MONTRÉAL, le 19 mai 2009 - Les enquêteurs de l’Unité mixte d’enquête contre le crime organisé autochtone (UMECO-A) ont démantelé, tôt ce matin à Kanesatake, une organisation criminelle qui serait impliquée dans la production et le trafic de drogue. Huit serres hydroponiques de cannabis ont été découvertes sur place, ainsi que des armes et de la machinerie lourde.
L’opération CERRO, une vaste enquête entreprise depuis près d’un an, a conduit plus de 300 policiers sur le territoire autochtone de Kanesatake. Treize endroits ont fait l’objet de perquisition et quelque 16 individus ont été arrêtés. L’enquête pourrait entraîner d’autres arrestations. Les suspects arrêtés dans le cadre de ce projet pourraient être accusés de production et trafic de drogue. Les accusations pourraient être déposées en vertu des articles 7(1) et 5(2) de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.
Dans le cadre de cette opération, Gary Gabriel, Jason Gabriel, Barry Simon et Vincent Daoust, quatre individus connus dans la région de Kanesatake, faisaient l’objet de mandat d’arrestation pour divers délits reliés à des crimes contre la personne. Ils ont tous été arrêtés sauf Jason Gabriel qui demeure recherché.
Tout au long de cette enquête, la collaboration des partenaires de l’UMECO-A, soit la Gendarmerie royale du Canada ainsi que la Sûreté du Québec, était primordiale pour contribuer aux efforts de répression contre le crime organisé autochtone.
L’UMECO-A lutte contre la criminalité en territoire autochtone
En 2004, la GRC a mis en place l’Unité mixte d’enquête contre le crime organisé autochtone. Cette équipe a pour mission d’assurer une lutte de haut niveau contre les organisations criminelles sur les territoires autochtones au Québec. Elle a pour objectif d’enquêter, de poursuivre et de démanteler ces organisations criminelles qui nuisent aux intérêts des communautés autochtones. L’UMECO-A mise sur l’appui des premières nations pour y parvenir.
Les organisations criminelles impliquées dans la production de drogue, affectent les communautés autochtones puisqu’elles encouragent la violence et l’intimidation. Les agissements de ces organisations constituent une menace directe au bien-être des collectivités autochtones et de tous les citoyens du Québec et du Canada.
C’est pourquoi l’UMECO-A soutient les efforts actuels en favorisant la réalisation d’initiatives visant la réduction des méfaits afin d’aider les policiers des premières nations à rendre les collectivités plus saines et plus sûres.
Nous rappelons que les installations de culture de cannabis sont liées au crime organisé et à la violence. Par conséquent, les policiers continuent d’appliquer pleinement la loi contre la production, l’importation, l’exportation, le trafic et la possession de cannabis. Les partenaires policiers sont engagés à travailler en étroite collaboration lors d’opérations conjointes régionales visant à lutter contre la culture de cannabis au Canada.
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