Officier des transmissions

Description du travail

Les officiers des transmissions fournissent des services de gestion des télécommunications et de l’information à l’appui aux Forces armées canadiennes (FAC), plus particulièrement à l’Armée canadienne ainsi qu’aux unités de commandement.

Ils sont responsables de l’exploitation et de l’entretien de tous les systèmes de communication qui ne sont pas intégrés aux aéronefs, aux embarcations ou aux navires. Ils peuvent être employés dans le cadre de l’élaboration de politiques et de la gestion de projets. De plus, ils participent largement à la conception des systèmes et aux opérations en réseau, et travaillent à l’aide de systèmes et d’équipement de soutien au commandement, notamment :

  • Systèmes d’information automatiques conçus à des fins précises en appui au commandement et au contrôle du champ de bataille, à la reconnaissance et à la surveillance, ainsi qu’à l’acquisition d’objectifs
  • Gamme complète des systèmes radio
  • Capacités de guerre électronique
  • Capacités de guerre cybernétique
  • Capacités de cryptographie et de sécurité des communications
Transcription

OFFICIER DES TRANSMISSIONS

DANS LES FORCES CANADIENNES

Je suis le Capitaine Marc-André Lasalle de Joliette. Je suis officier des transmissions au Quartier général et escadron des transmissions de Valcartier.

Et je suis Mathieu Couillard de Québec. Je suis officier des transmissions, et présentement affecté à la base de Valcartier.

LASALLE: Pour une force de combat moderne, l’information est aussi essentielle que les munitions. C’est pourquoi notre rôle est parmi les plus importants qui soient.

Le rôle de l’officier des transmissions, en fait, c’est de fournir les moyens de commandement et contrôle au commandant, puis à l’état-major.

COUILLARD : Dans les communications maintenant, on ne parle pas seulement de voix, de communications par radio, mais également de transfert de données. Au fur et à mesure que la situation se développe, tous les acteurs des différents lieux doivent être informés de cette situation-là. Donc en cas d’incident critique, c’est très important pour le commandant de pouvoir rejoindre son personnel le plus rapidement possible.

LASALLE : Évidemment, toutes les attaques qui sont menées par l’infanterie sont coordonnées par des moyens de communications, donc de l’équipement radio. Ça, ça fait partie de notre travail. Y a tout ce qui est réseaux informatiques, s’il y a du support aérien qui est requis, du tir d’artillerie, des ordres qui doivent être transmis – tout doit passer par les transmissions, donc c’est un métier qui est essentiel.

COUILLARD : Les officiers des transmissions conçoivent, planifient et gèrent tous ces systèmes perfectionnés. Notre mission est de diriger du personnel chevronné dont des spécialistes en systèmes d’information et de communication, dans les quartiers généraux et les centres de commandement au Canada, à l’étranger et dans des bases isolées.

Les communications se divisent en différents niveaux. On va vouloir communiquer avec Ottawa, on va vouloir communiquer entre un centre de commandement et des sous-unités, et également, on va vouloir communiquer au niveau du personnel sur le terrain. Donc ça l’amène toute une gamme de différents systèmes de communications qu’on doit connaître, allant de la petite radio portative pour parler de troupe à troupe, jusqu’au grand système micro-ondes, en passant par les liens satellite à très haute bande passante pour communiquer avec le quartier général.

LASALLE : C’est certain notre rôle dans le fond, c’est d’être prêt à toute éventualité. Donc le rôle des troupes, c’est de rester prêt à être déployé en tout temps, d’avoir de l’équipement qui est aussi prêt à être déployé. Dans les cinq dernières années, je dirais, il y a eu une évolution incroyable du côté des transmissions. L’équipement change constamment. Je vous dirais qu’on est rendus à la fine pointe de la technologie parce que la technologie change puis il faut suivre le rythme.

LASALLE : Ce qui m’intéresse, c’est certain, c’est l’aspect technologique du métier. Faut constamment se renouveler, puis c’est un aspect qui me force à me garder à jour.

COUILLARD : D’année en année, le métier va complètement changer, au fur et à mesure que la technologie se développe. Dans les Forces canadiennes, on est vraiment à la fine pointe. On n’a pas le choix, on peut pas se permettre de prendre du retard et pour cette raison-là, à chaque année, on voit quelque chose de nouveau arriver. On voit du nouvel équipement, on voit des nouvelles capacités se développer et ça rend mon métier encore plus intéressant.

LASALLE : C’était surtout pour le défi. Je voulais pas nécessairement d’un travail qui était du 9 à 5. Je savais qu’il y avait beaucoup de challenge dans l’armée. Je suis un gars qui était sportif aussi, je savais que ça allait me donner l’opportunité de continuer à rester en forme, en fait.

COUILLARD : Mon travail est souvent dehors, est souvent en mouvement. C’est pas statique, donc ça me permet de vivre une expérience qui est différente de celle d’un ingénieur qui travaille dans un bureau.

LASALLE : Ta carrière d’officier des transmissions commence par la formation de base des officiers, suivie du Cours élémentaire d’officier des transmissions à l’École de l’électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario. Tu y mets en pratique les connaissances acquises en classe pour administrer et diriger une équipe de techniciens sur le terrain.

De Kingston, tu rejoins une troupe ou un peloton des transmissions pour la prochaine phase de ta formation portant sur les communications opérationnelles et le soutien au commandement.

COUILLARD : En début de carrière, la plupart des officiers des transmissions sont affectés à une unité opérationnelle de l’Armée de terre au Canada pour une période de quatre ans.

LASALLE: À mesure que tu acquiers de l’expérience, tu peux t’attendre à jouer un rôle de leader dans un déploiement à l’étranger et à devenir admissible à des études de cycle supérieur, ainsi qu’à du développement professionnel au sein des Forces.

LASALLE : Ça fait un peu plus de 7 ans que je suis dans l’armée. J’ai pas occupé une fonction plus de deux ans consécutivement. Donc, le travail change, on change de position. On n’a pas le temps de s’ennuyer, les défis sont là constamment. Donc, moi ça remplit parfaitement ce à quoi je m’attendais quand je suis rentré dans les Forces.

COUILLARD : Quand j’ai joint les Forces, j’étais étudiant à l’université et l’armée m’apparaissait comme étant une option très intéressante parce que je cherchais avant tout de vivre une expérience avec un groupe, à vivre une expérience d’équipe, puis ensuite comme officier des transmissions, c’est là que je suis allé chercher le côté d’ingénierie, de pouvoir développer les systèmes sans considération nécessairement pour la solution à plus faible coût, mais la solution qui serait la meilleure pour les gens qui vont dépendre de notre travail.

LASALLE : L’expérience la plus marquante, c’est évidemment l’Afghanistan. C’est quelque chose dont je suis fier, puis c’est probablement une des plus grandes réalisations de ma vie d’avoir accompli ça. Moi, j’ai vécu des expériences incroyables depuis 7 ans, des choses que je pensais absolument pas faire quand j’étais à l’université. Du côté civil, c’est sûr qu’il y a plusieurs emplois qui doivent être très stimulants, très intéressants, mais je pense pas qu’on va jamais atteindre le même niveau de défi qu’on peut rencontrer quand on est dans les Forces.

TITRE :
OFFICIER DES TRANSMISSIONS

DANS LES FORCES CANADIENNES

Aperçu

Environnement de travail

Les officiers des transmissions accomplissent leur travail quels que soient le climat, le milieu et les circonstances. Ils peuvent ainsi travailler dans un bureau situé sur une base ou une garnison ou être confronté aux inconforts et dangers du service au sein d’une unité de l’Armée canadienne, d’exercices se déroulant au Canada ou encore d’opérations à l’étranger pouvant entraîner des combats. Ils peuvent être déployés à l’étranger lors de missions, être affecté à un quartier général international ou à un poste permutable ou de liaison dans un pays allié.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un officier des transmissions entièrement formé est de 51 000 $ par année. Cependant, en fonction de l’expérience et de la formation antérieures, le salaire de départ pourrait être plus élevé. Pendant les différents échelons des officiers subalternes, des promotions régulières ont lieu fondées sur l’achèvement de la formation requise et la durée du service en tant qu’officier. Une fois qu’ils sont promus au grade de capitaine, leur salaire atteint environ 74 000 $ par année.

Leur première affectation sera au sein d’une unité opérationnelle de l’Armée canadienne pour les préparer à leur première nomination à un poste de leadership. À cette étape de leur carrière, ils effectueront les tâches d’un officier des transmissions sous supervision. Au fur et à mesure que leur carrière évoluera, ils pourront être employés dans les domaines administratif et technique, et dans le cadre d’opérations.

Les officiers des transmissions qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

Bien qu’aucun emploi civil ne corresponde directement à ce groupe professionnel militaire, les compétences en matière de gestion, de leadership et d’instruction acquises dans le cadre de ce poste sont très prisées par les employeurs.

Retour au début

Formation

Qualification militaire de base des officiers (QMBO)

Après votre enrôlement, vous commencerez la qualification militaire de base des officiers de 15 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Les sujets abordés comprennent les connaissances militaires générales, les principes du leadership, les règlements et coutumes des Forces, le maniement des armes de base et les premiers soins. Vous aurez la possibilité de mettre en application les compétences militaires nouvellement acquises dans le cadre d’exercices d’entraînement portant sur la protection de la force, l’instruction appliquée, la navigation et le leadership. Vous participerez également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours de QMBO est offert en anglais ou en français et sa réussite constitue un préalable à la poursuite de l’instruction.

À la suite de la formation de base des officiers, une formation en seconde langue officielle peut vous être offerte. La formation peut durer de deux à neuf mois selon vos compétences en langue seconde.

Phase commune de l'Armée canadienne

Après l’instruction de base, vous fréquenterez l’École d’infanterie au Centre d’instruction au combat, située à Gagetown, au Nouveau-Brunswick. Vous tirerez parti de l’instruction en matière de leadership que vous avez reçue pendant la formation de base des officiers, en plus d’acquérir les compétences requises pour tous les soldats des armes de combat, y compris des techniques plus poussées liées au maniement d’armes, aux manœuvres en campagne et aux tactiques de la section.

Instruction professionnelle

Vous suivrez ensuite une formation à l’École de l’électronique et des communications des Forces canadiennes, située à Kingston, en Ontario. Pendant cette phase, vous acquerrez les compétences et les connaissances nécessaires pour superviser et mener une section au cours d’opérations tactiques en campagne, et appliquer et renforcer les compétences et les connaissances acquises lors des étapes antérieures de l’instruction. L’accent sera mis sur le leadership et l’administration ainsi que la théorie plus avancée en matière de communications et d’électronique et son application.

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi.

Retour au début

Programmes d'enrôlement

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme universitaire, les FAC détermineront si votre programme d’études remplit les critères du poste et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la qualification d’officier sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR)

Puisqu’un diplôme universitaire est exigé pour accéder à ce poste, les FAC subventionneront les candidats retenus afin qu’ils suivent un programme d’études menant à l’obtention d’un baccalauréat dans une université canadienne. Vous recevrez un salaire à temps plein, ce qui comprend les soins médicaux et dentaires ainsi que des vacances avec plein salaire; en retour, vous devrez travailler pour les FAC pendant un certain temps.

En règle générale, les candidats retenus dans le cadre du PFOR sont admis à titre d’élèves-officiers au sein du système des collèges militaires canadiens, où ils font des études liées au cheminement de leur carrière militaire. Dans certains cas, les FAC peuvent subventionner les élèves-officiers afin qu’ils suivent un programme d’études pertinent menant à l’obtention d’un baccalauréat dans d’autres universités canadiennes. Les élèves-officiers qui étudient dans d’autres universités canadiennes suivent généralement leur formation pendant l’année universitaire normale et participent à une instruction militaire supplémentaire pendant l’été. Si vous décidez de poser votre candidature pour participer à ce programme, vous devez présenter une demande aux FAC ainsi qu’à l’université canadienne de votre choix. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez les Études payées. [link to Études payées page]

Retour au début

Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Armée

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les officiers des transmissions servent dans l’Armée canadienne. Ils sont responsables de l’exploitation et de l’entretien de tous les systèmes de communication qui ne sont pas intégrés aux aéronefs, aux embarcations ou aux navires. Ils peuvent travailler dans les domaines de l’élaboration de politiques, de la gestion de projets, de l’ingénierie de systèmes et de l’exploitation des réseaux. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans l’Armée canadienne et des unités de commandement à différents endroits au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base destinée aux officiers, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. Les officiers des transmissions sont formés à l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

Retour au début

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Déclaration de confidentialité

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :