Atelier technique sur l’assurance de la qualité des matériaux utilisés pour la fabrication des pipelines – Notes pour l’allocution de Peter Watson

Discours

Alberta

Le 28 juin 2017

M. Peter Watson, président et premier dirigeant de l'Office national de l'énergie

Le texte prononcé fait foi

Introduction

Bonjour! J’aimerais tout d’abord souhaiter la bienvenue à chacun d’entre vous et vous remercier de votre participation à l’atelier. Je suis conscient que vous devez vous absenter de votre travail pour vous joindre à nous, afin qu’ensemble, nous améliorions la sûreté des pipelines. Nous avons aujourd’hui des représentants de partout dans le monde! Je suis très heureux de vous accueillir. Bienvenue au Canada!

Orientation de l’atelier

Comme vous le savez, l’atelier technique vise l’assurance de la qualité des matériaux utilisés pour la fabrication des éléments et raccords de pipeline.

Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que l’atelier technique est le premier du genre au Canada. C’est donc avec fierté que l’Office montre la voie en ce qui concerne la question de l’assurance de la qualité des matériaux utilisés pour la fabrication des pipelines, de concert avec son homologue américain, la Pipeline and Hazardous Materials Safety Administration ou PHMSA, et ses homologues provinciaux de l’Ouest canadien. Par ailleurs, nous avons hâte de discuter d’assurance de la qualité tant sous l’angle des caractéristiques techniques que de la culture de sécurité.

Au cours des deux journées de l’atelier, nous avons pour objectif d’ouvrir le dialogue sur l’assurance de la qualité des matériaux utilisés dans la fabrication de pipeline, de discuter de l’importance critique d’encourager une culture de sécurité qui est vigilante et de lancer une réflexion prospective pour améliorer la sûreté des pipelines.

Les raccords de pipeline sont un élément critique de tout réseau pipelinier. Récemment, des questions ont été soulevées quant à la qualité des matériaux utilisés pour leur fabrication.

Vous le savez comme moi, tout raccord doit être mis à l’essai, d’abord par le fabricant et ensuite par la société acheteuse, avant d’être mis en service.

Nous nous fions à ces essais pour ce qui est de la sûreté des raccords. Que faire alors, si un raccord réussit tous les essais de sûreté et satisfait aux normes minimales, mais n’est pas conforme aux exigences techniques?

Il faut commencer à étudier les possibilités qui dépassent le simple respect des normes. L’Office, en tant qu’organisme de réglementation, exige des sociétés qu’elles respectent les normes, au minimum. Le public s’attend au minimum. En y réfléchissant bien, je ne pense pas que le « minimum » devrait être la cible à atteindre lorsqu’il s’agit de prévention des incidents et des risques connexes. Afin de réellement faire ce qui est raisonnablement possible pour prévenir les incidents, nous devons commencer à rendre des décisions du point de vue de la culture de sécurité, qui joue un rôle de « bouclier ».

Nous devons donc profiter de l’occasion pour étudier ensemble la question des matériaux utilisés pour fabriquer les raccords et nous servir des renseignements qui en émaneront pour concevoir des mesures qui permettront d’améliorer le rendement du secteur tout entier.

Avis de sécurité modifié et ordonnance

Quand l’Office a pris connaissance de la question relative à l’assurance de la qualité des matériaux servant à fabriquer les pipelines, il a immédiatement pris des moyens. Il a ainsi mis en place un certain nombre de mesures d’exécution, dont des avis de sécurité et des ordonnances générales.

Nous avons constaté peu après que la question dépassait notre compétence et que nous ne pouvions sûrement pas nous y attaquer seuls.

Restait à savoir si nous pouvions nous attaquer à la question, puisqu’elle dépasse notre compétence.

La question été portée à l’attention de l’Office à la fin de 2015, bien qu’aucun incident n’ait été signalé à ce sujet et que la situation ne posait aucun risque immédiat pour le public ou l’environnement.

De par sa loi habilitante et les règlements d’application, l’Office n’était pas tenu de prendre des moyens puisqu’aucun incident ne s’était produit.

Pourquoi prendre des moyens, dans ce cas?

Parce que le laisser-aller n’a pas sa place en matière de sécurité de l’infrastructure énergétique.

L’Office refuse d’attendre que se produise un incident pouvant nuire aux gens ou à l’environnement avant de passer à l’action.

Un coup d’œil aux attributs d’une culture de sécurité positive permet de dégager des renseignements précieux relativement à l’influence de la culture organisationnelle sur les résultats.

C’est très important, car nos activités de réglementation sont omniprésentes dans la vie des Canadiens et touchent à tout ce qui est important pour eux : leurs terres, leur eau, leur environnement, leur emploi, leur communauté, leur sécurité et leur bien-être.

C’est donc important pour l’Office en tant qu’organisation et pour moi personnellement.

L’« excellence en matière de réglementation » exige cela de nous. Il ne s’agit pas d’être excellent, mais bien de constamment tendre vers l’excellence, de toujours chercher à s’améliorer.

L’atelier technique n’a pas pour but de déterminer qui a compétence sur la question, de déléguer la responsabilité à un autre ou de trouver un coupable.

Les questions de sécurité nous concernent tous. Nous devons arrêter de nous considérer comme des entités agissant seules, afin de voir la situation dans son ensemble. Unissons nos efforts pour une amélioration collective.

La question ne relève pas d’une seule personne et personne ne peut la régler seul.

C’est pourquoi l’Office a pensé qu’un atelier technique permettrait de trouver des pistes de solution.

Je suis persuadé que les personnes les plus qualifiées pour s’attaquer collectivement à la question sont ici aujourd’hui : représentants du milieu universitaire, d’organismes de réglementation, de fabricants, de sociétés réglementées et de sociétés internationales d’experts-conseils.

Vous avez été invité à participer à l’atelier en raison de votre rôle dans la chaîne d’approvisionnement ou de vos compétences spécialisées.

J’ai hâte de participer aux discussions que l’atelier engendrera et de discuter des solutions qui seront proposées. Je crois fermement qu’après deux jours ensemble, nous aurons déterminé des stratégies d’amélioration visant l’assurance de la qualité des raccords de pipeline.


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