Technicien / Technicienne de systèmes d'information et de télécommunications aérospatiales

Description du travail

Les techniciens de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales effectuent, supervisent et dirigent la réparation et l’entretien de tous les types de systèmes d’information et de télécommunications de l’Aviation royale canadienne. Ils gèrent et entretiennent aussi les systèmes fixes et mobiles de communication par satellite, les réseaux hertziens, les standards, les installations de câbles et tous les types de systèmes et de réseaux informatiques de commandement et de contrôle.

Ils effectuent l’entretien préventif et correctif, le rétablissement des systèmes, les inspections spéciales, les modifications, les installations, les vérifications de réception, ainsi que la réparation et la révision de tous les types de systèmes de télécommunications, de navigation et de cryptographie.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Effectuer l’entretien préventif et correctif de tous les types de postes radio, de radars et de dispositifs de traitement de données, ainsi que d’équipement cryptographique, terminal, audio et vidéo
Transcription

TITRE :

TECHNICIEN / TECHNICIENNE DE SYSTÈMES D’INFORMATION ET DE TÉLÉCOMMUNICATIONS AÉROSPATIALES

DANS LES FORCES CANADIENNES

CAPORAL JONATHAN CORNEAU : Je suis Caporal Jonathan Corneau d’Ottawa, Ontario, technicien de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales présentement muté à la 3e Escadre, Bagotville.

CAPORAL VINCENT POIRIER : Et je suis le Caporal Vincent Poirier de Paspébiac en Gaspésie, technicien de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales à la 8e Escadre de Trenton.

POIRIER : Les techniciens de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales installent, entretiennent et réparent certains des systèmes de communications militaires les plus sophistiqués qui soient.

CORNEAU : Dans notre métier, on touche à tout ce qui est relié à la télécommunication, que ce soit des systèmes téléphoniques, réseautiques, informatiques, des serveurs, des systèmes de radar.

POIRIER : Les radars sont une grosse fonction de notre métier, vu que les avions ne volent pas s’il n’y a pas de radars.  C’est aussi un moyen d’atterrir et de décollage.  Notre métier touche à tout sur une base aérienne.

CORNEAU : Nos outils sont les télécommunications par satellite et les réseaux informatiques dématérialisés de pointe, les systèmes radar aéroportés et au sol, le matériel mobile de commandement et contrôle de l’espace aérien, les transmissions vidéo de l’espace de combat, les lignes téléphoniques câblées et la surveillance aérienne à distance.

CORNEAU : Une journée typique : on rentre le matin, on ne sait jamais exactement à quoi s’attendre.  On touche à pas mal tout ce qu’il y a en télécommunications – des problèmes d’ordinateur, des demandes d’activer des prises de réseau, des demandes d’activer des prises téléphoniques…

POIRIER : Les techniciens de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales mettent leurs connaissances et leur matériel au service de la mission, peu importe où elle se déroule, dans les centres de commandement et contrôle – au Canada ou en déploiements partout dans le monde.

CORNEAU : Les voyages sont une partie importante de notre carrière. Une semaine, on est près du Pôle Nord, à Alert, pour y déployer un système radar portatif d’approche de précision…

CORNEAU : … et la semaine suivante, on participe à un exercice en campagne dans l’Ouest canadien; ou on apporte de l’aide humanitaire en Haïti; ou on est déployés dans une zone de combat à l’étranger pour s’assurer que nos pilotes de chasse disposent d’une liaison à sécurité intégrée avec leurs commandants.

CORNEAU : La haute technologie évolue à une vitesse vertigineuse et il faut être vigilant et rapide pour rester à l’avant-garde des changements.

CORNEAU : Ben ce que j’aime de notre métier, c’est qu’on a souvent l’équipement à la fine pointe de la technologie.  C’est de l’équipement neuf, puis on a la chance de l’ouvrir, de le programmer, de le déployer.

POIRIER : J’ai la chance de travailler avec beaucoup d’équipements variés.  On ne voit pas juste un système puis on vient vraiment bon là-dessus.  On en voit plusieurs, ce qui fait que ça te donne une ouverture large.

POIRIER : Pour assurer la défense et la sécurité de notre pays, on sait qu’on doit être prêts à partir à tout moment et à relever tous les défis auxquels on est confrontés.

POIRIER : Il faut être débrouillard.  Il faut aller de l’avant, il faut être capable d’arriver devant un système qu’on n’a jamais vu, être capable d’aller dans les livres, de lire, d’apprendre par soi-même, d’être capable d’aller chercher l’information.

POIRIER : Que tu décides de te joindre à la Force régulière ou à la Réserve, servir le Canada comme technicien de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales est un excellent choix.

MODULE 2 – Ce qui rend le métier unique

CORNEAU : Quelque chose de spécial dans les Forces, c’est qu’on se fait des amitiés assez profondes.  On a un bon support et même après le travail, on va souvent sortir ensemble, on va s’aider les fins de semaine, on va tout le temps se donner un coup de main.  Fait que, il  y a une certaine intimité qu’on ne retrouve pas ailleurs.

POIRIER : Je pense que je peux dire en toute franchise, en toute honnêteté, que je peux aller partout au Canada puis je connais du monde - de Vancouver jusqu’à Terre-Neuve.  C’est comme ma seconde famille. 

MODULE 3 – Formation spécifique pour le métier

CORNEAU : Même si tu as de solides connaissances en informatique ou systèmes radio, il te faudra du temps et beaucoup de concentration pour maîtriser l’impressionnante variété de compétences nécessaires à tout technicien pour exercer notre métier. Mais tu pourras compter sur certains des meilleurs instructeurs qui soient.

POIRIER : Après ta formation de base, tu passes près d’un an à l’École de l'électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario.

CORNEAU : Au premier semestre, tu fais le cours d’électronique orienté vers la pratique, soit 23 semaines consacrées aux rudiments de la circuiterie, des réseaux informatiques, des communications radio, des sources d’alimentation, et bien plus encore.

POIRIER : Puis tu fais un cours d’apprenti de 14 semaines, toujours à Kingston, pour parfaire tes compétences : tu travailles sur des circuits imprimés et des standards, et avec des radars d’aérodromes, des systèmes d’aide à la navigation, des systèmes de communications radio et des systèmes de cryptographie sécurisés.

CORNEAU : Tu quittes Kingston en tant qu’apprenti, avec un ensemble de connaissances et d’expérience pratique qu’aucune formation civile ne peut t’offrir. Et tu es prêt à utiliser et parfaire tes nouvelles compétences dans un contexte de l’aviation.

MODULE 4 – Première affectation et défis du métier

POIRIER : Ta première affectation sera dans une base au Canada ou en déploiement avec le 8e Escadron de communications et de contrôle (Air), ou à l’étranger avec un escadron de radar de contrôle tactique.

CORNEAU : Tout au long de ta carrière dans l’Aviation, tu auras des occasions d’améliorer tes compétences à mesure que des nouveaux systèmes informatiques et de télécommunications entrent en service. Et tu auras accès à tout un éventail de formations avancées dans des domaines comme les réseaux hertziens, la fibre optique, la surveillance aérienne, la gestion et le leadership.


MODULE 5 – Témoignages personnels et professionnels

CORNEAU : Ce qui me rend le plus fier dans mon métier, c’est qu’on fait une différence dans le monde.  Grâce à nous en déploiement, les militaires peuvent communiquer avec leurs familles, avec tous les systèmes informatiques que l’on monte.  Puis, en mission, on va s’assurer que les pilotes puissent faire leurs missions pour protéger, par exemple, les citoyens en Libye.  C’est une expérience unique et incroyable que j’aurais pas eu la chance de faire si je n’avais pas été déployé.

POIRIER : L’avantage que j’ai d’avoir tellement voyagé – je suis allé au Moyen-Orient, je suis allé en Italie, je suis allé au Pays-Bas, je suis allé partout au Canada.  Souvent le monde, ils rêvent de faire ça, mais ils ne le font pas à cause de leur travail ou à cause de la famille ou quelque chose comme ça.  Moi, ça fait partie de ma job.  Je n’ai même pas besoin de planifier pour le faire – ça vient tout seul.  Je n’ai pas aimé quitter la Gaspésie quand j’étais plus jeune, mais mon Dieu, que ça ouvre les yeux.  Ça fait grandir aussi.

TITRE :


TECHNICIEN / TECHNICIENNE DE SYSTÈMES D’INFORMATION ET DE TÉLÉCOMMUNICATIONS AÉROSPATIALES

DANS LES FORCES CANADIENNES

  • Effectuer des inspections, des essais de rendement et des réglages sur du matériel tactique fixe et mobile de télécommunications
  • Réparer, réviser et entretenir l’équipement de télécommunications
  • Effectuer des installations et des vérifications de réception
  • Communiquer avec tous les échelons de commandement et groupes fonctionnels, y compris le personnel au niveau de la base
  • Effectuer l’entretien et/ou conseiller les autres groupes professionnels sur l’entretien des exigences électromécaniques et de réfrigération de l’équipement de télécommunications
  • Effectuer un déploiement dans le cadre de la capacité de soutien de la l’Aviation royale canadienne en tant que membre du 8e Escadron de transmissions et contrôle (Air), de l’Escadron de radar de contrôle tactique ou du Régiment des transmissions interarmées des Forces canadiennes
  • Gérer le cycle de vie du matériel associé à divers systèmes de télécommunications et d’information

Aperçu

Environnement de travail

Les techniciens de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales travaillent dans des centres d’opérations, dans des ateliers statiques et mobiles, ou à l’extérieur. Ils peuvent être affectés à des bases au Canada et aux États-Unis, y compris dans l’Arctique, et partout dans le monde.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un technicien de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Les techniciens de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Technicien/ technicienne ou technologue en génie électronique
  • Électrotechnicien/ technicienne d’entretien
  • Réparateur d’équipement de radiocommunications
  • Installateur d’équipement de télécommunications

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des Forces armées canadiennes (FAC); par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Instruction élémentaire de l’Aviation royale canadienne

Avant de commencer la formation dans le domaine que vous avez choisi, vous suivrez un cours de quatre jours visant à vous familiariser au milieu de travail et à la culture de l’Aviation royale canadienne.

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous suivrez ensuite  le cours d’électronique axé sur le rendement à l’École de l’électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario. L’instruction porte sur les sujets suivants :

  • Théorie des circuits
  • Dispositifs électromécaniques et à semi-conducteurs
  • Sources d’alimentation
  • Circuits amplificateurs, oscillants et numériques
  • Circuits électroniques multiphases
  • Conducteurs et câbles
  • Théorie des ondes AM/FM
  • Équipement audio et vidéo
  • Ordinateurs et périphériques

Par la suite, vous suivrez une instruction de 20 semaines portant sur les tâches à effectuer :

  • Administration technique
  • Systèmes d’information automatisés
  • Standards et équipement terminal
  • Systèmes de câblodistribution
  • Systèmes de transmission de données
  • Systèmes audio et vidéo
  • Aides à la navigation du terrain de navigation et systèmes météorologiques
  • Systèmes de communications et de cryptage
  • Systèmes radar

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Radar de surveillance secondaire d’aéroport
  • Systèmes de contrôle des communications
  • Dispositifs d’approche de précision
  • Matériel aéroporté AWACS E3A
  • Réseaux hertziens et équipement connexe
  • Techniques d’instruction
  • Sécurité des communications/de l’information
  • Systèmes météorologiques
  • Entretien d’équipement cryptographique

Instruction avancée

À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les techniciens de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à l’instruction avancée. Les cours offerts sont les suivants :

  • Systèmes de communications à fibres optiques
  • Conception de réseaux de systèmes de communication de bâtiment
  • Gestion des systèmes informatiques
  • Entretien de radars de niveau avancé
  • Opérations de communications de niveau avancé
  • Gestion et leadership
  • Systèmes de télécommunications déployés

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 10e année ou équivalent ayant les mathématiques avancées (niveau 10)  ou leur secondaire IV au Québec avec les mathématiques 426, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.

Enrôlement direct

Si vous détenez déjà un diplôme d’études collégiales, les FAC décideront si votre programme d’études remplit les critères du  poste, et vous pourriez être envoyé directement à une formation en cours d’emploi après  avoir obtenu votre qualification militaire de base. Cette qualification et la formation en cours d’emploi militaire sont requises avant toute affectation.

Études payées

Programme d’instruction et d’études subventionnées à l’intention des militaires du rang (PIES-MR)

Comme le poste en question nécessite une formation spécialisée, les FAC paieront les frais de scolarité des recrues retenues qui suivent un programme agréé d’un collège canadien. Les étudiants du PIES-MR suivent la qualification militaire de base et une formation en cours d’emploi durant les mois d’été. Le salaire à temps plein comprend les soins médicaux et dentaires, ainsi que des vacances payées (à plein salaire). En échange du paiement des études collégiales, les candidats s’engagent à servir dans les FAC pendant une certaine période de temps. Si vous voulez participer au programme, vous devez faire une demande auprès des FAC et du collège approprié. Pour de plus amples renseignements, consultez les Études payées.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Force aérienne

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une escadre de l’Aviation royale canadienne dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les techniciens de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales servent auprès de l’Aviation royale canadienne. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service dans différents endroits où œuvrent les FAC au Canada, y compris dans l’Arctique.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Par suite de l’instruction de base, l’instruction propre au poste de technicien de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales dure environ un an et est dispensée par l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario.

Environnement de travail

Les membres de la Réserve aérienne sont employés au sein de la même unité et exécutent les mêmes tâches que leurs homologues de la Force régulière. En règle générale, les membres de la Réserve aérienne effectuent jusqu’à 12 jours de service par mois dans le cadre de journées normales de travail et ont la possibilité de servir à temps plein pendant de brèves périodes, au besoin. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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