Projet de décision d’examen spécial PSRD2019-02, Examen spécial du naled et de la préparation commerciale connexe en vertu du paragraphe 17(1) de la Loi sur les produits antiparasitaires

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Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire
Le 25 avril 2019
ISSN : 2561-6277 (version PDF)
Numéro de catalogue : H113-30/2019-2F-PDF (version PDF)

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Résumé du Web

Table des matières

1.0 Introduction

En vertu du paragraphe 17(1) de la Loi sur les produits antiparasitaires, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada a entrepris un examen spécial du naled (Canada, 2017a) sur la base des renseignements toxicologiques présentés en vertu de l’article 12 de la Loi sur les produits antiparasitaires à la suite de la réévaluation du naled (Canada, 2004; Canada, 2006).

Conformément au paragraphe 18(4) de la Loi sur les produits antiparasitaires, Santé Canada a évalué les aspects préoccupants qui ont suscité l’examen spécial des produits antiparasitaires contenant du naled. L’aspect préoccupant de cet examen spécial mené en vertu du paragraphe 17(1) de la Loi sur les produits antiparasitaires concerne la santé humaine (risques professionnels potentiels).

De plus, en 2015, Santé Canada a entrepris un examen spécial du naled en vertu du paragraphe 17(2) de la Loi sur les produits antiparasitaires, en raison de l’interdiction de toutes les utilisations du naled dans l’Union européenne pour des raisons liées à la santé humaine et à l’environnement (Canada, 2015). Les aspects préoccupants identifiés pour l’examen spécial en vertu du paragraphe 17(2) de la Loi sur les produits antiparasitaires sont les risques professionnels et alimentaires potentiels et les risques potentiels pour les organismes aquatiques et terrestres. Les résultats de l’évaluation de l’examen spécial du naled mené en vertu du paragraphe 17(2) de la Loi sur les produits antiparasitaires seront publiés séparément.

Les sections qui suivent décrivent l’évaluation des aspects préoccupants identifiés pour l’examen spécial du naled mené en vertu du paragraphe 17(1) de la Loi sur les produits antiparasitaires.

2.0 Utilisations du naled au Canada

Le naled (phosphate de 1,2-dibromo-2,2-dichloroéthyle et de diméthyle) est un pesticide organophosphoré utilisé pour lutter contre les insectes dans une grande variété de contextes, notamment : sur des cultures agricoles (destinées à l’alimentation humaine ou animale); sur des plantes ornementales d’extérieur; sur des plantes destinées à l’alimentation humaine et des plantes ornementales cultivées en serre; à l’intérieur ou à proximité de structures; ou encore dans des terrains boisés et des pâturages ou à proximité de tels lieux. Le naled ne doit pas être utilisé à l’intérieur ni autour d’habitations ou d’autres zones résidentielles, comme des parcs, des cours d’école et des terrains de jeux. De surcroît, le produit ne doit pas être utilisé par des particuliers ou par des personnes non certifiées. Tous les produits antiparasitaires actuellement homologués contenant du naled sont visés par cet examen spécial (voir l’annexe I de la version intégrale du document Projet de décision d’examen spécial PSRD2019-02, Examen spécial du naled et de la préparation commerciale connexe en vertu du paragraphe 17(1) de la Loi sur les produits antiparasitaires).

3.0 Aspects préoccupants ayant suscité l’examen spécial

L’ARLA a examiné les renseignements présentés en vertu de l’article 12 de la Loi sur les produits antiparasitaires (voir l’annexe II de la version intégrale du document PSRD2019-02), ainsi que les renseignements tirés de la documentation scientifique publiée, et a réévalué les critères d’effet toxicologique du naled conformément aux politiques actuelles de l’ARLA, notamment l’application du facteur prévu par la Loi sur les produits antiparasitaires (voir l’annexe III de la version intégrale du document PSRD2019-02 pour plus de détails).

Les révisions n’ont entraîné aucun changement aux valeurs de référence utilisées pour l’évaluation des risques potentiels liés à l’exposition par inhalation, elles ont donné lieu à des changements non significatifs aux valeurs de référence utilisées pour l’évaluation des risques potentiels liés à l’exposition par le régime alimentaire. Toutefois, les critères d’effet révisés pour l’exposition par voie cutanée sont plus faibles que ceux utilisés pour la réévaluation du naled, et les marges d’exposition cibles quant à elles sont plus élevées, ce qui peut modifier les évaluations des risques professionnels existantes (Canada, 2004). Par conséquent, l’aspect préoccupant suivant a été relevé pour l’examen spécial mené en vertu du paragraphe 17(1) de la Loi sur les produits antiparasitaires :

  • Santé humaine
    • Risque professionnel potentiel.

4.0 Évaluation de l’aspect préoccupant ayant suscité l’examen spécial

Une fois le processus d’examen spécial enclenché, l’ARLA a demandé des renseignements au sujet de l’aspect préoccupant à toutes les autorités provinciales ainsi qu’aux ministères et organismes fédéraux concernés, conformément au paragraphe 18(2) de la Loi sur les produits antiparasitaires. Aucun renseignement n’a été reçu.

Afin d’évaluer l’aspect préoccupant associé au naled, l’ARLA a examiné les renseignements scientifiques pertinents actuellement disponibles, qui comprennent les renseignements présentés aux termes de l’article 12 de la Loi sur les produits antiparasitaires après la réévaluation du naled, d’autres données toxicologiques dont les essais de la cholinestérase, l’information sur les utilisations fournie par la suite et les renseignements pris en considération pour la réévaluation du naled (Canada, 2004 et 2006).

4.1 Risques professionnels potentiels

Compte tenu du profil d’emploi actuel du naled, il existe un risque d’exposition pour les travailleurs qui mélangent, chargent et appliquent le produit antiparasitaire contenant du naled et pour les travailleurs qui entrent dans des sites traités pour effectuer des activités qui entraînent un contact foliaire (par exemple, taille, éclaircissage, récolte, dépistage d’organismes nuisibles).

Pour estimer les risques associés aux expositions, on calcule la marge d’exposition (ME) en comparant les estimations de l’exposition au critère d’effet le plus pertinent tiré des études toxicologiques. Cette ME est comparée à une ME cible qui intègre des facteurs d’incertitude destinés à protéger la sous-population la plus sensible. Si la ME calculée est inférieure à la ME cible, cela ne signifie pas nécessairement que l’exposition entraînera des effets néfastes, mais plutôt que des mesures d’atténuation seraient requises pour réduire les risques.

Le présent examen spécial porte sur les risques qui sont associés à l’exposition des travailleurs par voie cutanée et par inhalation découlant de l’utilisation de naled. Bien qu’aucune révision de la valeur de référence associée à l’exposition par inhalation n’ait été relevée, ce type d’exposition entraîne une inhibition de la cholinestérase cérébrale à des doses élevées et peut donc contribuer à l’effet global du naled. Par conséquent, les risques associés à une exposition au naled par voie cutanée et par inhalation ont été pris en compte dans le cadre de cet examen spécial. De plus, étant donné que le dichlorvos est un produit de transformation du naled, l’exposition concomitante des travailleurs au naled et au dichlorvos est considérée comme probable. Ces deux organophosphorés partagent un mécanisme de toxicité commun, à savoir l’inhibition de la cholinestérase. Les valeurs toxicologiques de référence relatives au dichlorvos, qui sont fondées sur l’inhibition de la cholinestérase cérébrale (Canada, 2017b), ont donc été jugées pertinentes pour l’évaluation des risques combinés. Les valeurs toxicologiques de référence à utiliser dans l’évaluation des risques pour la santé humaine liés au naled sont présentées à l’annexe III de la version intégrale du document PSRD2019-02.

4.1.1 Exposition des préposés au mélange, au chargement et à l’application

Étant donné que le produit ne doit pas être appliqué plus de deux fois par année et qu’il doit être appliqué à des périodes bien précises lorsqu’il est utilisé à l’extérieur, l’exposition des travailleurs qui appliquent du naled devrait généralement être de courte durée (< 30 jours). Chez les spécialistes de la lutte antiparasitaire travaillant avec des cultures ayant fait l’objet d’applications multiples, l’exposition peut toutefois être de moyenne durée (quelques mois). Enfin, en ce qui concerne les plantes cultivées en serre, dont le traitement peut se faire tout au long de l’année, les travailleurs pourraient subir une exposition de moyenne ou de longue durée. Cependant, étant donné que le nombre d’applications en serre est limité à trois (dont une ayant lieu après la récolte), l’exposition de ces travailleurs sera vraisemblablement de courte ou de moyenne durée.

L’ARLA a évalué l’exposition quotidienne des travailleurs chargés du mélange ou du chargement (formulation liquide) du naled et de l’application du produit à l’aide de différents types d’équipements ou de techniques :

  • rampe d’aspersion (agriculteurs et spécialistes de la lutte antiparasitaire);
  • pulvérisateur pneumatique, nébulisateur tracté ou pulvérisateur à ultra bas volume;
  • pulvérisation aérienne;
  • pulvérisateur manuel (pulvérisateur à main à pression manuelle, pulvérisateur à réservoir dorsal, équipement portatif à pression mécanique);
  • brumisateurs et nébulisateurs automatisés;
  • traitement à la vapeur sur tuyaux froids (en serre);
  • nébulisateur portatif et brumisateur portatif.

Exposition au naled, par voie cutanée et par inhalation, des préposés au mélange, au chargement et à l’application

L’ARLA a calculé l’exposition quotidienne à l’aide de données du groupe de travail Agricultural Handler Exposure Task Force (AHETF) (pour les applications en cabine ouverte au moyen d’un pulvérisateur à jet porté) et de la base de données Pesticide Handlers Exposure Database (PHED) (pour les autres scénarios de mélange, chargement et application). Les estimations de l’exposition des préposés au mélange, au chargement et à l’application tiennent compte des conditions d’utilisation actuelles décrites sur l’étiquette des produits antiparasitaires.

L’évaluation des risques selon le mode d’emploi figurant actuellement sur les étiquettes est présentée à l’annexe IV de la version intégrale du document PSRD2019-02.

Les meilleures données disponibles ont été utilisées pour les scénarios suivants concernant les préposés au mélange, au chargement et à l’application :

  • Application par brumisation ou par nébulisation : chez les préposés utilisant un brumisateur ou un nébulisateur automatisé (stationnaire), l’exposition au naled lors du mélange ou du chargement a été estimée à l’aide des données de la PHED sur l’exposition survenant lors de telles activités; l’exposition des préposés à l’application a été jugée négligeable. Aucune donnée n’était disponible en ce qui concerne les travailleurs utilisant un brumisateur ou un nébulisateur portatif.
  • Application au moyen d’un nébulisateur tracté ou par pulvérisation à ultra bas volume pour la lutte contre les moustiques : en ce qui concerne les scénarios extérieurs, les données utilisées étaient celles de la PHED pour l’application en cabine fermée au moyen d’un pulvérisateur à jet porté et celles de l’AHETF pour l’application en cabine ouverte au moyen d’un pulvérisateur à jet porté.
  • Application d’un insecticide sur des insectes volants au moyen d’un pulvérisateur manuel : en ce qui concerne l’utilisation d’un pulvérisateur à main à pression manuelle, d’un pulvérisateur à réservoir dorsal ou d’équipement portatif à pression mécanique, les données utilisées étaient celles de la PHED.
  • Traitement à la vapeur (application sur tuyaux froids à l’aide d’une bouteille compressible) : vu l’absence de données dans la PHED ou ailleurs en ce qui concerne ce scénario, les données utilisées sont celles qui sont associées au pulvérisateur à réservoir dorsal.

Les autres hypothèses utilisées pour estimer l’exposition quotidienne des travailleurs qui mélangent, chargent et appliquent du naled étaient les doses d’application indiquées sur l’étiquette (couvrant plusieurs organismes nuisibles), les valeurs par défaut et affinées de la superficie traitée par jour, et un poids corporel de 80 kg.

Les risques d’exposition au naled par voie cutanée et par inhalation ont été évalués à l’aide des valeurs de référence résumées au tableau 1 de l’annexe III de la version intégrale du document PSRD2019-02. Bien que les valeurs de référence concernant l’exposition au naled par voie cutanée et par inhalation n’aient pas le même critère d’effet toxicologique, une inhibition de la cholinestérase a été observée dans le cerveau après une exposition par inhalation à une dose élevée (valeur de la limite inférieure de l’intervalle de confiance de la dose repère pour une réponse de 10 % [LICDR10] de 1 254 µg/L ou 0,35 mg/kg p.c./jour, où p.c. correspond au poids corporel, avec une ME cible de 300). Par conséquent, une approche de ME combinées a été jugée appropriée pour l’évaluation des risques combinés résultant d’une exposition par voie cutanée et d’une exposition par inhalation au naled.

L’évaluation des risques pour les préposés au mélange, au chargement et à l’application exposés au naled est présentée aux tableaux 4.1 à 4,5 de l’annexe IV de la version intégrale du document PSRD2019-02. Chez ces personnes exposées au naled, les risques associés à l’exposition par voie cutanée étaient plus élevés que les risques associés à l’exposition par inhalation. Les ME calculées pour les expositions survenant par voie cutanée, pour les expositions survenant par inhalation et pour les expositions combinées (survenant à la fois par voie cutanée et par inhalation) n’atteignaient pas la ME cible pour tous les scénarios lorsque l’équipement de protection individuelle figurant sur l’étiquette actuelle était porté. Compte tenu de ce qui précède, les risques liés à l’exposition au naled par voie cutanée et par inhalation chez les préposés au mélange, au chargement et à l’application ne sont pas considérés comme acceptables compte tenu des conditions d’utilisation actuelles.

Les risques pour les préposés au mélange, au chargement et à l’application utilisant un brumisateur ou un nébulisateur portatif n’ont pas été évalués, car les données sur l’exposition associées à ces types d’équipement étaient insuffisantes. Étant donné que l’exposition devrait être importante en raison des caractéristiques du produit pulvérisé, le risque pour les préposés au mélange, au chargement et à l’application qui utilisent ce type d’équipement est jugé inacceptable.

Exposition par inhalation au naled et au dichlorvos pendant l’application

Le naled est considéré comme volatil; par conséquent, l’utilisation des données de l’AHETF et de la PHED, qui sont fondées sur des expositions génériques à des pesticides non volatils, peut entraîner une sous-estimation de l’exposition au naled par inhalation chez les préposés au mélange, au chargement et à l’application. De plus, des études ont montré que le dichlorvos, un produit de dégradation du naled qui est également volatil, est détecté dans l’air pendant l’application, ce qui entraîne une exposition potentielle par inhalation à la fois au naled et au dichlorvos. Par conséquent, l’ARLA a effectué une évaluation complémentaire de l’exposition et des risques pour ces préposés, qui sont exposés à la fois au naled et au dichlorvos par inhalation lors d’applications à l’extérieur, en utilisant les valeurs de référence relatives à l’exposition par inhalation pour évaluer l’exposition combinée au naled et au dichlorvos (voir l’annexe III de la version intégrale du document PSRD2019-02).

Il n’y a pas de données portant précisément sur le naled ou le dichlorvos dans les bases de données pour qu’il soit possible de déterminer la part d’exposition à ces substances survenant par inhalation pendant l’application. Par conséquent, l’ARLA a tenu compte des études scientifiques publiées, dans lesquelles les concentrations atmosphériques pendant et après l’application de naled ont été mesurées; toutefois, aucune étude n’a mesuré directement l’exposition des travailleurs par inhalation. Les études les plus appropriées ont été menées en Californie dans des vineries et des orangeraies (California Environmental Protection Agency, 1993 et 1995). Dans les deux études, on a mesuré les concentrations de naled et de dichlorvos dans l’air à partir du bord des champs pendant l’application au moyen d’un pulvérisateur à jet porté et jusqu’à environ une heure après l’application. Ces données ne sont pas une représentation fidèle de l’exposition des préposés à l’application puisque les échantillons sont prélevés en bordure des champs et non dans les champs mêmes, ce qui entraîne probablement une sous-estimation de la concentration atmosphérique plus près des sites d’application. Toutefois, en l’absence de meilleures données, les données sur les concentrations mesurées en bordure des champs ont été utilisées pour estimer l’exposition au naled et au dichlorvos par inhalation pendant une application à l’extérieur.

La concentration maximale de naled dans l’air et la concentration concomitante de dichlorvos (6,3 µg/m3 et 0,508 µg/m3, respectivement), tirées de l’étude menée par la California Environmental Protection Agency en 1995, ont été utilisées dans l’évaluation des risques. Les expositions ont été ajustées pour tenir compte d’une journée de travail normale. Il s’agit probablement d’une surestimation de l’exposition puisque les activités de mélange, de chargement et d’application ne nécessitent pas nécessairement une journée de travail complète.

Un indice du risque global (IRG) a été calculé étant donné que la voie d’exposition par inhalation associée au naled et la voie d’exposition par inhalation associée au dichlorvos (résultant de l’utilisation du naled) ont le même critère d’effet toxicologique pour les besoins de l’évaluation combinée, mais des points de départ différents (voir l’annexe III de la version intégrale du document PSRD2019-02). Les IRG supérieurs ou égaux à 1 n’exigent aucune mesure d’atténuation des risques. Si l’IRG est inférieur à 1, cela ne signifie pas nécessairement que l’exposition entraînera des effets nocifs. Toutefois, les IRG inférieurs à 1 nécessitent des mesures pour atténuer (réduire) les risques. Pour les expositions individuelles par inhalation de naled et de dichlorvos, ainsi que pour l’exposition combinée par inhalation des deux substances chimiques, les ME calculées pour les préposés au mélange, au chargement et à l’application travaillant à l’extérieur sont supérieures aux ME cibles et à l’IRG, ce qui indique qu’il n’y a aucune préoccupation en ce qui concerne l’exposition au naled et au dichlorvos par inhalation (voir le tableau 4.6 de l’annexe IV de la version intégrale du document PSRD2019-02). Ainsi, pour les préposés à l’application, les risques potentiels découlant de l’exposition au naled et au dichlorvos par inhalation sont jugés acceptables.

Exposition combinée au naled et au dichlorvos par voie cutanée et par inhalation

Comme l’exposition par inhalation et par voie cutanée au naled et au dichlorvos provoque un même effet toxicologique (inhibition de la cholinestérase cérébrale), il faudrait combiner la contribution de toutes les sources pour les travailleurs. Étant donné que les risques combinés (par voie cutanée et par inhalation) pour les préposés au mélange, au chargement et à l’application par suite d’une exposition au naled seul sont inacceptables (voir les tableaux 4.1 à 4,6 de l’annexe IV de la version intégrale du document PSRD2019-02), aucune évaluation des risques combinés pour les travailleurs exposés à la fois au naled et au dichlorvos n’a été effectuée à ce stade‑ci.

4.1.2 Exposition des travailleurs après traitement

L’évaluation des risques professionnels après traitement tient compte de l’exposition par voie cutanée et par inhalation des travailleurs qui se rendent sur les sites traités pour effectuer des activités impliquant un contact foliaire après l’application du produit, comme dans le cas des cultures en serre et des cultures de plein champ. L’évaluation après traitement tient compte de l’exposition au naled ainsi qu’au dichlorvos résultant de l’utilisation du naled (lorsque des données sont disponibles).

Pour les travailleurs se rendant sur un site traité, on a calculé des délais de sécurité (DS) afin de déterminer l’intervalle de temps devant s’écouler avant que des travailleurs puissent retourner sur les sites traités en toute sécurité après l’application pour effectuer des tâches manuelles. Un DS est le temps qui doit s’écouler pour que les concentrations de résidus diminuent à un point tel qu’elles ne poseraient pas de risque préoccupant pour les travailleurs devant effectuer des tâches après un traitement.

L’exposition des travailleurs par voie cutanée après traitement a été estimée à l’aide de coefficients de transfert à jour propres à l’activité et à l’aide des valeurs à jour obtenues pour les résidus foliaires à faible adhérence.

Résidus foliaires à faible adhérence

Dans le cas des cultures extérieures, l’exposition des travailleurs par voie cutanée après l’application de naled et de dichlorvos est estimée à l’aide de valeurs de résidus foliaires à faible adhérence (RFFA) propres aux substances chimiques (Canada, 2004). Les études qui ont été menées ont mesuré la dissipation du naled et de son métabolite principal, le dichlorvos, après deux applications de 2,1 kg de principe actif (p.a.)/ha (sous forme de Dibrom 8 en concentré émulsifiable) sur des cotonniers, du brocoli et des orangers. Chaque étude a été menée dans deux sites aux États‑Unis, et l’étude portant sur le brocoli comprenait également un site en Ontario. Les trois études ont été évaluées dans le but d’avoir une meilleure compréhension de la dissipation foliaire du naled et du dichlorvos au champ. Dans les études, les RFFA de naled et de dichlorvos ont diminué rapidement et étaient inférieurs à la limite de quantification après 72 heures, sauf en ce qui concerne les agrumes en Californie.

Les RFFA associés au brocoli en Ontario ont été jugés les plus appropriés pour ce qui est de l’évaluation de l’exposition au naled et au dichlorvos après traitement. Les valeurs de RFFA propres aux substances ont été utilisées pour les cultures basses suivantes (à l’extérieur) :

  • luzerne, trèfle et vesce;
  • pois, haricots et haricots de Lima;
  • brocoli, choux de Bruxelles, choux et choux-fleurs;
  • laitue d’extérieur;
  • oignons;
  • pommes de terre;
  • fraises;
  • tomates;
  • betteraves à sucre;
  • plantes ornementales d’extérieur;
  • terrains boisés.

Le brocoli n’est pas représentatif de toutes les cultures énumérées ci‑dessus, mais il ne devrait pas y avoir de sous-estimation du risque pour les cultures à feuilles lisses ou poilues, car il s’agit d’une culture à feuilles cireuses. De plus, l’étude a été menée en Ontario, ce qui est représentatif de certaines des conditions géographiques et climatiques figurant dans le profil d’emploi du naled. Cette approche est conforme à celle qui a été adoptée lors de la réévaluation précédente du naled (Canada, 2004 et 2006).

Dans le cas des cultures intérieures, il n’existe pas d’études sur les RFFA propres à la substance chimique. Par conséquent, l’exposition a été estimée à l’aide des valeurs par défaut des RFFA, qui ont été calculées en supposant un dépôt de 25 % de la dose d’application, avec un taux de dissipation de 2,3 % dans le cas des plantes ornementales de serre et un taux de dissipation nul dans le cas des légumes de serre.

Coefficient de transfert

Un coefficient de transfert (CT), habituellement exprimé en cm2 par heure, exprime la relation entre l’exposition des travailleurs par voie cutanée et les résidus à faible adhérence. Les CT sont propres à une culture (et à un stade de culture) et à une combinaison donnée d’activités (par exemple, la récolte manuelle du brocoli), et tiennent compte des vêtements de travail agricole portés habituellement par les travailleurs adultes. Les CT utilisés correspondent aux CT propres à certaines activités déterminés par le groupe de travail Agricultural Re-Entry Task Force (ARTF).

4.1.2.1 Cultures d’extérieur

D’après le profil d’emploi du naled, il existe un risque d’exposition (par voie cutanée et par inhalation) à court ou à moyen terme après l’application de naled et de dichlorvos pour les travailleurs qui se rendent dans les champs traités.

Les travailleurs peuvent être exposés au naled et au dichlorvos par voie cutanée après traitement. L’exposition cutanée a été estimée à l’aide de valeurs de RFFA propres aux substances chimiques (voir ci-dessus), à l’aide de CT standard (ARTF), et en supposant une journée de travail de 8 heures, une absorption cutanée de 30 % dans le cas du dichlorvos (Canada, 2017b) et un travailleur dont le poids corporel est de 80 kg. Étant donné que la dose de référence en ce qui concerne l’exposition cutanée au naled était fondée sur une étude ayant fait intervenir un mode d’exposition par voie cutanée, il était inutile d’examiner l’absorption cutanée de naled. Les risques découlant d’une exposition cutanée ont été calculés à l’aide des valeurs de référence associées à l’exposition cutanée au naled et au dichlorvos à court et à moyen terme (voir l’annexe III de la version intégrale du document PSRD2019-02). Les risques combinés découlant d’une exposition au naled et au dichlorvos ont été estimés à l’aide de l’approche de l’IRG.

L’évaluation des risques associés à une exposition par voie cutanée chez les travailleurs qui effectuent des activités après traitement sur des cultures d’extérieur est présentée au tableau 5.1 de l’annexe V de la version intégrale du document PSRD2019-02. Les ME et les IRG cibles pour l’exposition par voie cutanée ont été atteintes dans le cas de toutes les cultures et de tous les sites avec le DS de 48 heures précisé sur l’étiquette actuelle, à l’exception de la récolte manuelle des légumes-feuilles du genre Brassica. Dans ce scénario, bien que la ME cible n’ait pas été atteinte pour l’exposition au dichlorvos par voie cutanée, le risque est jugé acceptable puisque les données concernant les RFFA sur le brocoli n’indiquent aucune quantité mesurable de dichlorvos au-delà de 48 heures à aucun endroit. Par conséquent, il est recommandé que le DS soit maintenu à deux jours pour toutes les cultures et pour toutes les activités en fonction de l’exposition cutanée.

Il existe également un risque d’exposition au naled et au dichlorvos par inhalation chez les travailleurs qui effectuent des activités après traitement dans des cultures traitées au naled en raison de la volatilité du naled et du dichlorvos. L’évaluation des risques était fondée sur une étude de l’ARTF (Lamb et al., 1994) mesurant l’exposition au naled et au dichlorvos par voie cutanée et par inhalation chez des travailleurs récoltant des raisins dans des vignobles ayant été traités à trois reprises avec le produit Dibrom 8 en concentré émulsifiable. Bien que les raisins ne soient pas indiqués sur l’étiquette actuelle, l’exposition des travailleurs par inhalation mesurée dans cette étude a été considérée comme représentative de l’exposition des travailleurs qui entrent dans un champ traité pour y mener des activités agricoles usuelles. Dans l’étude, les expositions par inhalation (le jour 1) ont été ajustées en fonction d’une journée de travail normale et d’un poids corporel standard. L’évaluation des travailleurs exposés au naled et au dichlorvos par inhalation après un traitement est présentée au tableau 5.2 de l’annexe V de la version intégrale du document PSRD2019-02. Les ME cibles en ce qui concerne l’exposition au naled et au dichlorvos par inhalation ont été atteintes. Toutefois, l’IRG combiné pour l’exposition aux deux substances chimiques est inférieur à 1 si l’on suppose que les concentrations dans l’air sont mesurées le jour 1. Compte tenu du fait que le DS actuel figurant sur l’étiquette est de 48 heures, les risques combinés d’exposition par inhalation pour le naled et le dichlorvos sont jugés acceptables.

4.1.2.2 Zones agricoles extérieures

Le naled peut être appliqué à l’intérieur ou à proximité des zones agricoles extérieures telles que les pâturages et les grands pâturages libres, les champs, les parcs d’engraissement, les corrals et les parcs d’attente (où sont notamment gardés les bovins laitiers et les bovins de boucherie). L’exposition cutanée des travailleurs à la suite de telles applications devrait être faible en raison de la nature limitée des contacts directs avec les résidus de naled. Comme il peut y avoir des bovins laitiers pendant la pulvérisation, une certaine exposition des travailleurs est possible.

L’étiquette de la préparation destinée à un usage commercial doit actuellement indiquer un DS de 48 heures, et les travailleurs sont tenus de porter des gants résistant aux substances chimiques s’ils doivent manipuler des animaux dans les 48 heures. Par conséquent, les risques pour les travailleurs découlant d’une exposition au naled par voie cutanée à la suite d’applications effectuées à l’intérieur ou à proximité de zones agricoles extérieures sont jugés acceptables. L’exposition par inhalation pouvant se produire à la suite d’applications effectuées dans des zones agricoles extérieures est considérée comme étant inférieure à l’exposition des travailleurs qui retournent dans des sites traités (cultures extérieures) pour y effectuer des activités. Ainsi, les risques associés à une exposition par inhalation à la suite d’applications effectuées dans des zones agricoles extérieures sont jugés acceptables dans le cas des travailleurs.

4.1.2.3 Sites intérieurs

Cultures en serre

L’exposition cutanée des travailleurs après une application en serre a été estimée à l’aide des CT agricoles et des hypothèses par défaut concernant les RFFA en l’absence de données propres à la substance chimique pour les RFFA en serre. Les risques associés à une exposition par voie cutanée ont été calculés au moyen des valeurs de référence concernant l’exposition à long terme au naled par voie cutanée (voir l’annexe III de la version intégrale du document PSRD2019-02). L’évaluation des risques après traitement pour les travailleurs de serre est présentée au tableau 5.3 de l’annexe V de la version intégrale du document PSRD2019-02. Les ME cibles associées à une exposition par voie cutanée ne sont pas atteintes le jour de l’application de naled seul, et les DS nécessaires pour l’atteinte de la ME cible ne sont pas considérés comme étant réalisables sur le plan agronomique. Par conséquent, les risques potentiels pour les travailleurs de serre exposés aux résidus de naled après traitement ne sont pas jugés acceptables dans les conditions d’utilisation actuelles. Il convient de noter qu’en l’absence de données propres à la substance chimique, l’évaluation des risques associés à une exposition au naled par voie cutanée repose sur des hypothèses s’appliquant à des pesticides usuels, qui sont considérés comme étant non volatils. Comme le naled est volatil, une plus grande quantité du pesticide devrait se volatiliser par rapport aux pesticides usuels, ce qui devrait réduire les expositions cutanées découlant d’un contact avec le feuillage. Les hypothèses utilisées peuvent donc s’avérer inappropriées et entraîner une surestimation de l’exposition par voie cutanée. Il n’existe toutefois aucune information qui permettrait d’approfondir l’évaluation actuelle des risques pour les travailleurs de serre.

Il existe également un risque d’exposition au naled et au dichlorvos par inhalation chez les travailleurs qui effectuent des activités après traitement dans les cultures en serre, en raison de la volatilité de ces substances. À l’heure actuelle, on ne dispose pas de données sur les concentrations de dichlorvos et de naled dans l’air après une application en serre. Dans tous les scénarios intérieurs, une exposition par inhalation présenterait des risques préoccupants en raison de la volatilité et de la toxicité du naled et du dichlorvos. Une étude sur l’exposition des travailleurs (par exemple, par dosimétrie passive ou biosurveillance) ou une étude sur les concentrations dans l’air pourrait être envisagée pour qu’il soit possible de mieux caractériser les risques liés à une exposition par inhalation après une application en serre.

Autres espaces intérieurs

Il existe un risque d’exposition après traitement pour les travailleurs qui retournent dans des bâtiments (poulaillers, porcheries, cidreries, étables, vineries) traités au naled. Diverses activités peuvent entraîner une exposition après traitement, comme la manipulation du bétail, l’emballage d’articles et le nettoyage. En raison de la limite de deux applications par an, l’exposition devrait être de courte durée.

La principale voie d’exposition devrait être l’inhalation, en raison de la volatilité du naled et du dichlorvos. Bien qu’une exposition cutanée soit possible, les contacts avec des surfaces potentiellement contaminées dans les structures devraient être minimes. Par conséquent, aucune évaluation quantitative des risques associés à une exposition cutanée n’a été effectuée.

À l’heure actuelle, il n’y a pas de données sur les concentrations pouvant être mesurées dans l’air après un traitement intérieur. Toutefois, il y a un risque d’exposition par inhalation en raison de la volatilité du naled et du dichlorvos. Une étude sur l’exposition des travailleurs (par exemple, par dosimétrie passive ou biosurveillance) ou une étude sur les concentrations dans l’air est nécessaire pour l’évaluation des risques liés à une exposition par inhalation après une application à l’intérieur.

4.1.3 Conclusion générale pour les risques professionnels

À la lumière des données disponibles, les résultats de l’évaluation des risques professionnels indiquent :

  • que les risques pour les préposés au mélange, au chargement et à l’application (applications à l’intérieur et à l’extérieur) et pour les personnes travaillant dans un bâtiment après un traitement intérieur au naled sont jugés inacceptables selon les conditions d’utilisation actuelles;
  • que les risques pour les personnes travaillant à l’extérieur après traitement sont jugés acceptables selon les conditions d’utilisation actuelles.

Par conséquent, il est proposé d’abandonner toutes les utilisations de naled en raison de risques professionnels jugés inacceptables. Un résumé de l’évaluation des risques professionnels est présenté à l’annexe VI de la version intégrale du document PSRD2019-02. Étant donné le projet d’abandon de toutes les utilisations du naled, aucune autre modification de l’étiquette n’est proposée pour le moment.

Aucune donnée scientifique supplémentaire n’est demandée. Toutefois, au cours de la période de consultation, les titulaires d’homologation peuvent soumettre d’autres données et des options de gestion des risques concernant le naled si elles peuvent aider à lever les incertitudes associées à l’évaluation et à approfondir l’évaluation des risques. Ces données et renseignements sont décrits à la section 7.0 du présent projet de décision d’examen spécial.

5.0 Rapports d’incidents

La base de données des rapports d’incidents de l’ARLA a été consultée en vue de trouver d’éventuels rapports d’incidents chez l’humain qui seraient liés à l’aspect préoccupant concernant le naled. En date du 17 mai 2017, la base de données ne contenait qu’un seul incident mettant en cause un humain.

L’incident signalé s’est produit aux États-Unis et a été classé comme étant majeur. Selon le rapport, une personne a été exposée à une quantité importante d’un produit concentré contenant du naled lorsqu’un tuyau de réservoir d’avion a explosé et que le produit a éclaboussé les yeux et le visage de la victime en passant sous l’écran facial qu’elle portait. Les premiers symptômes ressentis par la victime étaient une enflure de la langue et un érythème. La victime a été hospitalisée et a reçu des soins énergiques visant à traiter une toxicose due à une substance organophosphorée. L’incident a été considéré comme étant lié à l’exposition signalée au pesticide. Le rapport d’incident indique que l’exposition était due à une défaillance de l’équipement. Par conséquent, aucune autre mesure d’atténuation des risques n’a été identifiée à la suite de cet incident.

6.0 Projet de décision d’examen spécial concernant le naled

L’évaluation de l’information scientifique pertinente concernant l’aspect préoccupant indique que les risques pour les personnes travaillant à l’extérieur après une application de naled sont jugés acceptables dans les conditions d’utilisation actuelles, mais que les risques professionnels pour les travailleurs qui mélangent, chargent et appliquent du naled (à l’extérieur et à l’intérieur) et pour les personnes travaillant dans un bâtiment après un traitement intérieur au naled ne sont pas jugés acceptables selon le mode d’emploi figurant sur l’étiquette actuelle.

Par conséquent, Santé Canada, en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires, propose de révoquer l’homologation des produits antiparasitaires contenant du naled aux fins de vente et d’utilisation au Canada, conformément au paragraphe 21(1) de cette loi.

Le présent projet de décision d’examen spécial (PSRD2019-02) est un document de consultationNote de bas de page 1. L’ARLA acceptera les commentaires écrits au sujet du projet de décision pendant une période de 45 jours à compter de sa date de publication. Veuillez faire parvenir tout commentaire aux Publications.

7.0 Données supplémentaires pouvant aider à lever les incertitudes et à approfondir les évaluations

Aucune donnée scientifique supplémentaire n’est demandée. Toutefois, au cours de la période de consultation, les titulaires d’homologation et les autres parties intéressées peuvent soumettre les renseignements suivants s’ils peuvent aider à lever les incertitudes associées à la base de données sur le naled et à approfondir l’évaluation des risques. Les intervenants peuvent également fournir de l’information sur les options de gestion des risques concernant le naled (par exemple, pièce pour compléter l’équipement de protection individuelle, contrôle technique).

L’ARLA évaluera les données supplémentaires reçues en fonction de leur mérite scientifique et de leur pertinence par rapport à l’évaluation des risques. Bien que la réception de données supplémentaires permettrait de réduire l’incertitude associée à l’évaluation des risques, le maintien de l’homologation d’une utilisation serait fondé sur l’acceptabilité du risque au terme d’une évaluation réalisée selon une approche scientifique.

Toutes les études devraient porter à la fois sur le naled et sur le dichlorvos (qui est produit lors de la dégradation du naled). Dans le cas d’études de biosurveillance (code de données 5.5 ou 5.7), des données pharmacocinétiques appropriées concernant l’humain sont requises pour caractériser adéquatement la pharmacocinétique chez l’humain.

En serre (cultures non destinées à l’alimentation humaine : roses et fleurs coupées) (cultures destinées à l’alimentation humaine : concombres, tomates, aubergines, poivrons) 

  1. Code de données 5.9 - Données sur les RFFA (légumes de serre et plante ornementale à feuilles lisses);
  2. Code de données 5.10 - Échantillons d’air ambiant et données sur la dissipation à la suite d’une application en serre, jusqu’à ce que les concentrations de résidus soient inférieures à la limite de détection (des échantillons prélevés dans la zone respiratoire sont préférables);
  3. Codes de données 5.6 et 5.7 - Dosimétrie passive ou biosurveillance après traitement (pourraient remplacer les CODO 5.9 et 5.10 ci-dessus si l’exposition par voie cutanée et l’exposition par inhalation sont prises en compte);
  4. Codes de données 5.4 et 5.5 - Traitement à la vapeur : dosimétrie passive et biosurveillance chez les préposés au mélange, au chargement et à l’application (si cette méthode d’application est nécessaire) (inclure l’exposition par voie cutanée et l’exposition par inhalation).

Autres espaces intérieurs (poulaillers, cidreries, étables, vineries) 

  1. Code de données 5.10 - Échantillons d’air ambiant et données sur la dissipation à la suite d’une application à l’intérieur, jusqu’à ce que les concentrations de résidus soient inférieures à la limite de détection (des échantillons prélevés dans la zone respiratoire sont préférables);
  2. Codes de données 5.4 et 5.5 - Nébulisateur portatif : dosimétrie passive et biosurveillance chez les préposés au mélange, au chargement et à l’application (si cet équipement doit être utilisé à l’intérieur) (inclure l’exposition par voie cutanée et l’exposition par inhalation).

Cultures d’extérieur 

  1. Codes de données 5.4 et 5.5 - Nébulisateur portatif : dosimétrie passive et biosurveillance chez les préposés au mélange, au chargement et à l’application (si cet équipement doit être utilisé à l’extérieur) (inclure l’exposition par voie cutanée et l’exposition par inhalation);
  2. Codes de données 5.4 et 5.5 - Dosimétrie passive et biosurveillance chez les préposés au mélange, au chargement et à l’application (pour tous les scénarios d’application requis et pour lesquels il n’a pas été démontré que les risques sont acceptables).

8.0 Prochaines étapes

Avant de rendre une décision concernant l’examen spécial du naled, l’ARLA examinera tous les commentaires reçus du public en réponse au document PSRD2019-01. Elle s’appuiera sur une approche scientifique pour rendre une décision finale. L’ARLA publiera ensuite un document de décision d’examen spécial dans lequel elle présentera sa décision, les raisons qui la justifient, un résumé des commentaires formulés au sujet de la décision proposée et sa réponse à ces commentaires.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

« Énoncé de consultation », conformément au paragraphe 28(2) de la Loi sur les produits antiparasitaires.

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