ARCHIVÉE - Évaluation sommative du programme de contributions pour la sûreté du sang

 

Principales observations et recommandations

Principales observations

Voici la liste des principales observations découlant des résultats de l'évaluation, en ordre de priorité.

  1. Le positionnement stratégique du PCSS parmi les priorités du gouvernement est à considérer. Le programme pourrait bénéficier d'un meilleur soutien si le gouvernement canadien comprenait réellement le travail réalisé. Il importe que les réalisations du PCSS soient communiquées et promues avec plus de force et de constance auprès de l'administration fédérale.
  2. Le PCSS a besoin d'une haute direction dynamique ayant de solides antécédents en sûreté du sang, ou un vif intérêt en la matière, et la capacité d'acquérir une expertise en sûreté du sang, et qui peut lancer le programme dans une direction énergique, rehausser le profil du programme et tirer profit des occasions qui se présentent sur la scène canadienne et la scène internationale;
  3. Le Canada devrait profiter du respect manifesté pour le PCSS dans le monde afin de rehausser le profil du pays dans la communauté internationale de la sûreté du sang. Afin de pleinement tirer profit de cette situation, des ressources ciblées, une planification et un positionnement stratégiques délibérés, de même qu'une direction énergique, expérimentée, à l'écoute des besoins et ayant un profil dans le domaine de l'hémovigilance peuvent être nécessaires. L'ASPC devra désigner un porte-parole du PCSS crédible et bien informé et chargé de représenter le Canada sur la tribune internationale de manière efficace et cohérente et de fournir conseils et soutien à d'autres pays sur demande.
  4. Le processus d'approbation du projet au sein de l'ASPC devrait être révisé afin d'éliminer les inefficacités constatées par le personnel et les bénéficiaires. Cela devrait comprendre une révision des modalités d'application au sein de l'ASPC afin de diminuer la bureaucratie inutile conformément aux recommandations du groupe d'experts. De plus, l'ASPC devrait se demander si le financement sous forme de contribution est la méthode la plus appropriée étant donné qu'un financement à long terme est nécessaire au maintien des systèmes de surveillance une fois établis.

Recommandations

Voici la liste des recommandations découlant des résultats de l'évaluation, en ordre de priorité. Certaines des recommandations formulées peuvent affecter les ressources nécessaires (c.-à-d. qu'elles peuvent exiger des ressources supplémentaires par rapport au budget actuel du PCSS), cependant, les répercussions précises sur les coûts ne peuvent pas être estimées actuellement. Il faudra y consacrer plus de recherche et d'attention.

  1. Il faut déployer davantage d'efforts pour mettre en évidence et promouvoir le lien qui existe entre la « sûreté du sang » et la « sécurité des patients », afin de souligner et de rappeler la continuité du PCSS dans le contexte des priorités du gouvernement et des ministères auxquelles on accorde actuellement beaucoup d'attention.
  2. L'ASPC doit préparer et mettre en œuvre au cours des douze prochains mois un plan stratégique des ressources humaines qui prend en considération les besoins actuels et futurs du programme afin qu'il puisse réaliser son plein potentiel. Cela peut nécessiter de mettre l'accent sur l'identification et le recrutement des éléments suivants :

    • Expertise interne en sûreté du sang ou médecine transfusionnelle (en particulier chez les épidémiologistes);

    • Expertise interne en TI;

    • Statisticiens internes (en particulier, ceux qui maîtrisent la modélisation complexe) qui pourront mettre à profit les données existantes et améliorer la rapidité des analyses et de la production des rapports; et

    • Personnel général de soutien afin de réduire les délais de traitement des accords, de financement, de production de rapports, etc.

      Il est reconnu que l'application de cette recommandation aura un effet sur les ressources; cependant, les répercussions précises sur les coûts ne peuvent pas être estimées actuellement. Il faudra y consacrer plus de recherche et d'attention.   

  3. Poursuite de l'établissement et de l'amélioration des volets existants du PCSS :
    • Dans le cas du SSIT : assurer la participation adéquate des provinces et des territoires, et viser à la production de rapports en temps opportun. Poursuivre l'amélioration de la qualité des données. Faire des analyses permettant l'identification du risque pour les populations à risque élevé.
    • Dans le cas du SSET : assurer une représentation nationale adéquate parmi les hôpitaux participants (en particulier les petits hôpitaux), et assurer la soumission de rapports en temps opportun. De plus, tenter de simplifier davantage le système de codage des erreurs afin d'encourager la simplicité et d'améliorer la qualité des données.
    • Dans le cas du SSCTO : ce système reste à développer, faire l'objet d'un pilote, perfectionner et mettre en œuvre à l'échelle du pays. La faisabilité du développement et de la mise en œuvre du SSCTO, même de manière progressive, dans le cadre du budget alloué actuellement, doit être revue de façon éclairée. Les prochaines étapes (p. ex., la réaffectation du budget du PCSS, la demande de financement supplémentaire) devraient être considérées comme appropriées.
    • Dans le cas des liens avec la santé publique : ces derniers doivent être promus de manière plus cohérente dans les provinces et territoires, de même qu'au plan national.
    • Dans le cas des archives des échantillons de sang : des accords doivent être conclus au sujet de la confidentialité et des analyses, afin que des analyses puissent être faites et leurs résultats déclarés.
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