Message de la ministre de la Santé Journée mondiale contre l'hépatite – 28 juillet 2018

Déclaration

Aujourd'hui, des millions de personnes de partout dans le monde prennent part à la Journée mondiale contre l'hépatite afin de mieux faire connaître l'hépatite virale. Même si cette maladie et les autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) peuvent, pour une bonne part, être prévenues et traitées, elles constituent toujours un important problème de santé publique au Canada.   

Selon les estimations, près de 246 000 Canadiens vivent avec l'hépatite C chronique, et environ 44 % ne savent pas qu'ils sont infectés. La maladie peut être guérie si elle est détectée rapidement. Toutefois, plus il s'écoule de temps avant la détection et le diagnostic, plus le virus risque de causer de graves lésions hépatiques, voire la mort.  

Le gouvernement du Canada souscrit à l'objectif mondial consistant à éliminer, d'ici 2030, l'hépatite virale, le sida et les autres ITSS en tant que menaces pour la santé publique. Dans cette optique, j'ai récemment assisté à la 22e Conférence internationale sur le sida à Amsterdam, où j'ai rencontré des intervenants clés et des chefs de file d'autres pays afin de faire avancer les efforts mondiaux de lutte contre le VIH. De plus, les ministres provinciaux et territoriaux de la Santé et moi venons de publier le tout premier Cadre d'action pancanadien sur les ITSS afin d'aider le Canada à contribuer à l'atteinte de l'objectif mondial.

Dans le cadre de cet engagement, le gouvernement du Canada, par l'entremise du Fonds d'initiatives communautaires en matière de VIH et d'hépatite C, accordera 132 millions de dollars sur cinq ans à des organisations communautaires qui s'emploient à prévenir les nouvelles infections et à repérer les cas non diagnostiqués pour que ces personnes subissent des tests et reçoivent un traitement et des soins. Nous investirons également 30 millions de dollars sur cinq ans au moyen du Fonds pour la réduction des méfaits afin de réduire le nombre de cas d'hépatite C et d'infection par le VIH chez les personnes qui partagent du matériel de consommation de drogues, car cette pratique augmente le risque d'infection.

Par ailleurs, nous offrons des services de prévention, de dépistage et de traitement de l'hépatite C aux populations sous responsabilité fédérale, notamment aux Autochtones vivant dans les réserves, aux communautés inuites situées au sud du 60e parallèle et aux détenus des pénitenciers fédéraux.   

De plus, les Instituts de recherche en santé du Canada se sont associés à l'Agence de la santé publique du Canada pour créer un réseau national de l'hépatite C. Ce réseau mènera des recherches afin de prévenir la transmission de l'hépatite virale, d'améliorer l'accès et le recours aux traitements et de surveiller les résultats relatifs à la santé des personnes vivant avec l'hépatite C dans le but d'éclairer la prise de décisions.

Les personnes vivent souvent avec l'hépatite C pendant des années sans présenter de symptômes. Une analyse de sang est la seule façon de savoir si vous avez l'hépatite C. J'encourage les Canadiens à se renseigner sur cette maladie, y compris sur les facteurs de risque d'exposition.

Si vous vous croyez atteint d'hépatite virale ou à risque, demandez à un professionnel de la santé s'il est possible de subir un test afin de connaître votre état, de vous faire soigner et de protéger votre santé et celle des personnes de votre entourage.

En cette Journée mondiale contre l'hépatite, travaillons ensemble afin d'enrayer cette maladie.

L'honorable Ginette Petitpas Taylor, C.P., députée
Ministre de la Santé

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