Spécialiste des systèmes de communication et d’information de l’Armée canadienne

Description du travail

Le rôle des spécialistes des systèmes de communication et d’information de l’Armée canadienne est de fournir des services de communication et d’information avec et sans fil rapides et fiables, grâce à des systèmes de traitement de la voix et des données de pointe. Ils font également partie d’une vaste équipe qui fournit des services de communication et d’information aux unités de l’Armée canadienne et aux Forces armées canadiennes (Fac) partout au pays et dans le monde entier.

Ils ont pour tâche d’installer, de désinstaller, de faire fonctionner, d’entretenir et de réparer des systèmes de communication et d’information de pointe, y compris les éléments suivants :

  • Systèmes d’information et de communication avec ou sans fil
  • Systèmes de communication à large bande par radio, satellite ou micro-ondes
  • Systèmes de communication à large bande par fibre optique ou fil de cuivre
  • Formation relative aux services de communication de la voix et des données
Transcription

SPÉCIALISTE EN SYSTÈMES D’INFORMATION ET DE COMMUNICATION DE L’ARMÉE

DANS LES FORCES CANADIENNES

Je suis Stéphane Marcotte de Québec - spécialiste d’information et de communication de l'Armée, affecté à la garnison Valcartier.

Et je suis le Caporal Pierre (Junior) Parent d’Alfred, Ontario, spécialiste en systèmes d’information et de communication de l'Armée, à Kingston, Ontario.

PARENT : Sur le champ de bataille, l’accès à l’information est vital pour un commandant. C'est pourquoi le maintien de liaisons constantes avec les troupes sur le terrain est une des tâches les plus essentielles que puisse accomplir un soldat.

En tant que spécialiste en systèmes d’information et de communication, on conçoit, installe et entretient les réseaux satellites, sans fil et câblés au soutien de toute mission de l'Armée – que ce soit pour poursuivre l'ennemi, en déploiement humanitaire à la suite d’une catastrophe naturelle, ou pour assurer le flux normal d'information entre les quartiers généraux et nos bases, au pays.

La communication en général, bien évidemment, c’est toujours important. Mettons, dans une situation grave, s’il y a des blessés, sans les communications, en d’autres mots, sans un signaleur, y a personne qui peut apporter l’équipement et l’aide adéquate, parce que – ils savent pas, sont pas là.

Le métier de spécialiste en systèmes d’information et de communication combine les fonctions militaires traditionnelles de l’opérateur des transmissions et du poseur de ligne aux plus récentes technologies en communications.

En tant que poseur de ligne, on peut installer un relais hertzien dans une tour à 150 pieds du sol une journée et le lendemain, épisser des lignes de communication dans une bouche d’accès souterraine.

Et en tant que technologues des systèmes d’information, on administre, entretient et répare les réseaux informatiques à nos bases et quartiers généraux au Canada.

MARCOTTE : En fait, un technicien doit répondre et réparer tout ce qui est équipement, que ce soit informatique ou communications – les radios, serveurs, switches, routeurs – et ça, 24 heures sur 24.

Lorsqu’on est en mission, tout ce qu’on fait c’est pour vrai. S’il y a un véhicule qui arrive dans le milieu de la nuit, leurs communications marchent pas, leurs radios sont brisés, le commandant du véhicule peut rentrer dans ma shoppe de travail, me dire : « On part dans deux heures, j’ai pas de radio, est-ce que tu peux réparer ça ? ». Ça, c’est le genre de défi qu’on aime. On entre là-dedans, on fait notre possible, puis 99% du temps, on réussit à satisfaire le client.

PARENT : Le métier de spécialiste en systèmes d’information et de communication offre une vaste gamme de défis et d’apprentissages, une formation en haute technologie, la chance de travailler en équipe et une camaraderie sans pareil.

PARENT : Ce que j'aime de mon travail, ce sont les déploiements. Dans ce métier, on ne reste pas assis derrière un bureau!

MARCOTTE : En fait, nous, ma roto, j’ai fait 10 mois en 2007. On a été la première gang à implanter la numérisation, tout ce que vous voyez derrière moi – les serveurs, ça s’était jamais fait avant. Donc on a fait installer ça, tous les systèmes d’écrans dans les postes de commandement, pour que les officiers puissent voir et suivre la guerre en temps réel. Quand je vous dis qu’on avait des satellites avec les avions pour voir dans nos écrans, notre PC, qu’est-ce qu’on faisait, c’était un peu ça notre travail, c’était super-enrichissant.

PARENT : Je viens de faire un tour en Afghanistan, et c’est grâce à un gars comme moi que le gars de l’infanterie, qui a peut-être pas eu accès à un téléphone pendant des semaines et des semaines, est capable de rejoindre ses proches à la maison et leur dire : « Moi, ça va bien ». Moi, je dirais que c’est ce qui m’apporte le plus de fierté.

MARCOTTE : Quand on finit une journée puis qu’on a accompli quelque chose, exemple, quelqu’un qui est en convoi qui avait plus de communications, on réussit à rétablir – c’est très valorisant.

PARENT : La carrière du spécialiste en systèmes d’information et de communication commence par la formation militaire de base. Après, tu te rends à Kingston, en Ontario, à l'École de l'électronique et des communications des Forces canadiennes.

Tu y passes 18 semaines. Même si tu n’as aucun antécédent en technologie, tu apprendras tout ce que tu dois savoir sur les théories de communications radios, électroniques et par satellite, comment installer et entretenir des réseaux d’information et d’ordinateurs et leur apport à la mission militaire.

Les cours à Kingston te donneront un aperçu des trois domaines du métier : systèmes de communication, systèmes d’information et systèmes câblés.

PARENT : Après Kingston, comme la plupart des spécialistes en systèmes d’information et de communication, tu seras affecté à un escadron des transmissions ou à un régiment des transmissions interarmées où tu suivras une formation en cours d'emploi.

Tu travailles avec beaucoup de différentes technologies, puis plus la technologie change, ton entraînement aussi, fait que tu apprends constamment.

Environ un an plus tard, tu te dirigeras vers une des trois spécialités du métier et tu effectueras une période de service avec l'artillerie, l'infanterie, les blindés ou le génie de combat.

Tu seras déployé partout où l'exige ton unité et tu seras souvent le premier arrivé et le dernier à quitter.

MARCOTTE : Moi, ce que j’aime le plus, c’est quand – soit en mission ou quand je suis allé aux inondations, le verglas – c’est toutes des choses où je suis à mon meilleur, parce que c’est pour le vrai. C’est l’fun l’entraînement, pratiquer c’est très important, mais c’est l’fun aussi de l’appliquer pour vrai, en situation réelle.

PARENT : J’ai fait deux voyages en Europe, juste avec le tour en Afghanistan, j’ai vu Dubai, Fuchera, après ça j’ai fait quelques opérations aux Etats-Unis, puis ça, ça fait rien que 6 ans que je suis dans les Forces, ça fait rien que commencer.

MARCOTTE : Toute l’armée en général, la camaraderie, je viens juste d’être muté à une nouvelle unité, je connaissais personne, après 2 mois, t’as tissé d’autres liens avec des amis, d’autres techniciens, t’échanges. C’est tout ce côté-là qui m’attire.

TITRE :
SPÉCIALISTE EN SYSTÈMES D’INFORMATION ET DE COMMUNICATION DE L’ARMÉE

DANS LES FORCES CANADIENNES

Aperçu

Environnement de travail

Les spécialistes des systèmes de communication et d’information de l’Armée canadienne vivent des aventures et font face à des difficultés uniques qui découlent du travail en plein air. Ils sont normalement affectés à l’un des escadrons tactiques des transmissions à Petawawa, en Ontario, à Valcartier, au Québec, à Edmonton, en Alberta ou au régiment des transmissions interarmées situé à Kingston, en Ontario. Il y a des possibilités d’emploi pour eux dans les régiments d’infanterie, d’artillerie, blindés et des opérations spéciales au sein d’autres unités des Forces partout au pays et dans le cadre d’opérations de déploiement aux quatre coins du globe.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un spécialiste des systèmes de communication et d’information de l’Armée canadienne entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Les spécialistes des systèmes de communication et d’information qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Opérateur et gestionnaire des télécommunications
  • Gestionnaire des opérations d’installation
  • Analyste des systèmes d’information
  • Technicien/technologue en génie électronique
  • Technicien/réparateur/installateur de lignes

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des FAC; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Cours de qualification de soldat

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Techniques individuelles de campagne

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes située à Kingston, en Ontario. L’instruction dure environ 18 semaines et traite des compétences et des connaissances de base suivantes :

  • Théorie des systèmes radio et antenne
  • Théorie des systèmes informatiques
  • Théorie des systèmes à satellite et de micro-ondes
  • Communications radio et sécurité de l’information
  • Installation et opération des systèmes de communication et d’information
  • Maintenance et opération des groupes électrogènes
  • Techniques de maintenance et de réparation des systèmes de communication et d’information
  • Installation et maintenance des systèmes de communication par fibre optique ou fil de cuivre

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi dans l’un des quatre sous-groupes d’emploi suivants :

  • Technologue des systèmes de communication
  • Technologue des systèmes d’information
  • Technologue des systèmes en ligne
  • Gestionnaire de systèmes de technologie de l’information et des communications

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les spécialistes des systèmes de communication et d’information qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Contrôleur des installations systèmes de communication et d’information
  • Spécialiste de soutien aux systèmes
  • Gestion des systèmes de communication et d’information
  • Principes de conception de réseaux de données
  • Soutien de petits systèmes
  • Leadership et gestion

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou leur secondaire IV au Québec, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Armée

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les spécialistes des systèmes de communication et d’information servent dans l’Armée canadienne. Leur travail consiste à fournir aux unités militaires le soutien requis pour les systèmes de communication et d’information par fil et sans fil, dans le cadre de l’instruction et des opérations. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou pour une durée déterminée, ils effectuent habituellement leur service à un endroit où œuvrent les FAC au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Par suite de l’instruction de base, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. L’instruction des spécialistes des systèmes de communication et d’information de l’Armée de terre dure environ 18 semaines et est offerte à l’École de l’électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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