ARCHIVÉE - Évaluation sommative du programme de contributions pour la sûreté du sang

 

II. Programme de contributions pour la sûreté du sang

Aperçu de l'hémovigilance

Comme d'autres actes médicaux, les transfusions de sang comportent des risques d'effets indésirables chez les receveurs, soit la transmission de maladies infectieuses et les effets indésirables non infectieux. Ces derniers peuvent survenir à la suite d'erreurs de manutention ou d'administration du sang et des produits sanguins. Actuellement, en raison de la sélection des donneurs et de nouveaux protocoles de test, le risque de transmission d'agents infectieux connus est extrêmement faible; toutefois, puisque le sang est un produit biologique, sa sûreté sera toujours menacée par des agents pathogènes émergents et inconnus.

L'hémovigilance est un concept de sûreté qui a été introduit en Europe au début des années 1990 en réponse au virus d'immunodéficience humaine (VIH) (Faber, 2003). Avant l'introduction des systèmes de surveillance de la sûreté du sang, il était impossible de faire un suivi fiable des résultats de transfusion (AuBuchon & Whitaker, 2007). Le terme a de nombreuses définitions et sa signification varie légèrement d'une administration à une autre et d'un système à un autre (Engelfriet & Reesink, 1999; Faber, 2003; Faber, 2000). La définition suivante de l'hémovigilance est issue du Guide pour la préparation, l'utilisation et l'assurance de qualité des composants sanguins (2007) :

« les procédures méthodiques de surveillance reliées aux effets indésirables graves ou inattendus ou aux réactions observées chez les donneurs ou les receveurs ainsi que le suivi épidémiologique des donneurs. » (p. 225)

Comme le suggère la définition, l'hémovigilance surveille le sang dans toute la « chaîne de transfusion sanguine », du donneur au receveur (Robillard, 2006). La portée de l'hémovigilance varie selon les sphères de compétence (Robillard, 2006). Par exemple, les activités d'hémovigilance en Europe couvrent seulement les composants frais du sang alors qu'au Canada les activités d'hémovigilance incluent les composants frais du sang et les dérivés du plasma (Robillard, 2006). L'hémovigilance peut également englober les erreurs et les accidents évités de justesse (Robillard, Chan & Kleinman, 2004).

Soulignons que très peu de systèmes de surveillance font un suivi des résultats pour les patients des actes associés aux cellules, tissus et organes (CCDT, 2008). Une surveillance qui s'étend à ces produits biologiques (en plus des produits sanguins) est désignée sous le nom de « biovigilance ».

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