munitions excédentaires ou périmées

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Neutralisation de munitions classiques (cours avancé)
  • Neutralisation de dispositifs explosifs de circonstance (opérateur ou adjoint)
  • Cours de maintenance des missiles
  • Spécialiste des polygones de tir aérien
  • Technique d’instruction
  • Cours propres à un type d’aéronef
  • Gestion du cycle de vie du matériel

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les techniciens en systèmes d’armement qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Administration technique
  • Leadership et gestion

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de l’Aviation royale canadienne dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Instruction de la Force de Réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Par suite de l’instruction de base, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées.

Environnement de travail

Les membres de la Réserve aérienne sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que leurs homologues de la Force régulière. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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