L’honorable Tim Hodgson, M inistre de l’Énergie et des Ressources naturelles : lancement de la Stratégie canadienne en matière d’énergie nucléaire

Discours

Newmarket (Ontario)                 Le 22 juin 2026

L’allocution définitive fait foi.

Merci beaucoup de ces premiers mots, Sima.

Bonjour, tout le monde.

C’est un plaisir d’être ici à Newmarket aujourd’hui, et je tiens tout d’abord à remercier Exco Energy de nous accueillir.

Je tiens également à saluer mes collègues de partout au Canada – les représentants provinciaux, territoriaux et municipaux, les dirigeants autochtones, les services publics, les groupes de travailleurs, l’industrie, le milieu universitaire et les très nombreuses autres personnes présentes dans cette salle qui ont contribué à faire du secteur nucléaire canadien ce qu’il est aujourd’hui.

Aujourd’hui, nous lançons la nouvelle Stratégie canadienne en matière d’énergie nucléaire.

Le Canada est une nation nucléaire de premier plan, mais n’avait pas eu de stratégie nucléaire nationale depuis très longtemps.

Cela signifie, à bien des égards, qu’il s’agit d’un nouveau départ : notre gouvernement propose un plan coordonné et ciblé pour le secteur nucléaire, au pays et à l’étranger, un plan qui se traduira par de nouveaux outils, de nouveaux partenariats et une nouvelle renaissance du nucléaire civil pour le Canada.

Je parle d’une renaissance, car ce n’est pas le début de quelque chose de complètement nouveau : nous écrivons le prochain chapitre de l’une des grandes réussites industrielles du Canada.

Il y a plus d’un siècle, Ernest Rutherford est arrivé à l’Université McGill. À l’époque, le Canada n’était pas connu comme un centre de recherche scientifique international. Mais Rutherford a trouvé à Montréal l’un des laboratoires de physique les mieux équipés de la planète et, en quelques années, son équipe et lui ont complètement changé la conception que le monde avait de la radioactivité.

Ces travaux ont contribué à l’obtention du premier prix Nobel reçu pour de la recherche effectuée au Canada et ont jeté les bases de l’industrie de l’énergie nucléaire que nous connaissons aujourd’hui.

Puis, en 1942, C.D. Howe a autorisé l’entrée du Canada dans l’ère nucléaire commerciale en quelques mots : « D’accord, allons-y. » Cette formule sobre a lancé l’un des projets scientifiques et industriels les plus importants de l’histoire de notre pays.

Au cours du 20e siècle, l’industrie nucléaire canadienne a accompli de très grandes choses.

L’accomplissement le plus important a été le développement du réacteur CANDU, une technologie exclusivement canadienne, mise au point grâce au leadership du gouvernement fédéral, à des partenariats provinciaux et à l’ingéniosité des chercheurs, ingénieurs, gens de métier spécialisés, opérateurs et fournisseurs qui composent la chaîne d’approvisionnement nucléaire à l’échelle du pays.

En 1945, au laboratoire de Chalk River, le réacteur ZEEP est devenu le premier réacteur nucléaire hors des États-Unis à atteindre la criticité. En 1962, la première centrale nucléaire de démonstration du Canada a été mise en service. Et au cours des décennies qui ont suivi, le Canada a bâti un écosystème de l’énergie nucléaire qui continue de susciter l’envie dans le monde entier. Nous avons établi :

  • des mines d’uranium en Saskatchewan qui extraient de manière responsable l’uranium à plus haute teneur au monde;
  • une chaîne d’approvisionnement entièrement nationale, ce qui signifie que nous n’avons pas à dépendre d’autres pays pour alimenter nos foyers et nos industries;
  • une culture d’exploitation de classe mondiale qui a permis d’établir le record mondial de fonctionnement en continu pour un réacteur;
  • un système de réglementation qui inspire confiance aux gens, car il applique les normes de sécurité les plus élevées au monde;
  • une main-d’œuvre et des syndicats qui savent comment livrer de nouvelles constructions et exécuter des rénovations dans les délais et en deçà du budget;
  • une clientèle internationale pour notre technologie, que peu de pays peuvent égaler et qui a généré des milliards de dollars et créé des milliers d'emplois ici, au pays.

Fruit de 70 ans d’efforts, l’avantage du Canada dans le domaine nucléaire est l’une de nos plus grandes réalisations et l’un de nos plus beaux atouts. Maintenant que nous avons tous compris que, pour le Canada et nos alliés, sécurité énergétique est synonyme de sécurité nationale, cet avantage compte plus que jamais.

Ce n’est un secret pour personne que le Canada est confronté à un monde changeant et instable où les sources d’énergie fiables se font rares.

Le commerce mondial est en pleine réorganisation. Les guerres en Europe et au Moyen-Orient ont remodelé le paysage de la sécurité énergétique. L’intelligence artificielle et les infrastructures de données créent une demande d’énergie sans précédent. Les changements climatiques s’intensifient. Et les pays du monde entier se posent la même question : d’où viendra l’énergie fiable et abordable dont nous avons besoin pour alimenter notre économie?

Pour le Canada, sous la direction du gouvernement fédéral, la réponse commence par des objectifs à notre portée : fournir de l’énergie et contrôler nos ressources énergétiques; bâtir une économie plus forte et plus souveraine; créer des emplois bien rémunérés pour les Canadiens; et veiller à ce que l’énergie qui alimente nos industries, nos foyers, nos collectivités et nos technologies soit propre, fiable, abordable et canadienne.

C’est le défi que le gouvernement fédéral a lancé en mai au Canada, lorsque nous avons annoncé la prochaine Stratégie nationale d’électrification.

Nous savons que la demande d’électricité au Canada devrait doubler d’ici 2050. Nous allons donc doubler la capacité de notre réseau; réaliser de nouveaux grands projets d’électrification; connecter des réseaux fragmentés grâce à de nouvelles infrastructures de transport; et former les jeunes Canadiens pour leur permettre d’occuper des emplois intéressants et bien rémunérés dans le secteur de l’électricité.

Nous y parviendrons ensemble, en partenariat avec les provinces et les territoires, qui ont compétence en matière de réseaux électriques; avec les peuples autochtones, qui dirigent la transition vers une électricité plus durable; et avec l’industrie et les services publics, qui sont aux avant-postes de la production d’électricité et de sa distribution aux foyers, aux entreprises, aux écoles, aux usines et aux hôpitaux canadiens.

La Stratégie en matière d’énergie nucléaire lancée d’aujourd’hui vient directement compléter la future Stratégie nationale d’électrification, qui contribuera à bâtir un Canada fort pour tous.

Autrement dit : si notre objectif est de doubler notre réseau et de bâtir une économie à faibles émissions de carbone en moins de 25 ans, aucun plan crédible ne permettra d’y parvenir sans l’énergie nucléaire, et l’alimentation électrique de base propre et fiable qu’elle fournit.

De plus, il serait impossible de faire du Canada une superpuissance énergétique si nous choisissons de ne pas miser sur l’un des plus grands avantages énergétiques que nous avons déjà.

Aujourd’hui, le secteur nucléaire canadien soutient plus de 90 000 emplois directs et indirects. Dans l’industrie elle-même, 90 % de ces emplois sont hautement spécialisés, offrant des possibilités d’emplois bien rémunérés aux Canadiens, non seulement en Ontario, mais partout au pays.

L’énergie nucléaire fournit environ 13 % de l’électricité du Canada. Elle ajoute des milliards de dollars à notre économie chaque année. Elle soutient plus de 250 entreprises de la chaîne d’approvisionnement canadienne, dont beaucoup sont présentes ici aujourd’hui. Et elle repose sur une technologie canadienne, l’uranium canadien, l’expertise canadienne et les travailleurs canadiens – un effort véritablement souverain qui nous rapportera plus que ce qu’on peut nous enlever.

Nous sommes l’un des rares pays sur Terre à posséder des atouts dans l’ensemble de la chaîne de valeur nucléaire. Nous extrayons, broyons, raffinons et transformons l’uranium. Nous fabriquons du combustible. Nous concevons et entretenons des réacteurs. Nous exploitons l’un des parcs nucléaires les plus sûrs au monde, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Nous produisons des isotopes médicaux qui sauvent des vies. Nous gérons le combustible usé de manière responsable. Et nous réglementons notre industrie de l’énergie nucléaire avec intégrité, rigueur et indépendance.

Un pays moins ambitieux contemplerait ces avantages et s’en contenterait.

Sous le gouvernement fédéral, le Canada ne se fera pas que s’en contenter. Il va bâtir.

La nouvelle Stratégie en matière d’énergie nucléaire transformera les avantages existants en croissance économique future; les capacités actuelles, en leadership pour les décennies à venir; et ce moment charnière, en source de prospérité et de sécurité qui résistera à l’épreuve du temps.

Pour ce faire, notre stratégie s’articule autour de quatre piliers.

Premièrement, permettre la construction de nouvelles centrales nucléaires partout au Canada.

Notre gouvernement s’est exprimé clairement : le Canada doit construire à grande échelle, et rapidement. Ce principe directeur s’applique aux grands projets. Il s’applique à l’électricité. Et il s’applique au nucléaire.

En ce qui concerne l’accroissement de nos capacités nucléaires, nous avons déjà commencé à être témoins de cette volonté de bâtir.

L’Ontario fait progresser le projet de nouvelle centrale nucléaire de Darlington, qui fera du Canada le premier pays du G7 à déployer un petit réacteur modulaire. Ce projet d’intérêt national alimentera 300 000 foyers tout en soutenant 3 700 emplois par année, dont 18 000 pendant la construction. Le projet de nouvelle centrale nucléaire de Darlington est si important que nous l’avons confié au Bureau des grands projets du gouvernement fédéral en septembre 2025, et le Fonds de croissance du Canada a fait son investissement le plus important dans le projet, parallèlement au Fonds ontarien pour la construction, l’automne dernier.

La Saskatchewan explore à la fois les grands réacteurs et les petits réacteurs modulaires. Le Nouveau-Brunswick se penche sur l’avenir de Pointe Lepreau. L’Alberta élabore une feuille de route nucléaire pour le 1er janvier 2027, conformément au protocole d’entente Canada-Alberta. De plus, grâce à la Stratégie industrielle de défense, le gouvernement fédéral a fait le premier grand pas vers l’exploration de l’utilisation de l’énergie nucléaire dans le Nord.

Le rôle du gouvernement fédéral n’est pas de prendre la place des provinces et territoires, qui ont compétence en matière de production d’électricité. Notre rôle est de rendre les choses possibles; de coordonner; de réduire les risques; de garantir l’abordabilité pour les contribuables; et d’aider à créer des conditions de réussite.

Cela signifie, mettre à disposition des outils de financement modernes.

Cela signifie, disposer d’un système de réglementation plus intelligent et plus efficace qui maintient les normes les plus élevées en matière de sûreté, de sécurité, de protection de l’environnement et de consultation des Autochtones.

Cela signifie, investir dans la recherche-développement, y compris la modernisation du réacteur CANDU, afin que la technologie canadienne demeure une option concurrentielle au pays et à l’étranger.

Cela signifie, adopter une approche fondée sur les parcs de réacteurs, lorsque cette solution est logique, afin de réduire les risques liés à la construction, de renforcer les chaînes d’approvisionnement et de construire des projets de référence capables de soutenir les exportations futures.

Et cela signifie, accroître le partenariat avec les peuples autochtones, par le biais des emplois, de la propriété, de la participation au capital et des avantages à long terme.

Le deuxième pilier consiste à hisser le Canada au rang de fournisseur et d’exportateur mondial.

Parce qu’il n’est pas uniquement question du Canada : le monde entre dans une renaissance nucléaire.

Des dizaines de pays ont approuvé l’objectif de tripler leur capacité d’énergie nucléaire d’ici 2050, et plus de 30 pays se tournent vers l’énergie nucléaire pour la première fois. Tous ces pays sont à la recherche de partenaires de confiance qui peuvent les aider à réduire leur dépendance à l’égard des chaînes d’approvisionnement vulnérables sur le plan géopolitique.

Heureusement, une fois de plus, le Canada a ce que veut le monde.

Nous avons les meilleurs gisements mondiaux d’uranium naturel, y compris le plus grand gisement d’uranium à haute teneur au monde à McArthur River. L’an dernier, environ 24 % de la production mondiale d’uranium provenait de la Saskatchewan, pas mal pour une province qui compte environ 0,015 % de la population mondiale.

Notre production d’uranium devrait également augmenter. Cet hiver, le gouvernement fédéral a approuvé les premières nouvelles mines d’uranium en Saskatchewan depuis plus d’une décennie. L’une de ces mines, Rook I, pourrait combler 20 % des besoins mondiaux en uranium et devrait être inaugurée cet été.

Le Canada dispose de la technologie CANDU, qui ne dépend pas des chaînes d’approvisionnement étrangères d’enrichissement de l’uranium. Nous avons un organisme de réglementation expérimenté vers lequel le monde entier se tourne pour connaître les pratiques exemplaires. Nous disposons d’outils de financement des exportations. Et, grâce à la construction d’un dépôt géologique en profondeur, nous pourrons stocker le combustible nucléaire usé de la façon la plus sûre et la plus respectée au monde.

Mais pour que le Canada soit en mesure de prospérer dans ce monde de plus en plus instable et incertain sur le plan énergétique, nous devons agir selon une approche Équipe Canada.

Cela signifie que le gouvernement du Canada, les provinces, les territoires, les services publics, les partenaires autochtones, les groupes de travailleurs, l’industrie, les chercheurs et les exportateurs doivent tous aller dans la même direction.

Cela signifie, présenter aux partenaires internationaux une offre canadienne complète : expertise en matière de carburant, de technologie, de financement, de réglementation, de formation, de chaîne d’approvisionnement, d’exploitation et de remise à neuf, et en matière d’isotopes et de gestion des déchets.

Cela signifie soutenir nos partenaires existants, tout en cherchant de nouveaux marchés, comme la Pologne, où je me suis rendu en février au nom d’Équipe Canada.

Nous devons garder à l’esprit que, contrairement à bon nombre de nos exportations, les exportations de réacteurs ne sont pas des transactions ponctuelles. Elles créent une clientèle qui achètera des produits canadiens pendant des décennies, renforçant ainsi notre autonomie stratégique et économique grâce à un réseau de partenaires commerciaux qui nous permet de moins dépendre d’un seul pays.

Nos exportations nucléaires changent la donne pour un pays en quête de sécurité énergétique, et réduisent considérablement les émissions produites par l’énergie dans le monde. Et elles créent des emplois de grande valeur ici au pays, qui permettent aux Canadiens de subvenir aux besoins de leur famille et de contribuer à une industrie profondément canadienne.

Le troisième pilier consiste à accroître la production d’uranium et les possibilités liées au combustible nucléaire et à soutenir une gestion à long terme des déchets nucléaires de calibre mondial.

Le Canada est le troisième producteur mondial d’uranium. Nous détenons les plus importants gisements d’uranium à haute teneur de la planète, concentrés dans le bassin d’Athabasca en Saskatchewan.

On ne saurait trop insister sur le caractère stratégique de cette situation.

Dans un monde où sécurité énergétique est synonyme de sécurité nationale, l’uranium canadien est une source de stabilité pour nos propres réacteurs et pour nos alliés. Étant donné que notre parc actuel de réacteurs CANDU est alimenté par de l’uranium naturel, le Canada est le seul pays au monde qui est entièrement autosuffisant en ce qui concerne l’approvisionnement en combustible, ce dont les autres pays ne peuvent que rêver.

En fait, en faisant fonctionner leurs installations à plein régime, les producteurs d’uranium de la Saskatchewan pourraient extraire et broyer suffisamment d’uranium chaque année pour répondre à 170 % de la demande annuelle totale d’électricité du Canada avec de l’énergie nucléaire sans émission de carbone.

Dans le cas de nouvelles technologies, y compris les petits réacteurs modulaires qui nécessitent un combustible enrichi, les relations internationales du Canada nous ont déjà permis de commencer à nous approvisionner en combustible auprès de partenaires de confiance.

De plus, dans un monde où nous cherchons à bâtir l’économie la plus forte du G7 et à doubler le nombre d’emplois dans l’industrie nucléaire canadienne, qui passeraient de 90 000 à 180 000, l’uranium canadien peut jouer un rôle important. Aujourd’hui, plus de 2 500 personnes en Saskatchewan travaillent dans le secteur de l’uranium, 42 % d’entre elles se trouvant dans le nord de la province. Ce ne sont pas seulement des emplois, ce sont de bons emplois : le salaire annuel moyen dans l’industrie minière de la Saskatchewan est 2,3 fois plus élevé que le salaire annuel moyen en Saskatchewan.

Comme le ministre Harrison en parlera certainement, le rôle que joue l’uranium dans sa province et dans notre stratégie mondiale d’exportation est énorme. Au pays, dans le secteur de l’uranium l’an dernier, nous avons enregistré des investissements en capital de près de 400 millions de dollars; un approvisionnement d’une valeur de 1,2 milliard de dollars auprès de fournisseurs, dont 30 % sont des entreprises appartenant à des Autochtones; et près de 500 millions de dollars en recettes fiscales versées aux gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux – des recettes qui servent à payer des services sociaux et des infrastructures publiques qui ont de l’importance pour les Canadiens.

Parallèlement, nous continuerons de jouer un rôle de chef de file responsable dans la gestion du combustible nucléaire usé.

La confiance du public est importante et dépend d’une gérance complète et à long terme du combustible nucléaire usé.

Grâce à la Société de gestion des déchets nucléaires, le système canadien est fondé sur la science, la transparence, une réglementation indépendante et le principe voulant que la gestion des déchets et le financement des activités connexes relèvent de la responsabilité des producteurs de déchets.

Les progrès réalisés avec le canton d’Ignace et la Nation ojibwée de Wabigoon Lake en ce qui concerne le dépôt géologique en profondeur sont un bon exemple d’engagement communautaire sérieux et à long terme à l’égard de ce qui représente l’une des plus importantes responsabilités du secteur nucléaire.

Le quatrième et dernier pilier consiste à faire progresser l’innovation nucléaire canadienne.

Le leadership du Canada dans le domaine nucléaire a toujours été fondé sur l’innovation, qu’il s’agisse de l’extraction de l’uranium, des réacteurs CANDU, des isotopes ou des petits réacteurs modulaires.

Notre nouvelle stratégie exige le même niveau ambition.

Notre gouvernement est prêt à faire sa part en appuyant la recherche et le développement, la construction de pointe, les PRM, les microréacteurs, la fusion, l’expertise en matière de tritium, la production d’isotopes et l’avenir de notre infrastructure de recherche nationale.

Le gouvernement fédéral s’est engagé à investir 2,2 milliards de dollars sur dix ans pour moderniser les Laboratoires de Chalk River – les laboratoires nucléaires nationaux du Canada. Grâce à cet investissement, le Canada pourra se tailler une place de chef de file au 21e siècle dans divers domaines : la technologie CANDU; la sûreté, la sécurité et la criminalistique nucléaires; les petits réacteurs modulaires; la mise au point d’un combustible pour les réacteurs; et le soutien des services publics en prolongeant la durée de vie des réacteurs et en assurant leur fiabilité. 

Nous investissons également dans la mise au point de microréacteurs qui pourraient un jour fournir de la chaleur et de l’électricité propres et fiables pour des applications en milieu isolé, dans le Grand Nord, dans le domaine de la défense et dans le secteur industriel.

De plus, nous faisons progresser le rôle du Canada dans le domaine de la fusion en nous appuyant sur des décennies d’expertise canadienne dans la manipulation du tritium et le cycle du combustible.

Voilà comment, grâce à notre stratégie, nous garantirons que la prochaine génération d’emplois, d’entreprises et de percées novatrices à voir le jour dans le secteur nucléaire surviendra ici au Canada. Parce que si nous ne le faisons pas, ces avancées et la croissance de l’emploi et des entreprises se produiront ailleurs.

Voilà comment notre stratégie garantira que c’est au Canada que surviendra la prochaine génération d’emplois, d’entreprises et de percées novatrices dans le secteur nucléaire. Sinon, toutes ces choses se produiront ailleurs.

La Stratégie canadienne en matière d’énergie nucléaire est ambitieuse.

Elle doit l’être, car l’opportunité devant nous est immense.

Mais elle ne devrait pas nous intimider. C’est une opportunité qui devrait nous rappeler qui nous sommes.

Les Canadiens ont construit l’un des réseaux électriques les plus solides, les plus propres et les plus abordables au monde.

Les Canadiens ont construit des réacteurs CANDU et une chaîne d’approvisionnement nucléaire complémentaire qui soutient ces réacteurs et d’autres types de réacteurs, ainsi que des centaines d’entreprises.

Les Canadiens ont constitué une main-d’œuvre de 90 000 personnes pour réaliser certains des projets énergétiques les plus complexes au monde, dans le respect des délais et du budget.

Et les Canadiens vont maintenant construire la prochaine génération de centrales nucléaires pour alimenter nos foyers, nos industries, nos centres de données et notre économie jusqu’en 2050 et bien au-delà.

Notre stratégie est ambitieuse parce que notre gouvernement sait qu’il faut maintenir les factures des Canadiens à un niveau abordable, tout en réduisant les émissions. Nous devons créer des emplois hautement spécialisés et bien rémunérés. Nous devons faire progresser la réconciliation au moyen de partenariats économiques. Nous devons soutenir nos alliés au moment où ils ont le plus besoin de nous.

Et surtout, nous devons renforcer la souveraineté canadienne dans un monde devenu plus dangereux.

Lorsque nous maîtrisons l’énergie, nous maîtrisons notre destin.

Aujourd’hui, le Canada fait un pas de plus en ce sens.

Grâce à la Stratégie nationale d’électrification, nous doublerons le réseau.

Grâce à la Stratégie en matière d’énergie nucléaire, nous veillerons à ce que le réseau soit fiable, propre et souverain au pays, et nous renforcerons les chaînes d’approvisionnement, accéderons à de nouveaux marchés et diversifierons nos échanges.

Il s’agira d’une initiative Équipe Canada : les provinces, les territoires, les peuples autochtones, les services publics, les organismes de réglementation, les syndicats et métiers spécialisés, les ingénieurs, les chercheurs, les entrepreneurs, les fabricants, les investisseurs, les exportateurs et les collectivités d’un océan à l’autre auront tous un rôle à jouer.

C’est exactement comme ça que le Canada a toujours réussi dans le domaine nucléaire. Notre succès ne dépend pas d’une seule entreprise. Ni d’un seul gouvernement. Ni d’un seul projet.

Nous réussirons si nous ne perdons pas de vue deux objectifs clairs : être une superpuissance énergétique et bâtir un Canada fort pour tous.

Il n’y a pas de temps à perdre. Alors, comme C.D. Howe l’a dit il y a plus de 80 ans, « D’accord, allons-y ».

Merci. 

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Charlotte Power
Cabinet du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles
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2026-06-24