Communicateur naval / Communicatrice navale

Description du travail

Les communicateurs navals établissent et gèrent tous les circuits externes vocaux, de radio télétype et de données, en plus de fournir des renseignements tactiques en temps réel au moyen de communications visuelles et électroniques pour appuyer les opérations.

Les communicateurs navals établissent et entretiennent les communications avec les réseaux nationaux et alliés sur des radiofréquences nécessaires à la coordination de la mission, et ce, à l’aide de transmissions tactiques en visibilité directe, à grande distance et par satellite. Ils donnent aussi des conseils au commandement au sujet de signaux tactiques et de manœuvres de navire ainsi que de coder/décoder et de diffuser des signaux tactiques et de manœuvre.

Leurs principales fonctions sont les suivantes :

  • Radio télétypes
  • Réseaux informatiques
  • Communications par satellite et communications tactiques en phonie et par moyens visuels
  • Réseaux d’ordinateurs classifiés et non classifiés
  • Réseau informatisé de traitement des messages
  • Systèmes de contrôle des radiocommunications
  • Matériel cryptographique et équipement de télécommunications par satellite servant aux échanges de données et d’images à haute vitesse
Transcription

Communicateur naval / Communicatrice navale

DANS LES FORCES CANADIENNES

Je suis le matelot de 1re classe Marc Tremblay de Cowansville, au Québec, communicateur naval à bord de la frégate Ville de Québec.

Et je suis le matelot-chef Patrick Huot, de Loretteville, Québec, communicateur naval présentement affecté au Quartier général de la Marine à Halifax, Nouvelle-Écosse.

HUOT : Le communicateur naval est au cœur de l’action : à la passerelle de commandement et dans la salle de contrôle des communications des destroyers, des frégates, et dans les sous-marins, lors de missions allant des exercices multinationaux et la lutte à la contrebande aux opérations contre les actes de piraterie près des côtes africaines.

TREMBLAY : Les expertises du communicateur naval relèvent à la fois des technologies de pointe comme les communications par satellite et de la tradition navale où on fait toujours usage de drapeaux, du code Morse visuel, et de communications en phonie.

HUOT : Tout qu’est-ce qui est messages, que ce soit électronique, tous les signaux codés ou décodés, c’est les communicateurs navals qui font ça.

TREMBLAY : On est aussi les spécialistes responsables d’installer, d’administrer et d’entretenir les réseaux et protocoles informatiques de bord.

HUOT : Sans communication, y a pas de coopération, entre aucune unité. Que ce soit à terre, que ce soit avec les autres pays, que ce soit avec d’autres unités en mer, ça prend des communications. C’est pas juste une façon de dire : je prends le téléphone, j’appelle. C’est beaucoup plus compliqué que ça. On travaille avec des fréquences, des différents niveaux de puissance, on encode, on décode, ça prend une connaissance des codes.

TREMBLAY : Il faut savoir surveiller plusieurs canaux radio sur lesquels circulent une foule de transmissions protégées, tout en gardant l’œil sur une douzaine de navires militaires et commerciaux sur une mer houleuse. Une seule erreur peut causer une collision entre de gros navires qui se déplacent vite.

HUOT : Communicateur naval, c’est toujours un métier qui développe. Ça arrête jamais. Tu peux performer et apprendre.

HUOT : Pour moi, ce qu’il y a de plus excitant dans le métier de communicateur naval, c’est d’être au cœur de l’action sur la passerelle de commandement d’un navire de guerre.

TREMBLAY : Je dirais, le plaisir de travailler sur la passerelle pendant qu’on voyage en convoi, que ce soit avec d’autres navires de guerre canadiens ou avec des navires de l’OTAN ou des Nations unies, c’est de faire des manœuvres. Et quand on est prêts, tous les bateaux bougent en même temps.

HUOT : L’information n’arrête jamais. Qu’on soit en mer, en exercice, en grosses opérations, ou qu’on soit au port, que ce soit même pendant les vacances des Fêtes, l’information se promène toujours.

TREMBLAY : J’aime le fait que ce métier nous emmène sur toutes les mers et tous les océans de la planète. Avec nos connaissances en informatique et en communications, on peut fournir du renfort à l’Armée de terre, en Afghanistan, par exemple, ou partout où on a besoin de notre expertise. Le métier offre aussi des formations spécialisées allant des technologies des réseaux informatiques et la cryptographie jusqu’à la plongée sous-marine.

HUOT : Pour devenir communicateur naval, pas nécessaire d’être un maniaque de technologie. Après ta qualification militaire de base et une instruction propre à la marine, tu vas à Esquimalt, en Colombie-Britannique, pour des formations en théorie de la communication radio et en techniques informatiques et leur rôle lors d’une mission.

TREMBLAY : Tu y suis des cours portant aussi bien sur la sécurité des communications et des systèmes informatiques que sur les manœuvres de la flotte.

HUOT : L’école navale te donne d’excellentes connaissances en informatique, en codage et décodage de communications classifiées et en gestion des fréquences, sur le fonctionnement et l’entretien des équipements sophistiqués de la passerelle de commandement, de la salle de contrôle des communications et des stations radio navales des deux côtes.

TREMBLAY : Une fois diplômé, tu es affecté à un navire à Esquimalt ou à Halifax. Ta première période de service dure deux à trois ans.

HUOT : Pour moi, le plus grand défi est de garder son sang-froid malgré la pression. Les navires que tu vois parfois en formation évoluent par notre entremise.

TREMBLAY : Le travail d’un communicateur naval, c’est vraiment un travail… faut être minutieux dans ce qu’on fait. Faut que t’aies le souci du détail.

HUOT : Il faut savoir où chaque navire se trouve et s’il faut modifier le parcours, on n’a pas droit à l’erreur.

TREMBLAY : Mais à bord d’un navire de guerre, les communicateurs navals n’ont pas toujours le casque d’écoute sur la tête. On a aussi nos tâches de marins: on participe à l’entretien du navire, aux opérations de recherche et sauvetage, ainsi qu’aux opérations de protection de la force, d’arraisonnement et de ravitaillement en mer.

C’est vraiment très diversifié. T’as ton métier plus plein d’autres choses à faire à côté. Ton métier est plus, je dirais, intellectuel, puis les autres tâches à côté sont plus physiques. Donc, c’est un bon complément au niveau travail.

HUOT : Y a toujours quelque chose de nouveau, y a toujours quelque chose à apprendre.

TREMBLAY : C’est sûr que, oui, ça peut être très exigeant, mais à la fin de la journée, ce que t’as fait, c’est gratifiant. T’as l’impression que t’as fait quelque chose. Quand on arrive dans les ports souvent pour se reposer, y a beaucoup de monde qui sortent ensemble, puis y a beaucoup de plaisir. Je dirais que la Marine, oui, on travaille beaucoup, mais c’est un monde de plaisir aussi, en même temps.

TITRE:
COMMUNICATEUR NAVAL / COMMUNICATRICE NAVALE

DANS LES FORCES CANADIENNES

Aperçu

Environnement de travail

Les chercheurs en communications traitent des renseignements de nature extrêmement délicate dans une installation hautement sécurisée et à accès restreint. Ils travaillent généralement par quarts, mais ils ont souvent la possibilité de travailler à des heures régulières ou de participer à des opérations partout dans le monde.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un chercheur en communications entièrement formé est de 49 440 $ par année. Cependant, après quatre années de service militaire et la réussite de la formation professionnelle intermédiaire, le salaire peut monter jusqu’à 63 300 $ par année. Les chercheurs en communications qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Expert-conseil en sécurité informatique
  • Spécialiste des interventions en cas d’incidents informatiques
  • Analyste du renseignement
  • Contrôleur de satellite au sol

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous  conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Cours de qualification de soldat

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Techniques individuelles de campagne

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez ensuite l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes, située à Kingston, en Ontario, pendant 45 semaines. À l’aide de cours théoriques, de démonstrations, de travaux pratiques et de simulations, le cours aborde les aspects fondamentaux suivants :

  • Mathématiques du renseignement d’origine électromagnétique
  • Règles et procédures des communications
  • Radiogoniométrie
  • Systèmes de transmission des données
  • Fonctionnement du matériel auxiliaire

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Opérateur de radiogoniomètre à haute fréquence
  • Chercheur mobile
  • Télécommunications par satellite
  • Langues étrangères
  • Soutien des réseaux informatiques
  • Administration des systèmes
  • Opérateur de code morse

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les chercheurs en communications qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours suivants sont inclus :

  • Opérateur – développement des transmissions
  • Opérateur linguistique

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, y compris le cours de mathématiques avancées de 10e année ou le cours de mathématiques 426 au Québec. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Armée

Servir dans la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve travaillent généralement à temps partiel au sein d’une unité de la Réserve située dans leur région. Ils ne sont pas affectés à l’étranger ou obligés de déménager. Cependant, ils peuvent se porter volontaires pour déménager dans une autre base. Ils peuvent également se porter volontaires pour être déployés dans le cadre d’une mission militaire au Canada ou à l’étranger.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve suivent leur instruction avec leur unité d’appartenance afin de s’assurer qu’ils répondent aux normes professionnelles requises pour cet emploi. Si une instruction supplémentaire est nécessaire pour l’acquisition de compétences spécialisées, l’unité d’appartenance se chargera de prendre les dispositions requises.

Environnement de travail

Généralement, les membres de la Force de réserve travaillent ou suivent leur instruction au moins quatre soirs et un week-end par mois avec leur unité d’appartenance, et ce, chaque année, de septembre à mai. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force de réserve et ont droit à des avantages sociaux raisonnables. Il existe deux unités offrant des possibilités d’emploi en tant que chercheur en communications (une à Ottawa et l’autre à Kingston, en Ontario). Les chercheurs en communications travaillent dans un environnement hautement sécurisé et à accès restreint puisqu’ils traitent de l’information de nature extrêmement délicate.

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