Chercheur / Chercheuse en communications

Description du travail

Les chercheurs en communications interceptent et analysent les transmissions électroniques, dont les communications de forces étrangères. Ils protègent également les réseaux informatiques du gouvernement du Canada.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Réunir, traiter, analyser des données sur l’activité électromagnétique dans le spectre des radiofréquences en utilisant du matériel ultramoderne et faire un rapport sur les résultats
  • Gérer et protéger les réseaux informatiques
  • Veiller à ce que la technologie de l’information soit protégée
  • Utiliser des publications classifiées et les tenir à jour
Transcription

CHERCHEUR / CHERCHEUSE EN COMMUNICATIONS

DANS LES FORCES ARMÉES CANADIENNES

TEASER

À la fine pointe des nouvelles technologies, dans un monde secret et mystérieux, ces détectives d’élite sont à l’affût pour intercepter toute menace envers notre pays.

Ce sont les chercheurs en communications. De leurs quartiers secrets au Canada, et de partout au monde où ils sont déployés, ils interceptent et interprètent des informations que l’ennemi ne destinait surtout pas à des oreilles canadiennes.

MAIN VIDEO

Je suis le caporal Gabriel Cossette, de Québec, chercheur en communications affecté au 21e Régiment de guerre électronique à Kingston, en Ontario.

Et je suis le caporal-chef Philippe Juteau, de Val-d’Or en Abitibi, chercheur en communications présentement affecté à la Station des Forces armées canadiennes Leitrim, à Ottawa.

COSSETTE : Si vous aimez rester à l’affût des événements mondiaux et des technologies de communications émergentes et que vous avez un talent pour les langues étrangères, devenir un chercheur en communications peut être le bon choix pour vous!

JUTEAU : En tant que chercheurs en communications, nous nous servons du matériel le plus avancé au monde pour intercepter des transmissions électroniques et des données informatiques étrangères.

JUTEAU : Les chercheurs en communications, on intercepte et analyse des télécommunications des adversaires étrangers pour créer des indications, des avertissements pour aider le commandant à prendre des décisions sur le terrain.

JUTEAU : Nous possédons la plus haute cote de sécurité nationale, et pour nos commandants, nous représentons une protection additionnelle.

COSSETTE : Les opérateurs en guerre électronique faisant partie du groupe professionnel de chercheurs en communications se servent également de technologies de communications à la fine pointe. Mais, notre bureau se trouve à l’arrière d’un véhicule blindé ou sur le terrain avec notre trousse de matériel de guerre électronique que nous portons dans un sac à dos.

COSSETTE : Ça nous permet de travailler jointement avec l’infanterie et d’autres unités de combat directement en opérations.

JUTEAU : Les chercheurs en communications servent dans toutes les branches des Forces armées canadiennes. Nous volons avec les Forces aériennes, naviguons avec la Marine et sommes sur le terrain avec l’Armée, peu importe où les militaires sont envoyés en mission dans le monde.

JUTEAU : J’ai eu l’occasion de faire deux déploiements, un à Kandahar en Afghanistan, à l’équipe de reconstruction provinciale. Je prenais soin d’une salle de serveurs qui donnait des indications et avertissements pour le commandant sur le terrain. Ensuite, j’ai déployé sur un navire de sa majesté canadien dans le cadre de l’Opération Réassurance. Nous sommes allés dans la mer Méditerranée et aussi dans la mer Noire. C’était très intéressant de savoir qu’on pouvait faire une différence dans le monde.

COSSETTE : Les comptes rendus du renseignement que je fournis aux commandants sur le terrain leur donnent de l’information qui peut sauver la vie de leurs militaires, ou leur donner un avantage tactique.

COSSETTE : Le monde des communications et le métier de chercheur en communications, c’est très intéressant parce qu’on a la possibilité d’utiliser du matériel électronique et informatique à la fine pointe de la technologie et, vraiment, on a l’impression d’avoir accès à de l’information que les gens de tous les jours n’ont pas.

JUTEAU : Les patrons sont au courant que les technologies de l’information, ça se développe tellement rapidement que nous devons d’être agiles, donc ils nous donnent vraiment du pouvoir pour pousser vers l’avant et puis toujours s’améliorer.

COSSETTE : En tant qu’unité de l’Armée, la vie au 21 GE comprend le perfectionnement de techniques de campagnes et des compétences de soldat, comme celles relatives à la patrouille, aux armes légères et à la guerre en hiver.

COSSETTE : Par cette avenue, j’ai eu l’occasion de travailler jointement avec non seulement les Forces canadiennes mais aussi avec des forces alliées comme le corps de Marines des États-Unis.

COSSETTE : Après la formation militaire de base, la formation spécialisée pour devenir chercheurs en communications a lieu à l’École de l’électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario. 

JUTEAU : Après le cours à Kingston, j’ai été affecté ici, à Leitrim. Nous sommes installés pour travailler avec la haute technologie à la fine pointe, nous concevons nos propres systèmes et nous créons nos propres réseaux.

JUTEAU : Les langues étrangères sont très utiles pour le métier, aussi les connaissances techniques qui peuvent bénéficier le métier. Énormément d’apprentissage à faire, énormément d’opportunités pour apprendre aussi. Donc, c’est pas parce qu’on est junior qu’on peut pas participer réellement à la mission. On est constamment mis à défi pour apprendre des nouvelles choses puis vraiment participer à la mission.

COSSETTE : À mesure que vous progressez dans votre carrière, le nombre de possibilités d’affectations et de déploiements augmente. Ce groupe professionnel comprend beaucoup de postes à l’étranger, y compris à Hawaï et à Colorado Springs. Il y a également des postes au Royaume-Uni et en Australie.

COSSETTE : Être chercheur en communications, c’est avoir accès à de l’information que pas tout le monde a accès, et cette information peut sauver des vies. Et lorsque c’est mis en application et que ça porte fruit, c’est très satisfaisant comme sentiment.

JUTEAU : Je dirais que s’ils cherchent une carrière intéressante avec de très grand défis, les Forces armées canadiennes et, entre autres, le métier de chercheur en communications, c’est vraiment intéressant pour ça. Définitivement, nous avons des opportunités de voyager dans le monde puis d’avoir un impact probablement plus grand qu’ils peuvent imaginer.

Aperçu

Environnement de travail

Les chercheurs en communications traitent des renseignements de nature extrêmement délicate dans une installation hautement sécurisée et à accès restreint. Ils travaillent généralement par quarts, mais ils ont souvent la possibilité de travailler à des heures régulières ou de participer à des opérations partout dans le monde.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un chercheur en communications entièrement formé est de 49 440 $ par année. Cependant, après quatre années de service militaire et la réussite de la formation professionnelle intermédiaire, le salaire peut monter jusqu’à 63 300 $ par année. Les chercheurs en communications qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Expert-conseil en sécurité informatique
  • Spécialiste des interventions en cas d’incidents informatiques
  • Analyste du renseignement
  • Contrôleur de satellite au sol

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous  conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Cours de qualification de soldat

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Techniques individuelles de campagne

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez ensuite l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes, située à Kingston, en Ontario, pendant 45 semaines. À l’aide de cours théoriques, de démonstrations, de travaux pratiques et de simulations, le cours aborde les aspects fondamentaux suivants :

  • Mathématiques du renseignement d’origine électromagnétique
  • Règles et procédures des communications
  • Radiogoniométrie
  • Systèmes de transmission des données
  • Fonctionnement du matériel auxiliaire

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Opérateur de radiogoniomètre à haute fréquence
  • Chercheur mobile
  • Télécommunications par satellite
  • Langues étrangères
  • Soutien des réseaux informatiques
  • Administration des systèmes
  • Opérateur de code morse

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les chercheurs en communications qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours suivants sont inclus :

  • Opérateur – développement des transmissions
  • Opérateur linguistique

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, y compris le cours de mathématiques avancées de 10e année ou le cours de mathématiques 426 au Québec. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Armée

Servir dans la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve travaillent généralement à temps partiel au sein d’une unité de la Réserve située dans leur région. Ils ne sont pas affectés à l’étranger ou obligés de déménager. Cependant, ils peuvent se porter volontaires pour déménager dans une autre base. Ils peuvent également se porter volontaires pour être déployés dans le cadre d’une mission militaire au Canada ou à l’étranger.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve suivent leur instruction avec leur unité d’appartenance afin de s’assurer qu’ils répondent aux normes professionnelles requises pour cet emploi. Si une instruction supplémentaire est nécessaire pour l’acquisition de compétences spécialisées, l’unité d’appartenance se chargera de prendre les dispositions requises.

Environnement de travail

Généralement, les membres de la Force de réserve travaillent ou suivent leur instruction au moins quatre soirs et un week-end par mois avec leur unité d’appartenance, et ce, chaque année, de septembre à mai. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force de réserve et ont droit à des avantages sociaux raisonnables. Il existe deux unités offrant des possibilités d’emploi en tant que chercheur en communications (une à Ottawa et l’autre à Kingston, en Ontario). Les chercheurs en communications travaillent dans un environnement hautement sécurisé et à accès restreint puisqu’ils traitent de l’information de nature extrêmement délicate.

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