Communicateur naval / Communicatrice navale

Nous embauchons : nous acceptons actuellement les candidatures pour ce poste par le biais de l'enrôlement direct.

*Nouveau – Prime à la signature!

Les FAC sont fières d’annoncer l’instauration d’une prime à la signature pour les personnes ayant achevé certains programmes de formation reconnus ou possédant l’expérience pratique requise. Vous pourriez avoir droit à une indemnité de recrutement de 10 000 $ ou de 20 000 $ (selon votre niveau d’études, votre expérience et vos accréditations). Veuillez communiquer avec le bureau de recrutement de votre région pour en savoir plus.

Description du travail

Les communicateurs navals établissent et gèrent tous les circuits externes vocaux, radiotéléimprimeurs et de données, en plus de fournir des renseignements tactiques en temps réel pour appuyer les opérations.

Ils établissent et entretiennent les communications avec les réseaux nationaux et alliés sur des radiofréquences nécessaires à la coordination de la mission, et ce, à l’aide de transmissions tactiques en visibilité directe, à grande distance et par satellite. Les communicateurs navals sont aussi chargés de donner des conseils au commandement ainsi que de coder/décoder et de diffuser des signaux tactiques et de manœuvre du navire. Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Radiotéléimprimeurs
  • Réseaux informatiques
  • Communications tactiques en phonie, par moyens visuels et par satellite
  • Réseaux d’ordinateurs classifiés et non classifiés
  • Réseau informatisé de traitement des messages
  • Systèmes de contrôle des radiocommunications
  • Matériel cryptographique et équipement de télécommunications par satellite servant aux échanges de données et d’images à haute vitesse
Transcription

Communicateur naval / Communicatrice navale

DANS LES FORCES CANADIENNES

Je suis le matelot de 1re classe Marc Tremblay de Cowansville, au Québec, communicateur naval à bord de la frégate Ville de Québec.

Et je suis le matelot-chef Patrick Huot, de Loretteville, Québec, communicateur naval présentement affecté au Quartier général de la Marine à Halifax, Nouvelle-Écosse.

HUOT : Le communicateur naval est au cœur de l’action : à la passerelle de commandement et dans la salle de contrôle des communications des destroyers, des frégates, et dans les sous-marins, lors de missions allant des exercices multinationaux et la lutte à la contrebande aux opérations contre les actes de piraterie près des côtes africaines.

TREMBLAY : Les expertises du communicateur naval relèvent à la fois des technologies de pointe comme les communications par satellite et de la tradition navale où on fait toujours usage de drapeaux, du code Morse visuel, et de communications en phonie.

HUOT : Tout qu’est-ce qui est messages, que ce soit électronique, tous les signaux codés ou décodés, c’est les communicateurs navals qui font ça.

TREMBLAY : On est aussi les spécialistes responsables d’installer, d’administrer et d’entretenir les réseaux et protocoles informatiques de bord.

HUOT : Sans communication, y a pas de coopération, entre aucune unité. Que ce soit à terre, que ce soit avec les autres pays, que ce soit avec d’autres unités en mer, ça prend des communications. C’est pas juste une façon de dire : je prends le téléphone, j’appelle. C’est beaucoup plus compliqué que ça. On travaille avec des fréquences, des différents niveaux de puissance, on encode, on décode, ça prend une connaissance des codes.

TREMBLAY : Il faut savoir surveiller plusieurs canaux radio sur lesquels circulent une foule de transmissions protégées, tout en gardant l’œil sur une douzaine de navires militaires et commerciaux sur une mer houleuse. Une seule erreur peut causer une collision entre de gros navires qui se déplacent vite.

HUOT : Communicateur naval, c’est toujours un métier qui développe. Ça arrête jamais. Tu peux performer et apprendre.

HUOT : Pour moi, ce qu’il y a de plus excitant dans le métier de communicateur naval, c’est d’être au cœur de l’action sur la passerelle de commandement d’un navire de guerre.

TREMBLAY : Je dirais, le plaisir de travailler sur la passerelle pendant qu’on voyage en convoi, que ce soit avec d’autres navires de guerre canadiens ou avec des navires de l’OTAN ou des Nations unies, c’est de faire des manœuvres. Et quand on est prêts, tous les bateaux bougent en même temps.

HUOT : L’information n’arrête jamais. Qu’on soit en mer, en exercice, en grosses opérations, ou qu’on soit au port, que ce soit même pendant les vacances des Fêtes, l’information se promène toujours.

TREMBLAY : J’aime le fait que ce métier nous emmène sur toutes les mers et tous les océans de la planète. Avec nos connaissances en informatique et en communications, on peut fournir du renfort à l’Armée de terre, en Afghanistan, par exemple, ou partout où on a besoin de notre expertise. Le métier offre aussi des formations spécialisées allant des technologies des réseaux informatiques et la cryptographie jusqu’à la plongée sous-marine.

HUOT : Pour devenir communicateur naval, pas nécessaire d’être un maniaque de technologie. Après ta qualification militaire de base et une instruction propre à la marine, tu vas à Esquimalt, en Colombie-Britannique, pour des formations en théorie de la communication radio et en techniques informatiques et leur rôle lors d’une mission.

TREMBLAY : Tu y suis des cours portant aussi bien sur la sécurité des communications et des systèmes informatiques que sur les manœuvres de la flotte.

HUOT : L’école navale te donne d’excellentes connaissances en informatique, en codage et décodage de communications classifiées et en gestion des fréquences, sur le fonctionnement et l’entretien des équipements sophistiqués de la passerelle de commandement, de la salle de contrôle des communications et des stations radio navales des deux côtes.

TREMBLAY : Une fois diplômé, tu es affecté à un navire à Esquimalt ou à Halifax. Ta première période de service dure deux à trois ans.

HUOT : Pour moi, le plus grand défi est de garder son sang-froid malgré la pression. Les navires que tu vois parfois en formation évoluent par notre entremise.

TREMBLAY : Le travail d’un communicateur naval, c’est vraiment un travail… faut être minutieux dans ce qu’on fait. Faut que t’aies le souci du détail.

HUOT : Il faut savoir où chaque navire se trouve et s’il faut modifier le parcours, on n’a pas droit à l’erreur.

TREMBLAY : Mais à bord d’un navire de guerre, les communicateurs navals n’ont pas toujours le casque d’écoute sur la tête. On a aussi nos tâches de marins: on participe à l’entretien du navire, aux opérations de recherche et sauvetage, ainsi qu’aux opérations de protection de la force, d’arraisonnement et de ravitaillement en mer.

C’est vraiment très diversifié. T’as ton métier plus plein d’autres choses à faire à côté. Ton métier est plus, je dirais, intellectuel, puis les autres tâches à côté sont plus physiques. Donc, c’est un bon complément au niveau travail.

HUOT : Y a toujours quelque chose de nouveau, y a toujours quelque chose à apprendre.

TREMBLAY : C’est sûr que, oui, ça peut être très exigeant, mais à la fin de la journée, ce que t’as fait, c’est gratifiant. T’as l’impression que t’as fait quelque chose. Quand on arrive dans les ports souvent pour se reposer, y a beaucoup de monde qui sortent ensemble, puis y a beaucoup de plaisir. Je dirais que la Marine, oui, on travaille beaucoup, mais c’est un monde de plaisir aussi, en même temps.

TITRE:
COMMUNICATEUR NAVAL / COMMUNICATRICE NAVALE

DANS LES FORCES CANADIENNES

Aperçu

Environnement de travail

À bord des navires, les communicateurs navals vivent des aventures exceptionnelles et font face à des difficultés uniques qui découlent du travail en mer, comme les eaux agitées et le travail par quarts. Ils travaillent principalement dans la salle de contrôle des communications, dans la salle des opérations ainsi que sur la passerelle et le pont de signalisation.

Comme tout le personnel de bord, les communicateurs navals font équipe avec leurs collègues et remplissent d’autres tâches en plus de celles qui sont propres à leur spécialité. Ainsi, ils travaillent comme sentinelles ou à des vigies, agissent comme préposés aux cordages lors du ravitaillement en mer et comme membres d’équipage à l’entrée et à la sortie des ports. De plus, ils participent aux opérations de recherche et sauvetage et d’homme à la mer, sont membres de l’équipe d’intervention d’urgence du navire pour les veilles de sécurité et exécutent régulièrement des travaux d’entretien et de réparation à bord. Au besoin, les communicateurs navals peuvent être appelés à faire partie de l’équipe d’arraisonnement qui inspecte la cargaison des navires suspects et détient leur équipage pendant les inspections.

À terre, les communicateurs navals travaillent dans un environnement de haute sécurité, habituellement dans un bureau situé dans une installation de télécommunications à accès restreint. Ils peuvent remplir toute une gamme de tâches, comme assurer un soutien en matière de communication aux navires et à des établissements à terre, exécuter des fonctions pour faciliter le débit des communications dans les stations radio navales ou occuper des postes d’instructeurs dans les écoles de recrues, de leadership ou de communications.

Salaire et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un communicateur naval entièrement formé est de 60 000 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Les communicateurs navals reçoivent leur première affectation sur un navire basé à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ou à Esquimalt, en Colombie-Britannique.

Les communicateurs navals servent habituellement en mer jusqu’à ce qu’ils obtiennent le grade de matelot de 1re classe. Leur carrière les amène ensuite à occuper des postes en mer et à terre, dans des stations radio et des écoles navales, ou différents postes d’état-major, notamment dans les quartiers généraux et dans les divisions de la Réserve navale du Canada. Les possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement sont accessibles à ceux qui montrent les aptitudes et les prédispositions nécessaires.

Emplois civils équivalents

  • Administrateur de réseaux ou de systèmes informatiques
  • Cryptographe
  • Opérateur radio
  • Contrôleur de la circulation maritime

Retour au début

Formation

Qualification militaire de base

La première étape de l’instruction est le cours de qualification militaire de base (QMB), ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de garantir que toutes les recrues répondent à la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC). Par conséquent, l’entraînement est exigeant physiquement.

Instruction de la Marine

Les recrues de la Marine fréquentent l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt, en Colombie-Britannique, ou à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pendant environ cinq semaines. Cette formation porte sur les sujets suivants :

  • Histoire et organisation de la Marine royale canadienne
  • Lutte contre les incendies et contrôle des avaries à bord des navires
  • Sécurité à bord des navires
  • Services de quart
  • Matelotage

Instruction de qualification professionnelle de base

Les communicateurs navals fréquentent ensuite l’École navale (Pacifique) d’Esquimalt, en Colombie-Britannique, ou l’École navale (Atlantique) d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, pendant environ 29 semaines. Cette formation porte notamment sur les sujets suivants :

  • Sécurité des communications
  • Sécurité des systèmes d’information
  • Procédures élémentaires de communication, par exemple :
    • Théorie élémentaire de la communication radio et techniques informatiques de base
    • Programme A plus et programme Réseau plus
    • Saisie au clavier et traitement des messages
    • Gestion des fréquences
    • Utilisation du matériel de communication radio
    • Manœuvres de la flotte

Instruction spécialisée

Les communicateurs navals peuvent avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées en suivant des cours magistraux ou une formation en cours d’emploi comprenant les cours suivants :

  • Utilisation du central maritime semi-automatique – Cours élémentaire d’opérateur
  • Communications aéronautiques militaires
  • Équipe d’arraisonnement de navires
  • Cours élémentaire de sous-marinier
  • Plongeur de bord
  • Techniques d’instruction

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les communicateurs navals qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Utilisation d’ordinateurs (traitement des messages)
  • Administrateur d’un réseau local
  • Planification et mise en œuvre de directives sur la politique des communications
  • Élaboration et mise à exécution du plan des communications tactiques
  • Sécurité des communications
  • Sécurité des systèmes d’information
  • Gestion des fréquences
  • Manœuvres tactiques de la flotte (niveau supérieur)
  • Cours de leadership et de gestion

Retour au début

Programmes d'enrôlement

Nous embauchons : nous acceptons actuellement les candidatures pour ce poste par le biais de l'enrôlement direct.

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur 4e secondaire au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Marine.

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une des vingt-quatre divisions de la Réserve navale au Canada et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour participer à un déploiement au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires. 

Emploi à temps partiel

Les communicateurs navals servent au sein de la Marine royale canadienne à temps plein ou à temps partiel, en mer à bord de navires ou à terre dans les divisions de la Réserve navale, les écoles de la flotte et les établissements d’instruction à titre d’étudiants ou d’instructeurs. Répartis au sein des vingt-quatre divisions de la Réserve navale et des flottes de l’Atlantique et du Pacifique, ils assurent une présence dans toutes les grandes villes du Canada. Au travail, ils évoluent dans un environnement dynamique et en constante évolution où ils gèrent les communications entrantes et sortantes des navires. Les communicateurs navals sont des spécialistes en sécurité procédurale traitant des renseignements classifiés et de nature extrêmement délicate. Leur expertise comprend les ordinateurs, les réseaux locaux et étendus ainsi que les circuits vocaux et radiotéléimprimeurs. Ils sont également les spécialistes en signalisation tactique de la Marine royale canadienne. Tout au long de leur carrière, les communicateurs navals sont au fait de cette expertise, interagissent avec le commandement et le conseillent à ce sujet.

Instruction de la Force de réserve

Les communicateurs navals de la Force de réserve s’entraînent aux côtés de leurs homologues de la Force régulière à un niveau de compétence comparable à celui de compagnon. L’instruction est structurée et offerte selon un horaire qui favorise des périodes de disponibilités limitées. Toute l’instruction est payée, qu’elle soit faite chez soi, dans une division locale de la Réserve navale ou à d’autres emplacements au Canada, comme Victoria, Québec et Halifax. Les communicateurs navals suivent habituellement la qualification militaire de base (instruction de base) au cours du premier été suivant leur enrôlement dans une division de la Réserve navale. Pendant ce même été, les étudiants suivent également une instruction propre à leur environnement qui leur fait découvrir la vie en mer sur un navire et qui porte entre autres sur la lutte contre les incendies, le contrôle des avaries et les cérémonies à bord des navires. Par la suite, ils suivront l’instruction des communicateurs navals, en ligne et à distance, puis, l’été suivant, ils effectueront un volet en résidence d’une durée de 29 semaines à Esquimalt, en Colombie-Britannique, ou à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 % du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

Retour au début

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :